vendredi 6 juillet 2012

Passe d'armes diplomatique autour du rapport de l’ONU accusant le Rwanda de soutenir le M23

 

Des rebelles du M23 à Kavumu, dans le Nord-Kivu, le 3 juin 2012.
Des rebelles du M23 à Kavumu, dans le Nord-Kivu, le 3 juin 2012.
Photo AFP/ Mélanie Gouby

Par RFI

Mercredi, à New York, ont été présentées les annexes du rapport du panel d'experts de l'ONU sur les violations de l'embargo sur les armes. Celles-ci accusent le Rwanda d'avoir appuyé la rébellion du M23 qui se bat dans le Nord-Kivu contre les FARDC, les forces congolaises. Ce jeudi 28 juin, Kinshasa a demandé à Kigali de « cesser d'alimenter la guerre » en RDC. Les autorités rwandaises, elles, promettent de démentir toutes ces informations et, à leur tour, accusent aujourd'hui la RDC de relancer leur collaboration avec les rebelles hutus des FDLR.

C'est dans les annexes de leur rapport que les experts des Nations unies ont compilé toutes les informations sur le soutien du Rwanda au M23. Pour établir la quarantaine de pages d'annexes, les experts se sont basés sur des documents officiels, des interceptions de communications radio, des rapports internes de l'armée congolaise mais aussi des témoignages directs venant notamment de déserteurs du M23.
Ils accusent nommément cinq officiers de l'armée rwandaise dont le ministre de la Défense James Kabarebe, le chef d'état-major Charles Kayonga, et l'ancien chef des renseignements militaires Jacques Nziza, d'être les principaux responsables de cet appui aux rebelles de l'Est congolais.
Selon les informations recueillies par les enquêteurs de l'ONU, le 4 mai, soit deux jours avant la création de son mouvement, le colonel Sultani Makenga, le chef du M23, a ainsi traversé la frontière congolaise pour rencontrer, à Gisenyi, un haut gradé rwandais.
Dans son appui au Mouvement du 23 mars, Kigali fournirait armes, munitions, renseignements et faciliterait le recrutement de combattants sur son territoire. Par exemple, des armes qui ne feraient pas partie de la dotation de l'armée congolaise auraient été retrouvées dans des caches du M23. Ont-elles été fournies par le Rwanda ? Sur ce point, les enquêteurs ne sont pas parvenus à retracer leur origine. Plus grave en revanche, selon des témoignages de soldats congolais et d'anciens responsables rwandais, des militaires du Rwanda auraient directement participé à des combats contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Enfin, d'après les informations recueillies par le panel d'experts de l'ONU, des officiels rwandais ont fait pression sur des hommes politiques, des militaires et des hommes d'affaires des deux Kivu pour qu'ils rejoignent ou qu'ils appuient le M23.
Pour rédiger ce document, les enquêteurs de l'ONU affirment avoir recoupé leurs informations auprès d'au moins cinq sources. Tous les témoignages sont anonymes, vraisemblablement pour des raisons de sécurité. Autre limite : aucun document, toujours difficile à obtenir, ne vient établir la trace des armes ou des flux financiers à destination du M23.
La RDC collabore avec les FDLR, affirme Kigali
Paul Kagame l'avait déjà affirmé ironiquement : « Le Rwanda n'est pas la cause des problèmes du Congo, ils existaient avant que je naisse ». Le problème du Rwanda, ce sont les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui vivent dans l'est de la RDC, avait souligné le président rwandais. En colère, il avait alors menacé de suspendre sa coopération avec le Congo déclarant : « Si vous ne voulez pas de nous pour faire partie de la solution, alors oubliez-nous ! ».
Manifestement agacée par les accusations contenues dans le rapport des experts des Nations unies, c'est au tour de Yolande Makolo, la directrice de Communication du président, de monter au créneau et elle va loin.
Yolande Makolo accuse carrément la RDC de relancer la coopération entre son armée et les rebelles hutus des FDLR en vue de lancer des attaques contre le Rwanda. Et de préciser : « C'est Julien Paluku Kahongya, le gouverneur du Nord-Kivu qui a été chargé d'identifier des personnalités ayant des contacts avec les FDLR ». Une mission que lui aurait confiée le président Joseph Kabila à travers son conseiller pour les questions de sécurité, Pierre Numbi.
Julien Paluku Kahongya
Gouverneur du Nord-Kivu
Je comprends que le Rwanda veut seulement détourner l’opinion (…) à la suite de ce rapport (…) Je pense que le gouvernement rwandais est aux abois face toute la pression internationale qui pèse sur lui.
 
28/06/2012 par Cyril Bensimon

Autres détails que donne Yolande Makolo : les deux responsables politiques qui voyagent avec des passeports belges auraient récemment remis 100 000 dollars à un responsable militaire des FDLR.
Pour Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement congolais, ces accusations sont un « non-sens », affirmant que les FARDC avaient mené une lutte sans merci contre les FDLR.

RDC : le rapport de l’ONU qui accuse le Rwanda rendu public

Des soldats de la Monuc à environ 80 kilomètres au nord de Goma, au Nord-Kivu, à l'est de la RDC, le 13 novembre 2008.
Des soldats de la Monuc à environ 80 kilomètres au nord de Goma, au Nord-Kivu, à l'est de la RDC, le 13 novembre 2008.
AFP/Yasuyoshi Chiba

Par Karim Lebhour

Le rapport annuel du Comité des sanctions de l’ONU sur la République démocratique du Congo aurait pu passer totalement inaperçu, si ce n’était cette annexe de 48 pages accusant le Rwanda de soutenir la mutinerie armée dans l’est de la RDC. Le groupe d’experts de l’ONU affirme que les forces armées rwandaises « fournissent du matériel militaire, des armes, des munitions et des fournitures diverses aux rebelles du M23 » et octroient soutien et protection au général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

Ce réquisitoire estampillé du sceau des Nations unies a fourni à Kinshasa l’occasion de faire éclater au grand jour une ingérence rwandaise déjà dénoncée par l’organisation Human Rights Watch, dans un rapport daté du 4 juin 2012.
Dès cette annexe connue, les diplomates congolais ont alerté les médias sur son existence et accusé les Etats-Unis d’en empêcher la publication pour protéger son allié rwandais. La mission américaine auprès de l’ONU a démenti et demandé « la publication rapide du rapport et de ses annexes ». Le département d’Etat a franchi samedi 30 juin 2012 un pas supplémentaire en demandant au Rwanda « d’arrêter et d’empêcher tout soutien à la rébellion congolaise depuis son territoire ».

« Le Rwanda s’est fait prendre la main dans le sac »
Les accusations du groupe d’experts reposent sur les témoignages anonymes de 80 mutins déserteurs dont 31 Rwandais du M23. Les auteurs fournissent des photos d’armes et d’équipements militaires décrites comme venant du Rwanda et décrivent le processus de recrutement de soldats par des officiers rwandais pour le compte des rebelles du M23.
Parmi les noms d’officiels rwandais cités dans cette annexe (page 17) figurent ceux du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, de son chef d'état-major, le général Charles Kayonga, et des généraux Jack Nziza, Emmanuel Ruvusha et Alexis Kagame. « Le Rwanda s’est fait prendre la main dans le sac », analyse un diplomate onusien. « La réalité est que le Rwanda s’est accordé un droit de regard sur ce qui se passe dans la région des Kivus. La RDC est en train de réaffirmer sa souveraineté et veut briser ce statu quo », poursuit-il.

« Traquer les Rwandais »
Dépêchée à New York, la chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, a dénoncé un rapport « déséquilibré » et démenti tout soutien de Kigali à des groupes armés en RDC. « Personne ne peut dire qui est Rwandais et qui ne l’est pas d’un côté ou de l’autre de la frontière. La langue du Rwanda est parlée des deux côtés. C’est tout à fait normal de trouver des gens qui s’expriment dans cette langue dans cette partie du Congo », a-t-elle expliqué avant de dénoncer une campagne d’incitation contre les Rwandais. « Certains médias proches du gouvernement congolais parlent de traquer les Rwandais et tuer les Tutsis. Cela nous rappelle la rhétorique de 1994 avant le génocide ».

« Pousser le Rwanda et la RDC à négocier »
Le Rwanda a promis de répondre au groupe d’experts. En l’état, ces accusations constituent une violation flagrante de l’embargo sur les armes à destination de la RDC. Selon nos informations, Kinshasa va déposer dans la semaine une requête au Conseil de sécurité pour inscrire les officiels rwandais cités dans le rapport sur la liste des sanctions de l’ONU. Cette requête a-t-elle une chance d’être entendue ? « J’en doute, répond un diplomate du Conseil. Il n’y a aucun appétit au sein du Conseil pour sanctionner des officiels rwandais. L’idée est plutôt de pousser le Rwanda et la RDC à négocier ».

Dans la résolution sur le renouvellement de la Monusco, adoptée mercredi 27 juin, le Conseil de sécurité a tout de même condamné « le soutien extérieur à tous les groupes armés ». « C’est un signal envoyé au Rwanda », décrypte un autre diplomate. « Cela montre que le Conseil accorde du crédit à la thèse d’une déstabilisation extérieure de la RDC ». Un avertissement alors que le Rwanda est candidat à un siège au Conseil de sécurité à la fin de cette année

Rwanda : une indépendance piégée

Faustin Kagamé est consultant en communication à la présidence de la République
Pour fêter l'indépendance retrouvée après un demi-siècle de domination belge, en ce 1er juillet 1962, j'étais allé planter notre nouveau drapeau sur le mont Huye avec les élèves de mon école. Du haut de ce sommet qui domine le sud du Rwanda, on survole du regard collines et vallons jusqu'à l'extrême nord du pays où, telle une sentinelle postée aux confins de l'Ouganda, le volcan Muhabura fait la garde depuis la nuit des temps. Coiffé de son petit nuage en guise d'auréole, son sommet se dresse comme le bout d'un sein pointé vers le ciel. Je suis né au pied du Muhabura. En dépit de mes trois ans d'éloignement forcé, je pouvais en voir le moindre détail en fermant les yeux.
Trois ans. Trois longues années durant lesquelles j'ai été « provisoirement » séparé de ma famille en attendant que les choses s'arrangent après les pogroms anti-Tutsis de 1959. Parents et fratrie avaient été jetés sur la route de l'exil vers l'Ouganda, aux premiers rangs du premier contingent de réfugiés du continent africain. C'est dire si, au sommet du mont Huye, en ce jour de fête, la joie de voir flotter notre drapeau au grand air se bousculait, dans ma tête, avec l'idée de ma famille perdue là où se ferme l'horizon, derrière ce Muhabura dont la sérénité silencieuse semblait tout approuver.
Je ne savais pas que les choses n'allaient s'arranger d'aucune manière et que la séparation d'avec les miens serait définitive. Ce n'est qu'avec le temps que j'allais comprendre la réalité derrière les mots dont tout le monde se gargarisait à l'époque : indépendance, démocratie et compagnie. Des mots fétiches dont nous allions user et abuser tout au long du chemin qui serait le nôtre, sans que la magie de leur martelage ne donne rien qui vaille.
À l'évidence, je m'en voudrais de regretter le statut formel hérité de ces années, avec cette indépendance qui nous remettait la tête à l'endroit au bout de soixante-treize ans passés dans la peau d'une possession d'abord allemande, avant d'être refilée à la Belgique en guise de réparation pour une guerre que nos premiers « possesseurs » avaient perdue. Être possession des autres ? Tout est dit. Et que ceux qui cherchent à nous prêcher les bienfaits légués à l'Afrique par le colonialisme veuillent bien songer à une vache qui serait redevable au fermier d'avoir inventé la machine pour la traire avec plus d'acharnement.
Période évocatrice de liberté, le temps de l'indépendance fut une étape dont le souvenir reste ambigu. Une anecdote donne la mesure de la désillusion qui a suivi. « Les Blancs sont venus et ils ont fini par retourner chez eux, aurait dit un vieil homme nostalgique de ses jeunes années. Mais l'indépendance, elle, quand est-ce qu'elle partira ? »... Ironie cruelle et autodérision, l'Histoire suggère que deux coups d'État et un génocide plus tard, en tout cas, le gâchis de notre émancipation ratée n'a pas échappé à la lucidité implacable de nos aînés. Encore plus que dans d'autres pays africains, me semble-t-il, les souffrances de notre fait ont pratiquement effacé le souvenir de l'ancienne occupation étrangère, en dépit de ce que nous savons sur le rôle de l'aliénation coloniale dans la macération du génocide.
Pourquoi célébrer les prémices d'un génocide annoncé dès les premiers massacres parrainés par l'autorité coloniale en partance ? « Révolution assistée », se vante ainsi le gouverneur belge de l'époque dans ses Mémoires, à propos des pogroms de 1959 stupidement assimilés à une révolution française opposant des « serfs hutus » à « des aristocrates tutsis » pour la cause. Des aristocrates dont les châteaux n'étaient que des huttes que l'on voyait brûler par centaines sur des collines surpeuplées. Possession des autres, les mots des autres.
Non. Dans le Rwanda d'aujourd'hui, l'indépendance est davantage perçue comme un état d'esprit à cultiver que comme une simple journée à célébrer.


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RDC : le rapport de l’ONU qui accuse le Rwanda rendu public

Des soldats de la Monuc à environ 80 kilomètres au nord de Goma, au Nord-Kivu, à l'est de la RDC, le 13 novembre 2008.
Des soldats de la Monuc à environ 80 kilomètres au nord de Goma, au Nord-Kivu, à l'est de la RDC, le 13 novembre 2008.
AFP/Yasuyoshi Chiba

Par Karim Lebhour

Le rapport annuel du Comité des sanctions de l’ONU sur la République démocratique du Congo aurait pu passer totalement inaperçu, si ce n’était cette annexe de 48 pages accusant le Rwanda de soutenir la mutinerie armée dans l’est de la RDC. Le groupe d’experts de l’ONU affirme que les forces armées rwandaises « fournissent du matériel militaire, des armes, des munitions et des fournitures diverses aux rebelles du M23 » et octroient soutien et protection au général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

Ce réquisitoire estampillé du sceau des Nations unies a fourni à Kinshasa l’occasion de faire éclater au grand jour une ingérence rwandaise déjà dénoncée par l’organisation Human Rights Watch, dans un rapport daté du 4 juin 2012.
Dès cette annexe connue, les diplomates congolais ont alerté les médias sur son existence et accusé les Etats-Unis d’en empêcher la publication pour protéger son allié rwandais. La mission américaine auprès de l’ONU a démenti et demandé « la publication rapide du rapport et de ses annexes ». Le département d’Etat a franchi samedi 30 juin 2012 un pas supplémentaire en demandant au Rwanda « d’arrêter et d’empêcher tout soutien à la rébellion congolaise depuis son territoire ».
« Le Rwanda s’est fait prendre la main dans le sac »
Les accusations du groupe d’experts reposent sur les témoignages anonymes de 80 mutins déserteurs dont 31 Rwandais du M23. Les auteurs fournissent des photos d’armes et d’équipements militaires décrites comme venant du Rwanda et décrivent le processus de recrutement de soldats par des officiers rwandais pour le compte des rebelles du M23.
Parmi les noms d’officiels rwandais cités dans cette annexe (page 17) figurent ceux du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, de son chef d'état-major, le général Charles Kayonga, et des généraux Jack Nziza, Emmanuel Ruvusha et Alexis Kagame. « Le Rwanda s’est fait prendre la main dans le sac », analyse un diplomate onusien. « La réalité est que le Rwanda s’est accordé un droit de regard sur ce qui se passe dans la région des Kivus. La RDC est en train de réaffirmer sa souveraineté et veut briser ce statu quo », poursuit-il.
« Traquer les Rwandais »
Dépêchée à New York, la chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, a dénoncé un rapport « déséquilibré » et démenti tout soutien de Kigali à des groupes armés en RDC. « Personne ne peut dire qui est Rwandais et qui ne l’est pas d’un côté ou de l’autre de la frontière. La langue du Rwanda est parlée des deux côtés. C’est tout à fait normal de trouver des gens qui s’expriment dans cette langue dans cette partie du Congo », a-t-elle expliqué avant de dénoncer une campagne d’incitation contre les Rwandais. « Certains médias proches du gouvernement congolais parlent de traquer les Rwandais et tuer les Tutsis. Cela nous rappelle la rhétorique de 1994 avant le génocide ».
« Pousser le Rwanda et la RDC à négocier »
Le Rwanda a promis de répondre au groupe d’experts. En l’état, ces accusations constituent une violation flagrante de l’embargo sur les armes à destination de la RDC. Selon nos informations, Kinshasa va déposer dans la semaine une requête au Conseil de sécurité pour inscrire les officiels rwandais cités dans le rapport sur la liste des sanctions de l’ONU. Cette requête a-t-elle une chance d’être entendue ? « J’en doute, répond un diplomate du Conseil. Il n’y a aucun appétit au sein du Conseil pour sanctionner des officiels rwandais. L’idée est plutôt de pousser le Rwanda et la RDC à négocier ».
Dans la résolution sur le renouvellement de la Monusco, adoptée mercredi 27 juin, le Conseil de sécurité a tout de même condamné « le soutien extérieur à tous les groupes armés ». « C’est un signal envoyé au Rwanda », décrypte un autre diplomate. « Cela montre que le Conseil accorde du crédit à la thèse d’une déstabilisation extérieure de la RDC ». Un avertissement alors que le Rwanda est candidat à un siège au Conseil de sécurité à la fin de cette année.

Rdc – Rwanda : L’APR au champ de bataille aux côtés de la bande à Bosco Ntaganda

(L'Avenir Quotidien 06/07/2012)
A l’Est du pays, nous apprenons que l’agression rwandaise est avérée, car l’on a assisté hier à l’entrée sur scène dans une attaque fulgurante des troupes de l’Armée patriotique rwandaises pour prendre le contrôle de Bunagana *Cette bataille menée sur trois axes a été repoussée par les vaillantes FARDC, avec l’appui de la Monusco * Pendant combien de temps le Rwanda va-t-il continuer impunément à défier, et de façon récurrente, la Communauté Internationale ? Surtout lorsqu’on sait que la Monusco qui est l’expression de cette communauté internationale est prise entre deux feux, notamment, du Rwanda et de leurs marionnettes du M23.

Les sources concordantes, nous apprenons que les FARDC ont lancé une offensive contre les positions occupées par la bande à Bosco Ntaganda, appuyée par les militaires de l’Armée patriotique rwandaise. Ce qui était jusqu’ici considéré comme des rumeurs, s’est confirmé hier jeudi 5 juillet 2012 dans la soirée quand les troupes rwandaises, lourdement armées, ont tenté derrière leurs pions du M23, de prendre le contrôle de Bunagana, une localité située au Nord-Kivu. Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, déterminées plus que jamais, et les Forces de la Monusco, adoubées par le renouvellement de leur mandat, ont fait échec à cette tentative. Des éléments de l’Armée patriotique rwandaise auraient été capturés pendant la rude bataille qui a fait des blessés, même dans les rangs de la Monusco dont certains ont été évacués par hélicoptère.

Les axes de combats

La bataille, il convient de le souligner, a été menée sur trois axes, à savoir : - l’axe de Ntamugenda vers Mbuzi où les assaillants ont été copieusement réprimés par les Fardc qui ont repris le contrôle de cette partie du territoire national, en repoussant énergiquement les envahisseurs ; -l’axe Diomba, vers la colline de Tchianzu et, enfin, - l’axe Tchengerero. C’est sur ce dernier axe que la les opérations ont été concentrées.

Aux dernières nouvelles, les FARDC, avec l’appui de la Monuco, gardent le contrôle de la situation. Il y a quelques mois, l’implication rwandaise auprès des rebelles du M23 en Rdc était encore une affaire top secret. Aujourd’hui, les preuves sont établies noir sur blanc et signées des Nations Unies. Le rapport de l’ONU révèle les relations ambiguës entre le Rwanda et la Rd Congo autour de la mutinerie lancée il y a deux mois par la bande à Bosco Ntaganda, du reste recherché par la CPI. Au cœur des révélations du groupe d’experts, le soutien matériel, financier et humain aux rebelles du M23 qui affrontent l’armée régulière congolaise (FARDC) au Nord-Kivu depuis mai 2012.

Les attentes des Congolais

Les Congolais, en tout état de cause, gardent l’espoir du fait que la situation pourrait évoluer en faveur des Forces armées de la République Démocratique du Congo, le Rwanda ne pouvant impunément défier, et de façon récurrente, la Communauté internationale. Surtout lorsqu’on sait que la Monusco qui est l’expression de cette communauté internationale, est prise entre deux feux, notamment du Rwanda, et leurs marionnettes du M23. Pour nombre d’observateurs, le Rwanda joue avec le feu, et il est fort à parier qu’il ne tiendra pas longtemps face aux Fardc et les troupes de la Monuco.

Selon Radio Okapi, cette situation a occasionné un déplacement de milliers de populations. A Tchengerero, plus de mille déplacés (hommes, femmes et enfants) qui étaient sur place ont pris le chemin de Busanza, à l’Est de Tchengerero, et vers d’autres localités. Des centaines d’autres personnes de la cité de Bunagana ont trouvé refuge en Ouganda, selon plusieurs sources. Il s’agit d’une nouvelle vague des déplacés fuyant des combats récurrents entre les deux parties dans la région. Plus de 8.200 civils se sont réfugiés au Rwanda depuis le 27 avril, et plus de 30.000 en Ouganda en mai, selon des statistiques publiées, mercredi 16 mai, par le Haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR).

Les mutins du M23 sont des anciens combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui avaient été intégrés dans les FARDC après un accord de paix le 23 mars 2009. Ils font l’objet de traque de la part de l’armée congolaise, depuis fin avril. Ils se sont alors retranchés à l’extrême nord-est d’une petite bande du parc national des Virunga, bordée par le Rwanda et l’Ouganda. Ils ont pris position sur quelques collines, dont celle de Runyonyi où se trouve leur QG.

L’Avenir


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La thèse de l’agression confirmée/Bunagana : violents combats Fardc-Monusco contre le Rwanda !

(La Prospérité 06/07/2012)
Les rumeurs se confirment. L’Armée patriotique rwandaise est l’instigatrice des conflits armés récurrents à l’Est de la RDC. Hier, quelques-uns de ses éléments auraient été appréhendés, après des violents combats qui ont opposé les FARDC, soutenues par la Monusco, aux troupes rwandaises rangées derrière leurs marionnettes du M23, pour prendre le contrôle de Bunagana.

Bilan des affrontements, plusieurs blessés dont quelques casques bleus promptement évacués par hélicoptère. La bataille, il convient de le souligner, a eu lieu sur trois axes, à savoir : - l’axe de Ntamugenda vers Mbuzi où les assaillants ont été profusément réprimés par les Fardc qui ont repris le contrôle de cette partie du territoire national, en repoussant énergiquement les envahisseurs ; -l’axe Diomba, vers la colline de Tchanzu et, enfin, - l’axe Tchengerero. C’est sur ce dernier axe que tous les théâtres des opérations ont été concentrés.

Aux dernières nouvelles, les FARDC, avec l’appui de la Monuco, gardent le contrôle de la situation. Au regard de preuves établies, d’aucuns se demandent, jusqu’où la fameuse Communauté Internationale va-t-elle garder la langue de bois ? Jusqu’où le Rwanda va-t-il continuer à narguer impunément cette communauté internationale ? En tout cas, au plan interne, les congolais sont, plus que jamais, appelés à faire bloc, quelles que soient leurs tendances politiques, pour sauver la nation en péril. ‘’Le soutien aux Forces armées de la RDC doit être sans réserve, crie-t-on, dans tous les milieux dits des nationalistes.

Ce qui était considéré jusqu’ici comme des rumeurs, à savoir : la énième agression du Rwanda contre la République Démocratique du Congo, s’est confirmé ce jeudi 5 juillet 2012, dans la soirée. En effet, des troupes rwandaises, lourdement armées ont tenté, derrière leurs marionnettes du M23, de prendre le contrôle de Bunagana, une localité située dans la province du Nord-Kivu. Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, plus que jamais déterminées, et les Forces de la Monusco, adoubées par le renouvellement de leur mandat, ont fait échec à cette tentative. Bilan des affrontements Des sources militaires, il nous revient que cette âpre bataille de contrôle du secteur aurait fait plusieurs blessés tant du côté des FARDC que des casques bleus de la Monusco, évacués promptement par hélicoptère.

Lourd bilan constitué de plusieurs éléments blessés, en même temps, que d’autres ont été capturés, du côté des assaillants rwandais agissant sous le couvert du M23. Les axes de combats La bataille, il convient de le souligner, a eu lieu sur trois axes, à savoir : - l’axe de Ntamugenda vers Mbuzi où les assaillants ont été copieusement réprimés par les Fardc qui ont repris le contrôle de cette partie du territoire national, en repoussant énergiquement les envahisseurs ; -l’axe Diomba, vers la colline de Tchanzu et, enfin, - l’axe Tchengerero.

C’est sur ce dernier axe que tous les théâtres des opérations ont été concentrés. Aux dernières nouvelles, les FARDC, avec l’appui de la Monuco, gardent le contrôle de la situation. Les attentes des congolais En tout état de cause, les congolais gardent l’espoir du fait que la situation pourrait évoluer en faveur des Forces armées de la République Démocratique du Congo, le Rwanda ne pouvant impunément défier, et de façon récurrente, la Communauté Internationale.

Surtout lorsqu’on sait que la Monusco qui est l’expression de cette communauté internationale, est prise entre deux feux, notamment, du Rwanda et de leurs marionnettes du M23, avec à la clé, plusieurs victimes lors des affrontements. Pour nombre d’observateurs, le Rwanda joue avec le feu, et il est fort à parier qu’il ne tiendra pas longtemps face aux Fardc ainsi qu’aux troupes de la Monusco. Cette dernière qui continue de maintenir sa présence dans les régions affectées, affichant ainsi sa ferme détermination à accomplir sans désemparer son mandat de protection des populations civiles. Déjà, le mercredi dernier, la Monuco avait signalé que la situation sécuritaire est demeurée tendue, la semaine dernière au Nord-Kivu.

Les rebelles du M23 continueraient à occuper les localités de Runyoni, Tshanzu et Mbuzi. Par ailleurs, des redditions ont également été enregistrées au sein des rebelles du M23 pendant la période sous examen. Mobilisation tous azimuts Au regard de preuves établies, les congolais sont plus que jamais, obligés à faire bloc, quelle que soient leurs tendances politiques, pour sauver la nation en péril. ‘’Le soutien aux Forces armées de la RDC doit être sans réserve’’, crie-t-on dans tous les milieux dits des nationalistes.


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RDC: des militaires des FARDC pillent à Epulu dans la Province Oriantale

 (Xinhuanet 06/07/2012)

Des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se sont livrés aux pillages à la station d'Epulu, a déclaré jeudi un membre de la société civile de Mambasa, de la province Orientale ( nord-est).

De son côté, l'ONG Wildlife Conservation Society (WCS) a affirmé qu'elle a perdu du matériel à Epulu, et autre biens de la Réserve de faune à Okapi, situé à 70 km de Mambasa, en Ituri.

Le chef de projet de cette ONG, Robert Munyihali, estime que ce matériel de recherche, pillé dans la nuit du 1er au 2 juillet, est d'une valeur de près d'un million de dollars américains.

Selon M. Munyihali, il s'agit de matériel de télédétection, de navigation, comme le GPS, les boussoles, des caméras, acquise dernièrement par une société partenaire ZCL, pour affiner la recherche des okapis dans la réserve de faune à okapi.

M. Munyihali a affirmé que des hommes armés et en uniformes ont défoncés les portes de leurs dépôts, avant de le piller.

"Nous avions accumulé ce matériel depuis les dix dernières années, après les pillages connus en 1996 et en 2002", a-t-il expliqué.

Ces hommes en uniforme ont aussi détruit une bonne partie des collections botaniques, vieilles de plus de 25 ans et constituant l'une des collections les plus riches du monde.



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