lundi 3 février 2014

Mort de Nelson Mandela: après l'effervescence des cérémonies, l'heure du bilan

Hommages et recueillement autour de la dépouille de Nelson Mandela mis en terre dimanche 15 décembre à Qunu, le village de ses ancêtres.
Hommages et recueillement autour de la dépouille de Nelson Mandela mis en terre dimanche 15 décembre à Qunu, le village de ses ancêtres.
AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Par RFI
Mandela a été enterré. Depuis son décès le 5 décembre dernier, l'organisation des diverses cérémonies a été un vrai défi pour les autorités sud-africaines qui ont réuni autour de Nelson Mandela et de sa famille pléthore de personnalités du monde politique, de la culture, et de simples citoyens. Une mission globalement réussie - la famille de Mandela se dit satisfaite-, malgré la polémique sur le chahut dont a été victime le président sud-africain Jacob Zuma lors de la cérémonie au stade de Johannesburg.

Avec notre envoyé spécial,
Mandela a été mis en terre, les services de l’Etat et les contractuels embauchés pour les diverses cérémonies vont pouvoir goûter un repos bien mérité.

Certains seront peut-être sanctionnés à commencer par la personne qui a recruté Thamsanqa Jantjie : le faux interprète pour sourds et malentendants était un schizophrène qui avait des antécédents judiciaires or il s’est trouvé, des heures durant, à quelques pas de chefs d’Etat mardi au stade de Soweto. Il y a eu aussi un manque d’anticipation : pas assez de parkings pour la veillée funèbre à Pretoria, de la bousculade ou du chahut, le tout relevé et commenté par une presse sud-africaine à l’affût et puis la polémique lorsque le président Jacob Zuma a été hué à Soweto. Etait-ce le lieu ? Le débat a fait rage…
→ à (re)lire : Hommage à Mandela: la presse sud-africaine se focalise sur les huées visant Jacob Zuma
Jacob Zuma contesté
Jacob Zuma s’est posé en président de tous les Sud-africains lors de son hommage à Mandela dimanche, un président rassurant. « Mandela, alors que ta longue marche s’achève, la nôtre se poursuit », a dit jacob Zuma. Mais dans la phrase suivante il a ajouté : « Tu laisseras éternellement le souvenir d’un homme intègre, des valeurs que l’ANC chérit ».

Or, l’intégrité de Jacob Zuma est mise à mal. Les dépenses assumées par le contribuable, pour rénover son complexe résidentiel de Nkandla dans le KwaZulu-Natal, s’élèvent à 16 millions d’euros, ne cessent de défrayer la chronique.
Au pouvoir depuis 2009, Jacob Zuma a également promis de porter un coup fatal à la pauvreté, une promesse sans cesse renouvelée par le président du pays le plus inégalitaire au monde. L’ANC présidée par Zuma est-elle réellement disposée à redistribuer les richesses ? Rien n’est moins sûr.

A l’issue de la cérémonie d’adieu à Mandela, organisée par le parti au pouvoir à la base militaire de Waterkloof samedi, les membres de l’ANC, des cadres pour la plupart, se sont battus comme des chiffonniers lors de la distribution de tee-shirts ANC collector « Au revoir tata Madiba ». Un homme, costume bien ajusté, est parti avec quinze tee-shirts pour lui tout seul, avant de monter, comme nombre de ses camarades, dans un 4X4 de marque allemande.
La famille Mandela satisfaite
Il n’empêche que l’Afrique du Sud a relevé le défi : accueillir avec quatre jours de préavis près de cent chefs d’Etat et des milliers de personnes qui ont pu se recueillir devant la dépouille de Nelson Mandela. Elle a aussi bâti en moins de dix jours, au beau milieu d’une plaine de Qunu, un palais des congrès des plus somptueux et puis surtout la famille de Nelson Mandela est satisfaite. Bantu Holomisa, le président du parti UDM et ami de Madiba l’a dit hier, dimanche, au nom de la famille Mandela : malgré des incidents logistiques et des controverses mineures, nous sommes touchés par tous vos efforts et votre solidarité et nous vous en remercions.
Nelson Mandela : mort d'un géant

Afrique du Sud: le testament de Nelson Mandela rendu public

Nelson Mandela, en 2004.
Nelson Mandela, en 2004.
REUTERS/Mike Hutchings

Par RFI
Plus d’un mois après la mort de Nelson Mandela, son testament a été dévoilé ce lundi 3 février 2014. Sa fortune a été provisoirement évaluée à 46 millions de rands, soit plus de 3 millions d’euros qui devront être partagés entre ses proches, mais pas uniquement. Depuis sa mort, le testament de Madiba fait l’objet de déchirements au sein de sa famille.Notamment entre ses enfants et sa dernière femme, Graça Machel.

Nelson Mandela laisse derrière lui un testament d’une cinquantaine de pages, où il lègue ses biens à ses enfants, ses petits-enfants, sa femme, mais également à son personnel de maison et à différentes universités et écoles. Il lègue, par exemple, une somme d’argent à l’école secondaire de Qunu, le village où il a grandi, à un lycée de Soweto ainsi qu’à l’université de Witswatersrand, une des facultés de Johannesburg où il a étudié.

Pour Georges Bizos, avocat des droits de l’homme et ami de l’ancien président, son testament et à l’image de sa vie. Il a légué de l’argent à des écoles parce que l’éducation était pour lui ce qu’il y avait de plus important.

La moitié de la fortune de Mandela à son épouse
Autre point important de ce document : 50% de tout ce qu’il possède, notamment sa maison à Houghton, où il est mort, revient à sa femme Graça Machel. Dans les dernières semaines, sa maison avait fait l’objet d’une dispute familiale. Certains enfants et petits-enfants de Nelson Mandela ayant intimé l’ordre à Graça Machel de quitter le domicile familial.

L’ancien président demande notamment à ce que sa maison de Qunu, où il est enterré, soit léguée à la fondation familiale Nelson Rohlilala Mandela Family Trust, et que cette maison serve de lieu de rassemblement de la famille Mandela afin de « maintenir son unité longtemps après ma mort ». Pour finir, il n’est fait aucune mention de Winnie Mandela, sa deuxième femme, dont il s’est séparé en sortant de prison.

Martin Kobler: en RDC, «la réconciliation prendra du temps»

La réconciliation en RDC est difficile voir impossible avec le régime de Joseph Kabila qui ne travaille qu'aux intérêts des certains individus au pouvoir et étrangers au lieu de tout un peuple congolais

Des casques bleus de la brigade du Nord-Kivu de la MONUSCO en patrouille dans une rue de Goma croisent un groupe de jeunes en provenance d’un match de football, le 4 janvier 2013
Des casques bleus de la brigade du Nord-Kivu de la MONUSCO en patrouille dans une rue de Goma croisent un groupe de jeunes en provenance d’un match de football, le 4 janvier 2013
MONUSCO/Brigade du Nord-Kivu.

Par Nicolas Champeaux
Les représentants des onze signataires de l'accord-cadre sur la paix et la sécurité en RDC se sont retrouvés à Addis-Abeba, en marge du sommet de l'Union africaine qui s'est tenu en fin de semaine dernière. Un plan d'action prioritaire a été adopté pour s'assurer que les Etats tiennent les engagements pris lors de la signature de cet accord-cadre, parrainé par les Nations unies il y a un an. Car, malgré la défaite des rebelles du M23 en novembre, de nombreux groupes nocifs subsistent, dans les Kivus, mais aussi au Katanga comme l’explique Martin Kobler, le chef de la Monusco, la mission des Nations unies en RDC, invité de Nicolas Champeaux.

A noter que, depuis l'enregistrement de cet entretien, un chef des FDLR a déclaré la fin des hostilités contre le Rwanda. Une déclaration qui reste à être confirmée sur le terrain.
RFI : Quelle est la portée du plan d’action signé au Sommet de l’Union africaine ?
Martin Kobler : Je crois que c’est très important d’avoir ces réunions à haut niveau, régulièrement, pour mettre en œuvre les engagements dans la région, afin de voir ce qui a été fait et ce qui reste à faire, ce qu’il faut concrétiser. On a avancé par rapport au premier document qui a été fait à New York il y a six mois je crois. Le document actuel est plus concret. On a fixé les délais, on a distribué les tâches entre le gouvernement du Congo, la région, le Rwanda et la Monusco.
Que se passe-t-il lorsqu’un Etat signataire ne remplit pas ses obligations ? Prenons le cas du Rwanda. Le rapport des Nations unies pointe de nouveau un soutien du Rwanda au M-23 en violation de l’accord de février.

On a des réunions et on va le mentionner. Je crois que ce n’est pas le problème. Maintenant on est dans une nouvelle période, c’est la fin militaire du M23. Il faut construire la paix. C’est aussi l’objectif, le but de cet accord. Ce n’est pas de regarder en arrière.

Il y a également toute une partie qui concerne spécifiquement les responsabilités du gouvernement congolais au niveau de l’engagement national. Et là, vous la Monusco, vous êtes chargé de vérifier ?
Nous avons le mandat du Conseil de sécurité, pas seulement de combattre les groupes armés, mais aussi de travailler d’une manière constructive sur cette part de l’accord-cadre des engagements nationaux, par exemple sur la réforme de la sécurité.
La réforme essentielle…
C’est très important d’avoir une police qui est bien payée, qui est bien entraînée, une armée qui est réformée et qui va sécuriser la stabilité du pays.
Au niveau des sept points qui concernent spécifiquement Kinshasa, il y a la réconciliation. Est-ce que vous estimez que les choses évoluent suffisamment rapidement ?
Non, je suis impatient. Je suis un homme impatient, mais je sais que la réconciliation, ça prend du temps. C’est un processus mental. Il faut travailler constamment et régulièrement sur le processus d’intégration des les vieux ennemis dans la société. Par exemple le M23, ils sont maintenant au Rwanda, en Ouganda. Congo. Ceux qui sont Congolais doivent rentrer au Congo : le DDR c’est la démobilisation, le désarmement et la réinsertion dans la vie civile.
Le commandant militaire de la Monusco a déclaré il y a peu que la lutte contre les ADF-Nalu relevait exclusivement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ce qui a déclenché l’ire de Kinshasa. Que dit le plan d’action ? Est-ce que ce différend est réglé ?
Nous avons ici une position très claire. Notre priorité c’est la lutte contre les FDLR. Après la défaite militaire du M23, on a consacré deux tiers de notre force pour combattre les FDLR. Mais ça veut pas dire que l’on néglige le combat contre les ADF-Nalu. Le reste de la brigade d’intervention est consacré pour assister les FARDC dans leur combat contre les ADF-Nalu au Nord.
Parlez-nous un peu de ce nouveau groupe rebelle dont on ne sait pas grand-chose finalement. Qui sont-ils ? Comment opèrent-ils ? Sont-ils bien équipés ?
ADF-Nalu, c’est un groupe anti-ougandais. Tous les groupes armés sont différents. La lutte contre le M23, c’était une lutte contre une sorte d’armée. Le combat contre les FDLR, c’est encore différent puisqu’ils sont organisés en petits groupes. Et le combat contre les ADF-Nalu, c’est encore autre chose. Ils ont une autre stratégie de guérilla, mais aussi, ils commettent des atrocités contre la population.
Le cas des M23 a été pratiquement réglé en novembre. Quels sont les autres défis ? Parce qu’il y a énormément de forces nocives dans l’est de la RDC, une quarantaine. Est-ce que ce n’est pas plus difficile de s’attaquer à ces différentes forces éparpillées et moins visibles que le M23 ?
Il faut prioriser ici. On agit dans une région qui a la dimension de l’Afghanistan c'est pourquoi il faut établir des priorités. Et notre priorité ce sont ces trois organisations : M23, FDLR, ADF-Nalu. Il faut d’abord régler les problèmes avec eux parce que plus tard, ce sera plus facile de régler ceux posés par les Maï-Maï. Mais j’admets qu’on a des cas de violations des droits de l’homme par les groupes Maï-Maï.

C’est un grand problème parce que nous avons l’obligation de neutraliser, d’une manière offensive, tous les groupes armés. On voit des atrocités commises par les groupes Maï-Maï maintenant au Katanga. [D'autres groupes Maï-Maï ] sont aussi actifs dans les territoires du Kivu avec des viols en masse. Il faut s’occuper de ce problème. Mais on ne peut pas être partout. Maintenant notre priorité c’est de combattre les FDLR et les ADF-Nalu.

Les dirigeants africains appelés au respect de la Constitution

Ces dirigeants africains qui s'accrochent au pouvoir de gré ou de force en modifiant dangereusement leur constitution; en tripatouillant les élections... tels que Joseph Kabila, Blaise compaoré, Paul Bia, Denis sassou Ngwesso, Santos Édouard, Eyadema, Idris Debis, etc ... 

Ces quelques hommes doivent savoir qu'ils font souffrir tout un continent, ils tuent des milieux des peuples pour le pouvoir... aux yeux de la comm internationale, des grandes puissances qui leurs soutiennent... PIRE HORREUR..

février 2, 2014, | Denière mise à jour le 2 février, 2014 à 3:32 | sous Emissions, Magazine UN. Mots clés: , , , ,

Russ Feingold, nouvel émissaire des Etats-Unis pour la région de Grands lacs/Ph. Droits tiersRuss Feingold, nouvel émissaire des Etats-Unis pour la région de Grands lacs/Ph. Droits tiers
Le magazine des Nations unies de ce dimanche 2 février se penche à la Une sur l’appel lancé par Russ Feingold. Lors de son séjour à Kinshasa la semaine dernière, l’envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands lacs a invité les dirigeants africains au respect de la Constitution et à s’en tenir au mandat qui leur a été confié. 

L’émission du jour aborde aussi le sujet sur les scientifiques congolais, qui sont eux appelés à donner de la voix dans les médias. Un objectif du PNUD, impliqué dans une étude sur la dynamique des inégalités sociales et économiques en RDC. Dans cette édition, un expert de cette agence onusienne donne plus de détails dans la rubrique «Décryptage».

Faire la part belle aux investisseurs étrangers au détriment des communautés locales. Voilà en quoi s’insurge le Fonds mondial  pour la Conservation de la nature, WWF. C’est un autre sujet qu’exploite le magazine des Nations unies.
Décryptage
Dans cette rubrique, Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) appuie et accompagne une étude dont la thématique est : «La dynamique des inégalités sociales et économiques et édification de la nation/Etat en RDC». Ernest Bamou, Conseiller conomique principal auprès du PNUD/Bureau RDC décortique avec nous les concepts de cette thématique.
Nouvelles en bref
*Bientôt une loi portant protection des droits des déplacés internes en RDC.

* Publication d’un rapport de l’ONU chargeant le Rwanda.
*Au Sud-Kivu, le HCR a rapatrié jeudi dernier 39 réfugiés rwandais.
Invité
Le Fonds mondial pour la conservation de la nature, WWF, réagit au projet de loi portant régime général des hydrocarbures, actuellement sous examen au parlement. Cette ONG internationale estime que le  texte  fait la part belle aux investisseurs étrangers, au détriment des communautés locales.
Nouvelles de province

En visite de travail à Lubumbashi, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies chargé des opérations dans l’est de la RDC a visité ce lundi l’école de formation de la police de la Kasapa. Pour le général Abdallah Wafi, il est important que la province du Katanga soit aussi prise en compte dans des projets sur la réforme de la police nationale congolaise.
Portrait

Monusco : Georges Dominique de l’unité vidéo
Question aux UN
Nous avons sélectionné pour vous la question de notre confrère Alo Walikani de la RNTC. Sa question porte sur les drones. Le général Carlos Dos Santos Cruz, commandant des forces de la Monusco y a répondu.

Agenda de la semaine
Deux rendez-vous à inscrire dans vos carnets : 4 février prochain, le monde entier commémore la journée mondiale  contre le cancer. Et le 6 février, Outreach ou l’unité de sensibilisation de l’Info publique de la Monusco poursuit sa campagne sur l’éducation à la paix, les conflits interreligieux, avec un atelier sur la formation des journalistes sur les questions religieuses.
Suivez.

dimanche 26 janvier 2014

POURQUOI APRES LA FRANCAFRIQUE DE HOLLANDE C'EST L'AMERICAFRIQUE PREVUE PAR OBAMA EN AOUT PROCHAIN ??

Sommet de Washington : ces dirigeants africains qu'Obama ne veut pas voir

Francafrique
 Quelle est Cette bande des dirigeants africains corrompus qui fonctionnent sous commandement occidental?? La francafrique qui a ruinée et qui a mit à sang toute l'Afrique et voilà s'ajoute l'Américafrique

Après l'Élysée, les dirigeants africains sont invités début août à la Maison Blanche pour participer au premier sommet États-Unis - Afrique. Mais tous ne sont pas les bienvenus à Washington…
 
Une première dans les relations africano-américaines. Barack Obama a invité les chefs d'État et de gouvernement du continent à prendre part à un sommet États-Unis-Afrique les 5 et 6 août prochains à Washington. L'annonce a été rendue publique le 21 janvier sur le site internet de la Maison Blanche. Objectif affiché : "renforcer les liens avec l'une des régions les plus dynamiques du monde", en mettant l'accent sur "les objectifs de l'administration américaine en matière de commerce et d'investissement et sur son engagement vers la sécurité et la gouvernance démocratique" sur le continent africain.
Une liste de 47 pays africains
Qui sont invités à ce sommet sans précédent ? "Il est trop tôt pour avoir tous les noms, explique une source proche du dossier. Il faut encore régler toutes questions protocolaires au cas par cas". Mais on peut déjà se faire une petite idée sur les probables invités de mois d'août de Barack Obama. Une liste circule en effet à la Maison Blanche reprenant 47 pays qui seraient en "bonnes relations avec les États-Unis" et dont les dirigeants seraient potentiellement les bienvenus aux États-Unis.
Il s'git entre autres du président rwandais Paul Kagamé, malgré les récentes tensions entre les deux pays suite aux prises de position du gouvernement américain sur le soutien présumé de Kigali aux rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), dans l'est de la RDC, ou, plus récemment, sur l'assassinat de l'opposant Patrick Karegeya, ancien chef des services de renseignement extérieur du Rwanda. Le Kenya se retrouve également sur la liste. Son président Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto sont pourtant poursuivis pour crimes contre l'humanité dans deux procès séparés devant la Cour pénale internationale (CPI).
Le président soudanais, Omar el-Béchir, recherché par la CPI, n'est en revanche pas le bienvenu : son nom ne figure pas sur la liste des États retenus par Washington. Le Zimbabwe, qui entretient des rapports exécrables avec les États-Unis, n'est pas non plus convié. L'opposant Morgan Tsvangirai (il avait été reçu en 2009 par Barack Obama à la Maison Blanche), qui faisait jusqu'ici le pont entre Harare et Washington, n'est plus à la tête du gouvernement zimbabwéen. Le poste de Premier ministre qu'il occupait a été supprimé au lendemain de la présidentielle controversée qui l'avait opposée fin juillet 2013 au président Robert Mugabe. Preuve des tensions entre les deux pays : depuis plusieurs années, Mugabe et tous les autres dirigeants de son parti, le Zanu-PF, sont interdits de voyager aux États-Unis.
Les pays suspendus de l'UA non conviés
Et pour être sur la même longueur d'ondes que l'Union africaine, la Maison Blanche ferme également ses portes à tous les leaders dont les pays suspendus par l'organisation continentale. L'Égypte, la Centrafrique, le Madagascar, l'Érythrée et la Guinée-Bissau sont, pour le moment, black-listés.
"Les derniers développements à Bangui, avec la démission de Michel Djotodia et l'élection d'un nouveau président de la transition, pourrait peut-être contribuer au repêchage de la Centrafrique", estime cependant une source proche du Conseil de paix et de sécurité de l'UA. Signe encourageant : l'organisation panafricaine a salué la désignation de l'ancienne maire de Bangui à la tête du pays.
De son côté, la Grande île vient également de tourner la page sombre du coup de force de 2009, laquelle avait valu non seulement la suspension du pays de l'UA mais également son exclusion de la liste des pays africains pouvant bénéficier d'un partenariat privilégié avec les États-Unis. Hery Rajaonarimampianina, soutenu par l'ancien homme fort du régime de transition Andry Rajoelina, a été investi, le 17 janvier, chef de l'État malgache. Suffisant pour signer le retour du pays sur la scène internationale ? Pas sûr. Comme pour le cas de l'Égypte qui vient d'adopter une nouvelle Constutition, Washington voudra voir la suite des événements. "La démocratie est plus qu'un référendum ou une élection (...). C'est ce qui [vient] après qui [forge] le cadre politique, économique et social" d'un État, insiste John Kerry, le chef de la diplomatie américaine.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140122163051/barack-obama-maison-blanche-sommet-de-washington-tats-unis-afrique-sommet-de-washington-ces-dirigeants-africains-qu-obama-ne-veut-pas-voir.html

vendredi 10 janvier 2014

Rwanda yakanusha uvumi kuhusu kifo cha Rais Paul Kagame

Paul Kagme, rais wa Rwanda
Paul Kagme, rais wa Rwanda
RFI

Na RFI
Ikulu ya rais wa Rwanda imekanusha leo ijumaa uvumi kuhusu kifo cha rais Paul Kagame, ambao umepelekea raia wa mji wa Goma kuandamana mabarabarani wakisheherekea kwa furaha taarifa hio. Rwanda iliingia kijeshi mara kadhaa kwenye aridhi ya Congo, hasa ikiwaunga mkono waasi dhidi ya utawala wa Kinshasa wakati wa vita viliyoibuka nchini Jamuhuri ya Kidemokrasia ya Congo ikiitwa Zaïre wakati huo, katika miaka ya 1996-1997 na katika miaka ya 1998 hadi 2003.

Rwanda imeelezea mshangao wake kuona uvumi huo ukizagaa, huku raia wa mashariki ya Congo wakiandamana wakionyesha furaha kuhusiana na na taarifa isiyokua ya kweli.
Afisa m'moja anaefanya kazi kwenye Ikulu ya rais wa Rwanda, amefahamisha AFP kwamba taarifa ya kifo cha rais Paul Kagame ilikua uvumi mtupu.
“ Rais wakati huu tunaongea, anakutana kwa mazungumzo na wanafunzi wa chuo kikuu kutoka Marekani. Muko huru kuja kuhudhuria kikao hicho, na muweze kukutana nae, ameendelea kusema afisa huyo.
Paul Kagame, mwenye umri wa miaka 56, ni rais wa Rwanda tangu mwaka wa 1994, baada tu ya waasi wa RPF kushinda jeshi la Rwanda lilokua likimuunga mkono rais Juvenal Habyarimana. Chanzo cha kushindwa kwa jeshi la Rwanda ni mauaji ya kimbari, ambayo lilihusishwa jeshi hilo.
Watu laki nane, wengi wao kutoka jamii ya watutsi waliuawa.
Wafuasi wa rais Paul Kagame wanamsifu kwamba ni mtu mwenye mtazamo katika masula ya uchumi, na lengo lake ni kuliendeleza taifa la Rwanda, huku wapinzani wake wakimtuhumu kujihusisha na tabia mbovu ya kufuta vyama vya upinzani.
Paul Kagame amevaa lawama, kwa mujibu wa Jumuiya ya Kimataifa, kutokana na kuunga mkono makundi ya wapiganaji mashariki mwa Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, licha ya kua Kigali imeendelea kukanusha madai hayo.

Démission forcée en RCA: La France met l'Afrique à génoux

RCA: la démission de Djotodia officialisée à Ndjamena....

C'est la nouvelle Francafrique atroce ou la néocolonialisme ou la domination totale de l'Afrique??......

La France après avoir installer son marionnette en Cote d'Ivoire, en Lybie, au Mali, en Tunisie, aujourd'hui la RCA tombe dans le filet de la France et la suite continue en Afrique noire

Michel Djotodia a démissionné ce vendredi 10 janvier.
Michel Djotodia a démissionné ce vendredi 10 janvier.
AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Par RFI
Attendue depuis plusieurs jours, la démission du président centrafricain Michel Djotodia a été annoncée ce vendredi 10 janvier 2014 en fin de matinée, tout comme celle de son Premier ministre Nicolas Tiangaye. Un événement qui a mis fin au sommet de la CEEAC à Ndjamena consacré à la Centrafrique. Désormais, les membres du CNT, le Parlement provisoire centrafricain, doivent se rencontrer pour organiser la suite du pouvoir dans le pays. Derrière cette démission, le Tchad de Déby et la France, plus discrètement.

Le sommet de la CEEAC s’est donc terminé sur la démission de Djotodia. Une démission, pressentie depuis quelques jours, qui est désormais actée. Il faut dire que ce sommet marathon s'était ouvert sur un discours virulent du président tchadien, Idriss Déby, réclamant que les répressions exercées sur les civils, les exécutions sommaires, la haine contre les étrangers cessent en Centrafrique. Mais déjà le président tchadien indiquait « toute solution aux problèmes centrafricains ne peut provenir que des Centrafricains eux-mêmes ».
Et ça à été le leitmotiv de la journée de jeudi. Le sommet des chefs d'Etat a voulu prouver qu'il n'imposerait rien. Il a donc décidé sans autre forme de préavis de faire venir à Ndjamena le Parlement de transition, le CNT. Un avion a été dépêché à Bangui. Il est arrivé à N'Djamena en début de soirée avec à son bord les 135 membres, ainsi que différentes personnalités. Et les travaux ont repris pour durer jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi.
La feuille de route donnée par Déby a été on ne peut plus claire « Les autorités qui ont eu la charge de mener cette transition n'ont pas su répondre aux attentes des Centrafricains. Il vous appartient de prendre la mesure de la gravité de la situation en choisissant librement vos dirigeants ». La démission de Djotodia actée, les 135 membres du Conseil national de transition vont prendre le chemin du retour.


Gervais Lakosso
membre du CNT centrafricain
Je suis soulagé.
 
10/01/2014 par RFI
Poursuite des discussions à Bangui
Le CNT va poursuivre ses discussions à Bangui et tourner la page Djotodia. Selon la procédure, inscrite dans ce qu'on appelle la Charte constitutionnelle de transition, la démission de Michel Djotodia doit être formellement remise à Alexandre Ferdinand Nguendet, le président du Conseil. Il doit ensuite faire constater la vacance du pouvoir par le président de la Cour constitutionnelle de transition. Un président qui était resté dans la capitale centrafricaine.
Session extraordinaire du CNT
Ensuite, Alexandre Ferdinand Nguendet a quinze jour pour convoquer une session extraordinaire du CNT en vue d'élire un successeur. Cette étape avait d’abord était envisagée à Ndjamena, avant que les membres du CNT ne rentrent finalement à Bangui. La charte précise que « Les candidatures suscitées feront l'objet d'une large consultation entre les forces vives de la nation ».

■ Le Tchad de Déby et la France aux manettes
La démission du président Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye est le fruit d'une action résolue du Tchad, de son président Idriss Déby mais aussi de façon plus discrète de la France.
A la manœuvre, il y a eu un Idriss Déby bien décidé à sceller par tous les moyens le sort des dirigeants centrafricains. Il convoque Michel Djotodia et son Premier ministre pour un sommet régional qu'il a lui-même initié. Il fait transférer le CNT, le Parlement de transition, par avion jusqu'à Ndjamena. Il dresse à la tribune un réquisitoire sans appel de l'action des dirigeants centrafricains.
Rarement son poids dans les affaires de RCA n'aura été à ce point étalé au grand jour. Idriss Déby, qui avait lâché François Bozizé en mars 2013 change aujourd'hui son fusil d'épaule. Mais Idriss Déby n'agit pas seul. Et le sort de Michel Djotodia fut aussi largement scellé par la France.
La phrase de Hollande
Le 8 décembre sur RFI le président français lâche une phrase qui résonnera longtemps à Bangui : « On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, qui a laissé faire ». Dès le 1er janvier, Paris sonde les pays de la région. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian se rend à Ndjamena puis effectue une mini-tournée auprès de Denis Sassou Nguesso et d'Ali Bongo.
Le 3 janvier, Jean-Yves Le Drian retourne voir Idriss Déby. Tout le monde est sur la même ligne. Les heures de Michel Djotodia sont dès lors comptées. Il restait à mettre en scène son départ. Idriss Déby s'en est chargé, sans le moindre état d'âme.