dimanche 15 avril 2012

Rwanda : " Kagame a assassiné Kabila", selon Rudasingwa

Rwanda : " Kagame a assassiné Kabila", selon Rudasingwa (Burundi Réalités 11/04/2012)
Le président rwandais Paul Kagame est „ l’ instigateur de l’assassinat contre Laurent Désire Kabila, l’ancien président Congolais «. C’est ce qu’a annoncé ce samedi 31 mars, Théogène Rudasingwa, l’ancien chef de cabinet de Paul Kagame dans un meeting des partis FDU et RNC à Bruxelles. Bien que l’hypothèse de l’implication de l’homme fort du Rwanda dans l’assassinat contre Kabila, n’a jamais été écartée par les personnes ayant mené les investigations sur ce meurtre, les accusations provenant d’un de ses anciens proches collaborateurs sont sans précédent.

Si les mystères continuent à entourer l’assassinat de Laurent Désire Kabila 11ans après, les soupçons continuent à se diriger vers le régime du FPR, actuellement au pouvoir au Rwanda. Aujourd’hui, c’est Rudasingwa, l’ancien bras droit de Paul Kagame qui monte au créneau en accusant son ancien patron, d’être derrière l’attentat contre Kabila père le 16 décembre 2001. Théogène Rudasingwa fut, durant plusieurs années après la prise du pouvoir du FPR, le plus proche conseil de Paul Kagame, il avait fait la une des médias en octobre 2011, en accusant son ancien patron d’être le commanditaire de l’attentat contre l’avion de son prédécesseur Juvénal Habyarimana.

C’est au cours d’un meeting commun des partis politiques RNC et FDU à Bruxelles ce samedi 31 mars que Rudasingwa est revenu à la charge, en dévoilant une information qu’il n’avait jamais révélé jusque là sur son ancien mentor. „ Je le dis, c’est aujourd’hui que je le dis clairement, c’est Paul Kagame qui a assassiné le président congolais, le président Laurent Désire Kabila, le président Kagame est l’assassin du président congolais Kabila. Aucun président en fonction aujourd’hui au monde, en Afrique ou ailleurs n’est connu pour des actes criminels que ceux de Paul Kagame, pourtant c’est lui qui s’habille bien et prend un avion et là où il va on le déroule un tapis, dans les réunions il est applaudi, c’est quelque chose que les rwandais doivent refuser, 11 millions de personnes ne sont pas condamnées à être dirigées par un criminel (…)«.(1)

Si Rudasingwa est le premier parmi les anciens collaborateurs de Paul Kagame à mettre ce dernier en cause dans l’assassinat de Laurent Désire Kabila, de nombreux soupçons ont toujours pesé sur le dictateur Rwandais. C’est l’Ancien Procureur général du Rwanda, membre du noyau fondateur du Front patriotique rwandais, Gérard Gahima, en rupture avec Kigali, qui sans aller jusqu’à accuser Kagame d’être l’auteur de l’attentat, fut le premier à souligner que l’homme fort du Rwanda voulait à tout prix se débarrasser de Laurent Désiré Kabila, qu’il venait de mettre au pouvoir un an plus tôt.

Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman, deux journalistes belges ont mené une minutieuse enquête sur le meurtre de Kabila, et ont sorti un documentaire intitulé „ Meurtre à Kinshasa. Qui a tué Laurent-Désiré Kabila? „ , dans leur documentaire, trois hypothèses sur ce crime ont été avancées, (complot de la CIA ou du Rwanda, vengeance de leaders écartés d’une rébellion qui avait porté le président Kabila au pouvoir ou d’enfants-soldats déçus.), ils montrent comment la piste mettant en cause le régime de Kigali parait la plus probable.

Les conclusions des autres enquêteurs indépendants, notamment Manuel Altzano et Charles Onana vont dans ce sens.

Jambonews.net


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samedi 14 avril 2012

Mali: vers le retour à un régime civil forcé

Grand Médiateur Blaise Compaoré, et grand dictateur: soutenu par la France et la CEDAO dans sa mission. Un dirigeant qui a accédé au pouvoir par la force militaire apres avoir tué son président dont il fît proche. Il n'a même pas de lécon à donner ni aux poutchistes ni aux criminels car lui même est qualifié grand poutchiste et criminel.

Aujourdhui, il donne des lécons et demande aux Poutchistes maliens de libérer le pouvoir, il oraganise ensuite un Etat démocratique rendu aux civils et au peuple. Des choses touts à fait contraires de ce qui s'est passé chez lui. Il est lui même poutchiste et dictateur mais il enseigne le contraire sous les soutiens de la France et la CEDAO qui le juge convenable. Le monde à l'envers????

Blaise Compaoré, le médiateur burkinabè, va définir avec les représentants maliens les modalités de la transition.
Blaise Compaoré, le médiateur burkinabè, va définir avec les représentants maliens les modalités de la transition.

Deux jours après l'investiture du président par intérim, Dioncounda Traoré, la classe politique malienne doit rencontrer les putschistes du 22 mars, sous l'égide du chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré, le médiateur de la Cédéao dans la crise malienne. La rencontre a lieu ce samedi 14 avril à Ouagadougou. Au programme des discussions : la formation d'un gouvernement et l'organisation d'élections.Par RFI

Pourquoi la CPI reclamme Ntaganda et non Nkunda et alliés??

C'est la manière de la CPI de reclammer un criminel ou non qui ne roule plus à leurs intérêts. Bien sûr que Ntaganda est coupable et doit être juger commes les autres criminelles mais pas la justice d'intérêts ou d'influences. La justice n'est pas: réconnaitre un crime et pas un autre. Car il est inconcevable que la CPI demande le jugement de Ntaganda avant celui de Nkunda Batware, le plus grand criminelle du Kivu. Aussi on ne peut pas croire que la CPI reclamme de juger Omar El bechir et Bagbo, avant de juger Kagame le plus grand des sanguinaire en Afrique centrale. Kabila déjà aussi fait parti des criminelles mais la CPI possède encore des intérêts avec lui et Kagame.

C'est un tribunal qui n'a pas des raisons d'être ou d'exister.  la CPI est comme un baton utilisé par les pays riches de l'Occident pour traquer les orguellés qui n'obéissent pas à leur loi, qui ne veulent pas cèder tous ce qu'ils demandent. Elle nous demontre que la justice n'est pas justice, la justice est la loi des plus forts
AVEC LA CPI: C'EST LE MONDE QUI TOURNE A L'ENVERS

RDC : l’armée des soldats de Bosco Ntaganda désertent

Bosco Ntaganda (au centre)
Publié le : 4 avril 2012 - 9:12am |(Photo : AFP)
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Près de 300 soldats appartenant à l’ex-rébellion du CNPD ont déserté l’armée dimanche dernier, créant un vent de panique au Nord-Kivu.
Melanie Gouby, Goma
La situation est tendue dans l’est de la République démocratique du Congo. Des éléments de l’ex-CNDP, un groupe rebelle intégré à l’armée congolaise (FARDC) depuis 2009, ont déserté l’armée ce dimanche, répondant selon toute vraisemblance à l’ordre du général Bosco Ntaganda, le commandant des opérations des FARDC au Nord-Kivu.
Ntaganda est recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre commis en Ituri en 2002-2003, alors qu’il servait dans les rangs de l’UPC, la milice de Thomas Lubanga.
À la suite d’un accord de paix entre le CNDP et le gouvernement congolais en 2009, les troupes du CNPD avaient été intégrées aux FARDC et Ntaganda promu général malgré le mandat d’arrêt de la CPI et une réputation que son surnom The Terminator résume de lui-même.
Mais depuis la condamnation de Lubanga par la CPI le 14 mars, le gouvernement congolais est sous pression pour arrêter Ntaganda, que les autorités congolaises avaient jusqu’ici présenté comme un élément stabilisateur de la situation sécuritaire dans l’est.
La rumeur d’une arrestation imminente circulait depuis quelques semaines à Goma.
"Bosco Ntaganda a peur et il réagit comme une bête traquée, en gonflant la poitrine pour intimider l’adversaire", dit un officier supérieur des FARDC, sous couvert d’anonymat.
La désertion des soldats des FARDC appartenant à l’ex-CNDP serait ainsi une simple démonstration de force de la part de Ntaganda, et non le début d’une nouvelle rébellion comme beaucoup l’ont craint depuis dimanche.
Un certain nombre de déserteurs seraient d’ailleurs déjà en train de réintégrer les rangs de l’armée, suite à la médiation de hauts responsables militaires venus de Kinshasa le jour même.
La rébellion du CNDP avait fait de nombreux morts entre 2006 et 2009 et Goma avait failli tomber aux mains des rebelles.
Selon des sources militaires, les soldats fidèles à Ntaganda s’étaient regroupés dimanche sur le territoire de Rutshuru, au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Des accrochages entre forces loyales au gouvernement et déserteurs auraient eu lieu.
"C’est une mutinerie, il n’y a pas d’autre mot. Nous, au sein des FARDC, nous ne souhaitons pas que les anciens du CNDP restent. L’armée est divisée", dit un autre officier FARDC.
Si la situation semble rentrer dans l’ordre tant soit peu, elle a exposé au grand jour la fragilité des relations entre le gouvernement et le général.
Cette alliance de circonstances, craquelée, pourrait bien ne pas tenir beaucoup plus longtemps à un moment où le gouvernement est vertement critiqué par la communauté internationale pour sa gestion des élections présidentielles et parlementaires de novembre 2011.
Ironiquement, les troupes de l’ex-CNDP avaient été accusées par Human Rights Watch notamment d’avoir intimidé la population pour faciliter la réélection du président Joseph Kabila.
Maintenant que celui-ci a été réélu, Bosco Ntaganda pourrait faire figure de bouc émissaire pour apaiser la communauté internationale sur le dossier des élections.

RDC: Kabila durcit le ton envers Bosco Ntaganda

Joseph Kabila
 
Publié le : 12 avril 2012 - 9:26am | Par Rédaction Afrique (Photo : AFP
Joseph Kabila a annoncé hier que le général Ntaganda et les officiers mutins doivent être arrêtés et jugés par un tribunal militaire congolais.
Mélanie Gouby, Goma
Après plus d’une semaine de négociations menées par des personnalités aux plus hauts postes de l’Etat, le président Joseph Kabila a annoncé lors d’une conférence discrète à Goma qu’il souhaite que tous les officiers mutins soient arrêtés et jugés pour trahison, y compris Bosco Ntaganda.
"L’indiscipline dans l’armée est inacceptable, sans exception", a déclaré le chef de l’Etat congolais mercredi.

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Désertion
Depuis près de deux semaines, plusieurs centaines de troupes appartenant à l’ancienne rébellion du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) avaient déserté l’armée nationale congolaise en signe de protestation contre une éventuelle arrestation du général Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI).
Le président de la RDC n’a cependant pas soutenu le scénario d’une extradition de Ntaganda à La Haye, où siège la CPI.
Il a déclaré que l’ancien chef rebelle serait jugé en RDC, malgré la pression de la communauté internationale.
"Je ne travaille pas pour la communauté internationale", a-t-il dit.
Protection de Kinshasa
Ces déclarations marquent un tournant dans la position de Kinshasa vis-à-vis de Bosco Ntaganda qui avait jusqu’ici été protégé par son rôle dans les négociations qui avaient mis fin à la rébellion du CNDP en 2009.
Ntaganda avait livré Laurent Nkunda, le leader du CNDP, et avait obtenu en échange la protection de Kinshasa contre le mandat de la CPI et un rang de général dans l’armée nationale congolaise (FARDC).
Mais depuis la réélection de Kabila comme chef de l’Etat en décembre, lors d’élections dont la crédibilité a été mise en doute, la communauté internationale fait pression sur les autorités congolaises pour que Bosco Ntaganda soit arrêté.
L’exacte location du général reste inconnue à ce jour, mais plusieurs sources concordantes racontent qu’il aurait fui vers le territoire du Masisi, le bastion de l’ex-CNDP au Nord-Kivu.
Alors qu’il contrôlait largement les opérations militaires au Nord-Kivu, Ntaganda semble sortir affaibli de cette confrontation avec Kinshasa.
Si le nombre de soldats ayant initialement déserté a été estimé entre 200 et 600, nombre d’entre eux ont déjà réintégré l’armé ou ont été neutralisés par des troupes FARDC loyales à Kinshasa.
Scepticisme
Cependant, certains observateurs sont sceptiques quant à la faisabilité d’une telle arrestation et la sincérité des déclarations de Joseph Kabila, bien que plusieurs officiers FARDC de haut rang soutiennent que l’opération est réalisable, non sans dommages collatéraux.
"Nous pouvons l’arrêter facilement, mais il y aura beaucoup de morts", dit un officier supérieur FARDC, sous couvert d’anonymat.
La nouvelle d’une possible arrestation a été bien accueillie par les habitants de la ville de Goma, qui ont souffert de l’impunité dont bénéficiait Ntaganda.
"C’est bien que le chef de l’Etat prenne des mesures fortes contre ce monsieur, il nous a causé trop de problèmes", dit Alfonse, un commerçant dans le centre-ville.
Le discours de Joseph Kabila à Goma hier est l’une de ses premières interventions publiques depuis sa réélection il y a quatre mois.
Le chef de l’Etat s’était rendu dans l’est du pays pour résoudre la crise sécuritaire générée par la désertion des officiers ex-CNDP.

Human Rights Watch exige l'arrestation et le transfèrement de Bosco Ntaganda àla CPI


(Xinhuanet 14/04/2012)
KINSHASA -- Human Rights Watch (HRW), ONG internationale de défense des droits de l'homme, a demandé vendredi au président congolais Joseph Kabila d'ordonner l'arrestation du général Bosco Tangana et son transfèrement à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Pour HRW, la déclaration du président Kabila, faite mercredi dernier à Goma, au Nord-Kivu, sur l'arrestation de Bosco Tangana, paraît signaler un revirement dans l'attitude des autorités congolaises qui considéraient Bosco Tangana comme indispensable dans la poursuite de la paix en RDC et un pas important vers la justice en RDC.

"Si la RDC veut que Tangana soit jugé par les juridictions nationales, elle devra déposer un recours devant le juge de la CPI, contestant l'adminissibilité du dossier", a souligné le HRW, dans un communiqué publié vendredi à Kinshasa, ajoutant que la CPI devra voir si c'est la meilleure proposition par rapport à ses propres structures.

Au cours d'une réunion qu'il a présidée mercredi dernier à Goma avec les élus, les chefs coutumiers et les différents responsables de la province du Nord-Kivu, Kabila avait promis d'arrêter Bosco Tangana, parce que, selon lui, l'ensemble de la population souhaite la paix.

M. Kabila s'est rendu dans l'est de la RDC pour s'imprégner de la situation militaire créée par des défections enregistrées dans les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC), par des éléments issus du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un ex- mouvement rebelle dirigé autrefois par le général Bosco Tangana.

Selon les autorités provinciales du Nord-Kivu, ces défections sont liées aux allégations de transfèrement de Bosco Tangana à la CPI.

Les hommes de Bosco Ntangada ont été également accusés de fomenter des violences dans cette partie de la RDC, depuis la fin officielle de la guerre.




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Pourquoi la Fibre optique n'est pas opérationnelle en RDC ? : halte à la mascarade

Dans tout domaines de la gestion de l'Etat congolais, rien ne marche. C'est domage, car on ne gère pas une nation de cette manière-là? la gestion kabiliste de la RDC est chaotique. Le Potentiel éssaye de décrire une situation méfieuse au sein des travaux de l'allongement de la fibre optique de Moanda jusqu'à Kinshasa. Il faut comprendre que cela n'est pas étonnant avec le gouvernement Kabila au pouvoir. La fibre optique a été possible et vite fait dans les pays anglophones de l'Est africain, plus pauvres que la RDC. Tels que l'Ouganda, Kenya, Tanzanie et même le Rwanda dont la distance n'est pas aussi négligeable. sans même trop parlé des sommes énormes ni tergiverssé sur d'aucune  question des décideurs. La SCPT n'est pas la seule domaine de l'Etat qui souffre de la mégestion et des mafias politicofinancière installée par Kabila en RDC. Il faut un changement àla tête de l'Etat pour que les choses bouges 

selon: (Le Potentiel 13/04/2012)

Le lancement de la fibre optique achoppe sur l’affrontement entre deux forces. La première est apparente et s’affaire sur le terrain ; la seconde évolue dans l’ombre avec des arguments fallacieux de rentabilité. Au final, c’est l’extérieur qui dicte sa loi avec la complicité des dirigeants congolais, relais du libéralisme sauvage au détriment des intérêts majeurs du peuple congolais. Le mal étant identifié -la maffia- il faut l’extirper plutôt. Halte à la mascarade !

Le Premier ministre intérimaire a effectué un aller-retour Kinshasa-Muanda-Kinshasa pour s’enquérir de l’évolution de la situation en rapport avec la mise en service de la fibre optique. Les choses traînent, sans une raison valable. Du fait des tireurs de ficelles qui ont manifestement la peau dure.

Cette visite du chef du gouvernement intérimaire à Muanda, a le mérite de mettre à nu les insuffisances, l’irresponsabilité caractéristique et des appétits gloutons des décideurs congolais, qui se mettent au service de l’étranger et des milieux financiers maffieux. Il y a à boire et à manger dans ce dossier de la fibre optique. Le blocage actuellement constaté ne se justifie pas que de la volonté de s’assurer une meilleure rentabilité à travers une gestion saine de la fibre optique. Des forces occultes freinent tous les élans que prend ce projet pour des raisons inavouables.

La Société congolaise des postes et des télécommunications (SCPT) a pu obtenir d’une banque commerciale de la place un crédit de 12 millions USD. Des tergiversations injustifiées ont entouré la délivrance de ce précieux sésame pour qu’enfin la banque accepte de libérer le solde du prêt consenti. Auparavant, 3 millions USD de cette enveloppe avait pris des destinations inconnues. Les murs non appropriés construits, sur le site prévu pour l’installation de la station d’atterrage, ont été démolis. Un nouvel opérateur est à pied d’œuvre et promet de tout finir au plus tard le 9 juin 2012. Pendant ce temps, les 3 millions ne constituent plus une préoccupation pour ceux qui ont en charge la protection des finances de la République. Pour quelles raisons le gouvernement paiera-t-il une créance de 3 millions USD pour des murs détruits par la nonchalance et la gloutonnerie de certains décideurs ? Ils sont connus, l’heure est venue pour que la justice se charge réellement de leur sort ainsi que la société étrangère qui avait gagné ce marché. Effectuer des missions sur le terrain est considéré comme une mascarade de plus. Ce serait même contreproductif dans l’avancement des travaux en cours. Le plus intéressant serait de traquer ces fossoyeurs des finances publiques, dans le but de dissuader quiconque se hasarderait à rééditer les mêmes indélicatesses.

Les avancées avec Koyiagalo

La SCPT étant très avancée, rien ne devra l’arrêter surtout que les équipements fournis par Alcatel n’attendent que leur installation pour servir les usagers et à travers eux la nation entière. Sur le site devant abriter la station d’atterrage, des briques appropriées sont déjà apprêtées et n’attendent plus qu’à être utilisées. Les 6 000 m2 d’espace seront occupés non seulement par la station d’atterrage, mais aussi par d’autres équipements, notamment des groupes électrogènes de secours.

Le câble à fibre optique passe à 30 km de la côte de Muanda. Le point d’atterrage étant construit, la SCPT n’aura plus qu’à matérialiser la connexion à la partie qui va jusqu’à Kinshasa pour qu’enfin la boucle soit définitivement bouclée.

Selon des sources, la dernière correspondance du ministre des Finances sur instruction expresse du chef de l’Etat, garantissant le prêt, a permis de verser respectivement 3 millions et 5 millions aux soumissionnaires concernés. A tout prendre, rien n’empêche la RDC de disposer de sa fibre optique, en optant pour ligne tracée par le consortium WACs. Les moyens pour sécuriser la ligne, par la construction de 16 stations tout le long du trajet, et les véhicules pour le déplacement des ingénieurs formés en Chine ne font pas défaut. Faire prévaloir un autre plan ne serait pas un agenda de la RDC. Le Premier ministre intérimaire arriverait-il à résister aux assauts des maffieux ? Il doit pousser vers la bonne direction, en n’écoutant pas les champs des cygnes habituées à servir les intérêts autres que ceux de la Nation congolaise.

L’ombre de la Banque mondiale

Des sources proches de ce dossier pointent du doigt la Banque mondiale et ses suppôts locaux comptés parmi des décideurs. Les actes posés par les uns et les autres pour freiner l’évolution de la mise en place de la fibre optique édifient quant à la détermination de chaque décideur concerné à faire avancer les choses dans l’intérêt de la majorité et de la République.

Des indiscrétions recueillies, il est apparu qu’un autre plan était aussi en gestion. Il s’agit de celui qui aurait été proposé par la Banque mondiale. Dans ce cas, la fibre serait venue du Ghana et la ligne Inga-Shaba allait être mise à contribution pour le transport de la fibre optique. Un expert sous le sceau de l’anonymat est formel : «Si les choses ont traîné, c’est parce que les élèves modèles des institutions de Bretton Woods, parmi lesquels des décideurs, auraient juré de faire triompher l’option levée par la Banque mondiale au détriment du consortium Wacs».

Des millions USD engagés par la République doivent porter. Il est hors de question que des individus cherchent à satisfaire des intérêts autres que ceux de la nation. On les laisse prendre le dessus sur des options bénéfiques et clairement élaborées. S’il se confirme que l’ombre de la Banque mondiale planerait aussi sur ce dossier, des observations claires devront être formulées pour que des décideurs pointés du doigt ne continuent plus à fragiliser ce processus très avancé depuis l’avènement du Premier ministre Koyiagalo.

Pour sa part, le chef de l’Etat a choisi d’accompagner cette difficile mise en place, en désignant des experts chargés de suivre de près ce dossier. De temps en temps, il descend sur le terrain de manière à faire avancer la mise en service de la fibre optique. C’est cette impulsion qui a donné lieu à toutes les avancées constatées.

Ce jeu de cache-cache auquel se livrent certains décideurs marionnettes est une mascarade à laquelle il est temps de mettre un terme. Les données en présence dévoilent déjà le pot aux roses.

Pour le reste, il suffit d’actionner le levier de la sanction et du nationalisme pour que la fibre optique devienne une réalité en RDC.
Par Le Potentiel



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