mercredi 2 janvier 2013

Joyeux Noél: vidéo célébration


BONNE ET HEUREUSE ANNÉE



(Cliquez "Kathleen Battle-Frederica Von Staade" Berlin)
Vidéo de Noél





RDC : l'opposition rejette l'appel du président Kabila à un dialogue intercongolais «sans condition»

Priorité à l'armée et à la cohésion nationale a martelé Joseph Kabila dans son discours à la nation au Palais du peuple, le 15 décembre 2012.

Priorité à l'armée et à la cohésion nationale a martelé Joseph Kabila dans son discours à la nation au Palais du peuple, le 15 décembre 2012.
AFP/Junior D. Kannah

Par RFI

L'opposition n'est pas convaincue par l'appel au dialogue du président Kabila et a rejetté sa proposition. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), affirme ne pas se sentir concernée par cet appel. On affirme que les contours du cadre de concertation et d'échange évoqués par le président sont encore flous. Dans ses voeux adressés au pays, Joseph Kabila a affirmé vouloir renforcer la cohésion nationale face au mouvement des rebelles du M23.
« Nous unir davantage ». C’est par ces mots que Joseph Kabila a invité lundi 1er janvier la classe politique à la cohésion nationale. Un appel que le président congolais a voulu aussi solennel que celui lancé le 15 décembre, lors de son discours sur l’état de la Nation.

Cette fois cependant, le chef de l’Etat est allé encore plus loin en réclamant une concertation nationale et « sans condition ». Une exigence, selon lui, devant la menace que fait peser la rébellion du M23 sur l’est du territoire. L’appel du président revêt toute son importance, à deux jours de la reprise des négociations à Kampala entre Kinshasa et le M23.

Dialogue inclusif
Mais à l’UDPS, on déclare ignorer l’appel du président Joseph Kabila en faveur de la cohésion nationale pour faire face à la guerre de l’Est. « Nous ne sommes pas concernés par l’appel de monsieur Kabila, c’est une distraction. » Le ton est ferme dans l’entourage de l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Pour l’opposition qui siège au Parlement, les contours du cadre de concertations et d’échanges, évoqués par le chef de l’Etat dans son message de vœux, sont encore flous.

Les membres de cette opposition institutionnelle rappellent alors leurs exigences depuis le premier appel à la cohésion nationale, appel lancé il y a plus ou moins deux semaines par le président devant les deux chambres du Parlement : un dialogue inclusif avec un facilitateur international pour parler de tout ce qui divise les Congolais.

Cela permettrait, dit-on dans les rangs de l’opposition, de parvenir à une véritable réconciliation et à des solutions durables. Ce dialogue inclusif est un préalable à toute nouvelle discussion depuis les résultats de la dernière présidentielle. Cette élection controversée qui a porté Joseph Kabila au pouvoir reste, en effet, toujours contestée par une partie de la classe politique.

mardi 1 janvier 2013

RDC : deux dirigeants du M23 interdits de voyager par l’Onu

publié il y a 5 heures, 29 minutes, | Denière mise à jour le 1 janvier, 2013 à 7:23 |
 
"Les sanctions ONUsiennes contre les tueurs Runiga et Badege c'est une perte de temps car ils étaient només par Kagamé. Pour rétrouver la paix dans les grands Lacs, il faut sanctionner la source et la cause principale des crimes c'est kagamé. Pourquoi Omar El bechir est sous mandat d'arrêt, Laurant Bagbo était arrêté, ... pourquoi pas Kagamé. Trop c'est trop les crimes comisent par Kagame, il doit être arrêter. C'est la seule solution d'avoir la paix dans les grands lacs"
 
Le pasteur Jean-Marie Runiga, chf politique du M23. AFP PHOTO / Junior D.Kannah
Le pasteur Jean-Marie Runiga, chf politique du M23. AFP PHOTO / Junior D.Kannah
Le conseil de sécurité des Nations unies a pris de nouvelles sanctions contre des responsables du M23 et des FDLR, deux rébellions qui sévissent dans l’est de la RDC. Jean-Marie Runiga Lugerero et Eric Badege considérés respectivement par le conseil comme « le chef civil du M23 » et « un commandant du M23 soupçonné d’exactions contre des femmes et des enfants » sont interdits de voyager. Leurs avoirs sont également gelés.

Nous estimons que ces décisions vont faciliter des progrès vers une paix durable dans l’est de la RDC », a déclaré dans un communiqué l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Suzanne Rice, demandant aux membres du M23 et du FDLR « de faire défection et de se démobiliser afin de se dissocier des groupes sanctionnés ».

La diplomate américaine a évoqué l’éventualité de « mesures supplémentaires du Conseil contre ceux qui persistent à fournir un appui extérieur au M23 ou à contrevenir à l’embargo sur les armes » imposé aux groupes armés actifs en RDC.
La RDC, l’Onu ainsi que plusieurs organisations accusent le Rwanda de soutenir la rébellion du M23.

Le gouvernement congolais s’est dit satisfait de « ces sanctions qui viennent d’être prises contre les deux groupes armés à la base de la déstabilisation dans la région de l’Est de la RDC ».

Son porte-parole, Lambert Mende, souhaite que ces mesures prennent « la forme la plus effective possible pour donner une chance à la RDC et à toute la région des Grands lacs de retrouver la paix d’une manière durable ».
Interrogé sur l’efficacité de ces sanctions, le ministre congolais a indiqué que ces mesures, qui empêchent « aux membres d’un mouvement comme celui-là d’aller et de venir, vont avoir un impact sur tous les apprentis sorciers qui s’apprêtaient à faire comme Runiga ou d’autres ».

En novembre dernier, l’Onu avait pris des sanctions contre deux autres dirigeants du M23, Baudouin Ngaruye et Innocent Kaina.
Le premier est accusé entre autre d’exécutions et de tortures contre des déserteurs du M23, ainsi que de graves violations des droits de l’homme et du droit international. Il aurait commis des meurtres, des mutilations et des enlèvements des femmes.

Le second est accusé d’avoir supervisé le recrutement et l’entraînement de plus de 150 enfants pour la rébellion du M23. Il aurait également tué des rebelles qui avaient cherché à s’enfuir, selon le comité des sanctions du Conseil de sécurité. Il est aussi accusé de crimes contre l’humanité commis dans le district de l’Ituri en Province Orientale, entre mai 2003 et décembre 2005.

Le chef militaire du M23, Sultani Makenga, est lui aussi sous le régime des sanctions du Conseil de Sécurité de l’Onu depuis le 13 novembre 2012.
Depuis le mois de mai 2012, la rébellion du M23 sévit dans la province du Nord-Kivu. Elle est composée de mutins de l’armée congolaise issus de l’ancienne rébellion du CNDP.

Après une offensive lancée en novembre dernier, le mouvement a occupé la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Il s’y est retiré après une dizaine de jours, obtenant des pourparlers avec le gouvernement congolais. Ces discussions ont débuté le 9 décembre avant d’être interrompu en raison des fêtes de fin d’année.

Lire aussi sur radiookapi.net:

RDC: les Etats-Unis et l’Onu prennent des sanctions contre Sultani Makenga, chef du M23

novembre 14, 2012, | Denière mise à jour le 14 novembre, 2012 à 12:28 |
"Les sanctions ONUsiennes contre Makenga est un petit geste qui n'a pas beaucoup d'éffet sur la rébellion du M23. Car Makenga est une pièce fabriquée par Kagamé lui même, donc sanctionner Makenga c'est sans éffet, car Kagamé trouvera une pièce de réchange comme il l'a fait avec Nkunda Batware et Bosco Ntaganda. Ils ont trouvé des remplaçants valables et ils se réposent à Kigali comme des anciens chefs des guerres."
Une séance de travail au Conseil de sécurité des Nations unies (photo rfi.fr)
Une séance de travail au Conseil de sécurité des Nations unies (photo rfi.fr)
Les Etats-Unis et l’Onu ont annoncé, mardi 13 novembre, des sanctions contre Sultani Makenga, chef des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), accusé d’être à l’origine des violations des droits de l’homme et de violer l’embargo sur les armes en RDC. Le département du Trésor américain a notamment décidé de geler les avoirs dont pourrait posséder le chef rebelle aux Etats-Unis. Il a également indiqué que les ressortissants américains qui commerceraient avec Sultani Makenga seront désormais passibles des poursuites judiciaires.De leur côté, les Nations unies ont émis à l’encontre de Sultani Makenga une interdiction de voyager et un gel de ses avoirs, l’accusant notamment de meurtres, d’exactions et de violences sexuelles.
Sur son compte Twitter, Susan Rice, s’est réjoui que « les nouvelles sanctions prises par les Etats-Unis et l’Onu contre Sultani Makenga montrent que le monde ne restera pas inactif devant les atrocités commises sous ses ordres par le M23 ».

Dans un communiqué publié, samedi 20 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies avait exprimé sa volonté d’appliquer des sanctions ciblées « contre les dirigeants du M23 et tous ceux qui leur fournissent des armes ». Ces sanctions avaient été préconisées par les chefs d’Etat et de gouvernement à la clôture du XIVe sommet de la Francophonie.

En juillet dernier, le département d’Etat américain avait annoncé la suspension de son aide militaire au Rwanda, soupçonné de soutenir le M23.
Un rapport des Nations unies qui n’est pas encore publié mais dont la presse s’est fait un large écho accuse le Rwanda et l’Ouganda de soutenir cette rébellion qui sévit dans l’Est de la RDC depuis le mois de mai dernier.

« Le gouvernement du Rwanda continue de violer l’embargo sur les armes en apportant un soutien militaire direct aux rebelles du M23, en facilitant leur recrutement, en encourageant et facilitant les désertions au sein des FARDC [armée congolaise, NDLR], ainsi qu’en fournissant des armes, des munitions, des renseignements et des conseils politiques », indiquerait ce rapport.

Lire aussi sur radiookapi.net:

DISCOURS: MEILLEURES VOEUX ET BONNE ANNEE

Dernier discours du Feu Mzee Laurent Désiré Kabila, Président de la RD, héros national

Testament laissé au peuple congolais:

une force contre les agresseursMes cher compatriotes,

Ce premier jour de l’an 2001, m’offre l’occasion de vous adresser mes très vives et sincères félicitations à vous tous mes compatriotes, pour la résistance active que vous avez menée, tout au long de l’anneé écoulée contre les agresseurs de la République Démocratique du Congo. Je relève donc votre glorieuse et opiniâtre résistance qui a permis à la nation de n’être occupée, ni totalement ni entièrement, par les agresseurs et esclavagistes rwandais, ougandais et burundais.

Que chacun d’entre vous trouve ici l’expression de ma profonde gratitude, pour les sacrifices immenses consentis et sans lesquels, les fossoyeurs de notre pays auraient pu déjà ouvrir une brèche au sein de notre peuple, pour nous entraîner irréversiblement dans l’ornière d’humiliation, d’assujettissement et d’exploitaion systématique et malheureux.

Fort heureusement, vous avez défait et triomphé des intentions de ceux qui, au loin, n’ont cessé de porter régulièrement secours à nos agresseurs.

La nation aurait pu faire mieux n’eût été, d’une part, en raison des visées de nos agresseurs, les agissements ignobles des nôtres qui ne pouvaient assouvir leurs appétits de pouvoir que par ce biais et, de l’autre, le comportement anti-patriotique de ceux des Congolais qui avaient choisi de diaboliser le gouvernement de leur propre pays, auprès de la communauté internationale, escomptant obtenir ainsi un appui total, pour leur parachutage dans les structures du pouvoir d’Etat.

Je suis convaincu qu’à la fin de l’an 2000, au début du 21ème siècle et au premier jour du troisième millénaire, nos efforts vont tendre à chasser du territoire national les envahiseurs qui, du reste, ne nous veulent nullement du bien. Ces agresseurs ont assassiné plus de 2.300.000 Congolais et ont élu littéralement domicile dans nos mines d’or et de diamant, dans nos plantations de café et de cacao, dans nos parcs, dans nos forêts et nos bois.

Ainsi, ces rapaces confirment, au fil des jours, ce que nous savions déjà et que nous n’avons jamais cessé de clamer haut et fort, toujours et partout. Ils mènent, à la fois une guerre de rapine, une guerre économique, une guerre de tentative de balkanisation de notre pays.

C’est pour chasser ce cauchemar de démembrement de notre nation, que je vous convie, filles et fils du grand Congo démocratique, à une résistance encore plus active et à une lutte, sans merci, contre nos ennemis, jusqu’au jour où nous recouvrerons totalement l’intégrité territoriale, l’indépendance nationale, et la souveraineté internationale de notre pays.

Pour atteindre ce noble et légitime objectif, la République Démocratique du Congo a besoin de sa cohésion interne, sans la moindre fissure. Ce dont les anti-régimes, devant le danger que court pourtant la mère patrie, ne veulent nullement comprendre.

Mes chers compatriotes,
Nous sommes, malgré tout, confiant de pouvoir surmonter nos difficultés économiques conjoncturelles, au cours de cette année 2001, avant d’entreprendre enfin une marche fulgurante, pour la reconstruction de notre pays. Aussi malgré les vicissitudes graves que vit notre pays, nous restons plus que jamais confiants, en l’avenir de notre patrie.

La République Démocratique du Congo est un pays choisi par Dieu et le plan divin se réalisera totalement sur cette terre africaine du Congo démocratique, quelle que soient les tentatives humaines intérieures et extérieures.

A toutes et à tous, je souhaite mes voeux de bonheur, de prospérité et d’engagement patriotique, en vue de la libération totale de notre pays. «BONANA».

------------------------------------------------------------------
http://vimeo.com/15805689

http://www.youtube.com/watch?v=TBsfmV6fLh8

Meilleurs discours du Nouvel an 2013: un modèle à suivre

LE DISCOURS DE PATRICE LUMUMBA

 
 Lumumba :était un homme libre et combattait pour la liberté de son peuple et des africains opprimés. Il n'avait pas la langue de bois devant le blanc. Il était incorruptible devant les blancs et devenu génant.
 
« A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cours, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté .
 
Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang .
 
C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force .
 
Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.
 
Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ?
JPEG - 104.3 ko
  Voici La Barbarie Blanche
Nous avons connu nos terres spoliées au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. 
 
Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : qu’un noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu’un noir voyageait à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe.
 
Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice ?
JPEG - 13.4 ko
La Barbarie Blanche
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous, que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cour de l’oppression colonialiste, nous vous le disons, tout cela est désormais fini.
La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants (.) ».

COMMENTAIRES :

Puis il y eut l’allocution non annoncée du Premier Ministre Patrice Emery Lumumba à la grande surprise du gouvernement belge et de la maison royale.
 
"Congolais et congolaises, combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux".
De plus il explique que l’indépendance du Congo n’est pas un cadeau de la Belgique mais qu’elle a été proclamée en accord avec la Belgique suite à la lutte politique pour l’indépendance :
 
"nul congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans la quelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang".
 
Lumumba dénonce alors ouvertement le système colonial que Baudoin a glorifié comme le chef-d’oeuvre de son grand-oncle et le condamne comme "l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force"
Son discours, pour les Congolais, fut libérateur de tant d’humiliations, de brimades et de crimes contre l’humanité subis et jamais dénoncés publiquement.
 
Il fut interrompu à huit reprises par les applaudissements de la foule et son discours fut courronné par une véritable ovation tandis que le roi Baudoin devint livide selon nombre d’observateurs .
 
Lumumba intervint immédiatement après l’allocution du président congolais. C’est Joseph Kasongo, le président de la chambre des représentants qui donna la parole au Premier ministre à la grande stupéfaction du gouvernement Eyskens et du roi.
 
Aucun des spectateurs de cette journée n’avait eu le projet de texte de Lumumba ni la presse, ni les Belges, ni les Congolais. Jean Van Lierde, ami belge de Lumumba, raconte comment il a vu Lumumba corriger son texte durant l’allocution du roi Baudoin et du président Kasa Vubu. C’est le contenu du discours qui va sceller le sort de Lumumba et montrer au monde entier de quelles valeurs, de quelle idéologie politique il était trempé. Pour la première fois, un "nègre" devenu le plus haut responsable du gouvernement congolais, révèle au monde entier le sort que les colonisés ont subi sous le joug colonial au Congo.
 
Comble du déshonneur pour les racistes colonisateurs et les lèches bottes, il ne s’adresse ni au roi, ni au gouvernement belge mais aux Conglais reléguant les anciens colons au rôle de spectateur.

NOTES :

- Pendant une vingtaine d’années, les agents territoriaux, la force publique, et les milices armées des sociétés privées, allaient répandre la terreur dans les régions de l’Équateur, de l’Aruwimi, du Lomami, du Mai-Ndombe, de l’Itimbiri, de l’Uele, du Kasaï et de la Mongala. Esclavagisme, déportations, guerres, massacres, pillages, captures, emprisonnements et tortures étaient les moyens et les méthodes utilisés pour forcer la population à récolter le caoutchouc et à le livrer aux autorités coloniales.
 
Des millions de Congolais allaient mourir à cause du régime mis en place par le roi Léopold II. Ce régime de terreur ne sera quasiment jamais dénoncé par les missionnaires catholiques qui participaient à la prétendue mission civilisatrice du roi.
 
- En 1919, une commission officielle du gouvernement belge estima que, depuis l’époque où Stanley avait commencé à établir les fondations de l’Etat de Léopold, la population du territoire avait été réduite de moitié.
 
- "Mais Patrice était tellement un homme libre que pour les gens s’étaient tellement original de voir un nègre qui ne lèchait pas les pieds des hommes coloniaux et des colons qu’instinctivement il devenait comme une menace. Et c’est ça, cette liberté qui a fait de lui cette météore qui passe dans le ciel et puis qui disparaît...Ca c’est vraiment le moment de ce discours du 30 juin 1960. Beaucoup de gens alors ont dit il a signé son arrêt de mort avec ce discours. Puisque le gouvernement Belge alors, qui ne voulait pas de lui pas seulement à cause du discours du 30 juin, mais parce qu’il était Patrice Lumumba et que ça coïncidait pas avec l’espérance des Belges ni avec celles des Américains ni avec celles de beaucoup de gens du monde des affaires.". Jean Van Lierde, ami de Lumumba, militant belge anti-colonialiste.

Respectueusement et avec tristesse :

JPEG - 13.7 ko
Le début de la fin pour Patrice ; Le début du Commencement pour nous.
- A la mémoire de mon Ami, frère de lutte Bejedi Ntone Patrice, appelé par le Dieu Amon le 23 juin 2004. Je le cite : « On va gagner René-louis ! »
 
- A la mémoire de notre grand frère Patrice Emery Lumumba qui n’a jamais ménagé ses efforts dans la lutte pour la libération de notre continent bien-aimé toujours aux mains de criminels sans scrupules.


Grand Frère Patrice respecté, adoré, tu l’as payé de ta vie, mais l’Honneur est sauf. Tu es parmi les étoiles impérissables pour l’éternité avec la Déesse Asèt (déesse Isis). Je t’envie !!!

Watu 60 wapoteza maisha nchini Cote D'Ivoire wakati wa sherehe za kuukaribisha Mwaka Mpya wa 2013

     
Mabaki ya nguo na viatu vya wananchi wa Cote D'Ivoire waliopoteza maisha kwenye sherehe za kuukaribisha mwaka mpya wa 2013
Mabaki ya nguo na viatu vya wananchi wa Cote D'Ivoire waliopoteza maisha kwenye sherehe za kuukaribisha mwaka mpya wa 2013

Na Nurdin Selemani Ramadhani

Watu wanaokadiriwa kufikia sitini wamepoteza maisha nchini Cote D'Ivoire na wengine zaidi ya mia mbili wamejeruhiwa wakiwa kwenye sherehe za kuukaribishwa mwaka mpya kwenye uwanja wa mpira wa miguu Jijini Abidjan. Vifo na majeruhi hayo yamesababishwa na ghasia ambazo zilizuka na kuchangia watu kukimbia ovyo wakati ambapo mafataki yakiwa yanapigwa kama sehemu ya shamra shamra za kuukaribishwa mwaka 2013.
Mkuu wa Jeshi kwenye Kikosi cha Upkozi Luteni Kanali Issa Sako amethibititsha kutokea kwa vifo na majeruhi hayo kwenye Televisheni ya Taifa na kusema vilichangiwa na mafataki ambayo yalikuwa yanapigwa kuukaribisha mwaka mpya.
Luteni Kanali Sako amesema watu hao wakiwa kwenye shamra shamra hizo za kuikaribishwa mwaka 2013 ndipo kulipotokea kukanyagana na watu waliojumuika usiku huo kupoteza maisha.

Sako amesema idadi ya wale ambao wamepoteza maisha pamoja na majeruhi iliyotolewa ni ya awali na kwa sasa wanaendelea kusaka idadi rasmi kujua watu ambao wamefikwa na umauti pamoja na majeruhi.
Luteni Kanali Sako ameongeza sababu za awali ambazo zimetajwa kuchangia vifo vya watu hao ni kukosa hewa ya kutosha kutokana na msongamano pamoja na kukanyagana kulikozuka kwenye umati huo.
Wengi ambao walipoteza maisha walikuwa wanagombea kutoka nje ya Uwanja huo baada ya kuonekana kuzidiwa kwa hali ya joto na ndipo idadi kubwa ya watu iliposhindwa kutoka kwa wakati wengine wakaanza kukanyangwa.

Picha ambazo zimeoneshwa na Televisheni ya Taifa ya Cote D'Ivoire RTI zimeonesha miili ya watu ikiwa chini baada ya kupoteza uahai huku vitu kama nguo na viatu vikiwa vimezagaa kwenye eneo la mlango wa kutoka Uwanja uliokuwa unatumika kusherehekea mwaka mpya.
tags: Côte d’Ivoire