vendredi 8 février 2013

Kinshasa : la VSV demande la libération d’une famille proche de l’UDPS

publié il y a 8 heures, 23 minutes, | Denière mise à jour le 8 février, 2013 à 6:42 |
VSV,
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Dans un communiqué de presse rendu public vendredi 8 février, la Voix des sans voix pour les droits de l’homme (VSV) a demandé la libération de trois membres d’une famille proche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
 
 Cette ONG estime que ces personnes ont été « illégalement » enlevées et sont « arbitrairement » détenues dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et de la sécurité militaire (ex-Demiap).

La VSV précise, dans son communiqué, que Marie-Josée Kabungama, présidente fédérale de la Ligue des femmes du patri de l’opposant Etienne Tshisekedi dans le district de Mont-Amba, son mari, François Katumba Mupoyi et leur fils, Christian Katshunga, ont été kidnappés sans cause dans la nuit de jeudi 17 à vendredi 18 janvier.
 
Le secrétaire général de l’UDPS a expliqué que les membres de cette famille ont été enlevés parce que Marie-Josée Kabungama annonçait tous les jours dans son quartier que bientôt son président Etienne Tshisekedi obtiendrait l’impérium, a indiqué le secrétaire général du parti, Bruno Mavungu Pwati.
 
« On [l’ANR] veut savoir si elle [Marie-Josée] sait comment va obtenir l’imperium. On traque les membres de l’UDPS pour les décourager dans leur lutte vers l’acquisition de l’imperium », a-t-il affirmé.
 
D’après la VSV, ces trois personnes ont d’abord été conduites, après leur enlèvement, à une destination inconnue. Elles ont ensuite été identifiées à l’administration générale de l’ANR à la Gombe. Le mari de Kabungama sera libéré tandis que leur fils sera transféré à la sécurité militaire (ex-DEMIAP).
 
Le secrétaire général de la VSV, Doly Ibefo, recommande la libération de ces personnes, estimant qu’aucun indice de culpabilité n’est révélé à leur endroit.
 
Selon lui, si des griefs sérieux sont établis à l’égard de ces personnes, elles doivent être envoyées au parquet.
 
« Notre demande, c’est la libération des personnes arrêtées, si l’on constate qu’il n’ya rien. Sinon, s’il y a des griefs sérieux à leur charge, qu’on les envoie au parquet pour un procès juste et équitable. Nous demandons l’ouverture d’une enquête indépendante pour savoir qui organise ces enlèvements qui ternissent l’image du pays. Nous demandons aussi la restitution des biens qui ont été extorqués par les militaires lors de cet enlèvement », a affirmé Doly Ibefo.
 
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