vendredi 6 juillet 2012

RDC: les rebelles du M23 contrôlent l'agglomération de JOMBA au Nord-Kivu

(Xinhuanet 06/07/2012)
De sérieux affrontements ont opposé les Forces de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du groupe M23 dans le territoire de Rutchuru en province du Nord-Kivu à l'est de la RDC.

"A la suite des ces combats, les rebelles viennent d'arracher de forces loyalistes l' agglomération de JOMBA, chef-lieu du groupement du même nom, en chefferie de Bwisha, où près de 20.000 personnes fuient vers Bunagana et d'autres vers Rubare", témoigne le porte-parole de la société civile de la province du Nord- Kivu, Omar Kavota, cité jeudi par la presse locale. "Les deux forces ont combattu à environ 10 km à l'extérieurs de JOMBA et les FARDC ont forcé les rebelles à se replier sur leur position initiale", rapporte le porte-parole des FARDC, le colonel Ngeleka Celestin.

Les rebelles du M23 est un regroupement des anciens soldats du Congres Nationale pour la défense du Peuple (CNDP) qui exigent au gouvernement congolais de respecter les accords de paix signés en 2009.



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En RDC, les combats ont repris au Nord-Kivu

Un soldat des FARDC se trouve avec une mitrailleuse montée sur jeep dans la ville orientale congolaise de Bunagana, à la frontière avec l'Ouganda, le 22 mai, 2012.
Un soldat des FARDC se trouve avec une mitrailleuse montée sur jeep dans la ville orientale congolaise de Bunagana, à la frontière avec l'Ouganda, le 22 mai, 2012.
AFP PHOTO/PHIL MOORE

Par RFI

Depuis ce jeudi 5 juillet, les mutins du M23 occupent la localité de Jomba, dans le territoire de Rutshuru. Forts de ce succès, les rebelles ont l'ambition de prendre le contrôle de Bunagana, important poste-frontière avec l'Ouganda.

Après l’occupation de Jomba dans la journée, le M23 a dirigé ses attaques vers Bunagana. Les rebelles veulent à tout prix investir cette localité stratégique située à la frontière avec l’Ouganda, un important passage pour les produits d’importation et d’exportation via le port kenyan de Mombassa.
La situation était très tendue ce jeudi soir à Bunagana, déjà déserté par ses habitants qui se sont pour les uns réfugiés de l’autre côté de la frontière alors que d’autres ont tout simplement cherché protection auprès des troupes de la Mission de l'organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, la Monusco.
De violents combats ont été également signalés à Tchengerero entre les rebelles et les Forces armées de la République démocratiques du Congo (FARDC).
Joint au téléphone par RFI, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole des rebelles, a affirmé que le M23 a capturé deux éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dont la mission était de « repousser le M23 et de pénétrer au Rwanda à partir de Ruhengeri (ville du nord du Rwanda) ».
Réplique du porte-parole des FARDC, le colonel Ngeleka Celestin, lui aussi joint au téléphone par RFI : c'est une « Guerre médiatique et psychologique pour faire peur à la population et décourager les vaillants combattants des FARDC ».

Bas-Congo : plus de 900 cas de choléra enregistrés depuis le début de l’année

(Radio Okapi 06/07/2012)
Neuf cent trente-quatre (934) cas de choléra dont seize décès ont été enregistrés au Bas-Congo depuis le début de l’année. Selon le médecin épidémiologiste provincial qui l’a annoncé ce jeudi 5 juillet, l’épidémie touche sept zones de santé sur les trente et une que compte la province.

Le chef du sous bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)/Bas-Congo (OMS/Bas-Congo), la docteure Berthe Nkunku a indiqué que le territoire de Muanda est la zone la plus touchée avec sept cent trente-quatre (734) cas. Elle a affirmé que la sensibilisation est le meilleur moyen d’éviter la transmission de cette maladie appelée « des mains sales ».

Le chargé de communication de l’inspection provinciale de la santé du Bas-Congo, Jean-Jacques Diabanza, a rappelé que cette épidémie était très contagieuse. Selon lui, « cette réalité, connue de tous, impose une intensification de la sensibilisation de la population sur le respect élémentaire d’hygiène et l’assainissement du milieu ».

Interrogé par Radio Okapi, mardi 26 juin, sur la résurgence de certaines épidémies comme le choléra, la poliomyélite, la fièvre typhoïde et la rougeole dans plusieurs provinces de la RDC, le ministre de la Santé, Dr Félix Kabange Numbi, a évoqué la faible couverture vaccinale.

Il a déclaré que le gouvernement est entrain de mettre sur pied une politique de riposte à toutes les épidémies.


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Crise à l'Est RDC : l'Afrique du Sud tire la sonnette d'alarme !

 (Le Palmarès 06/07/2012)

La crise qui sévit en ce moment à l'Est de la Rdc préoccupe au plus haut point le pays de Nelson Mandela. Au cours d'une rencontre bipartite entre Pretoria et Bruxelles, la première capitale a vigoureusement interpellé la Communauté internationale.

La ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maïté Nkoana Mashabane, recevait son homologue belge à Johannesburg. La rencontre entre les deux personnalités a été sanctionnée par un point de presse conjoint.

Maïté Nkoana a déclaré en luminaire que son pays et celui de Didier Reynders ont des préoccupations partagées à propos de la situation dans l'Est de la Rdc. Elle a, par ailleurs, précisé que cette région est touchée par une reprise des violences à la suite d'une nouvelle mutinerie de soldats tutsis en rupture de ban avec l'armée gouvernementale.

Tirant par la suite toutes les conséquences de cette situation tragique, la ministre sud-africaine a secoué la Communauté internationale en ces termes : “Nous (membres de la Communauté internationale), ne pouvons nous permettre un autre échec en Rdc “.

Première puissance du continent noir, la Rsa a donné le signal d'alerte. Et ce fut de manière tout à fait intentionnelle que cette mise en garde a été donnée devant un haut représentant belge.

Contrairement aux apparences, la situation à l'Est de la Rdc, sur fond de complicité du Rwanda, est grave. Elle remet en cause l'équilibre fragile bâti au prix de mille sacrifices dans les Grands Lacs africains. La Communauté internationale n'ayant ménagé aucun effort pour obtenir, tant bien que mal, la stabilisation du Congo-Kinshasa.

Sous ce rapport, il est bon de rappeler que la mission onusienne en Rdc, surtout sous sa formule originelle de Monuc, a été la plus onéreuse de l'histoire des Nations Unies. 1 milliard de dollars américains de budget par an. Plus un engagement militaire, humain et logistique sans précédent dans l'histoire. Sans oublier l'engagement avant-gardiste de l'Afrique du Sud, sous Mandela, dans la préparation du climat de stabilité au sein des Grands Lacs africains. La nation arc-en-ciel trouve à juste titre, qu'il serait désastreux pour le continent noir de laisser autant d'efforts, autant de sacrifices tomber à l'eau aujourd'hui.


Fessée
Belle rhétorique de la part d'un pays qui a pris toute la mesure de la gravité de l'heure. Seulement, il y a un grand hic. Tout le monde s'active au chevet des Grands Lacs d'Afrique. Mais au lieu d'utiliser le bistouri pour extirper l'organe malade et cancéreux, les médecins de la Communauté internationale se répandent en incantations oiseuses.

L'heure est plus que grave. Aujourd'hui, le problème n'est pas de constater que des mutins, tous tutsis d'origine, sont en guerre contre l'armée régulière. La Communauté internationale doit à la vérité de l'histoire de dénoncer

Clairement et nommément la cause de la tragédie congolais à l'Est : le Rwanda.

Après la stigmatisation de ce pyromane, des sanctions sévères et exemplaires doivent être imposées au pays de mille collines.

Ne pas suivre ce schéma obligatoire, c'est tourner en rond et envenimer la situation.

Si un pays croit vraiment travailler à la résolution de la crise à l'Est du Congo, il doit s'inscrire dans un lobbying visant l'indemnisation et les sanctions contre Kagame et son régime. Après Outenika et tous les rounds de dialogue qui ont suivi par la suite, c'est maintenant le moment de donner la fessée aux délinquants de la tumultueuse région des Grands Lacs africains.

LP


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lundi 2 juillet 2012

Massacres des Congolais dans l’Est : un «génocide oublié»

(Le Potentiel 02/07/2012)
Le bilan, à ce jour, des guerres intermittentes qui ravagent la partie Est de la RDC se chiffre en millions de morts. Plus de six millions déjà, selon diverses sources. Des Congolais tués dans l’indifférence totale de la communauté internationale, alors qu’ailleurs des événements de même nature ont vite été assimilés à un génocide. La tragédie qui se vit dans l’Est de la RDC devrait cesser de passer pour «génocide oublié».

La résurgence des tensions dans l’Est de la République démocratique du Congo a remué le couteau dans la plaie encore béante de graves massacres commis depuis les années 1990. Depuis le début des guerres intermittentes dans cette partie, dont le fait déclencheur, admis presqu’à l’unanimité, a été le génocide rwandais de 1994, plus de six millions de Congolais sont déjà tombés. Ils sont victimes de la barbarie de ceux qui ont armé différents groupes armés qui pullulent dans l’Est pour déstabiliser la RDC.

Un vaste réseau criminel a été mis en place, avec des tentacules dans des pays voisins tels que le Rwanda, l’Ouganda. Aujourd’hui, la création du mouvement rebelle M23, dont le soutien du Rwanda n’est plus à démontrer est un témoignage éloquent de la complicité internationale, en rapport à tout ce qui se passe dans l’Est de la RDC.

COMPROMISSION ET COMPLICITE

Malheureusement, la communauté internationale ne voudrait pas s’en émouvoir. Ailleurs, notamment au Rwanda, le monde entier s’est levé comme un seul homme pour dénoncer tout haut les actes d’une barbarie sans pareille commis sur les populations tutsi. Mais, lorsqu’il s’est agi de la RDC, tous se sont tus. Comme si le peuple congolais, mort à l’Est, n’était qu’une quantité négligeable.

Dans un ouvrage paru récemment aux éditions «Le nègre éditeur» sous le titre : «Le Canada dans les guerres en Afrique centrale. Génocides et pillages des ressources minières du Congo par le Rwanda interposé», Patrick Mbeko consacre une section de son ouvrage sur «les Congolais, éternels oubliés…». Il écrit : «Le génocide rwandais et la propagande initiée par les autorités de Kigali et leurs tuteurs occidentaux sur le ’’génocide des Tutsi’’ ont occulté la tragédie que vivent les Congolais depuis l’aventure de l’APR à l’Est de la RD Congo. Les victimes congolaises des extrémistes tutsi n’ont pas de porte-voix, personne ne parle pour elles. Le Congo paie le prix de la responsabilité meurtrière des Hutu et des Tutsi. Pour les partisans de l’’’évangile sacré de Kigali’’, les Congolais, bien qu’innocents, doivent payer le lourd tribut pour avoir hébergé les ’’génocidaires’’ dans leur territoire».

Dans son ouvrage, Patrick Mbeko s’étend longuement sur le grand projet d’invasion de la RD Congo, initié depuis l’époque du Zaïre. Il démontre comment tout cela a été préparé et exécuté. Le but ultime, note-t-il, ayant été «pour les puissances occidentales de mettre la main sur les immenses richesses du Congo, but qui a aussi rencontré les desseins non avoués des extrémistes tutsi d’agrandir leur espace vital en s’appropriant la partie Est du Congo, riche en matières premières et au sol très fertile». Pour ce faire, poursuit-il, «les extrémistes tutsi ont entrepris une politique de dépopulation sans précédent dans les provinces du Kivu. Massacres de masse des civils et viols systématiques sont pratiqués dans le but d’éloigner les Congolais de leurs terres d’implanter à tout prix à l’Est de la RDC, une population rwandaise». Il s’agit aussi, relève-t-il, de «créer plus de terres vacantes pour les multinationales canadiennes, américaines, britanniques, belges et israéliennes pour faciliter le partage en toute quiétude du ’’gâteau congolais’’, c’est-à-dire l’exploitation des ressources naturelles immenses dont regorge le RDC».

Voilà le schéma qui a été tracé ; schéma auquel est aligné correctement le mouvement rebelle déclenché par des mutins CNDP du M23. Mais, pour atteindre cet objectif, des Congolais ont payé le plus fort prix. A ce jour, on en compte plus de six millions.

Qu’y a-t-il encore à exiger pour parler d’un génocide dans les provinces du Nord–Kivu et du Sud-Kivu ? Des hommes et femmes, des enfants et bébés, des vieillards ont été froidement abattus par le simple fait d’être Congolais. Leur seul crime est d’avoir défié l’envahisseur en tentant de défendre leurs terres. Ces morts procèdent d’un schéma bien planifié et savamment exécuté sur le terrain par des troupes visiblement soutenues par des pays clairement identifiés.

RECONNAITRE LE MAL

Au juste, qu’en est-t-il d’un génocide ? Tournons-nous vers l’ONU. Le terme «génocide» est utilisé pour la première fois dans un document officiel en 1945, par le Tribunal militaire international, lors de la mise en accusation des criminels de guerre nazis à Nuremberg. Le droit de Nuremberg va préférer retenir une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité.

Mais, le 11 décembre 1946, l'Assemblée générale des Nations unies, qui confirme les principes du droit de Nuremberg, donne une première définition du génocide : «Le génocide est le refus du droit à l'existence de groupes humains entiers de même que l'homicide est le refus du droit à l'existence à un individu : un tel refus bouleverse la conscience humaine, inflige de grandes pertes à l'humanité qui se trouve ainsi privée des apports culturels ou autres de ces groupes, et est contraire à la loi morale ainsi qu'à l'esprit et aux fins des Nations unies. La répression du crime de génocide est une affaire d'intérêt international».

L’ONU ne peut donc pas se contredire. Les crimes qui se commettent dans l’Est de la RDC relèvent bel et bien du domaine de génocide. Méconnaître cette réalité, c’est faire preuve de compromission et de trahison envers le peuple congolais, meurtri depuis des années par ceux qui ont juré de démanteler la RDC dans ses frontières de 1960.

La tragédie qui s’abat depuis 1996 à l’Est de la RDC s’apparente bien à un génocide que l’on tente d’oublier sinon d’étouffer pour, sans doute protéger, les coupables.

Depuis 1996, plus de 6 millions de Congolais, presque dans des conditions similaires à celles du 19ème siècle à l’époque léopoldienne, ont été massacrés dans une indifférence déconcertante et coupable de la communauté internationale.

Une réalité s’impose. Il s’agit de la nécessité de reconnaître le mal causé au peuple congolais en déclarant ce «génocide oublié». La communauté internationale doit prendre ses responsabilités. Sa crédibilité en dépend. La reconnaissance de ce génocide doit entraîner, en vertu de l’article VII de la Convention des Nations unies sur la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, une obligation pour les organes compétents de l’ONU de prendre des mesures appropriées en vue de la prévention et de la répression des actes de génocide commis depuis 1996 sur le sol congolais.


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RDC: reprise des combats le jour de la fête d'indépendance

(La Presse Canadienne 02/07/2012)
Les combats entre l'armée et des mutins ex-rebelles ont repris samedi, jour de l'indépendance du pays, dans la province du Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.


Les Forces armées (FARDC) et les mutins se réclamant du Mouvement du 23 mars (M23) s'accusent mutuellement d'avoir commencé les attaques dans les environs de Mbuzi, l'une des trois collines proches de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda où sont regroupés les dissidents.

«Les FARDC nous ont attaqués depuis les alentours de la cité de Ntamugenga. Nous avons blessé un officier supérieur, un commandant de bataillon qui est à l'hôpital de Rutshuru», le territoire où se déroulent les combats, a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23.

Selon lui, malgré les attaques à l'arme lourde des FARDC, les mutins issus de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont repoussé samedi l'armée sur deux positions, qu'ils conservaient toujours dimanche matin.


Une version contestée par l'armée régulière. «Les rebelles nous ont attaqués sur l'axe Bweza-Ntamugenga et ont repoussé nos forces sur deux positions, mais ce matin (dimanche), nous avons délogé les mutins de ces deux positions», a déclaré à l'AFP un officier supérieur participant aux combats.

«Nous les avons attaqués tôt dimanche matin avec un appui en armes lourdes, jusqu'au point où ils ont aussi perdu une des positions qu'ils gardaient depuis longtemps», a-t-il ajouté, promettant une attaque prochaine «très musclée» près de la frontière avec l'Ouganda.

Un calme relatif était revenu dimanche en fin de matinée.

L'ex-Congo belge n'a pas célébré samedi l'anniversaire de son indépendance, le 30 juin 1960, en solidarité avec les populations de l'Est qui depuis près de deux mois subissent les combats, qui ont fait plus de 200 000 déplacés et quelque 20 000 réfugiés au Rwanda et en Ouganda.

«Des inciviques manipulés par des forces obscures nationales et étrangères ont plongé une fois de plus la province du Nord-Kivu dans le sang forçant de nouveau des milliers de nos concitoyens à l'errance et les replongeant dans la précarité», avait dénoncé le président Joseph Kabila dans un discours diffusé vendredi soir sur la télévision nationale.

À aucun moment le chef de l'État n'avait cité le Rwanda, pourtant accusé jeudi par le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, à la suite de rapports de l'ONU et d'ONG, de soutenir le M23.


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Didier Reynders devrait rencontrer Joseph Kabila au Burundi ce lundi

(RTBF 02/07/2012)
Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders devrait rencontrer lundi matin à Bujumbura le président congolais Joseph Kabila, alors que les combats entre l'armée et des mutins ex-rebelles ont repris samedi, jour de l'indépendance du pays, dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), a-t-on appris dimanche de source diplomatique.

Un entretien se dessine entre les deux hommes, présents à Bujumbura à l'occasion du 50ème anniversaire de l'indépendance du Burundi. Il devrait avoir lieu en matinée, avant le défilé prévu à Bujumbura pour célébrer ce cinquantenaire, a précisé cette source.

Une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame n'est pas exclue.

Au Nord-Kivu, les Forces armées (FARDC) et les mutins se réclamant du Mouvement du 23 mars (M23) s'accusent mutuellement d'avoir repris les hostilités samedi avec des attaques dans les environs de Mbuzi, l'une des trois collines proches de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda où sont regroupés les dissidents.

L'ex-Congo belge n'a pas célébré samedi l'anniversaire de son indépendance, le 30 juin 1960, en solidarité avec les populations de l'Est qui depuis près de deux mois subissent les combats, qui ont fait plus de 200 000 déplacés et quelque 20 000 réfugiés au Rwanda et en Ouganda voisins.

Le gouvernement congolais a, par la voix de son porte-parole, Lambert Mende Omalanga, accusé le Rwanda de soutenir les mutins du M23, tout comme des rapports de l'ONU et d'ONG.

Didier Reynders a déjà rencontré à Bruxelles au cours de la semaine écoulée ses homologues congolais, Raymond Tshibanda, et rwandaise, Louise Mushikiwabo, pour discuter de la situation dans les Kivu.


Belga


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