mercredi 20 décembre 2017

RDC: Voici un modèle du combat patriotique à suivre pour décrocher notre destin du congolais libre et totalement indépendant

Che Guevara, apôtre des opprimés III


Le cinquantième anniversaire de l’assassinat du Che en Bolivie le 9 octobre 1967 offre
l’occasion de revenir sur le parcours du révolutionnaire cubano-argentin qui a dédié sa vie àla défense des « Damnés de la terre ».
Lire la 1ère et2ème partie de cette série d’articles

 

III. Un révolutionnaire intégral


Comment le Che est-il devenu Président de la Banque nationale de Cuba ?

Le Che n’était pas un économiste de formation mais un médecin. Même s’il possédait des connaissances dans ce domaine, acquises au fil de lectures diverses, le monde bancaire lui était étranger. Mais il fallait une personnalité probe à la tête d’une institution qui avait vu se succéder les fripons, et le Che était la personne idéale.
Il a accepté la responsabilité par devoir révolutionnaire. Les nouveaux billets étaient signés de son surnom « Che ». Il a toujours eu un un mépris souverain pour les richesses matérielles.

Quand a-t- il été nommé Ministre de l’industrie ?

Le Che est nommé Ministre de l’Industrie en février 1961 avec pour objectif de développer et de renforcer ce secteur, vital pour l’économie cubaine. Fort de son expérience au sein de l’Institut national de réforme agraire, et notamment au Département d’Industrialisation, il est considéré comme le plus apte pour ce poste. Il l’occupera pendant plusieurs années.
Confronté à la réalité du pouvoir, le Che devient plus pragmatique, sans pour autant renoncer aux principes qui constituent le socle de son action politique. Selon lui, l’Etat doit prendre le contrôle des moyens de production et des secteurs stratégiques du pays, et diversifier son économie afin de tendre vers la souveraineté énergétique, alimentaire, technique et scientifique.
Le Che a dû réaliser sa tâche dans un contexte de lutte des classes extrêmement marqué contre un vieil ordre suranné et moribond qui refusait d’admettre la nouvelle réalité révolutionnaire. Cuba a dû également faire face à la pénurie de spécialistes et de techniciens qui ont pour la plupart choisi d’émigrer vers les Etats-Unis, attirés par les conditions de travail offertes par les autorités étasuniennes.
Dans sa guerre idéologique contre La Havane, Washington avait lancé une campagne destinée à vider le pays de son capital humain. Le cas le plus emblématique et dramatique reste celui des médecins : parmi les 6 000 médecins que comptait Cuba en 1959, plus de 3 000 ont abandonné le pays dès les premiers mois, occasionnant une grave crise sanitaire à Cuba.
En tant que ministre, le Che a imposé discipline et rigueur en prêchant par l’exemple. L’efficacité était sa grande priorité. Comme membre du gouvernement, le Che disposait de certains avantages matériels. Une anecdote permet d’illustrer quel type d’homme était l’Argentin. Lors d’une réunion publique dont l’objet était le carnet d’approvisionnement, un citoyen présent est intervenu pour apporter la contradiction au Che en lui disant la chose suivante : « Commandant, vous tenez ces propos car votre famille n’est pas sujette au carnet d’approvisionnement ».
Il faut rappeler que le carnet d’approvisionnement a été établi en 1960 suite aux sanctions économiques imposées par les Etats-Unis. L’objectif du gouvernement révolutionnaire était de fournir à l’ensemble de la population les produits alimentaires basiques pour une vie décente, et l’éradication de la famine. Le Che n’a rien répondu. Le lendemain, il a fait venir le citoyen en question et lui a dit : « Jusqu’à hier, vous aviez raison ». L’Argentin, alors ministre, avait exigé que sa famille vive dans les mêmes conditions que les Cubains et soit sujette au carnet d’approvisionnement. Cela illustre la grande rectitude morale du Che.

Pourquoi Che Guevara tenait-il toujours un journal ?

Le Che était un intellectuel et, comme tout homme d’idées, il aimait consigner ses réflexions par écrit afin de les développer et de les transmettre. Le Che avait le souci de la transmission du savoir. Sa grande priorité était de faire du peuple cubain un peuple instruit et cultivé, car il était convaincu que l’ignorance asservissait les hommes et renforçait les privilèges établis et les hiérarchies sociales.
Sans savoir, il n’y a pas de liberté possible et l’Argentin partageait la maxime de José Martí selon laquelle il fallait être cultivé pour pouvoir s’émanciper des chaînes de l’exploitation et de l’oppression. Dès le départ de l’épopée révolutionnaire, il a tenu un journal dans les montagnes de la Sierra Maestra qui a aujourd’hui une grande valeur historique. Il illustre les grandes facultés intellectuelles du Che,
notamment sa capacité de synthèse. Mais il avait pris l’habitude de noter ses impressions dès
son premier voyage à motocyclette à travers l’Amérique latine dans les années 1950.

Quel est l’héritage intellectuel du Che ?

Le Che a légué à la postérité de nombreux discours dont les plus célèbres restent ceux d’Alger, de la Tricontinentale et son fameux discours à la jeunesse. Il a écrit plusieurs essais, notamment son journal de campagne à Cuba, un livre sur la guerre de guérilla et son célèbre journal de Bolivie, entre autres. Il a également rédigé toute une série de réflexions reflétant sa pensée économique sous le titre « Notes critiques sur l’économie politique ».
L’une de ses œuvres maîtresses est « Le socialisme et l’homme à Cuba » publié en 1965. Il y analyse le comportement des hommes et des femmes dans le développement du processus révolutionnaire, leurs caractéristiques et leurs aspirations. Il élabore la théorie selon laquelle le développement économique du pays doit avancer de pair avec le développement de la conscience révolutionnaire chez les citoyens afin de créer un homme nouveau dont le moteur serait un socle de valeurs morales, éthiques et spirituelles et non pas des gratifications d’ordre matériel.
L’homme nouveau placerait l’intérêt général au-dessus de ses considérations personnelles et serait mû par la générosité, la solidarité, l’altruisme, le goût de l’effort, le sens collectif et le désintéressement. En un mot, toutes les qualités dont disposait déjà le Che, qui dans ce domaine était en avance sur son temps. Pour lui, seul cet homme nouveau sera en mesure d’édifier le socialisme à Cuba et ailleurs. Seul un travail politique, idéologique et culturel profond pouvait forger cet homme nouveau.

Le Che est-il à l’origine du travail volontaire ?

Le Che était un homme de pensée et d’action qui prêchait toujours par l’exemple. C’était la meilleure façon de conquérir l’autorité morale nécessaire pour faire part de ses exigences au peuple. Pour le Che, le travail est un devoir social et l’expression maximale de ce devoir social est le travail volontaire, qui est la meilleure école pour créer une conscience révolutionnaire.
Le travail volontaire avait été mis en place par le Che et l’objectif était d’inciter les Cubains, une fois leur journée de travail réglementaire achevée, de se porter volontaires pour réaliser des tâches en faveur du pays, sans attendre de récompense matérielle en retour, mais la simple satisfaction morale du devoir accompli.
Le Che ne rejetait pas pour autant la rétribution matérielle, mais il considérait que l’homme nouveau devait s’alimenter de cette satisfaction morale. Pour le Che, l’internationalisme était la forme la plus avancée du travail volontaire. C’était à la fois un devoir et une nécessité révolutionnaires. L’homme nouveau, pétri de toutes ces qualités morales, deviendrait ainsi un révolutionnaire intégral.

Que signifie la consigne : « Travail, études, fusil » du Che ?

Ce mot d’ordre, qui est aujourd’hui la maxime de l’Union de la jeunesse communiste de Cuba, fut lancé par le Che en octobre 1962 lors de la création de cette institution. En un mot, la jeunesse devait être l’avant-garde révolutionnaire dans tous les secteurs de la société, et constituer le premier contingent de volontaires pour les besoins du pays. Les jeunes devaient être les plus dévoués au travail, les premiers dans les études et surtout la première ligne pour ce qui était de la défense de la nation.

Dans quel contexte le Che avait-il connu Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ?

La rencontre eut lieu en 1960 à Cuba dans le bureau du Président de la Banque centrale, puisque le Che occupait cette fonction à cette époque. Sartre et Simone de Beauvoir avaient réalisé un séjour d’un mois à Cuba. Pour Sartre, le Che était le symbole de la jeune révolution cubaine. Il convient de rappeler qu’en 1960, Fidel Castro était âgé d’à peine 34 ans et qu’il était le plus vieux des leaders révolutionnaires.
Pour Sartre, seule la jeunesse disposait de l’énergie et de la pureté nécessaires pour réaliser une révolution. Le philosophe avait été grandement impressionné par la vitalité du processus révolutionnaire cubain et par l’espoir et l’enthousiasme qu’il suscitait chez le peuple.
Une société nouvelle, plus juste, était en pleine construction et l’on défiait l’impossible. Sartre et Simone de Beauvoir étaient admiratifs face à  ’intelligence du Che et furent frappés par l’aspect insolite de sa fonction qui ne correspondait en rien à sa personnalité.

Le Che était-il un révolutionnaire critique ?

Le Che a toujours été d’une grande exigence et il l’appliquait d’abord à sa propre personne. Il ne supportait pas le dilettantisme et le travail mal fait. Il avait en sainte horreur la bureaucratie, qui était le fléau du processus révolutionnaire. Avec son humour caustique et son franc-parler, il n’hésitait pas à pointer du doigt les dysfonctionnements présents au sein de l’administration et la tendance funeste à copier des modèles inadaptés à la réalité cubaine.
Selon lui, la Révolution devait créer son propre modèle de société en s’inspirant des expériences historiques à travers le monde, mais sans pour autant tomber dans un dogmatisme destructeur. Il avait été l’un des premiers à dénoncer les lourdeurs bureaucratiques qui devenaient les alliées objectives de la contre-révolution.

Quelles étaient les critiques du Che vis-à- vis de l’Union soviétique ?

Le Che a toujours critiqué le dogmatisme intransigeant et inconsistant. Il était d’ailleurs convaincu que la libération du Tiers-monde ne surviendrait qu’à travers un changement stratégique radical des pays socialistes. Pour le Che, le modèle soviétique menait une voie sans issue car il se voulait universel alors que la construction du socialisme dépendait de la réalité de chaque pays.
Il avait d’ailleurs reproché à Cuba d’avoir importé les manuels soviétiques de philosophie politique dont le principal effet était d’empêcher les Cubains de penser. De son côté, le Che était l’antithèse du dogmatisme et un fervent partisan du débat critique, seul moyen de relever les défis imposés par l’édification d’une société nouvelle. La pensée du Che était une pensée en action et en perpétuelle construction.

Comment le Che était-il perçu à travers le monde ?

Par son parcours, le Che est l’archétype du révolutionnaire internationaliste. C’est un dirigeant de haut niveau, une figure emblématique de la Révolution cubaine, un homme droit, honnête, intransigeant sur les principes, loyal vis-à- vis de Fidel Castro et de la direction cubaine et partisan d’une solidarité sans failles avec les peuples en lutte contre l’oppression.
Le Che se rend à plusieurs reprises à Alger car, dans les années 1960 et 1970, l’Algérie était la Mecque des révolutionnaires. L’Algérie a été un refuge pour tous les mouvements indépendantistes du Tiers-monde et elle a fourni une aide matérielle, humaine, logistique et financière à tous ceux qui menaient une lutte anticoloniale. C’est là l’un des plus beaux chapitres de l’Histoire de l’Algérie. Les gouvernements de Ahmed Ben Bella et de Houari Boumediene ont été des amis fidèles et reconnaissants de la Révolution cubaine et partageaient les mêmes idéaux.
Dans son discours d’Alger du 24 février 1965, le Che rappelait que le socialisme ne serait atteint qu’avec l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme et que le meilleur moyen pour atteindre ce but est que l’Etat s’empare des moyens de production. Il rappelait également que la grande priorité était le développement de l’agriculture afin d’assurer la sécurité alimentaire des peuples.
Le Che reprochait aux pays socialistes d’imposer des relations capitalistes aux nations du Tiers-monde et de les exploiter. Il exigeait plus de solidarité de l’URSS vis-à- vis des pays en lutte contre l’impérialisme, notamment le Congo et le Vietnam.

Y a-t- il eu une rupture entre Che Guevara et Fidel Castro ?

Il n’y a jamais eu de rupture politique ou idéologique entre le Che et Fidel Castro. Au contraire, il y a toujours eu une grande affinité intellectuelle entre les deux hommes. Tous deux se vouaient un immense respect. Le Che se considérait comme un fervent disciple de Fidel Castro et il le rappellera dans sa lettre d’adieu. Fidel Castro partageait les critiques du Che vis-à- vis de l’URSS.
Leurs destins étaient tout simplement différents. Fidel Castro avait la mission historique de diriger la Révolution cubaine et le Che souhaitait faire la Révolution en Argentine. Ils avaient d’ailleurs établi un pacte lors de leur première rencontre au Mexique en 1955. Le Che avait alors demandé à Fidel Castro qu’une fois obtenu le triomphe à Cuba, il lui permettrait d’aller lutter pour la libération de son pays d’origine.

***
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne,
Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, spécialiste des
relations entre Cuba et les Etats-Unis.
Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella,
2016. Préface d’Ignacio Ramonet.
Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr
Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

mardi 5 décembre 2017

Obama voit 4 menaces majeures pour l’avenir proche

Samedi, l’ancien président américain Barack Obama était l’invité du club d’innovation Les Napoléons à Paris. Selon le Canard Enchaîné, ce réseau B2B aurait payé plus de 400 000 $ pour accueillir Obama à sa conférence.

© Fournis par Express.be Obama s’est montré critique à propos de son successeur sans mentionner son nom une seule fois. « Je dois admettre que les États-Unis ont actuellement un manque temporaire de leadership [sur la question du changement climatique]. » L’ancien dirigeant mondial a salué le projet européen qui a été réalisé en Europe après la Seconde Guerre Mondiale. Simultanément, il a mis en garde contre une ingérence excessive dans la vie de ses citoyens.
« L’UE doit reconnaître que le micro management de tous les aspects de la vie des gens en Europe peut être frustrant. Les gens ont besoin de pouvoir sentir qu’ils peuvent eux-mêmes décider de certaines choses au niveau local ».

4 grandes menaces pour l’avenir


Lorsqu’on lui a demandé quelles étaient les problèmes majeurs auxquels le monde devait faire face à court terme, le premier président américain noir a répondu qu’il voyait 4 menaces.
1/ L’inégalité croissante dans le monde.
2/ L’absence de coopération internationale pour faire face aux grandes menaces posées par le changement climatique et le terrorisme.
3/ L’émergence d’États voyoux et anarchiques (par exemple, l’État islamique et la Corée du Nord ; mais Obama ne les a pas nommés).
4/ La menace pour notre démocratie posée par l’isolement idéologique en raison de la puissance des réseaux sociaux (Obama a mentionné Facebook) et leur technologie.

Une chambre d'écho idéologique


C’est surtout ce dernier point qui est intéressant. Car les algorithmes qui gèrent ces réseaux sociaux ne nous soumettent que des contenus qui ne font que confirmer nos convictions ou croyances. De ce fait, nous ne sommes plus réellement confrontés à des opinions ou des faits opposés.
L’expert de l’internet Lawrence Lessig, qui est aussi le créateur de  la licence des Creative Commons, s’inquiète de la fragmentation de l’Internet générée par les algorithmes. L’année dernière, il avait exprimé cette crainte dans les colonnes du journal français Libération :
« Dans le monde physique, si on se promène dans la rue, on va être confronté à des gens différents, à des idées qu’on préférerait repousser.
Mais dans le cyberespace, il est de plus en plus facile de segmenter efficacement les gens, de les cantonner à leur propre univers. Cette efficacité même est un problème pour la liberté. C’est une évolution dévastatrice, qui détruit la base de l’engagement démocratique. Et nous ne savons pas comment surmonter cela. »
En d’autres termes, nous sommes de plus en plus englués dans une toile d’actualités et de « fake news ». Celle-ci forme une véritable chambre d’écho idéologique sur Internet, qui nous enferme dans nos convictions.
Et ce phénomène pose un problème colossal. Une étude récente menée dans plus de 26 pays, dont la Belgique, montre que plus de la moitié de la population prend connaissance des actualités sur les réseaux sociaux. Pour les jeunes âgés d’entre 18 et 24 ans, les réseaux sociaux sont même le canal d’information prioritaire.


AUSSI SUR MSN : La famille Obama : la vie après la Maison-Blanche

lundi 4 décembre 2017

République populaire du Congo depuis la ville tout juste prise de Kisangani

Les désastreuses aventures d’Ernesto Che Guevara au Congo, 

C'était la première trahison des certains congolais dont le Caporal Mobutu, contre le destin patriotique des peuples congolais et du grand lac. Une grave erreur en soutenant les impérialistes colonisateurs.

En 1965, Ernesto Che Guevara est allé, incognito, prêter main forte à la rébellion simba. Mais le rêve africain a viré à la débâcle. Répétition générale d’un fiasco qui conduira, en 1967 en Bolivie, à la mort du révolutionnaire, dont on commémore cette année le cinquantenaire.
Dans le petit appartement secret de Dar es-Salaam, en Tanzanie, un homme est assis à sa table de travail. Il ne prête aucune attention au mobilier, spartiate, n’entend pas les bruits de la rue, devant l’ambassade de Cuba. Seul élément de confort de la pièce, les pales du ventilateur tournent en vrombissant, jour et nuit. La chaleur lui est indifférente. Il ne sort jamais. Il s’appelle Ernesto Che Guevara.
C’est la fin de l’année 1965. Le Che n’est pas censé se trouver dans cette safe house, où il va passer près de trois mois. Il n’est même pas supposé être dans cette partie du monde. C’est « l’année où nous n’étions nulle part », écrira-t-il plus tard. On le cherche partout. On l’a donné pour mort. En vérité, il a bien failli être tué, au terme d’une longue débâcle de sept mois dans l’est du Congo, au bord du lac Tanganyika, où il était venu, espérait-il, contribuer à la marche victorieuse des rebelles simba (lions) de Pierre Mulele, d’obédience marxiste.
« Ceci est l’histoire d’un échec… Pour être plus précis, ceci est l’histoire d’une décomposition. » Extrait du journal du CheQuelques mois plus tôt, n’ont-ils pas créé une République populaire du Congo depuis la ville tout juste prise de Kisangani, aussitôt reconnue par l’URSS. En face, le gouvernement de Moïse Tshombe passe à l’offensive, avec l’appui de la Belgique et des Etats-Unis. On est en pleine guerre froide, il s’agit donc d’une affaire mondiale.
Mais tout est allé de travers. En avril, les Cubains débarquaient dans cette région du Sud-Kivu congolais. De quatorze combattants, le contingent allait monter à une centaine. Des armes sont acheminées par la ­Tanzanie. Les rebelles cèdent malgré tout du terrain. Le Che et ses hommes tentent de renverser le courant de cette histoire de plus en plus confuse. En vain. Bientôt, il risque même d’être capturé par « les forces ­ impérialistes ». Il semble perdre pied, plonge dans une sorte d’aboulie. Lire la suite… (Par le Monde)

Voila KABILA: " Incroyable mais vrai, les liens du regime kabiliste se clarifient avec les M23, rwando-ougandais"

RDC: HRW dénonce le recrutement des ex-M23 pour mater les manifestions anti-Kabila, 

Kabila recrute les M23 rwando-ougandais car ils sont impitoyables, ont la gâchette facile et sont des ex-génocidaires bien formés à tuer. 

Cette attitude du régime kabila ne surprend personne, une pire trahison, crime et association avec des bandes envahisseurs et rebelles. On sait que La CNDP de Nkundabatware était associé du PPRD de Kabila. Pourtant le groupe de Nkunda viennent tous de l'armée Rwandaise et Ougandaise. 

Vue aérienne de la ville de Goma (Nord-Kivu). 16/11/2016. Ph. Freddy Lufulwabo
Au moins 200 anciens rebelles du M23 ont été recrutés par des officiers supérieurs des forces de sécurité de la RDC pour réprimer et  étouffer toutes les manifestations contre le président Kabila en vue de le maintenir au pouvoir, a révélé  Human Rights Watch dans un rapport publié lundi 4 décembre. Selon l’ONG, le recrutement des ex-combattants du M23 a eu lieu entre octobre et début décembre 2016 dans des camps militaires et des réfugiés en Ouganda et au Rwanda.
Ce rapport de 78 pages est intitulé "Mission spéciale: Recrutement de rebelles du M23 pour réprimer les manifestations en République démocratique du Congo”. Il décrit et affirme détenir des  preuves des exactions perpétrées par les forces de sécurité congolaises ainsi que des ex-M23 recrutés en Ouganda et au Rwanda.
D’après le rapport, ces combattants ont tué au moins 62 personnes et arrêté des centaines d’autres pendant les manifestations à travers le pays, entre le 19 et le 22 décembre 2016.
Human Rights Watch renseigne qu’une fois en RDC, les recrues du M23 ont été déployées dans la capitale Kinshasa et dans les villes de Goma et Lubumbashi.
Ils ont reçu de nouvelles uniformes et des armes et ont été intégrés dans la police, l’armée et des unités de la Garde républicaine.
Leurs intégration et prise en charge étaient  facilitées par des  officiers supérieurs  de forces armées, dont bon nombre étaient issus de rébellions précédentes, soutenues par le Rwanda et qui avaient ensuite été intégrés dans l’armée congolaise.
Les combattants du M23 ont reçu des ordres explicites d’utiliser la force létale, y compris à « bout portant » si nécessaire, indique le rapport.
L’ONG rapporte aussi que bon nombre des combattants du M23 recrutés ont été renvoyés en Ouganda et au Rwanda à la fin du mois de décembre et au début du mois de janvier 2017. Cependant, poursuit le document, les forces de sécurité congolaises ont de nouveau recruté secrètement des combattants du M23 depuis le Rwanda et l’Ouganda entre mai et juillet 2017.
Lire aussi sur radiookapi.net: 

dimanche 3 décembre 2017

RDC : " FAIRE PRESSION AUX DIRIGEANTS DE LA RDC AFIN DE SAUVER LE PAYS QUI EST EN DANGER"

RDC : Le CLC appelle les Congolais à « prendre en mains leur destin » 

Voilà: C'est un bon schéma à suivre pour sauver le pays et prendre notre destin en main. Une mobilisation générale jusqu'au petit coin du village et un lobbying  international. 

Faire aussi un message claire symbolique personnalisés aux dirigeants locaux civils et militaires qui soutiennent encore ce régime de tyrannie, de suivre la voie du peuple congolais




Vu du centre Interdiocésain, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le Comité laïc de coordination (CLC), une structure laïque de l’église Catholique, appelle, dans un message publié le samedi 2 décembre, les Congolais « à prendre en mains leur destin ». Il lui demande de se lever pour « faire pression aux dirigeants de la nation afin de sauver le pays qui est en danger ».
« Le Congo, notre beau pays va mal. Notre rêve de bâtir au cœur de l’Afrique une démocratie respectueuse des hommes et femmes de ce pays est devenu un cauchemar. Les conditions de vie de nos populations sont plus que précaires alors qu’une minorité de citoyens continue de s’enrichir de manière insolente et avec arrogance. Le seuil de tolérance est dépassé. Le peuple est désemparé. Plus grave, à l’approche des élections tant attendues, plusieurs leaders de l’opposition croupissent en prison ou sont condamnés à l’exil », constate le CLC.
Lors d’une conférence organisée samedi 2 décembre à la paroisse Sainte Famille de N’djili, les orateurs ont sensibilisé les participants pour qu’ils s’arment du courage.
« Un peuple qui a peur, un peuple qui n’ose plus, est un  peuple qui n’est plus à l’image du Dieu créateur. Voilà ce que nous sommes en train de devenir, voilà ce contre quoi, nous devons dire non ! Un non qui devrait se traduire par des actes concrets et non violents. Il est temps qu’on se prenne en charge réellement, qu’on se pose les vraies questions et qu’on se donne la vraie formation pour que nous puissions nous mettre débout. Trouvons les mécanismes, faisons pression, il y a moyen de sauver ce que nous pouvons sauver », affirme le professeur Thierry Nlandu.
 Le Comité Laïc de coordination plaide pour la mise en application de toutes les mesures de décrispation de l’accord du 31 décembre 2016.
« La libération, sans conditions, des tous les prisonniers politiques, la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestations à leur retour au pays, la fin du dédoublement des partis politiques, la libéralisation des espaces médiatiques, la réouverture  des médias injustement fermés, la restructuration de la CENI afin de recréer la confiance entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections, l’utilisation du calendrier récemment proposé par la CENI comme outil de travail pour l’élaboration d’un calendrier consensuel », détaille le CLC.
Il invite les chrétiens et les hommes de bonne volonté à « rester attentifs au développement des évènements d’ici le 31 décembre ».​
Lire aussi sur radiookapi.net: 

samedi 2 décembre 2017

Bruxelles: Ecoles Internationales Bilingues

VOICI LES ECOLES INTERNATIONALES DE BRUXELLES et ECOLES EUROPÉENNES (BILINGUES: français-anglais)

Adresses des écoles internationales

Liste publiée sur: " https://www.pim.be/pimfichier/ecoles.html"

Cartographie des écoles internationales de Bruxelles
873093379_B977765134Z.1_20160205104602_000_GFU64P78C.1-0(source infographie Le Soir Immo 04/02/2016)
Ecole (+ lien site web)
Adresse
Téléphone 
Bogaerts International SchoolRue Engeland 555, 1180 Bruxelles+32 475 51 34 51
British School of BrusselsLeuvensesteenweg 19, 3080 Tervuren02.766.04.30
British International School of Brussels (BISB)Avenue Emile Max 163, 1030 Bruxelles02-736.89.81
British Primary School (accès web)Stationstraat 3, 3080 Tervuren02-767.64.83
Brussels American SchoolJohn Kennedylaan 12, 1933 Sterrebeek02 717.95.52
Brussels English Primary School (BEPS)Av. Fr. Roosevelt 23, 1050 Bruxelles02 648.43.11
British Junior Academy of BrusselsBd St-Michel 83, 1040 Bruxelles02 732.53.76
Deutsche Schule BrüsselLange Eikstraat 711970 Wezembeek-Oppem02 785.01.30
Ecole Acacia SchoolBd Louis Schmidt 101, 1040 Bruxelles02-736.13.86
Ecole Internationale MontgomeryRue du Duc 131-135, 1200 Bruxelles02-733 63 23
European MONTESSORI SchoolAv. Beau-Séjour 12, 1410 Waterloo02 354.00.33
European School (Ecole Européenne) (accès web) uccleBrussels I : av. Vert Chasseur 46, 1180 Bruxelles (Uccle)
Brussels II (accès web): Av. Oscar Jespers 75, 1200 Bruxelles (Woluwé)
Brussels III (accès web) : Bd du Triomphe 153, 1040 Bruxelles
02 373.86.1102 774.22.110202 629.47.00
International School of Brussels ISBKattenberg 19, 1170 Bruxelles02-661.42.11
Montessori House BelgiumRue Pergère 117, 1420 Braine l’Alleud02 385.15.03
St. John’s international schoolDrève Richelle 146, 1410 Waterloo02 352.06.10
Japanese School of BrusselsAv. des Meuniers 133, 1160 Bruxelles02 672.10.38
Lycée Français Jean MonnetAv. du Lycée Français 9, 1180 Bruxelles02 374.58.78
Scandinavian SchoolSquare d’Argenteuil 5, 1410 Waterloo02 357.06.70
Tutti FruttiRue de la Victoire 204, 1060 Bruxelles02 538.37.43
ISF Waterloo International School
(anciennement: World International School-WIS)
Chaussée de Waterloo 280, 1640 Rhode-St-Genèse02 358.56.06
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