lundi 1 avril 2013

RDC : Raymond Tshibanda appelle le M23 à « cesser d’exister »


publié il y a 6 heures, 37 minutes, | Denière mise à jour le 1 avril, 2013 à 8:04 |


Raymond Tshibanda. Radio Okapi/ Ph. John BompengoRaymond Tshibanda. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le ministre des Affaires Etrangères, Raymond Tshibanda, a invité les rebelles du Mouvement 23 mars (M23) à « cesser d’exister comme un mouvement polico-militaire ». 

Au cours d’un point de presse co-organisé lundi 1er avril à Kinshasa avec son homologue des Médias, Lambert Mende, le chef de la diplomatie congolaise a souligné que si ce mouvement persiste, « la Brigade [d’intervention de la Monusco] s’occupera à mettre fin à son existence ».

« Le M23 peut s’agiter autant qu’il veut. Nous étions disposés à arriver à un accord politique avec eux. Il n’est plus question de recycler les spécialistes de la rébellion dans les rangs des Forces armées. Le seul avenir pour le M23 c’est de cesser d’exister comme mouvement politico-militaire. Si tel n’est pas le cas, la brigade [d’intervention de la Monusco] s’occupera à mettre fin à son existence », a affirmé Raymond Tshibanda.

Il a souligné que le gouvernement attend le déploiement de la brigade d’intervention des Nations unies dans l’Est de la RDC d’ici le 30 avril.
Le conseil de sécurité des Nations unies a voté jeudi 28 mars dernier, la résolution 2098 créant la Brigade d’intervention de la Monusco. Composée de trois mille soixante-neuf hommes, elle aura un mandat offensif pour neutraliser les groupes armés opérant en RDC.
Le ministre Raymaond a indiqué que la création de cette Brigade est une grande victoire diplomatique pour la RDC, mais pas une panacée.

« Il faut d’abord attendre palper les résultats des opérations. Notamment le désarmement du mouvement rebelle du M23 qui s’agite appelé à s’auto-dissoudre », a-t-il déclaré.

Le M23, de son côté, a désapprouvé le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco en RDC. Dans un communiqué publié lundi 1er avril dans la matinée, le président politique de ce mouvement, Bertrand Bisimwa, a affirmé « qu’il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever ».
Au lieu « d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala » entre le M23 et Kinshasa, l’Onu choisit « de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix », a-t-il regretté.
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