samedi 2 février 2013

Les chefs d'Etat major de la CEEAC en concertation le 7 février prochain à Malabo


(Xinhuanet 01/02/2013)

LIBREVILLE -- Les chefs d'Etat-major membres des Etats de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) se réuniront le 7 février 2013 à Malabo en Guinée Equatoriale, indique un communiqué officiel de la CEEAC dont l'Agence Xinhua a obtenu une copie jeudi à Libreville.

Lors de cette rencontre, les chefs d'Etat-major de la CEEAC adopteront, entre autres, le mécanisme de contrôle du cessez-le-feu et de suppression des milices armées en République centrafricaine. Ils devront également élaborer le budget y relatif.

Cette réunion de Malabo rentre dans le cadre de la mise en oeuvre de l'Accord de cessez-le-feu, plus particulièrement de l'Accord de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine signé le 11 janvier 2013 par les différentes parties prenantes de la crise en République Centrafricaine.

Cet accord, qui a vu un début d'application avec la nomination de Maître Nicolas Tiangaye comme Premier ministre centrafricain, focalise les espoirs disproportionnellement gonflés de tout le peuple centrafricain.


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Migration: la CEEAC et l’OIM prévoient un accord pour l’Afrique Centrale

(Journal de Bangui 01/02/2013)
Les deux institutions se sont entretenues sur ce sujet le 28 janvier en marge du sommet de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie

Selon un communiqué de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), une rencontre a eu lieu entre le Secrétaire Général de l’institut Nassour Guelengdouksia Ouaïdou et l’Ambassadeur, Directeur Général de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), William Lacy Swing le lundi 28 janvier. Au cœur de cette rencontre, il fallait trouver les différents procédés à mettre sur pied pour poser les bases d’une coopération durable et fructueuse sur les mouvements de migrations en Afrique Centrale.

William Lacy Swing a, au cours de l’entretien suggérer à la CEEAC d’emboiter le pas aux autres Communautés en mettant sur pied une politique sur les migrations. Ainsi, les deux parties se sont alors entendues sur l’élaboration d’une plateforme commune qui va se matérialiser par la signature très prochainement d’un Mémorandum d’Entente ou par un accord de coopération. Dans le but de discuter plus amplement des termes du projet de coopération, les dirigeants des deux institutions devront se retrouver à N’Djamena au Tchad.

Économiquement prospère, l’Afrique centrale attire un grand nombre de migrants venus de toutes les parties du monde entier. Nassour Guelengdouksia Ouaïdou s’est dit disposé à apporter sa contribution afin que le projet aboutisse. Et pour ce faire, il s’engage à mettre à profit son expérience sur la question. Selon ce spécialiste de la démographie et des statistiques, les mouvements migratoires en Afrique centrale s’observent aussi bien sur le plan national que sur le plan international avec notamment les immigrés, politiques, économiques ou de ceux fuyant la guerre.

Pour ce qui est des immigrés économiques, le Secrétaire général de la CEEAC pense que les dirigeants des Etats devraient associer la diaspora à la mise en place de certains projets de développement de leur pays. Il conclut en disant que la bonne gestion des flux migratoires dépend en grande partie de la maîtrise du fichier démographique et statistique, ce qui malheureusement constitue encore un grand handicap dans presque l’ensemble de nos Etats.


Par Henrie Lucie Nombi - 01/02/2013



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L’ONU veut une force d’intervention «musclée» en RDC

La rébellion congolaise du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.
La rébellion congolaise du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic


Par RFI
Un accord pour relancer le processus doit être signé ce lundi 28 janvier à Addis-Adeba, en marge du sommet de l’Union africaine, par huit chefs d’Etat (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi, Angola, Congo, Afrique du Sud, Tanzanie). Cet accord fait partie d’un ensemble de mesures proposées par les Nations unies, parmi lesquelles la création d’une force d’intervention qui aura pour mission de s’attaquer directement aux groupes armés, dont le M23, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour
Cette nouvelle force de l’ONU en RDC a été baptisée « brigade d’intervention ». L’objectif n’est pas de faire du maintien de la paix, comme les 17 000 casques bleus déjà présents en RDC, mais de mener des opérations musclées contre les groupes armés comme le M23 ou les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Contrairement aux casques bleus, ces soldats auront pour mission de neutraliser et de désarmer les groupes rebelles dans les Kivu, en allant si besoin frapper directement leurs QG. « Nous ne voulons plus voir tomber de grandes villes comme Goma », a confié à RFI un diplomate de l’ONU.
Cette force sera composée de trois bataillons, soit environ 2 500 soldats. La Tanzanie et l’Afrique du Sud ont proposé de fournir des troupes. Ces soldats pourront être appuyés par les drones, les avions espions, que l’ONU va déployer en RDC.

Cette « Brigade d’intervention » doit encore être autorisée par le Conseil de sécurité, mais elle marque déjà un tournant dans la stratégie de l’ONU en RDC avec la volonté de focaliser toute son attention sur la région des Kivu.

RDC: le Nord-Katanga en proie aux groupes armés

Les FARDC ont fait subir plusieurs revers aux groupes armés qui sévissent dans le Nord-Katanga.
Les FARDC ont fait subir plusieurs revers aux groupes armés qui sévissent dans le Nord-Katanga.
REUTERS/Goran Tomasevic


Kabila et son équipe minimisent les rébellions qui se créent partout dans toutes les provinces de la RDC. Tout en étant incapable devant les rwandais du M23, dont il connait bien leurs ambitions géopolitico-économiques, il se croit capable de gagner d'autres rébellions ailleurs.

Au pouvoir pendant 10ans, Kabila et sa famille ne savent pas réconnaitre leurs échecs. Ils ne savent pas s'intérroger sur leur politique de bourbier. Ils ne savent pas chercher la cause du chaos actuel.
"Ils ont du mal à comprendre que la politique actuelle de kabila est la seule générateur des guerres et des conflits en RDC".

"Kabila et sa famille veulent gerer la RDC comme leur bien privé. Ils ne veulent pas écouter la volonté du peuple congolais. Ignorant que le peuple est le seul souvérain, le chaos est inévitable et la fin de kabila risque d'être tragique".

Par RFI
Alors que les négociations pour ramener la paix dans le Nord-Kivu sont toujours en panne à Kampala, une autre province de la RDC est en train de subir à son tour les groupes armés. Il s’agit du Katanga, la riche région minière du sud-est, ou tout au moins une partie du Nord-Katanga, où les populations sont obligées de fuir des accrochages de plus en plus fréquents.


Une partie du Nord-Katanga, vers les rives du lac Tanganika, souffre de l’activité de deux groupes armés : les Kata-Katanga, qui se veulent sécessionnistes, et les Maï-Maï Gédéon qui n’ont pas de cause à défendre, sinon celle du pillage.

La motivation du réveil de ces deux groupes armés serait d'ailleurs surtout pécuniaire, selon le porte-parole militaire de la force des Nations unies, la Monusco, le colonel Félix Basse :

« Les Maï-Maï Gédéon et les Kata-Katanga ont commencé à étendre leur influence pour contrôler d’abord les sites miniers, parce qu’il faut aussi voir qu’il y a des implications économiques en premier surtout. »

Ces dernières semaines, les miliciens auraient subi des pertes face à l’armée régulière. La population est obligée de se déplacer, notamment dans la région de Pweto. Côté Nations unies, on regrette que les moyens soient limités.

« Il faut reconnaître humblement qu’il n’y a pas une présence forte. Mais nous sommes là aux côtés des FARDC. Nous continuons à les appuyer, à leur fournir toute l’assistance dont ils ont besoin pour mettre un terme aux activités des Kata-Katanga et de Gédéon », assure le colonel Basse.

Médecins sans frontières a dû évacuer une partie de son personnel de la localité de Shamwana. L’ONG dénonce le fait que des miliciens empêchent la population de fuir les combats.
tags: ONU - RDC

Au politique congolais : ma question et mon questionnement

 (Le Potentiel 02/02/2013)

Opérateur politique congolais, pour avoir choisi d’être l’élite du peuple et son porte flambeau, le peuple congolais t’a déjà choisi, si pas encore, au moment opportun, pour le représenter et parler pour lui - le souverain primaire et dépositaire du pouvoir que tu détiens, ou que tu vise encore.


Voilà pourquoi je t’adresse cette question simple et simpliste, pour toi et pour la patrie.
Peux-tu t’identifier?
Te connais-tu ? Connais-tu ton nom ? Ton post-nom ? Et ton prénom ? Peux-tu t’identifier ? Par rapport à toi-même ? Par rapport à ton foyer et ta famille biologique ? T’identifier par rapport à ta famille sociale et ta famille professionnelle ? Par rapport à ta communauté ? Par rapport à ta famille politique et ton parti politique ? T’identifier par rapport à ton pays et à la nation congolaise ? Par rapport à ta patrie et au Congo démocratique ? Par rapport à sa constitution ? Par rapport aux populations du Congo et aux habitants du Congo ? T’identifier, enfin, par rapport au congolais lambda et au peuple congolais, le souverain primaire? Qui es-tu par et pour le Congo, et pour toi-même ?

Connais-tu la constitution de la RD Congo ?

Connais la constitution de la RD Congo ? Et son historique et son contenu ? Et son utilité pour la nation, pour le pays et pour l’état ? Pour le citoyen congolais d’abords, et ensuite les autres habitants du sol congolais ? Connais-tu les droits et obligations qu’elle prescrit et garantit pour toi et à tout autre congolais?

Ton espace vital ?
Connais-tu la RD Congo?Son étendue et ses profondeurs ? Connais-tu ses limites et ses frontières ? As-tu une bonne connaissance de l’état congolais ? As-tu une connaissance passable des voisins du Congo et leurs frontières respectives ? Sais-tu où tu vis et avec qui tu vis ? Sais d’où tu viens, où tu es et où tu vas ? Sais-tu vers où tu te dirige ? Est-ce là ta destination initiale ou une autre, mais imposée par le concours des circonstances ? Sais-tu que tu dois gérer les circonstances, et non pas laisser les circonstances te gérer ? Sais-tu que cet espace vital est pour toi, aussi que pour ta postérité ? Sais-tu que tu te dois de le gérer et le protéger durablement ? Sais-tu que son intégrité doit faire partie de ta vision politique, s’il n’en est pas encore ainsi?

Connais-tu qui est à côté de toi ?
Connais-tu celui avec qui tu partage cet espace vital ? Connais-tu ta famille et tes parents ? Connais-tu ton voisin et tes co-rivérains ? Connais-tu ton quartier et ta cité ? As-tu une bonne connaissance de tes amis et de tes collègues ? Celle de tes collaborateurs et de tes partenaires, et celle de tes adversaires, ils ne manquent jamais ? As-tu une connaissance passable des pays limitrophes de la RD Congo et leurs populations respectives ? Connais-tu leur histoire et leur géographie ? Connais-tu leurs dirigeants et leurs tendances et vision politiques respectives ?

Connais-tu tes rapports respectifs avec tes différents repères d’identification?
Avec toi-même en tant qu’entité individuelle ? Avec ton foyer et ta famille biologique ? Avec ton groupe social et ta famille professionnelle ? Avec ton pays et ta nation ? Avec ta circonscription et ta communauté ? Avec ta patrie, c’est très important ? Avec le peuple congolais et le congolais lambda ? Connais-tu ce que chacune de ces repères, en tant qu’entités vivantes, te doivent ? Es-tu au courant de ce qu’elles attendent de toi ?

Connais-tu le prince ?
Sais-tu que tu l’es ? Si pas encore, sais-tu que tu peux le devenir, un jour, toi aussi, comme tous les autres politiques ? Sais-tu que tout politique l’es, à quelque niveau de responsabilité que soit ? Sais-tu que le prince ne doit pas avoir de cœur ? Sais-tu, aussi, que le prince n’a ni parents, ni amis ? Sais-tu, enfin, que le prince n’a que le pouvoir et qu’il doit l’exercer? Sais-tu de qui et pour qui il le détient ? Peux-tu comprendre que c’est là tout le procès de l’impunité ?

Ta part de responsabilité en tant qu’opérateur de l’espace politique ?

Connais-tu les structures politiques du pays et leurs animateurs respectifs ? Connais-tu leur fonctionnement et leurs relations d’interdépendance ? Connais-tu l’objectif ultime vers lequel doit converger, selon la constitution, leurs actions ? Connais-tu ta part de responsabilité, à ton niveau, selon la constitution, en cas de réussite ou d’échec dans la réalisation de cet objectif ultime de l’état ? Sais-tu ce que tu diras au congolais lambda, et au souverain primaire ? Et à la face du monde, que sera ton discours ?

Connais-tu le pouvoir et l’opposition ?

Sais-tu que ces deux entités identitaires de positionnement politique sont légitimes, et légalement garanties par la constitution de la république ? Sais-tu que l’opposition politique n’est pas l’inimitié, mais une simple adversité de visions et des idées qui en découlent ? Sais-tu que l’opposition est un gouvernement en dehors du pouvoir ? Sais-tu qu’en principe ce gouvernement hors-pouvoir est beaucoup plus facile à diriger et gérer que le pouvoir ? Sais-tu que bien qu’évaluateur et acteur, les deux, en principe, ont des comptes à rendre au souverain primaire, chacun en ce qui le concerne ?

Ta perception de la majorité et de l’opposition dans les institutions du pouvoir ?
As-tu une perception correcte de ce qu’est la majorité et l’opposition ? Connais-tu ce que c’est la solidarité institutionnelle ? As-tu une idée de l’élégance politique ? Sais-tu que le triomphalisme solde et dope une victoire politique ? Sais-tu que la chaise vide est une double longueur de distance qu’inconsciemment tu accorde au partenaire qui reste ? Sais-tu qu’une politique sans plan B ni toute autre alternative est un investissement à fonds perdu, un lavabo ? Sais-tu que le meilleur combat politique c’est dans le cadre légitime et légale, selon les prescrits de la constitution ? Sais-tu qu’en dehors de ce cadre toute victoire n’amène qu’à un pouvoir fragile et pas de tout repos ? Sais-tu qu’une perception erronée du pouvoir est une crise de gouvernementalité et un blanc seing au disfonctionnement de l’état ?

Connais-tu ce privilège dont tu bénéficies de la constitution ?
Sais-tu que la loi fondamentale de la RD Congo, comme partout au monde, te donne, tant que citoyen, le droit de la critiquer et la faire amender ? Sais-tu qu’à cette dernière fin, elle-même déterminé une procédure légale à suivre, des institutions de la république au souverain primaire, dans toute liberté ?

Sais-tu que critiquer la constitution est légitime, mais la violer est illégale ?
Sais-tu que la constitution est la loi fondamentale de la république ? Sais-tu que c’est d’elle émanent toutes les lois et règles qui organisent et régulent l’existence et la vie de la nation ? Sais-tu qu’elle est la synthèse de la volonté du peuple congolais, approuvée comme telle et à cette fin, à l’issu d’un référendum ? Connais-tu la différence entre une rébellion et une agression extérieure ? Connais-tu la différence entre la rébellion et la trahison ? Sais-tu, par conséquent, que tout comportement contraire aux prescrits de la constitution est illégitime et illégale ? Sais-tu qu’on est là devant une violation pure et simple de la constitution ? Comprends-tu, en effet, que toute tentative d’amender la constitution en dehors de ses prescrit, surtout par la voie des armes, n’en est qu’une violation grave ?

Sais-tu qu’une carence de cohésion interne érige une 5ème colonne contre le pays ?

Sais-tu que la divergence politique est naturelle est légitime ? Sais-tu qu’elle peut naître d’une incompréhension, ou être crée de toutes pièces d’un refus de compréhension ?

Sait-tu que le refus de compréhension cause beaucoup plus de dégâts que l’incompréhension ? Sais-tu la divergence peut, sous l’effet du temps, à se muer en convergence et aplanir la situation?

Sais-tu qu’elle doit être circonstanciée et cadrée en vue d’être rationnelle et efficiente ?
Sais-tu que faute de ces précautions, elle se transforme en une sérieuse crise de cohésion interne et s’ériger en un front interne? Sais-tu que ce type de front interne est, tout bonnement, une 5ème colonne contre la patrie dans le contexte actuel du Congo?
In fine
Qui es-tu ? Qui es-tu ?
Connais-tu ?

Te connais-tu ?

Sais-tu ?

Sais-tu ?

Finalement, qu’est ce que tu es, pour ne pas dire qu’es-tu ? Es-tu prêt à assumer tes responsabilités de politique, en tant qu’opérateur politique, au regard de tout ce qui précède ? Réponds à ta conscience et gardes la réponse pour vous trois – à ta conscience et à toi-même, et à ta vision politique pour le Congo. Certes, tu peux beaucoup connaître, et autant savoir ; mais pas tout. Ne t’en veux pas. Par contre, en prendre conscience et te rattraper est pour toi une contrainte civique, morale et citoyenne.


Écrit par HUBERT MPUNGA TSHISAMBU
Publié le vendredi 1 février 2013



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Hollande se rend au Mali

Dernière mise à jour: 2 février, 2013 - 10:11 GMT

Le président français François Hollande.
Le président français François Hollande.
 
Le président français est arrivé samedi au Mali pour une visite de quelques heures. Cette visite intervient trois semaines après le début de l'opération Serval menée conjointement par les forces maliennes et françaises contre les rebelles islamistes armés du nord du pays.
 
François Hollande est arrivé en milieu de matinée à Tombouctou, une ville du Nord récemment reprise aux groupes islamistes par les forces françaises et maliennes. ll est accompagné par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le ministre chargé du Développement Pascal Canfin.
Il a été accueilli à son arrivée au Mali par son homologue malien, le président par intérim Dioncounda Traoré.
Au cours de cette visite éclair, François Hollande doit saluer les troupes françaises et encourager l'ouverture d'un dialogue politique entre Maliens.
Le pésident français doit notamment visiter une mosquée historique, le centre de conservation de précieux manuscrits anciens, dont certains ont été incendiés
par les islamistes, et rencontrer la foule.
La visite du président français intervient moins d'un mois après le début de l'intervention militaire qui a permis au Mali de récupérer la majorité du territoire qu'il avait perdu au profit du Mali.

Pour un président dont la popularité était avait commencé à s’effriter, l'intervention militaire lui a permis de rebondir dans les sondages.
Toutefois, sa visite intervient alors que l'on s'interroge sur le sort de la ville de Kidal, bastion historique des mouvements rebelles touaregs et dont l'aéroport est entre les mains des soldats français.

Paris semble privilégier le dialogue avec les groupes armés qui accepteront de renoncer à la violence et aux velléités indépendantistes.
D'un autre côté, plusieurs ONG ont dénoncé les exactions présumées contre des membres des communautés arabes et touarègues du nord. Vendredi, Amnesty International a dénoncé les abus commis par les forces gouvernementales maliennes et par les groupes armés rebelles.

Pour sa part, le CICR a demandé au gouvernement de Bamako de lui permettre d'accéder aux prisonniers captures pendant le conflit.

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vendredi 1 février 2013

RDC: les confessions religieuses demandent à Joseph Kabila de renvoyer la nouvelle loi sur la Ceni

publié il y a 3 heures, 37 minutes, | Denière mise à jour le 1 février, 2013 à 9:52 |  
Des représentants de confessions religieuses le 21/09/2012 à Kinshasa, lors de la célébration de la journée internationale de la paix. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Des représentants de confessions religieuses le 21/09/2012 à Kinshasa, lors de la célébration de la journée internationale de la paix. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
La nouvelle loi sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), tel qu’adoptée par le Parlement et soumise au Président de la République, ne donne pas de garanties suffisantes d’indépendance et d’impartialité à cette institution, ont déclaré des membres des confessions religieuses de la RDC lors d’un point de presse tenu vendredi 1er février à Kinshasa. Ils ont plaidé pour un réexamen de ce texte pour que la Ceni soit constituée d’experts et non de politiques.

«Nous demandons que le président de la République, à qui revient la latitude de renvoyer la loi au Parlement pour un approfondissement, de tenir compte des aspirations profondes du peuple congolais, en particulier la société civile. [Celle-ci] voudrait une Ceni [indépendante, autonome et neutre]», a déclaré l’abbé Donatien Shole, porte-parole des confessions religieuses congolaises.

Pour rendre plus crédible la Ceni, les confessions religieuses ont demandé cette institution soit constituée de «vrais experts» et que les pouvoirs de son assemblée plénière soient renforcés. La représentation de la société civile au sein du bureau de la Ceni devrait également être renforcée.

Selon les mêmes sources, «le modèle politique» de la Ceni de 2011 avait remis en question la neutralité de cette institution d’appui à la démocratie. Elle avait organisé des élections présidentielle et législatives, entachées de «beaucoup d’irrégularités », selon plusieurs organisations d’observation électorale tant nationales qu’internationales.

L’abbé Shole a soutenu que les pouvoirs dévolus au président de la Ceni, en vertu de la nouvelle loi, portent les germes de conflits:
«En même temps que le président a les attributions de représentations administratives, on donne au vice-président, qui est de la Majorité, [le pouvoir] de se charger de tout ce qui est juridique, de se charger de la commission de suivi des résultats et tout ça. Là, on risque de tomber dans une Ceni à deux têtes.»
L’Assemblée nationale avait procédé, mercredi 12 décembre 2012, à l’adoption du projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°10/013 du 28 juillet 2010, portant organisation et fonctionnement de la Ceni. Ce texte de loi a apporté des innovations avec l’institution des deux organes, à savoir: le bureau et l’assemblée plénière.
Cette nouvelle loi accorde la présidence de la Ceni à la société civile. La nouvelle Ceni devrait, par ailleurs, comprendre treize membres de l’assemblée plénière (6 de la Majorité présidentielle, 4 de l’Opposition et 3 de la Société civile).

Pour les confessions religieuses, ce texte ne présente pas d’avancées significatives. Les mêmes critiques avaient déjà été formulées par la Nouvelle société civile du Congo. Dans une déclaration, samedi 19 janvier, à Kinshasa, le coordonnateur de cette plateforme d’associations de défense des droits de l’homme, Jonas Tshombela, avait estimé que cette Ceni est «politisée à outrance».