vendredi 1 juin 2012

RDC: la députée Jaynet Kabila recommande à Matata Ponyo de recenser la population

Jaynet Kabila. Radio Okapi/ Ph. John BompengoJaynet Kabila. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 
La députée Jaynet Kabila a demandé, mercredi 9 mai, au Premier ministre Matata Ponyo d’inclure le recensement de la population congolaise dans le programme de son gouvernement. Intervenant au cours de la plénière consacrée au vote de ce programme à l’Assemblée nationale, elle a expliqué que le gouvernement ne pouvait pas définir une politique sociale claire sans connaître le nombre des habitants du pays.

«La planification de la politique du gouvernement devra être basée sur les statistiques permettant de connaître les besoins de la population et les questions relatives au bien-être social», a déclaré Jaynet Kabila, ajoutant qu’une planification efficace ne peut se faire que sur base des «informations réelles de base sur notre population».
L’élue de Kalemie a déclaré que le dernier recensement de la population date de 1984. Elle a dit regretter qu’«aujourd’hui, le gouvernement travaille sur base des estimations démographiques de la population qui varie entre 60 et 71 millions d’habitants».

En marge de la Journée africaine des statistiques, jeudi 18 novembre 2010, le directeur de l’Institut supérieur des statiques(ISS) de Kinshasa, le professeur Guillaume Muhindo, avait déclaré à Radio Okapi que le budget nécessaire pour organiser le recensement de la population congolaise est évalué à 170 millions USD.
Il avait suggéré au gouvernement de faire du recensement de la population une urgence pour le développement du pays:

«C’est très important qu’on organise ce recensement. On ne sait pas mettre un territoire en valeur si l’on ne connaît pas le nombre des ses habitants, ses besoins, ce qu’ils produisent, les marchés d’évacuation des produits».

Voici les assassins de Floribert Chebeya à Kinshasa le 02/06/2010

Le Général Jean de Dieu Oleko, commandant provincial de la police de Kinshasa, 3/06/2010. Le Général Jean de Dieu Oleko, commandant provincial de la police de Kinshasa, 3/06/2010.


 Le président de la RDCongo, Joseph Kabila, lors de la célébration de 50 ans de l'indépendance à Kinshasa le 30 juin 2010.le commanditaire d'assassinat

Le général OlekoLe général Oleko


 

Première audience dans l'affaire Chebeya à l'auditorat militaire de la Gombe. Entrée de 8 prévenus tous policiers (Kinshasa, le 12 novembre 2010)



Les exécutants

Le colonel Daniel Mukalayi ce 23/06/2011 à Kinshasa, lors de sa condamnation par la haute cour militaire. Radio Okapi/ Ph. BompengoLe colonel Daniel Mukalayi ce 23/06/2011 à Kinshasa, lors de sa condamnation par la haute cour militair

POURQUOI ‘’JOSEPH KABILA’’ KANAMBE, JOHN NUMBI, BISENGIMANA, … ONT-ILS ASSASSINE Floribert CHEBEYA et Fidele BAZANA ?

(Congo Libre 01/06/2012) Floribert Chebeya, militant congolais des droits de l'homme assassiné à Kinshasa. Son corps a été découvert sans vie le 2 juin 2010.
Assassinat de Floribert Chebeya et de Fidele Bazana, Quelques Réponses de Golden Misabiko

Aussi longtemps que je serai en vie, j’aurai toujours en mémoire les noms de Courageux et Exceptionnels Défenseurs des Droits Humains, Floribert Chebeya et Fidele Bazana pour l’exemple suprême qu’ils viennent de léguer à toute l’humanité, à savoir celui d’abnégation, de courage et de sacrifice pour protéger les droits et dignité des autres.

Ces bandits à mains armées et criminels mondialement identifiés et connus, je cite ‘’ Joseph Kabila ‘’ Kanambe, John Numbi, Daniel Mukalay, Bisengimana, Lumanu Bwana Nsefu, Lambert Mende… avec l’autorisation ignoble de leur paternel maître des massacres et des génocides, et le plus grand sanguinaire du siècle, Paul Kagame du Rwanda vous ont tués physiquement ; mais ils n’ont pas réussi à vous tuer spirituellement. Vous demeurez toujours avec nous ici et là où vous séjournez.

Dans ces plans d’extermination du Vaillant Peuple Congolais par ces groupes des bandits universellement connus, mais impunis, et qui sont installés à Kinshasa devant témoins, Floribert Chebeya détenait toutes les vérités sur tous les maux, atrocités et sur les plus graves souffrances que ces brigands sanguinaires infligent à notre Peuple. Il savait que l’armée rwandaise était sur le territoire congolais, tuant, violant, volant et occupant l’espace congolais devant témoins internationaux. Il s’avait que toutes les prisons dans le pays sont devenues des lieux de la mort pour exterminer les Congolais. Il savait que la police, l’armée et les agents spéciaux appelés ‘’de sécurité’’ étaient formés, dressés et équipés pour exterminer les populations civiles sans défense ; cas de plus de 4.500 adeptes de Bundu Dia Kongo massacrés par les hommes armés de ces bandits du régime de Kinshasa en 2007. Floribert Chebeya, Fidele Bazana et d’autres Défenseurs des droits humains savaient que ‘’Joseph Kabila’’ Kanambe n’est pas congolais. Il est rwandais de père et de mère ; et qu’il est envoyé au Congo par Paul Kagame. C’est la vérité. Et l’ONU le sait avec retard. Foribert Chebeya savait que ‘’Joseph Kabila’’ Kanambe tuait et persécutait les vrais enfants de Laurent Désiré Kabila ( Tartibu Kabila, Aimée Kabila, etc… ).

Oui, Ils l’ont tué par ce qu’il détenait des vérités sur les maffias dans le domaine de riches ressources naturelles du pays qui transforment le pays et son peuple en une catastrophe la plus totale sur tous les plans. Il s’avait, comme Golden Misabiko, que le voyage de Nicolas Sarkozy avec Anne Lauvergeon (Areva ) au Congo Kinshasa pour arracher, en moins de cinq heures de visite, le droit d’explorer et d’exploiter l’uranium sur toute l’étendue du pays, était un désastre planétaire irréparable.

Il savait aussi qu’aller aux élections en 2011 avec ce bandit génocidaire du siècle était une peine savamment perdue. Il s’opposait à la venue de Roi des Belges au Congo pour les 50 ans de l’indépendance ; car il se disait pourquoi se mettre à fêter pendant que nous sommes en train de déplorer plus de 9 million de Congolais massacrés dans ce génocide contenu ; et devant tous les témoins du monde, les femmes, les enfants et les hommes sont violés, tués, persécutés sans arrêt. Pourquoi faire la fête au Congo?

A Floribert Chebeya et Fidele Bazana, assassinés le 01/juin/ 2010 par ‘’Joseph Kabila’’ Kanambe, John Numbi, Bisengimana, Lumanu Bwana Nsefu, Lambert Mende et Paul Kagame, je dis reposez-vous en Paix. Mais eux ici bas où ils croient encore rester plus longtemps, sont devenus tous fous. Et les témoins coupables et silencieux de toutes les vérités dont vous disposiez et de tous les malheurs et atrocités qui frappent le Congo et son Peuple sont devenus étourdis et troublés par l’éclatement de ces vérités accablantes après vous.

Floribert Chebeya ; Fidele Bazana, Votre Acte Suprême d’accepter de mourir pour que toutes ces vérités sur les causes des morts et désolations des millions d’autres Congolais puissent exploser au grand jour maintenant reste admirablement incomparable. Cet Acte vous a tout simplement élevés jusqu'à la hauteur de Votre Grandeur entant que Défenseur des Droits Humains.

Et comme Vous, que tous les Congolais ne craignent rien, même la mort, pour libérer le pays et son Peuple d‘extrêmes calamités.

Et Golden Misabiko sera toujours avec Floribert Chebeya et Fidele Bazana en mémoire et en esprit pour toujours.



GOLDEN MISABIKO

Défenseur des Droits de l’Homme

NOMINE MEA 2006 pour les Droits de l’Homme

Leader de la Société Civile au Congo

Expert et Protégé pour les Droits Humains

E-mail : gomisabiko@hotmail.com

01/06/2012



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Affaires des mutins d’Uvira : 11 condamnés transférés à Kinshasa

Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.
Les onze mutins condamnés mercredi par la cour militaire du Sud-Kivu siègeant en chambre foraine à Uvira, ont été transférés à Kinshasa. Le premier président de cette cour, le colonel Freddy Mukendi a évoqué, ce vendredi 1er juin, notamment la précarité des conditions de détention à la prison centrale de Bukavu pour justifier ce transfèrement.

«Le transfèrement des prisonniers est une question qui relève de l’appréciation des autorités pénitentiaires, peut -être aussi des autorités du parquet, qui ont estimé que les conditions de détention de ces personnes seraient meilleures dans une prison militaire, celle de Ndolo à Kinshasa en l’occurrence», a-t-il indiqué.
Le colonel magistrat Mukendi a aussi apprécié l’appui matériel et logistique offerts par le gouvernement et la Monusco pour le bon déroulement du procès, au cours duquel dix-huit officiers mutins avaient été poursuivis d’avoir enclenché un mouvement insurrectionnel au sein des FARDC.
Deux officiers mutins ont été condamnés par défaut à la peine de mort et renvoyés de l’armée, onze condamnés à des peines allant de deux ans de servitude pénale principale à la condamnation à perpétuité et cinq acquittés.

Rwanda : des parties civiles demandent des contre-expertises de l’attentat contre Habyarimana

1er juin 2012
Le président rwandais Paul Kagamé à Rome, le 22 février 2012 ©AFP

PARIS (AFP) - (AFP)
Les familles de certaines victimes de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana en 1994 ont demandé aux juges une série de contre-expertises après la présentation d’un rapport balistique dont ils contestent les conclusions, a indiqué vendredi leur avocat Philippe Meilhac.
Ce rapport, présenté en janvier, n’identifiait pas dans ses conclusions les auteurs de cette attaque considérée comme le déclencheur du génocide rwandais.Il citait cependant le camp de Kanombe, tenu en 1994 par la garde présidentielle rwandaise, comme la "zone de tir la plus probable" des missiles qui avaient abattu l’appareil du président Habyarimana.
Les avocats des proches de l’actuel président rwandais Paul Kagamé qui ont été mis en examen dans cette affaire avaient estimé que ce rapport mettait leurs clients hors de cause.
Une opinion que ne partage pas Me Meilhac, qui défend notamment la veuve de l’ancien président rwandais Agathe Habyarimana.
Il conteste notamment le travail d’un acousticien qui a selon lui été déterminant pour orienter les conclusions des cinq balisticiens qui ont rédigé le rapport présenté aux parties par les juges Yves Trévidic et Nathalie Poux.
"La méthode de travail de l’acousticien, qui ne s’est pas rendu au Rwanda, est contestable, et son rapport est fondé sur certaines données géométriques erronées", a déclaré Me Meilhac à l’AFP, au lendemain de l’expiration du délai offert aux parties civiles pour contester l’expertise.
"Nous avons notamment demandé aux juges une contre-expertise acoustique et une expertise sur la trajectoire possible des missiles ou encore une analyse et une hiérarchisation des témoignages recueillis", a-t-il ajouté.
L’avocat a cependant noté que le rapport contenait des choses "convaincantes", en citant notamment les conclusions relatives aux projectiles utilisés.Le rapport citait le missile SA16 comme "le système d’arme le plus susceptible d’avoir été mis en oeuvre".
Le gouvernement rwandais soutient depuis 2009 que les tirs sont partis du camp militaire de Kanombe, importante base des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes), jouxtant l’aéroport et la résidence présidentielle au sud-est.
L’enquête française conduite initialement par le juge Jean-Louis Bruguière avait abouti à l’inverse au lancement en 2006 de mandats d’arrêts contre des proches du président Kagame qui dirigeait en 1994 la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR).

RDC : des Rwandais seraient formés pour renforcer les mutins du M23 dans le Nord-Kivu


Des soldats de la Monusco patrouillent dans les rues de Luvungi, dans le Nord-Kivu, le 4 septembre 2010
Des soldats de la Monusco patrouillent dans les rues de Luvungi, dans le Nord-Kivu, le 4 septembre 2010
AFP / MARC HOFFER

Des Rwandais ont-ils été recrutés et formés au Rwanda pour renforcer la mutinerie du M23 dans la province du Nord-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo? C'est ce qu'affirme un rapport confidentiel de la Monusco, la Mission de l'ONU en République Démocratique du Congo, que s'est procuré la BBC. Le Rwanda dément catégoriquement.

C'est un document qui se base sur les témoignages de onze combattants ayant abandonné leurs positions « dans les forêts montagneuses de la frontière entre la RDC et le Rwanda ».
Le rapport confidentiel de la mission de l'ONU décrit ces déserteurs comme des citoyens rwandais recrutés au Rwanda- sous prétexte de rejoindre l'armée nationale. Parmi eux, se trouverait un mineur. Ces combattants auraient reçu un entraînement au maniement des armes, puis ils auraient été envoyés en RDC pour rejoindre le M23 -le mouvement du 23 mars composé de membres de l'ex-rébellion tutsi du CDNP.
Un détail que souligne la BBC : d'après ce rapport, certains de ces combattants ont affirmé avoir été recrutés dès février, donc avant le début de la mutinerie des militaires ex-CNDP- au mois d'avril.
A Kigali, les autorités ont rejeté en bloc ces accusations. Dans un communiqué, la ministre rwandaise des Afaires étrangères parle de « rumeurs fausses et dangereuses ». Elle qualifie au passage la mission de l'ONU en RDC « d'échec » et appelle la Monusco à se préoccuper de la protection des civils plutôt qu'à faire des rapports.
De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais reste prudent. Selon Lambert Mendé, Kinshasa ne dispose pas à ce stade d'éléments qui pourraient confirmer ces informations.
Rappelons qu' en décembre 2008, un rapport d'experts de l'ONU avait déjà pointé du doigt le Rwanda, l'accusant de soutenir les rebelles du CNDP. Le Rwanda avait alors démenti, mais un mois plus tard, Kigali avait tout de même procédé à l'arrestation de Laurent Nkunda, le chef de cette rébellion.
Hiroute Guebré Selassié, chef du bureau de la Monusco au Nord-Kivu, ne confirme pas l'existence de ce rapport confidentiel mais la Monusco a effectivement conduit des entretiens avec onze individus se présentant comme des citoyens rwandais et ayant combattu avec le M23.
Par RFI

RDC : à Kinshasa, les parlementaires s'emparent du rapport polémique de la Monusco

Un soldat des Nations unies, dans l'est de la RDC.
Un soldat des Nations unies, dans l'est de la RDC.
Reuters

Une fois n’est pas coutume, la situation à l’est de la République démocratique du Congo mobilise la classe politique à Kinshasa, capitale de la RDC. Demain samedi 2 juin, une manifestation contre la guerre est prévue dans la capitale à l’initiative d’une partie de l’opposition et de la société civile. L’attitude du Rwanda est dénoncée de toutes parts depuis qu’un rapport des Nations unies, parlant de l’implication de combattants rwandais, a été révélé. Un débat s’est ouvert à l’Assemblée nationale, à huis clos. Il reprendra lundi.
Plusieurs parlementaires n’apprécient pas que les échanges avec le ministre de la Défense Alexandre Luba Ntambo se passent à huis clos. « Les Congolais doivent savoir ce qui se passe à l’Est, ce que fait le Rwanda », dit le député d’opposition Clément Kanku. Il appelle à une manifestation ce samedi pour protester contre la reprise de la guerre : « Ça fait plus de treize ans que le Rwanda occupe l’est du Congo, rappelle le député. Et l’exemple de Charles Taylor, ancien président du Liberia, en Sierra Leone, doit bien nous inspirer aujourd’hui et inspirer le Rwanda. »
Un de ses collègues de la majorité, Vénant Tshipasa, député du Nord-Kivu, pense la même chose, et n'est pas du tout confiant dans le dialogue entre Kinshasa et Kigali : « Je ne crois pas à la sincérité du Rwanda. Je crois que notre gouvernement caresse le gouvernement du Rwanda avec les deux mains. Par contre, le Rwanda caresse à tout vent avec la main gauche et la main droite prend les kalashnikov pour nous faire la guerre. »
Ancien parlementaire du Sud-Kivu, Enock Ruberangabo, membre de la communauté Banyamulege apparentée aux Tutsis, adopte une position plus mesurée. Pour lui, il faut un dialogue franc avec le Rwanda : « Il faut que Kigali parle avec Kinshasa pour trouver des solutions. Nous, les communautés frontalières, nous sommes fatiguées de cette instrumentalisation. »
La situation de l’Est a souvent été ignorée à Kinshasa, mais elle est cette fois venue occuper la première place dans le débat politique.
Par RFI