mardi 22 mai 2012

RDC : l'armée maintient la pression sur les soldats mutins du M23


Les populations fuient le Nord-Kivu, théâtre de combats entre l'armée régulière et les soldats mutins du M23, pour trouver refuge en Ouganda.
Les populations fuient le Nord-Kivu, théâtre de combats entre l'armée régulière et les soldats mutins du M23, pour trouver refuge en Ouganda.
REUTERS/Graham Holliday

Le gouvernement assure que l'armée régulière contrôle bien la situation dans l'est de la RDC. Dans le compte-rendu d'une réunion présidée par le chef de l'Etat, les autorités expliquent que les soldats maintiennent la pression sur les mutins du mouvement M23. Ils ont reçu des renforts, deux bataillons de commandos se sont déployés pour chasser les déserteurs rebelles de leurs positions. Les combats se concentrent dans les montagnes du Rutshuru, près de la frontière ougandaise.
Le calvaire continue pour les habitants des villages dispersés dans les collines près de la frontière de l’Ouganda. Selon la société civile du Nord-Kivu dans quelques secteurs, ce sont 90% de la population qui ont fui. Des milliers de personnes ont fui vers l’Ouganda, d’autres se sont agglutinés dans les villes de Rutshuru et Kiwanja. Des familles entières occupent des écoles, ou s’entassent chez des connaissances pour se mettre à l’abri.
L’armée régulière est aux prises avec les soldats dissidents du M23, le mouvement dirigé par un ancien bras droit de Bosco Ntaganda, le colonel Makenga. Ses hommes sont de la région, ils connaissent bien le terrain. Les FARDC, les forces armées de la RDC, ont dû faire appel à des renforts qui sont arrivés le 20 mai, deux bataillons de commandos formés par des instructeurs belges et sud-africains, et pour certains d’entre eux par des Américains. Ils sont déployés dans les collines, notamment autour de Runyioni.
Selon la société civile du Nord-Kivu, il est difficile de savoir qui de l’armée régulière ou des militaires rebelles contrôlent vraiment cette zone montagneuse. Les FARDC se montrent avares d’informations, et ne donnent aucun bilan des accrochages depuis le week-end dernier.
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Inquiétude de HRW
Human Rights Watch dénonce les graves exactions dont sont victimes les migrants congolais expulsés d'Angola. Dans un rapport publié le 21 mai et intitulé « Si vous revenez on vous tue», l'ONG de défense des droits de l'homme détaille les conditions terribles dans lesquelles des migrants en situation irrégulière qui pour la plupart sont venus travailler dans les mines de diamants ou sur les marchés sont arrêtés et expulsés d'Angola. Violences sexuelles, passages à tabac, conditions de détention indignes, le tableau est peu reluisant, comme en témoigne Reed Brody, le porte-parole de HRW.
Par RFI

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