lundi 7 mai 2012

Un nouveau groupe armé créé au Sud-Kivu

Des rebelles des FDLR dans la forêt de Pinga dans l’Est de la RDC, le 06/02/2009. Radio Okapi.netDes rebelles des FDLR dans la forêt de Pinga dans l’Est de la RDC, le 06/02/2009. Radio Okapi.net

Un nouveau groupe armé dénommé «Raïa Mutomboki Mboko» sévit depuis une semaine dans le territoire de Mboko (Sud-Kivu). Cette milice composée d’une centaine de personnes prétend défendre les populations civiles du territoire contre les attaques des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Le porte-parole militaire de la Monusco, Lieutenant-colonel Félix Prospère Basse, qui a dénoncé cette initiative au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies en RDC, mercredi 8 février, a déclaré que la mission onusienne allait prendre des mesures avec les Forces armées de la RDC (FARDC) pour combattre cette milice.
«La force de la Monusco avait pris en compte cette nouvelle donne qui a apparu sur l’échiquier sécuritaire du Sud-Kivu et donc l’avenir nous dira ce qu’il faut faire. Nous avons pris connaissance de leurs revendications et objectifs qu’ils comptent poursuivre. A partir de ce moment, les stratégies seront développées en parfait partenariat avec les FARDC pour, de manière claire, précise et robuste prendre en compte cette nouvelle donne sécuritaire qui nous préoccupe», a déclaré le porte-parole militaire de la Monusco.
Des jeunes du territoire de Shabunda, dénommés Maï-Maï de Raïa Mutomboki, se sont aussi organisés en groupe d’autodéfense pour combattre les FDLR.
Après des attaques à Shabunda qui ont fait une quarantaine de morts, entre le 31 décembre 2011 et le 4 janvier 2012, les FDLR avaient affirmé avoir agi en représailles contre les populations civiles qu’ils accusaient de collaborer avec les éléments de cette milice.
Le commandant de l’opération Amani Leo avait fustigé le comportement des ces jeunes miliciens qui, selon lui, étaient à la base de ces attaques.
Les accusant de semer la confusion à Shabunda, il avait affirmé la nécessité de les désarmer.

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