vendredi 28 décembre 2012

La Communauté internationale interpellée/ Kivu : des millions de vies détruites !

 (La Prospérité 28/12/2012)

Connaissez-vous le Kivu ? Voici une question à la fois banale et pertinente posée par vingt personnalités du monde. Elle est destinée non pas seulement aux congolais mais surtout à l’opinion internationale.


Question de l’interpeller sur le drame qui s’y joue : des millions de morts et d’autres millions de vies dévastées.

Avec son eau, son soleil, ses terres fertiles, le Kivu, l’une des plus belles régions du monde, a tout, pour vivre heureux, estiment Ali, Chirac, Diouf, Mayor, Benguigui, pour ne citer que ceux-là. Puisque c’est d’eux dont il s’agit. Fort malheureusement, regrettent-ils, dans une déclaration ferme, ses immenses richesses du sol et du sous-sol, à l’instar de la cassitérite, le coltan, y compris le pétrole, attirent les multinationales.

Autrement, des escadrons de la mort, des bandes de mercenaires et de pillards de toutes sortes, moussent le territoire depuis des décennies et martyrisent les populations. Comme pour dire que les différentes rebellions ne sont que du prétexte.

Si non, d’où vient que les troupes de ces escadrons portent de beaux uniformes et brandissent des armes neuves ? Mais qui peut arrêter ça ? La réponse, indiquent Mohammed Ali et ses co-signataires, peut venir de la Communauté internationale qui, tantôt élève la voix, avant que le calme ne revienne à nouveau.

Puis, décrète le silence. Cette dernière, recommande-t-on, devrait donner l’ordre aux dix-sept mille soldats de la Monusco de faire leur métier de soldat, pour assumer leur mission de garantir la paix et la dignité de l’espèce humaine, au lieu de se limiter aux constats amers. Surtout que l’horreur a franchi un nouveau degré, ces derniers jours.

Ci-après, LA DECLARATION DES PERSONNALITES INTERNATIONALES DE HAUT NIVEAU SUR LA GUERRE D’AGRESSION DU RWANDA AU NORD - KIVU A l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC),

soit au cœur de l’Afrique, cette région est une des plus belles du monde. Autour d’un lac, des cultures montent en terrasses jusqu’au sommet des collines. Eau, soleil, terres fertiles, le Kivu aurait tout pour vivre heureux.

Hélas pour lui, son sous-sol regorge de matières premières. Principalement la cassitérite, un minerai dont on tire l’étain. Mais aussi le coltan, autres minerais recherchés. Et bientôt le pétrole, qui vient d’être découvert. Attirées par ces richesses faciles, des bandes de mercenaires et de pillards de toutes sortes écument le territoire depuis des décennies et martyrisent les populations. De temps en temps, des voix s’élèvent.

De temps en temps le calme revient. Et puis commence le silence. Et reprennent les viols et les massacres. Pour tenter de limiter ces atrocités, l’ONU a envoyé sur place, en 1999, une force de paix qui compte aujourd’hui dix sept mille soldats. Rappelons que ces dix sept mille casques blues y sont au nom de la communauté internationale, c\'est-à-dire en notre nom.

Mais, faute d’application réelle de son mandat pour intervenir, ces dix sept mille soldats regardent et constatent. L’horreur, ces derniers jours, a franchi un nouveau degré. Des escadrons, dont le groupe baptisé M23, font des incursions à Goma et sèment la terreur dans sa périphérie. Ils portent de beaux uniformes et brandissent des armes neuves. D’où viennent-ils ? Ils ravagent et ils tuent. Et ils violent. Ils violent par centaines de milliers les femmes et les enfants pour terroriser la population. Ils violent pour détruire. Ils violent pour arracher à jamais les identités.

Et les enfants qu’ils n’ont pas massacrés, ils les enrôlent de force. Et, pendant ce temps là, les dix-sept mille soldats de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) attendent une résolution au Conseil de sécurité qui leur permettrait d’agir. Connaissez-vous le Kivu ? Un drame s’y joue. En ce moment même.

Avec déjà des millions de morts et d’autres millions de vies dévastées. Un drame que la communauté internationale pourrait arrêter. A l’instant. Il lui suffirait de donner l’ordre aux dix-sept mille soldats de faire leur métier de soldat. Et leur mission de garantir la paix et la dignité de l’espèce humaine.

Signataires : -Mohamed Ali, Afro-américain, Ancien Champion du monde toutes catégories de boxe ; -Valérie Trierweiler, Epouse du Président de la République Française, Ambassadrice de la Fondation Danielle Mitterrand ; -Jacques Chirac, Ancien Président de la République Française ; -Abdou Diouf, Ancien Président de la République du Sénégal et Secrétaire Général de la Francophonie ; -Federico Mayor, Ancien Directeur Général de l’Unesco ; -Robert Badinter, Ancien Président du Conseil Constitutionnel de France ; -Yamina Benguigui, Ministre Française de la Francophonie ; -Rosario Dawson, Comédienne ; -Jonathan Demme, Réalisateur ; -Eve Ensler, Auteur et Créatrice des V-Day ; -Leymah Gboweeo, prix Nobel de la paix 2011 ; -Stéphane Hessel, Ancien Ambassadeur de France ; -Angélique Kidjo, Chanteuse ; -Claude Lanzmann, Ecrivain et Réalisateur ; -Denis Mukwege, Congolais, Gynécologue, Prix des droits de l’Homme des Nations Unies ; -Thandie Newton, Comédienne ; -Erik Orsenna, Ecrivain, -Atio Rahimi, Ecrivain, -Jean Christophe Ruffin, Ecrivain ; -Mahamat Saleh Haroun, Réalisateur.
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Ce qu'il faut faire pour résoudre la crise dans l'est du Congo

La République démocratique du Congo illustre parfaitement ce qu’il ne faut pas faire pour résoudre un conflit. Il est temps que cela change.

Les populations enthousiastes lors du retour des troupes gouvernementales de RDC à Goma, 3 décembre © Goran Tomasevic / Reuters

Il n’y a guère que dans l’est du Congo déchiré par la guerre, univers d’une absurdité digne d’Alice au pays des merveilles, que le retrait des rebelles du M23 de la capitale provinciale de Goma puisse générer de grandes réjouissances.

La vérité est que ce retrait n’est que le dernier chapitre en date d’une longue histoire impliquant des alliances politiques mafieuses et militaires, contrôlées par des dirigeants dans les capitales du Congo, du Rwanda et de l’Ouganda, qui tous justifient leurs actions en arguant d’inquiétudes autour de la sécurité nationale pour masquer des intérêts économiques et politiques.

Parfois ces élites rivales se battent entre elles, parfois elles coopèrent pour obtenir le contrôle de ressources lucratives comme des terres, du bétail, des minéraux et du bois.

Il ne faut pas laisser s’échapper l’occasion que représente le retrait des rebelles en laissant la résolution du conflit exclusivement entre les mains de ces trois gouvernements, tout en faisant fi des causes profondes et des vrais représentants des communautés locales les plus affectées par le conflit sanglant qui fait rage dans l’est du Congo.

Le temps d’un vrai effort de la communauté internationale en faveur de la paix est enfin venu—qui aurait vraiment une chance de mettre un terme au conflit le plus meurtrier que le monde ait vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les plus grosses huiles se sont à nouveau réunies pour redécouper le gâteau —cette fois dans la capitale ougandaise de Kampala.
De l’avis général, les tentatives de construction d’un processus de paix crédible pour le Congo sont manifestement en ruines et n’ont fait que condamner le pays à de nouveaux cycles d'un conflit dévastateur.

Chaque fois que des rebelles congolais aux acronymes changeants, soutenus par le Rwanda, ont pris ou menacé Goma ces dix dernières années, de hâtives négociations dans l’ombre ont produit des accords profondément défaillants qui ont réduit la pression militaire sur le gouvernement affaibli du président congolais Joseph Kabila et permis aux rebelles soutenus par les Rwandais d’administrer des zones stratégiques à l’est et de superviser les taxes et le pillage de ressources.

Lorsque l’on regarde au-delà des résolutions occasionnelles du conseil de sécurité des Nations unies appelant à mettre un terme à la violence, la réponse diplomatique internationale paraît honteusement inefficace —voire viole presque le serment d’Hippocrate ordonnant de «ne pas nuire
Le cas du Congo suffirait à remplir tout un semestre de cours pour illustrer ce qu’il ne faut pas faire dans la gestion d’un processus de paix. Chacune des 101 règles à respecter dans toute résolution de conflit a été violée ou négligée. Mais, je vais me limiter ici aux sept principaux péchés qui portent la plus grande responsabilité d’avoir voué à l’échec les chances d’une paix durable.

Les plaies qui menacent de gangrener

Premièrement, la dernière initiative de paix opaque en date a été largement laissée au soin des trois acteurs qui ont le plus tiré profit de l’absence d’un Etat de droit: les dirigeants du Congo, du Rwanda et de l’Ouganda.
Comme lors de processus précédents, les intérêts des rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda seront majoritairement représentés par Kigali et Kampala.

Deuxièmement, ces accords de l’ombre ont débouché dans le passé sur des arrangements sécuritaires à court terme, qui ne s’attaquent à aucune des causes économiques et politiques profondes du pays —schéma qui se répète dans l’initiative actuelle.

On a vu, lors d’accords précédents, une totale impunité accordée à des criminels de guerre, des projets mal conçus pour intégrer des rebelles ayant violé les droits humains dans l’armée congolaise, et des accords secrets esquissant les contours d’arrangements de partage de pouvoir.
Troisièmement, divers membres concernés de la société civile, les partis politiques et même d’autres groupes armés comme les milices d’autodéfense locales n’ont presqu'aucun rôle dans les négociations, ce qui réduit au silence, de manière très efficace, les voix militantes congolaises de base.

Quatrièmement, il n’existe pas de médiateur expérimenté, ni de l’Union africaine ni des Nations unies, qui ait l’autorité et le soutien international nécessaires pour introduire un programme qui irait au-delà des accords à court terme décidés par ceux qui sont en position de force militairement.
Les Etats-Unis ont soutenu l’effort de paix actuel —en mettant un accent tout particulier sur la participation du Rwanda dans les négociations— mais sans s’attaquer à la structure fondamentalement défaillante du processus lui-même.
Cinquièmement, aucune équipe d’experts comparable à celles qui ont soutenu des accords de paix antérieurs en Afrique, du Soudan au Mozambique en passant par le Burundi, n’a été mise en place pour apporter son aide à des négociations sur le long terme sur des sujets difficiles et s’inspirer des meilleures pratiques d’autres initiatives de résolution de conflit dans le reste du monde.

Sixièmement, il n’existe aucune collaboration internationale coordonnée —que ce soit sous la forme de sanctions supplémentaires, de suspension des aides ou d’enquêtes sur les crimes de guerre— pour obliger des parties intransigeantes à envisager des compromis et nulle approche efficace visant à réellement faire rendre des comptes à ceux qui commettent, orchestrent ou financent des crimes contre l’humanité.

La Cour pénale internationale a délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de quelques chefs de milice congolais, mais rien n’a encore été organisé pour exécuter les mandats de ceux qui sont encore en liberté, notamment du chef du M23, Bosco Ntaganda, «le Terminator».

Septièmement, ni les Nations unies ni les Etats-Unis n’ont envoyé d’émissaire spécial pour participer aux négociations de Kampala, ce qui ne fait qu’ajouter au vide du leadership diplomatique et saper toute perspective de paix.

Un leadership fort et volontariste

On ne peut trouver aucune excuse à cette pitoyable situation. Et la rectifier ne nécessite pas d’énormes sommes d’argent ou des démarches susceptibles de provoquer de violentes divisions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

Elle nécessite un leadership —de la part de l’Union africaine, du secrétaire général des Nations unies et du président Barack Obama, qui a un passif de lucidité vis-à-vis du Congo remontant à l’époque où il siégeait au sénat, lorsqu’il soutint une loi qui —si elle avait été mise en place— aurait depuis longtemps coupé les aides aux pays voisins pour les sanctionner de déstabiliser le Congo et de soutenir des intermédiaires pillant les ressources congolaises.

Les réponses à ces déraillements diplomatiques se trouvent dans les processus de paix réussis qui ont mis un terme à d’autres guerres africaines.
Tout d’abord, un émissaire chevronné et respecté devrait être nommé par l’ONU pour travailler avec un homologue de l’Union africaine à l’élaboration et à la direction d’un processus de paix transparent et global.
Outre les gouvernements congolais, rwandais et ougandais, cette initiative devra inclure des représentants armés et désarmés de tout l’est du Congo —en particulier des représentants de la société civile et des partis politiques— afin d’assurer que tout accord ait l’aval d’une grande partie des personnes concernées.

Il faut également impliquer des gouvernements régionaux cruciaux comme l’Angola et l’Afrique du Sud pour peser dans la balance et trouver une solution. Un émissaire spécial doit être nommé par les Etats-Unis pour soutenir la médiation et identifier les opportunités de la communauté internationale d’exercer son influence, notamment par des sanctions des Nations unies et le fait d’exiger des criminels de guerre qu’ils répondent de leurs actes.

Pour la toute première fois dans un processus de paix congolais, les parties prenantes doivent s’attaquer à la racine du mal et adopter des approches innovantes —inspirées des meilleures pratiques de précédents efforts de médiation couronnés de succès— afin de motiver le développement paisible et légal du secteur des ressources naturelles du Congo.
Et une fois un accord global atteint, il importera d’ajouter des forces spéciales aux forces de maintien de paix de l’ONU déjà en place, afin de contrer la milice des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et autres groupes armés susceptibles de saper les démarches de paix.
Un processus international crédible dans l’est du Congo n’est pas une garantie de paix. Son absence, en revanche, garantit que la guerre se poursuivra.

John Prendergast (Foreign Policy)
Traduit par Bérengère Viennot

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Pourquoi les Casques bleus ne font rien en RDC

Le Lac Albert: la poule aux oeufs d’or

(Les Afriques 27/12/2012)
«Pour comprendre une partie de la guerre de l’Est de la RDC, il faut s’arrêter sur le lac Albert».

Anciennement appeler Lac Mobutu Sese Seko, le lac Albert est l’un des plus grands lac d’Afrique, il se trouve dans la région dite des Grands Lacs, sur la chaine des lacs de la vallée du grand rift, à la frontière entre l’Ouganda et la république Démocratique du Congo. Le lac Albert est bordé au nord ouest par les montagnes bleus qui forment la ligne de partage entre les eaux du bassin du Nil et celle du bassin du Congo. Au Sud-Est, il est limité par le lac Victoria, l’une de ses sources provenant du Nil, et au Sud-ouest par la rivière Semliki en provenance du lac Edouard. A l’extrémité nord, il y a le Nil Albert, connu sous le nom de Nil des montagnes, lorsqu’il pénètre au Soudan.

L’Ouganda possède 57% du lac Albert, alors que la RDC n’en possède que 43%, il est l’un des lacs les plus poissonneux au monde, du côté ougandais par exemple, les captures de poissons sont évaluées à 22 000 tonnes/an dont 60% sont des tilapias (le lac Albert a un nombre important d’espèces de poissons, mais 50% sont en voie de disparition), la flotte de pêche sur le lac est passée de 760 bateaux au milieu des années 1960 à près de 6 000 en 2011.

Le lac Albert est une poule aux oeufs d’or noir, puisque se trouvant sur le bassin sédimentaire du Graben Albertine qui contient près de 2 milliards de barils d’hydrocarbures et de gaz naturels qui de ce fait, se trouve au centre d’une grande querelle entre la RDC et l’Ouganda à cause de la limite maritime des deux états . Cette querelle est l’un des grands enjeux de la situation dans la région des grands lacs, l’une des épines dorsales de la guerre de l’Est de la RDC. La présence de pétrole sur le lac Albert a été décelée depuis longtemps. Le côté ougandais a été exploré, dès 1938 par Shell et entre 1952 et 1954 du côté congolais.

Il a fallu attendre 1997 et la signature d’un premier contrat d’exploration entre le gouvernement ougandais et Heritage Oil et ensuite avec le gouvernement congolais, le 02 juin 2002 portant sur l’exploration d’un immense périmètre de 30 000 km2, allant de la ville de Rutshuru au sud du lac Edouard jusqu’à Mahagi à la pointe nord du lac Albert.

L’Ouganda étant très avancé dans la phase d’exploration, le gouvernement congolais accuse les sociétés travaillant en Ouganda de forer dans la nappe pétrolière congolaise, donc de voler le pétrole congolais, de son côté Kampala accuse Kinshasa de violer son territoire, les autorités ougandaises reprochent, à Kinshasa d’avoir établi un poste sur la rive transfrontalière du lac Albert. GOLI par exemple, dans le territoire de Mahagi (en Ituri, RDC) limitrophe du district ougandais de Nebri, fait l’objet d’un contentieux entre les deux pays, car la RDC y a établi un poste frontière. Les deux pays convoitent également l’île de Rukwanzi à la pointe sud du lac, une véritable éponge saturée de pétrole.

Selon un expert ougandais, les inquiétudes émises par le gouvernement congolais qui accuse l’Ouganda de forer sur sa nappe pétrolière ne sont pas techniquement fondées, car le pétrole du Graben Albertine n’est pas une nappe souterraine unique sur un champ, mais plutôt plusieurs blocs qui regorgent chacun une quantité bien évaluée, l’exploration et l’exploitation des blocs qui se trouvent sur la zone de démarcation font toujours l’objet d’un accord entre les deux Etats concernés, selon une législation internationale bien connue de tous les opérateurs pétroliers. Malgré ces affirmations, des intellectuels congolais parlent de pompage criminel du brut congolais sur le bassin commun du Graben Albertine par l’Ouganda.

Tant bien et malgré, un face à face officieux à exister et existe entre les armées des deux pays. Début août 2007, un ingénieur Britannique qui prospectait pour Heritage Oil, sur la partie ougandaise du lac a été retrouvé mort, Kampala avait accusé l’armée congolaise d’être l’auteur, du meurtre et quelques temps après, les forces armées congolaises (Fardc) ont fait prisonniers 4 soldats des forces de défense patriotique ougandaise (UPDF), deux jours plus tard, les deux armées, se sont affrontées autour d’une embarcation de la compagnie pétrolière Heritage Oil. Le 08 septembre 2007 Joseph Kabila Kabangue et Yoweri Kaguta Museveni signent un accord «Les Accords De Ngordoto (Tanzanie) «pour le respect des frontières hérités de la colonisation et prévoir, l’exploitation commune des nappes pétrolières du lac Albert. Le 25 Septembre, 17 jours seulement après les accords, un accrochage mortel entre Fardc et UPDF à eu lieu, un véritable échec pour le dialogue Ougando-congolais, mise en scène ou oiseau de mauvais augure pour les deux Etats, En tous cas, le président Joseph Kabila est accusé de haute trahison par l’opposition en étant de mèche avec le Rwanda et l’Ouganda (avec une main noire occidentale derrière) dans la déstabilisation de l’Est de la RDC, une déclaration de l’opposition existe et parle de preuve de complicité. L’ancien ministre de la justice de Laurent Désiré Kabila Père : Mwenze Kongolo dans son point de presse du 13 aout 2012 à corroborer cette accusation. A côté de cela, il y a une attitude commune au niveau des deux gouvernements, c’est celle d’écarter systématiquement la société civile, des activités liées au domaine pétrolier, les deux gouvernements ont, par le passé, été accusés de secrets et de mise en oeuvre des politiques d’exclusions de la société civile. En 2007, des membres de la société civile ont été exclus des commissions mixtes de sécurité entre les deux pays et des négociations des accords de pétrole. Pour preuve, un groupe de journalistes et d’activistes de la société civile de l’Afrique de l’Est qui ont accompagné des membres de l’Assemblée législative dans la visite des puits de pétrole dans le comté de Tonya Kaiso du côté ougandais furent impitoyablement refoulés, ce qui a fait croire que le gouvernement ougandais avait quelque chose à cacher dans l’exploitation des sites. Il faut noter aussi que ces sites sont gardés par Saracen Uganda une compagnie de sécurité proche du général Salim Saleh, le frère de Museveni.

Les territoires de Rutshuru et Lubero, autour du lac Albert côté RDC sont les zones à forte densité miliciennes où les groupes armées se battent régulièrement entre eux. C’est un véritable sanctuaire de milices. Déjà en mars 2003 Amnesty International avait accusé l’Ouganda d’instrumentaliser le conflit ethnique dans cette zone et que tous les groupes armés présents étaient, d’une manière ou d’une autre, des protégés du gouvernement ougandais et rwandais pour des raisons liées à l’exploitation des richesses. Certains observateurs pensent également que le président ougandais c’est immensément enrichi dans le pillage de l’or, autres minéraux précieux et l’exploitation du bois rares et précieux de cette zone de la RDC. Le 08 juillet 2012, la rébellion du M23 s’était emparé de la ville de Rutshuru et y a établi sa base. Le nouveau rapport de l’ONU sur la guerre de l’Est de la RDC, qui été publié en novembre 2012 et dont les principaux points ont été commentés par l’agence Reuters, accuse l’Ouganda et le Rwanda de soutenir la milice M23 depuis avril 2012, l’armée ougandaise aide ce mouvement à étendre son contrôle sur ce riche territoire, elle aurait également appuyé le M23 dans une série d’attaques autours desquelles un casque bleu a été tué en juillet 2012. Le gâteau du lac Albert, côté ougandais est subdivisé en 5 blocs, évalués autour de 1,1 milliards de barils. Les blocs 1, 2, 3 et 4 réputés potentiellement rentables sont partagés entre 3 grandes compagnies à savoir : Tullow Oil, Cnooc et Total. C’est Tullow Oil qui a signé le contrat de partage de la production avec le gouvernement ougandais et a cédé pour 2,9 milliards de dollar américain, un tiers de ses actifs à Cnooc et Total. Un oléoduc passera par le nord du Kenya pour atteindre la côte Est (Port de Mombassa), Les travaux sont estimés entre 2,5 et 5 milliards de dollars, Tullow Oil, Cnooc et Total joignent leurs forces sur un projet de développement composés de 3 centres pétro-gaziers : Buliisa, Kaiso Tonya et Kingfisher. La production visée, totalise 200 000 barils /jours sur 700 puits, pendant 30 ans. Le coût de développement sera compris entre 8 et 12 millions de dollars.

Le côté congolais du lac est subdivisé en 5 blocs, les données sismiques, évaluent les réserves pétrolières dans les entrailles du côté RDC, à 800 millions de barils soit 150 000 barils/jours et le gouvernement congolais envisage de construire un oléoduc de plus de 6500 km reliant l’Est du pays à la côte Atlantique «hydrocarbures du coeur de l’Afrique à l’Atlantique», un projet irréaliste.

Les blocs 1 et 2 qui couvrent la rive ouest du lac sont les plus convoités, d’abord par Tullow Oil en 2006, mais le Président Joseph Kabila a refusé de donner à Tullow Oil l’autorisation d’exploration et le 18 juin 2010, il avait approuvé le contrat de partage de production en faveur de Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd contrôlé par le très influent et jeune homme d’affaire Israélien Dan Gertler (il est née en 1973), également présent dans le diamond et le cuivre en RDC, président de DGI (Dan Gertler International) l’un des plus grands vendeurs de diamants au monde.

Lors de la signature du contrat, Caprikat Ltd a été représenté par l’un de ses actionnaires Clive Zuma Khulubuse, neveu du Président Sud Africain Jacob Zuma et Foxwhelp Ltd par Michael Hulley, l’avocat privé de Jacob Zuma qui d’ailleurs a été accusé d’avoir été très actif dans la signature du dit contrat.

Les bonus versés par Caprikat Ltd et Foxwhelp s’élève à 3 millions de dollars US par blocs, alors qu’une estimation de la valeur du seul bloc II est de 20 millions de dollars. Le 21 Septembre 2010, la Haute Cour de Justice des Îles Vierges, dans une décision temporaire, a opté pour le gel des activités de Capriktat Ltd et de Foxwhelp Ltd qui sont domiciliés aux Îles Vièrges, suite à une plainte de Tullow Oil, domicilié également aux Îles Vierges. La même année Capriptat Ltd et Foxwhelp Ltd avaient dépensé 50 millions de dollar pour des études sismiques 2D. Cette année, les 2 sociétés ont conduit à des études sismiques 3D et foré 2 forages d’exploration pour un coût de 50 millions de dollars et négocié un partenariat avec Total et Cnooc. Le bloc III a été accordé à Total et ce dernier est en partenariat avec la société Sud Africaine Sac Oil. Le bloc IV a été accordé fin 2011 à Albatros Oil DRC filiale congolaise d’un consortium canado-américain basé à Houston (USA). Cette société a injecté pour les deux premières années pour la phase de prospection un peu plus de 700 millions d’USD, y compris pour le permis octroyé sur le Graben Tanganyka au nord de la Ruzizi et Kigoma. Le bloc V a été attribué le 05 Décembre 2007 à Dominion Petroleum Congo, une société sud africaine, SOCO PLC et Cohydro, le bloc couvre 50% de la superficie du Parc National des VIRunga, le plus vieux parc d’Afrique, patrimoine mondial de l’humanité. En octobre 2011, SOCO a été autorisée à mener des activités d’exploration dans le Parc National des Virunga, se confrontant à deux logiques contradictoires, celle du profit généré par l’Or noir et celle de la conservation de la nature.

En somme, un minimum de 5 années séparent,l’Ouganda et la RDC en matières de recherches et d’exploitation proprement dite, l’Ouganda compte débuter sa production d’ici 2014. La situation de sanctuaire de plusieurs groupes armés et de jungle politique du côté de la RDC, organisé de main de maître par l’Ouganda qui deviendra bientôt un producteur de «pétrole du sang» pour prendre l’expression d’Edward Zwick, le réalisateur du film «le Diamond de sang», la fait traîner. Georges Clemenceau, n’avait-il pas dit «qu’une goutte de pétrole vaut une goutte de sang». Quand au pétrole congolais du Lac Albert,il sera produit aux prix des larmes et du risque de la disparition de 200 espèces de mammifères dont plus d’un quart de la population mondiale des gorilles, 700 espèces d’oiseaux, près de 2000 plantes dont 10% sont endémiques à cette zone, donc la perte du statut de patrimoine mondial de l’Humanité du Parc National des Virunga.

Enfin, en ouvrant grand mon oeil sur l’Est de la RDC, nous constatons que les Etats Unis entretiennent une très importante ambassade à Goma dans le KIVU (comme à l’époque, le Camp Bondsteel à l’Est du Kosovo avec sa «Task Force East»). Serontils, comme pour le Kosovo, les premiers à reconnaître 2 nouveaux états, à savoir le Kivu et l’Ituri ? Nous nous souviendrons que dans une brève histoire de l’avenir, édition Fayard 2006, Jacques Attali avait parlé de la disparition de la RDC d’ici 2020, en d’autres termes, la balkanisation de la RDC, par les puissances occidentales via l’Ouganda et le Rwanda qui tiennent cette zone avec des tenailles pour s’assurer l’accès illimité de ses immenses richesses minières pour les prochaines décennies avec la complicité des multinationales anglo-américaines.

La récente offensive militaire du M23, qui s’est soldée par la prise de Goma, en dit long sur la complexité de la crise et des enjeux géostratégiques de la région des Grands Lacs, où se développe, au grand dam des Nations Unies qui dispose de l’une des plus importantes missions militaire, soit 19000 hommes, un courtage militaro-minier et politique dont le peuple de la RDC paie le plus lourd tribut. Devrons-nous comprendre, malgré les appels et la réaffirmation l’intangibilité des frontières, que l’avenir de la RDC est entrain d’être une fois de plus scellée par les firmes occidentales qui profitent du chaos permanent entretenu par les groupes armées à la solde du Rwanda pour mettre en exergue le plan de la balkanisation de la RDC ?

En se rappel, lors de l’avancée du mouvement de Laurent Désiré Kabila, encadré par le Rwanda et l’Ouganda, avait révélé au grand jour l’ambition démesuré du Rwanda d’envahir une partie du Congo pour les cause d’espace vitale. Et on s’en souvient en son temps que le président Kagamé avait demandé clairement la révision des tracés frontaliers hérité de la colonisation. Plus tard, il demande à Nicolas Sarkozy de demander la gestion régionale des richesses de la RDC. Face a toutes ces pistes, si les congolais n’y prennent garde, cette situation conduira lentement mais sûrement le pays vers le morcellement, planifié par les puissances du mal qui opèrent dans l’Est de la RDC. Le président Kabila devrait revoir son positionnement diplomatique dans la région et consulté l’ensemble des forces vives de la RDC pour éviter au pays un psychodrame car le pays de Lumumba ne mérite pas cette humiliation. Ce dernier l’avait perçu au lendemain des indépendances, c’est ce qui l’avait emmené à opter pour l’Etat unitaire au détriment de l’Etat fédéral souhaité par les belges et les occidentaux qui n’avaient pas hésité un seul instant de soutenir la sécession de Moise Tchombé. La RDC devrait se rappeler du message de Henri Kissinger au sujet du Soudan. Ce dernier déclarait en 1960 que «tôt ou tard le Soudan du sud se détachera du Soudan du nord et nous nous y emploierons». Quelque 50 ans plus tard ce voeux machiavélique de l’axe qui imposa au monde le nouvel ordre mondial actuel se réalisa.

C’est dans ce contexte qu’il est impérieux d’instaurer un dialogue régional entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC avec l’implication de la Belgique, des Etats Unis, de la Grande Bretagne, de la France, en vue de trouver une issue a la crise qui secoue l’Est de la RDC.

Les groupes armées, qui opèrent dans à l’Est de la RDC, ne sont que des marionnettes téléguidés par le Rwanda qui met en exergue sa politique de la légitime défense préventive dans laquelle elle se camouffle pour continuer à maintenir son influence dans une partie de la RDC dont il dispose de puissantes ramifications à travers les congolais d’origine rwandophones connu sous le vocable de Banian Mulengué, qui constituent l’ossature du M23.


Arsene Frankeur Nganga et Rodrigue Fénelon Massala



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Le Roi des belges consterné par ce qui se passe au Congo : quelle mauvaise blague !

(AgoraVox 27/12/2012)
Bonnes fêtes de Noël à tous les amis de Agoravox.

Dieu merci, cet espace existe, où on peut encore réfléchir à haute voix et résister à notre asservissement et aux manipulations des prédateurs.

Un article dans la presse belge m'a fait bondir, de mon siège chauffé que je voulais pas quitter, pendant cet hiver rude, quand, après avoir écarquillé mes yeux, je lirai qu'un descendant de Léopold III se plaignait de ce que vivent les congolais vivant à l'Est de ce qu'on appelle, sans trop y prêter attention, la RDC.

D pour démocratique !

Quelle ironie, quel cynisme !

Il n'est pas utile de revenir aux tortures subies par des millions des Congolais pendant le hold-up sur le Congo de Léopold, votre aïeul. C'est du domaine public !

A la base, la notion même de coloniser une autre communauté pour s'emparer de ses richesses vient d'une perception de puissance, d'un sentiment de supériorité et une forme de cupidité et malhonnêteté qu'il faut souligner parce cette même conviction est le principe qui soutient cette nouvelle razzia sur l'Afrique.

Et ça ne fait que commencer.

Et on n 'a pas arrêté : la Libye, La Syrie et bientôt l'Algérie, le Kenya, la Somalie et etc..

La colonisation du roi des belges a été un des plus grands drames humains des temps modernes.

Si on se base sur le nombre des morts au Congo, le roi des belges a été un criminel pire que Hitler.

Mais comme il tuait et volait les noirs, ça ne dérangeait pas notre monde.

Nous sommes supérieurs.

Il n'y a même pas l'idée d'un procès, d'un dédommagement pour les morts et vols de la colonisation.

Ne parlons pas de l'esclavagisme. passé par pertes et profits !

Si seulement la colonisation passée, les belges et les entreprises du roi, avaient arrêté de prendre de force et par ruse tout ce qui revenait de droit au congolais.

Non, les belges ont continué de piller ce pays.

Pour avoir une échelle des valeurs qui loin des réalités, le contentieux belgo-congolais, conséquence des détournement des biens et actifs congolais par des entreprises belges, était estimé à plus de 40 milliards des dollars. Combien des fois Mobutu n'a t il pas été menacé ou cajolé pour ne jamais l'ouvrir ?

Davignon, impliqué dans le meurtre de Lumumba, n'a t il pas géré les avoirs congolais, pour le compte du roi, à travers la fameuse Société générale ?

Le Congo n'a pas eu le moindre sou. Et ce sont d'autres milliards.

Avez vous entendu le Roi rappeler, au moment de la mise en faillite de Sabena, que cette compagnie avait été créee par de l'argent congolais, comme beaucoup d'autres compagnies pseudo-belges ?

Un seul avion a t il été remis au Congo ? Non. Mieux, les belges ont récupéré les avions et autres actifs, et avec, ils vont crée une compagnie qui va même prendre les lignes extérieures et intérieures( c'est illégal).

Ils vont tué la Compagnie nationale, air zaire. Seule compagnie au monde qui n'avait jamais connu un seul accident d'avions !! Avions entretenus et pilotés par des congolais !! Quand le congolais est libre, il est un grand homme digne ! C'est un peuple digne.

Le manque de dignité de Kabila, entre autres, prouve plus que les élucubrations de Ngbanda, ce petit flic à la solde des services français, qu'il n'est pas congolais !

Un vrai Congolais n'aurait jamais accepté les insultes publiques, pires, silencieuses, de Hollande à Kabila avec le reste du monde comme témoin, au moment de la francophonie !

A tout le moins, la cérémonie aurait été arrêtée et l'Ambassadeur aurait été prié de partir.

Sûrement que Hollande savait que c'était un pétard mouillé.

Un Kengo, Tshisekedi ou un Masangu n'auraient jamais accepté cela.

Non, le Roi a une pitié sélective, médiatique et fausse.

Le Roi ne sait il pas que le virus de sida a été crée au Congo par une équipe des "chercheurs" américano-belges, dans un centre de recherche belge ?

Un centre de recherche financé par le fameux Service des contrôle des populations noires ? On savait donc très bien que ce virus tuerait et surtout, se transmettrait par la même voie où passe la procréation ?

Quelle méchanceté !!!

Heureusement pour les pauvres noirs et contrairement aux prévisions de ces quatre médecins, le virus ne s'était limité à se transmettre qu'aux proches des Chimpazés, les noirs. Si il ne se transmettait qu'aux singes et apparentés, les laboratoires auraient ils daigné faire la moindre recherche ?

Heureusement qu'il tue aussi des blancs, contre les prévisions des inventeurs et alors, on trouvera un médicament !

Et puis, quand, certains Dimanches, à Vincennes au Zoo, je regarde un Chimpanzé, je le trouve plus proche de moi, homme blanc que de l'homme noir. Ne serait ce que par la couleur de sa peau, en dessous des poils. Et aussi par sa duplicité et son besoin de prendre ce qui ne lui revient pas !

Sortir le Dr. Mukwege de Panzi où, chaque heure il sauve les femmes au lieu, comme avec le m23, de dénoncer les commanditaires de cette tentative d'assassinat, à savoir un Gouverneur( document monusco), sur ordre de Kinshasa, n'est il pas, pour ses patientes là-bas, un autre de ce cynisme meurtrier ? Voulez vous, s'il vous plaît, ramener ce bon docteur à Panzi ?

Non, Dr. Mukwege, comme Bemba, comme Tshisekedi, comme Lumumba, comme Bahile, gênent.

Alors, il faut le "neutraliser" par diverses méthodes, une d'elles étant une bourse d'études ou cette exfiltration qui ne prendra fin que quand il ne gênera plus le voyou ou une ONG belge sur place.

Ngujolo, clairement meurtrier des Tutsis congolais appelés Hima, travaillant avec le voyou et la monusco est lui, libéré !!! Le tribunal s'empresse même de le sortir des cellules sans demander si un Etat peut le recevoir, comme la procédure le demande ! La Procureure, hypocrite, fait appel ! Vaste blague pour nègres. Ngujolo est du bon côté de la nouvelle colonie. Du côté hutu, donc français.Et depuis un moment, la France prouve que ceux qui lui obéissent sont au dessus des loi et CPI. A bon entendeur, salut. Bozizé doit avoit fauté pour qu'on laisse une rébellion venir à Bangui. Quel calme de la France quand cette rébellion concerne la RCA, un pays riche mais appauvri et colonisé par la France par rapport à la RDC pour le M23 !!

Thomas Lubanga, Hima, donc Tutsi, enlevé de sa prison de Kinshasa par les flics français, mais pas livré comme le stipule la loi(cet enlèvement des geôles de Kinshasa, par les services secrets français, avec la complicité d'un sous greffier français à la Haye(Avec Ladsous à la manette, le système est bien sous contrôle !), dénoncé en son temps par le Ministre de la Justice de la RDC, qui, aussitôt après, trouva une mort soudaine, aurait dû forcé le tribunal à le libérer, illico presto), est lui condamné !! Monusco et CPI. Ahurissant si on comprend pas la re colonisation, violente et expéditive, embaumés des termes gentils. Consterné ?!

Le Roi des belges oublie t il que l'ordre de tuer Lumumba et tous les autres nationalistes a été donne, via d'Espremont, par son propre frère, le roi Baudoin ? ET c'est ce qui a toujours fait de ce dossier sacré et explosif. Le roi n'aurait pas été si affaibli, la justice belge n'aurait jamais osé prétendre se saisir du dossier. C'est une farce mais, au moins, une audace car la mort de Lumumba implique directemnet le roi Baudoin !

Des documents, aux mains d'un des héritiers de Kashamura, qui échappa de Léopoldville avec lui, existent.

Celui qui le possèdent est toujours traqué jusqu'à ce jour, par les pillards du Congo, étant en même temps les assassins de Lumumba et géoliers de Bemba et autres nationalistes.

Les documents existent.

Ils sont accablants.

Le roi le sait il ?

A t il une pensée pour ce peuple dont aujourd'hui, des ministres belges, dont le dernier n'est pas Reynders, affichent sans la moindre gêne leur soutien à un voyou parce que, disent ils , il est illettré et travaille pour l'intérêt des belges plutôt qu'un Jean Pierre Bemba, plus nationaliste ?

Combien des morts la présence de ce voyou à la tête du Congo a t elle provoqué ?

Toutes la pathologies disparues dans les pays moyennement géré, sont revenues au Congo : la lèpre, la maladie du sommeil, il n'y a pas l'once d'un pouvoir, d'un Etat, au Congo. L'épine dorsale d'un pays, son administration, a été complètement d"truite sur avis des conseillers occidentaux, belges et français en majorité, qui se sont substitués à cette administration pour mieux piller le Congo.

Les avions tombent mais les mêmes compagnies reprennent du service presque immédiatement après, avec toujours comme associé, le voyou,

Un hôtel , l'Intercontinental se retrouve dans les mains d'un belge voyou, juste parce qu'il est ami à l'autre voyou !

L'eau courante a disparu.

L'électricité est un souvenir.


La jeunesse est dans la rue.

Les boîtes juives pillent le pays avec un dédain et une arrogance de l'époque de l'apartheid. Monsieur le roi, allez voir ce que Banro fait de l'or du Kivu, à l'Est. Allez voir des paysans empoisonnés par Banro parce qu'ils ne voulaient pas quitter leur villages, achetés par Banro et ayant le malheur d'être sur un filon d'or ? Vous n'êtes pas au courant ? Les villageois massacré par les hommes de Ngujolo, dans l'Ituri, l'étaient parce qu'ils étaient sur une mine d'or. Aujourd'hui, Banro y est. Associé avec kabila et Ngujolo est libéré. La monusco est là, veuille, empêche tout paysan de se plaindre en prétextant canaliser leur revendications. La Pax europeana ?

Le Congo de l'Est paie de la colonisation européenne en cours.

A moindre la pluie, et là bas il y en a, le centre - ville de Kinshasa est inondé tellement que même les 4x4 ne peuvent pas passer.

L'état dans lequel se trouvent les hôpitaux est une honte, même pour le brave docteur de Lambaréné.

Les salaires n'existent plus.

Les filles se prostituent aux soldats de la monusco, formant le seul groupe important ayant des revenus réguliers et substantiels . Les rapports de la banque mondiale parlent d'une croissance positive quand les populations n'ont jamais été si pauvres ! Cynisme.

La monusco est le recours pour tout. Le Congolais n'a jamais été aussi infantilisé et rendu absent de la gestion de son espace vital.

Même pour attraper un bandit ou pour dégager un arbre tombé, les autorités font appel à la monusco. Et, incroyable mais vrai, elle vient !!

A plusieurs reprises, le Ministre des Finances, devenu entre temps premier ministre(quelle insulte pour ce poste !), a débloqué des millions des dollars pour réfections des Universités. Allez y y faire un tour.

Ces millions ont fini dans un compte en Belgique et au Luxembourg. Il en a été remercié et promu premier en gardant le ministère des finances. Une entourloupette illégale clairement destinée à continuer de voler pour son maître. Et personne ne dénonce cette hardiesse téméraire ! Le roi rendrait service au peuple congolais en dénonçant ce genre de comportement digne de la maffia sicilienne !

Des millions des dollars du même tandem planqués au Luxembourg, produits des détournements comme l'autoroute de 4 kilomètres à 80 millions des dollars( oui, vous avez bien lu, 4 km, normalement, à 1 million dollars le kilomètre, cette portion aurait coüté 4 millions.), un petit pavillon à l'aéroport à 30 millions des dollars et j'en passe.,

Les universités, les écoles, les hôpitaux, en état de délabrement que même Haïti ne se permettrait pas !

Kabila et Matata, à eux deux, totalisent une fortune évaluée à 1,5 milliards des dollars.

Yuma vient de prendre 450 millions dans des joint-ventures bidons avec la Gecamines pour la piler.

Le même Yuma qui, à la chute de Mobutu, a mis en joue, avec des soldats fous de l'afdl, des personnalités de l'époque de Mobutu comme Jamboleka, pour leur arracher des millions des dollars qui n'arriveront jamais, ni dans les caisses de l'Etat, ni dans celles de Kabila-père. Yuma est un agent belgo-français. Si ce monsieur, comme l'autre voleur de Lubumbashi se retrouvent en prison , avec l'aide de la Belgique, les populations congolaises commenceront à voir le roi positivement. Trop d'argent ont été pris et sont logés en Europe.

Les rapatrier et les remettre au peuple Congolais seraient plus parlant pour les Congolais que se consterner avec des larmes de crocodiles.

Cet argent , le pays en a bien besoin !

Il n'y a pas le moindre service qui marche.

Tout est vendu. Il y a même un barrage qui a été vendu à un belge, au Kasaï !

Pour que ce genre de hold-up perdure, il faut alors garder un pseudo président, une main qui signe mais pas un cerveau qui réfléchisse !

Comment peut il lui arriver de penser que ce peuple a eu le malheur d'avoir un jour un vieux monsieur vicieux, jouisseur et malhonnête qui s'y est intéressé et a accaparé ses richesses et ses descendants continuent la sale besogne ?

Monsieur le Roi, l'Est du Congo serait très prospère aujourd'hui si les voleurs colons ne faisaient tout pour empêcher les peuplades du Congo à commercer avec leurs voisins et , par ailleurs frères, de la Tanzanie, du Burundi, du Rwanda, de l'Ouganda, du Soudan.

Comme à l'époque de la colonie où les belges, ce peuple friand des divisions, avait monté des notions fallacieuses, divisant un peuple pacifique des Grands lacs, en hutu et tutsi, engendrant et entretenant une haine qui continue à faire des morts dans cette région.

Ou, comme il est de coutume maintenant, comme quand la Belgique assassinera le Roi du Rwanda et imposera à la place un hurluberlu congolais nommé Kayibanda, et c'est très à la mode, de mettre des étrangers à la tête des pays que l'on veut piller, comme au Congo, en Côte d'Ivoire !

Kabila pense, marche, dort, agit et réagit en Tanzanien. Il n'y a que la vente des actifs du pays qui l'intéresse et aussitôt finie, il ira en Tanzanie.

Si vous avez le moindre sentiment de compassion pour les congolais, faites remettre ces sommes que les voleurs au pouvoir au Congo logent en Europe, remettez les sommes colossales que votre pays a pris et continue à voler du Congo.

Oui, voler.

Car les contrats et autres documents signés par Kabila n'ont aucune valeur juridique : le Congo n'est pas une monarchie, pour la première fois que l'aviez installé Chef de l'Etat et il a perdu les élections pour la seconde fois.

C'est un hold-up violent et sans pitié.

Il est tellement violent que le bras armé qui sert à asservir le Congo, la monusco, est défendue et prolongée par tous les moyens, même mensongers.

Un des hommes qui dirigent la monusco m'a confié récemment qu'ils ont donné ordre à leur personnel de se faire discret tant les congolais n'en veulent pas. Les congolais maintenant savent que c'est une force d'occupation.

ET on veut qu'elle reste ? Et même d'avoir son mandat renforcé. Pauvres congolais qui ne semblent pas comprendre ce qui se passe se battent avec ceux qui pouvaient les sortir de ce guêpier !

Et Chirac s'en mêle.

Des hommes comme Chirac, qui sont coupables d'avoir imposé ce voyou en lui donnant la stature internationale dès son arrivée par avortement, à la tête du Congo, osent même demander l'élargissement du mandat de cette force des mercenaires modernes des multinationales.

La nouvelle colonisation de prédation ne se gêne plus !

La monusco continue d' empêcher le Congo d'avoir son armée et sa police pour pouvoir se défendre contre la nouvelle colonisation, avec pour vecteurs, par les experts de mes deux, l'aide et les ong.

Human right watch, médecins sans frontières et autres mercenaires ont acquis tellement de pouvoir dans ce pays colonisé que ces ong se permettent de faire du chantage à Obama pour qu'il les laissent voler en rond.

Monusco. Quelle honte.

L'Afrique devrait quitter l'ONU si on ne lui avait pas imposé des présidents rigolos et jouisseurs.

Monusco , CPI, Human right Watch, tous ces noms qui sonnent mal dans les têtes des Congolais car vecteur de leur nouvelle colonisation. !

Monusco !

Elle doit rester pour que le pays n'ai aucun moyen de dire non au pillage et vol organisés par les occidentaux. Le bras chargé de signer, appelé président, est à défendre contre toute logique.

Sans elle, il n'aurait jamais fait un mois à la tête de ce pays.

Colonisation violente.

Tellement violent que l'on ne se gêne plus à appeler "aide", le vol, avec comme agents, toute la cohorte des hyènes affamées, disséminées partout en Afrique, dans un vocable anesthésiant de ONG, et autres.

Le roi consterné par le sort des Congolais de l'Est (qui au demeurant vivent mieux que la majorité des congolais de l'Ouest qui en arrivent à manger des insectes inconnus !) mais pas par le sang du caoutchouc, le pillage des mines et les assassinats des bons cadres, remplacés par des voyous, fidèles, chargés de signer tout ce qui leur est demandé, sans broncher ?

Le Chargé de signer en chef est l'illustration des motifs du meurtre de Lumumba.

Il n'est ni légal ni légitime.

Tout Chef d'Etat qui le succédera pourra le prouver facilement et annuler tous ses contrats pour lesquels vous l'aviez imposé ! Le successeur devra le faire, des toute ses façons, quitte à avoir l'Otan sur le dos.

Ne soyez donc pas consterné, monsieur le roi.

Laissez les Congolais vivre entre eux, avec leur voisins.

Ils se battront, feront la paix ensuite et ils grandiront pour savoir que le danger, ce n'est pas le voisin, mais le colon qui fournit à tous les armes pour qu'ils continuent à se battre pendant lui, pille et dit qu'il est consterné.

Restez en Europe et croyez moi, le Congo démarrera, vivra en paix, par les vrais congolais par eux mêmes, pas des postiches comme Bisengimana, Kabila, Matata, Katumbi, Katumba, Yuma, Getler et autres de vos serviles créatures.



KW
par Willma Kalu. jeudi 27 décembre 2012 -



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Face au drame du Kivu. Requalifier le mandat de la Monusco. A. Diouf, J. Chirac, Muhammad Ali, Valérie Trierweiler,… haussent le ton

(L'Avenir Quotidien 27/12/2012)
Une vingtaine de personnalités internationales de haut niveau viennent de faire une déclaration massue, dénonçant le drame qui se joue dans la partie Est de la République démocratique du Congo : « Au Kivu, on viole et massacre dans le silence », dénoncent-elles

Parmi ces personnalités figurent Muhammad Ali, Valérie Trierweiler, Jacques Chirac, Abdou Diouf, Federico Mayor, Yamina Benguigui, Denis Mukwege,… reconnaissant en outre que la Monusco, pourtant présente en Rd Congo depuis bientôt 13 ans, regarde et constate ces atrocités faute d’application réelle de son mandat

Et comme la communauté internationale peut arrêter l’hémorragie à l’instant, par une simple résolution du Conseil de sécurité, lesdites personnalités proposent que l’ordre soit donné aux 17. 000 soldats de la mission onusienne de remplir leur mission de garantir la paix et la dignité des Congolais, en utilisant la force ; ce qui rime heureusement avec le chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies

Qu’est-ce qui empêche la Communauté internationale à requalifier, toutes affaires cessantes le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) afin que cesse la guerre qui sévit dans la partie Est la Rdc qui a atteint le seuil de l’intolérable ? Des voix montent de toutes parts pour dénoncer ce drame que vivent présentement les populations du grand Kivu, surtout avec le nouveau phénomène dit M23. Ce mouvement rebelle sème terreur et désolation dans le coin depuis aujourd’hui 268 jours, et la communauté internationale le sait pertinemment bien.

Cette situation réveille tous les amis du Congo épris de justice et de paix. Les derniers en date, ce sont des personnalités internationales, issues du monde politique, social, culturel voire sportif. Elles condamnent fermement l’attitude de la Communauté internationale dont elles font partie du reste, quant à la léthargie qu’elle semble acquiescer, traînant du pied, hésitant, pour statuer une fois pour toutes sur le drame congolais. Est-ce le moment d’aller dans le sens de celui qui a dit que celui qui ne dit mot consent ?

Ce que doit devenir la Monusco

Dans une déclaration rendue publique, 20 (vingt) personnalités et non des moindres, montent au créneau. Elles s’insurgent toutes contre la passiveté des Nations Unies et veulent que soit, à l’instant même, requalifié le mandat de la Monusco afin de mettre fin à la tragédie qui conduit à des millions de morts déjà enregistrés. Que celle-ci soit à pied d’œuvre en tant que soldat face à l’ennemi de la Rd Congo, où cette force onusienne est d’ailleurs appelée à garantir la paix et la stabilité. A moins que ce ne soit que des mots creux, l’enfer étant pavé de bonnes intentions.

Les signataires de cette déclaration sont Muhammad Ali, Afro-américain, ancien Champion du monde toutes catégories de boxe ; Valérie Trierweiler, compagne du Président de la République Française, Ambassadrice de la Fondation Danielle Mitterrand ; Jacques Chirac, Ancien Président de la République Française ; Abdou Diouf, Ancien Président de la République du Sénégal et Secrétaire Général de la Francophonie ; Federico Mayor, Ancien Directeur Général de l’Unesco ; Me Robert Badinter, Avocat et Ancien Président du Conseil Constitutionnel de France ; Yamina Benguigui, Ministre française déléguée de la Francophonie ; Rosario Dawson, Comédienne ; Jonathan Demme, Réalisateur ; Eve Ensler, Auteur et Créatrice des V-Day ; Leymah Gbowee, Prix Nobel de la Paix 2011 ; Stéphane Hessel, Ancien Ambassadeur de France ; Angélique Kidjo, Chanteuse ; Claude Lanzmann, Ecrivain et Réalisateur ; Dr Denis Mukwege, Congolais, Gynécologue, Prix des droits de l’Homme des Nations Unies ; Thandie Newton, Comédienne ; Erik Orsenna, Ecrivain ; Atiq Rahimi, Ecrivain ; Jean Christophe Ruffin, Ecrivain ; Mahamat Saleh Haroun, Réalisateur,

Cependant, pour confirmer la disponibilité des casques bleus en Rdc, le Secrétaire Général Adjoint de l’ONU et chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous avait affirmé le 19 décembre dernier que « la Monusco était en alerte et que des renforts seraient envoyés si nécessaires ».

Le M23 est essentiellement formé d’ex-rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l’armée congolaise, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l’armée régulière dans la région du Kivu. Deux pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sont accusés par l’ONU de soutenir les rebelles, ce qu’ils ont toujours démenti malgré les preuves palpables de leur soutien. Le M23 n’est qu’un avatar du Rwanda et de l’Ouganda, vrais agresseurs du Congo.

Nous osons croire que cette déclaration massue (lire ci-dessous) de ces vingt personnalités pèsera lourdement dans la balance et amènera le Conseil de Sécurité à se prononcer dans les meilleurs délais en faveur de la requalification du mandat de la Monusco que tous les Congolais attendent avec impatience. Et ce, pour qu’elle soit in fine une force d’interposition capable d’éradiquer toutes les forces négatives dont le M 23 qui tourment l’Est du pays.

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Toute la vérité sur Kampala / Opposition : Christian Badibangi éventre le boa !

 (La Prospérité 27/12/2012)

Une nation sans une véritable Opposition Politique ressemble à un tribunal sans juge, dit un vieil adage. Les dernières révélations de Badibangi, Président National de l’USC, sur les méandres cachés de discussions de Kampala, confirment cette acception des choses. L’homme a du vent en poupe, depuis son retour à Kinshasa. Il développe de la ‘’nausée’’, pour certains de ses collègues Opposants qui, le jour, s’en prennent au régime alors que la nuit, ils lui monnayent, paradoxalement, les verbes et stratagèmes. Christian Badibangi dit avoir accepté librement de s’y rendre. Autrement dit, insiste-t-il, ‘’l’Opposition aurait tort (…) de ne pas observer ces pourparlers entre le M23 et les autorités de Kinshasa’’. Pour lui, en effet, certains de ses amis de l’Opposition parlementaire auraient exigé jusqu’à la hauteur d’une rondelette somme de 30.000 USD au régime, s’il fallait qu’ils consentent d’aller à Kampala. Tout le reste, y compris des déclarations tonitruantes faites sur dos, n’est que duperie et baliverne d’Ali Baba. Qui dirait mieux ? Revoici Christian Badibangi. Invité par le Gouvernement congolais à observer les pourparlers de Kampala, en sa qualité de Vice-président de la commission PAJ de l’Assemblée Nationale, l’élu de Dimbelenge, a fait la restitution à mi-parcours de ces assises. Sa communication a reposé sur 3 questions essentielles. Il s’agit de l’environnement de l’opposition congolaise ainsi que celui des assises de Kampala, la nature des revendications des rebelles du M23 et, les cerveaux moteurs de la guerre dans l’Est de la RDC. Le face-à-face Badibangi-Médias était également une occasion, pour le Président de l’Union Socialiste Congolaise (USC), de répondre à ses compères de l’opposition restés à Kinshasa, après l’avoir blackboulé. « Les groupes parlementaires ne sont pas de partis politiques qui doivent décider à la place de toute l’opposition congolaise. Même chez les fourmis, il y a de l’organisation », a-t-il lâché. Cette sortie du bois, rassure-t-il, ne vise pas à atomiser l’opposition politique congolaise mais de la rappeler à l’ordre. « On aurait tort de ne pas aller à Kampala. En tant qu’observateur, je crois que les assises de Kampala ont sauvé les meubles », a-t-il soutenu. La salle de conférence du Centre interdiocésain, à la Gombe, a servi de cadre à une conférence de presse animée par l’Honorable Badibangi. En liminaire, le Président national de l’USC a jugé le personnel politique congolais de ‘’défaillant’’ de part et d’autre, avant de répondre à ses compères de l’opposition qui l’ont récusé, pour avoir effectué le déplacement de Kampala. A entendre Badibangi, ces derniers ne pouvaient pas faire le déplacement de Kampala non pas pour des raisons avancées officiellement au cours des multiples conférences de presse et interviews mais parce que certains d’entre eux seraient de mèches avec le Rwanda. Sans les citer nommément, le Président national de l’USC a fait savoir que ces opposants avaient exigé du Gouvernement une enveloppe de 30.000 USD, pour faire le déplacement. Faute d’argent, ils ont refusé d’aller à Kampala. « C’est ça la vraie raison ! », a-t-il révélé. Inscrivant en faux la thèse des présidents de groupes parlementaires qui tenaient à participer aux assises de Kampala et non à s’y présenter en observateurs, Christian Badibangi a détruit cette thèse par un argumentaire logique. « L’opposition qui n’a jamais tué ou participé à une quelconque guerre. Comment va-t-elle participer à la réévaluation des accords dont elle n’est pas signataire, si ce n’est que d’observer ? », a-t-il réfléchi, à haute et intelligible voix. Et d’ajouter que le MLC, le RCD et le CNDP n’avaient pas de places aux assises de Kampala car ils ont été nourris par Kigali et Kampala. Il n’y a rien de national à Kampala S’exprimant sur ce qu’ont été les assises de Kampala jusqu’alors, l’élu de Dimbelenge note qu’il n’y a rien de national. Les rebelles rwandophones à consonance Tutsi sont, en réalité, au service du pouvoir de Kigali. Ils utilisent abusivement les noms de Tshisekedi et des prisonniers politiques, à Kinshasa, pour s’attirer la sympathie de l’Opposition congolaise et de toute la population. Et, les rwandophones à consonance Hutu sont victimisés. Il a également déballé les opposants qui manipulent l’opposition à Kinshasa et qui jouent le jeu du M23. En attendant l’aboutissement heureux des assises de Kampala, l’Honorable Christian Badibangi a dit mettre une sourdine sur certaines questions, pour permettre l’aboutissement heureux des négociations. Elles seront développées après la signature des accords, si cela aura lieu, espère-t-il. La Pros.

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Les rebelles aux portes de Bangui : des ressortissants congolais fuient la Centrafrique

publié il y a 2 heures, 26 minutes, | Denière mise à jour le 28 décembre, 2012 à 12:30 |
Des déplacés de guerre à l'EST de la RDCongo . (droits tiers).
Des déplacés de guerre à l'EST de la RDCongo . (droits tiers).
Des ressortissants congolais fuient la République centrafricaine (RCA) où les rebelles du Séléka sont aux portes de la capitale, Bangui, après avoir occupé plusieurs villes stratégiques du pays. La plupart de ces Congolais arrivent dans la cité de Zongo, dans la province de l’Equateur, à la frontière avec la RCA. La panique avait aussi envahi Zongo mercredi 26 décembre suite à des tirs à l’arme lourde qui retentissaient depuis la capitale centrafricaine.

Le maire de Zongo, Michel Swazo Yeke-Yeke, explique que des soldats français ont tiré à l’arme lourde pour protéger leur ambassade à Bangui contre une attaque de manifestants.

Selon l’AFP, des manifestants pro-pouvoir ont lancé des projectiles contre l’ambassade de France à Bangui, après avoir fait un sit-in devant l’ambassade américaine, pour protester contre la situation dans leur pays, occupé en partie par la coalition rebelle du Séléka (Alliance en sango, l’une de deux langues officielles de la Centrafrique).

Ces manifestants reprochaient notamment à la France de « les lâcher », explique l’agence de presse française.
Les autorités municipales de Zongo assurent que les tirs n’ont pas atteint le territoire congolais. La fumée qui s’élevait de Bangui a néanmoins semé la panique au sein de la population.

Plusieurs ressortissants congolais vivant en RCA, dont le nombre n’est pas encore déterminé, ont fui vers la cité de Zongo et les localités environnantes.
D’autres mouvements de populations, en provenance de la République Centrafrique vers le district congolais de Mobayi-Mbongo, ont aussi été signalés.

Les autorités de ce district parlent d’environ cinq mille personnes déplacées.
La coalition rebelle du Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre, réclame « le respect » d’accords de paix conclus entre 2007 et 2011, auquel le pouvoir centrafricain ne s’est pas plié, selon elle.
En deux semaines, elle s’est emparée de villes stratégiques, s’approchant de Bangui.

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