jeudi 1 novembre 2012

RCD : à Bukavu, l'opération ville morte a été très suivie

RDC -
Article publié le : mercredi 31 octobre 2012 - Dernière modification le : mercredi 31 octobre 2012

Bukavu, 800 000 habitants, est la capitale du Sud-Kivu.
Bukavu, 800 000 habitants, est la capitale du Sud-Kivu.
RFI

Par RFI

Bukavu, l'immense cité du Sud-Kivu est aujourd'hui endormie. La société civile avait appelé à une journée ville morte, ce mercredi 31 octobre, pour dénoncer l'insécurité en ville et dans la région, et notamment la multiplication des assassinats. Malgré les pressions, la population a suivi le mouvement.

Malgré le message des autorités diffusé par la RTNC, la radio télévision nationale, qui appelait à ne pas suivre ce mouvement, malgré les menaces des certains employeurs sur leurs ouvriers pour qu'ils viennnent travailler ce mercredi matin, Bukavu vit au ralenti.
« Aujourd'hui, Bukavu ressemble à un dimanche, témoigne Thierry, un fonctionnaire qui vient de traverser la ville. Tout semble dormir, toute la population est à domicile, à la maison. Egalement tous les bureaux que ce soit de l'Etat ou du privé n'ont pas ouvert. Et j'ai mon enfant qui va à l'école. Je suis à quelques mètres de l'école, ça n'a pas tourné. »
A travers cette opération ville morte, la population exprime son ras-le-bol sur l'augmentation récente des violences : quatre meurtres en une semaine, la tentative d'assassinat contre le célèbre docteur Denis Mukwégé jeudi dernier. « Trop c'est trop », estime Lucienne, une jeune juriste :
« Nous remarquons que depuis beaucoup de temps, les droits sont violés. Il n'y a pas le respect de la personne humaine. C'est ce qui nous manque chez nous. Il y a des actions qui se font, mais le changement n'est pas palpable parce que les violences continuent. Et tout commence par le rétablissement de la paix. »
Joint par RFI, le maire de Bukavu estime que cette opération ville morte n'a pas d'impact sur les problèmes de violences. Portée par ce succès, la société civile a déjà décidé d'organiser de nouvelles actions pour obliger les autorités à s'investir contre l'insécurité.
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Fiche Pays :

CONDAMNATION DE VICTOIRE INGABIRE, L’OPPOSITION RWANDAISE DÉNONCE UNE PARODIE DE JUSTICE

 

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Mercredi 30 octobre 2012 à Kigali, la justice rwandaise a condamné l’opposante Victoire Ingabire à huit ans de prisons pour « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre » et « négation du génocide de 1994. »
À peine quelques heures plus tard, les dirigeants du parti de l‘opposante, tenaient une conférence de presse au centre international de presse de Bruxelles pour

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Denis Mukwege sur RFI: «Il faut une sécurité pour toute la population» de RDC

invité Afrique -
Article publié le : jeudi 01 novembre 2012 - Dernière modification le : jeudi 01 novembre 2012
Le docteur Denis Mukwege.
Le docteur Denis Mukwege.
AFP

Par Guillaume Thibault

Primé pour son action en faveur des femmes violées en RDC, Denis Mukwege, gynécologue obstétricien, et dirigeant l’hôpital Panzi, à Bukavu, dans l’est de la RDC, à été contraint, suite à une tentative d’assassinat, de se réfugier à l’étranger. Au micro de RFI, il revient sur les circonstances de cette tentative, et rappelle la nécessité de venir en aide à la population, première victime de ces massacres.

Denis Mukwege, vous êtes, pour le moment, docteur réfugié à l’étranger. Comment allez-vous ?
Je me porte bien. Cela prend du temps, mais je me porte bien. Je crois que c’était très dur. Mais je suis avec mon épouse et mes enfants, je sens que je me rétablis progressivement.

Quel souvenir avez-vous de cette tentative d’assassinat – on peut le dire – à Bukavu ?
C’était un moment très, très difficile. Cela s’est passé très rapidement, en trois phases. La première phase c’est que les agresseurs ont maîtrisé d’abord toutes les personnes qui étaient à l’extérieur de la maison. Et dans la maison, donc, ils sont entrés. Ils ont maîtrisé les enfants. Ils m’attendaient à l’entrée, et quand j’avais klaxonné, c’est eux qui ont ouvert la porte et m’ont cueilli rapidement.
La deuxième phase, c’était de pouvoir partir après nous avoir forcés. Ils ont récupéré les clés de ma voiture. C’est à ce moment-là qu’ils ont commis l’irréparable. D’abord en me braquant, et puis après, quand mon gardien avait crié, ils se sont retournés. En fait, ils l’ont achevé à bout portant. Je suis tombé par terre. La suite était très rapide. Ils ont pu s’échapper avec le véhicule.

Et justement, à ce moment-là, docteur, vous vous cachez ?
Là vraiment, ils ont tiré. On a trouvé six douilles. Mais moi, j’avais l’impression qu’il y avait des coups, qu’ils avaient tiré vers la sentinelle. La suite, je ne peux pas vous dire. J’étais hors de moi-même.

Est-ce que vous avez souvenir de la tenue que portaient vous agresseurs ?
Ils étaient en tenue civile. Mais je pense que leur opération a été faite avec professionnalisme et rapidité. Ce sont des tueurs professionnels.

Est-ce que des gens vous en voulaient ou est-ce que vous vous sentiez menacé ?
Je n’ai pas vraiment de problèmes avec les gens. Je n’avais pas un système de protection spéciale. Je n’ai de problèmes avec personne.

Vous demandez que toute la lumière soit faite sur cette agression, qu’une enquête soit menée ?
En ce moment, je pense beaucoup. Si moi, j’ai été agressé en pleine ville, dans un quartier sécurisé, je crois que ma pensée va beaucoup plus à toutes les femmes qui sont à l’intérieur et qui subissent ce que j’ai subi, tous les jours. Donc finalement, j’ai pu réaliser que leur situation est très difficile. Et même plus difficile que je ne le pensais, puisque si cela se passe comme ça, en pleine ville, à dix-neuf heures, je peux imaginer que toutes les personnes qui sont sans défense et sans protection sont, en fait, à la merci de toutes les bandes armées.
Et je crois que ça devient périlleux. On ne peut pas continuer à assister impuissant aux massacres, aux tueries des innocents. Ma sécurité, c’est une bonne chose. Mais je crois qu’il faut une sécurité pour toute la population. Elle a droit à cette sécurité. Les responsables doivent prendre les responsabilités avec le sérieux qu’il faut.

Justement, docteur, mercredi 31 octobre était organisé à Bukavu, chez vous, « une ville morte », pour dénoncer cette insécurité, ces violences. Je suppose que d’où vous êtes, vous y avez pensé.
Je crois que « leur expression » doit être écoutée par les autorités nationales, par la communauté internationale. C’est impensable que pendant seize ans, un peuple soit meurtri de cette façon, au vu et au su de tout le monde, dans un silence complet.

Vous avez aussi, je suppose, un message à adresser à tout le personnel de l’hôpital de Panzi, où vous travaillez, votre hôpital ?
C’est un personnel qui se donne corps et âme, qui fait son travail avec amour. Et je pense que le message que je donne à tout le personnel de l’hôpital de Panzi, est de continuer à répondre à la haine par l’amour. Je crois que c’est seulement l’amour qui peut vaincre la haine. Et donc, tous ceux qui commettent des actes barbares sur les malades que nous soignons, commencent à le faire sur eux-mêmes. Je crois qu’il ne faut pas lâcher. Il ne faut pas propager le message de haine. Il faut plutôt continuer à aimer. C’est seulement l’amour qui peut nous affranchir du combat que nous menons contre la violence, contre la haine.

Et justement, dans ce cadre-là, vous espérez retourner à vos activités à Bukavu le plus vite possible ?
En partant déjà, j’avais des malades qui sont venus chez moi. Et c’est très pénible de les avoir abandonnés. Quand je les ai vus en train de pleurer, j’ai pleuré avec eux. Et je dois dire que je suis avec eux. J’ai besoin de ce repli, mais je suis tout à fait avec eux. Dès que possible, je serai avec eux.

Des Africains aux Etats-Unis: la tresse providence de Toulassi Akou

Toulassi Akoun est heureuse aux Etats-Unis, mais elle n a pas retrouvé la chaleur des relations humaines.

Toulassi Akoun est heureuse aux Etats-Unis, mais elle n’a pas retrouvé la chaleur des relations humaines.
RFI/Nicolas Champeaux

Suite de notre série de portraits sur les Africains qui ont choisi de tenter leur chance aux Etats-Unis. Béninoise arrivée à Atlanta il y a dix ans, Toulassi Akou réussit un beau parcours outre-Atlantique. Son salon de tresses ne désemplit pas et ses deux enfants ont décroché des bourses pour étudier à l’université.

Tresses plaquées cornrows, micro ou senegalus. Les Afro-américaines raffolent des tresses et c’est plutôt une bonne nouvelle pour Toulassi Akou et les autres Africaines qui s’installent aux Etats-Unis. « Quand tu arrives aux Etats-Unis et que tu es une femme, tu n’as pas le choix : tu rentres dans la tresse. Tu n’as personne qui va t’aider, tu n’as pas de fonds, pas de capital suffisant pour survivre donc tu rentres tout de suite dans la tresse ».
Toulassi Akou a été tresseuse ambulante quelques mois et a économisé pour se mettre à son compte. Elle se souvient que ce n’était pas facile au début, du fait de la langue surtout : « Même si tu es professeur d'anglais au pays, tu ne comprends rien tant les Américains parlent vite. Donc au début, c’est très dur ».
180 dollars la tresse
Le salon de Toulassi est situé dans un strip mall, le nom de ces enfilades de magasins de plain-pied, au bord de l’autoroute 85 à Riverdale, au sud d’Atlanta. Le lieu est sinistre, les murs sont défraîchis, les toits de tôle prennent la rouille, mais les clientes sont là. «Les loisirs, je ne connais pas, on n’a pas le temps ici. C’est un pays qui tourne 24 heures sur 24, donc nous sommes obliger de nous aligner et de suivre. C’est business business ! »
RFI/Nicolas Champeaux
Toulassi était déjà commerçante au Bénin, mais aux Etats-Unis, elle facture la tresse 180 dollars. Elle roule dans une rutilante Lincoln Navigator noire. « C’est un bon pays dans la mesure où si tu travailles, tu as tout ce que tu veux, tu peux réaliser ton rêve. En Afrique je n’aurais pas pu me payer une voiture comme ça, c’est une voiture pour les grandes personnes d’Afrique ! »
« Merci les bourses américaines »
La tresseuse est également fière de ses deux enfants : de très bons élèves qui ont décroché des bourses pour l’université avant même d’obtenir la nationalité américaine. Sa fille étudie la médecine dans le Tennessee. « Si j’avais dû payer leurs études de ma poche cela m’aurait coûté 90 000 dollars par an, sans le logement ! Donc je dis : merci les bourses américaines ». Toulassi envoie régulièrement de l’argent au Bénin et a ouvert un bar VIP à Cotonou. Elle a également fondé une organisation non caritative pour envoyer du matériel médical vers son pays natal.
Elle est heureuse aux Etats-Unis, mais elle n’a pas retrouvé la chaleur des relations humaines. Toulassi a exclusivement des relations de commerçant à client avec les Noires américaines, et cela lui va bien. En revanche au Sportsline bar d’à côté, elle sympathise avec de vieux hommes blancs. « Les gens, quand ils entendent votre accent, ils sont curieux, ils se disent : 'Ceux-là, ce ne sont pas des Afro-américains, ce sont des Africains', et ils viennent discuter avec nous ».

Gbagbo à La Haye : "Rendez-nous notre président !", réclament des supporteurs

30 octobre 2012
Des supporteurs de Laurent Gbagbo, le 30 octobre 2012 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye ©AFP
LA HAYE (AFP) - (AFP)

"Rendez-nous notre président !", "CPI, voleuse de président !" : plusieurs centaines de partisans de Laurent Gbagbo ont chanté, dansé et crié mardi devant la CPI, à La Haye, alors que la défense de l’ex-chef d’Etat ivoirien demandait à la Cour sa libération provisoire.

Arborant des chapeaux, pulls ou perruques extravagantes aux couleurs ivoiriennes (orange, blanc et vert), ils étaient environ 600, selon un journaliste de l’AFP, près de 1.000 selon les participants, rassemblés sur une pelouse séparée de la Cour pénale internationale par une rue, la "Regulusweg".

"On ne sait pas trop si Laurent Gbagbo sera là à l’audience d’aujourd’hui", explique le président du Cri panafricain Abel Naki, nerveux, une demi-heure avant l’audience, programmée à 14H30 (13H30 GMT).
La tension monte peu à peu : de nombreux manifestants, des Ivoiriens venus pour la plupart de France, mais également de Suisse ou Belgique, sont massés derrière les barrières dressées le long de la rue faisant face au grand bâtiment blanc de la CPI dans l’espoir de voir arriver leur favori, écroué à la prison de la CPI à La Haye depuis novembre 2011.

Pendant ce temps, d’autres poursuivent paisiblement leurs discussions, expliquant à la presse leur version de la crise ivoirienne et pourquoi M. Gbagbo, premier ex-chef d’Etat remis à la CPI, devrait être libéré.
"Le grand mensonge, c’est que la communauté internationale a installé un président qui n’a pas été élu par son peuple !", assure Willy Bla, un membre du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de M. Gbagbo, en parlant de l’actuel président Alassane Ouattara.

"Le grand mensonge, c’est que notre président est mis derrière les barreaux et que les crimes continuent d’être commis !", poursuit-il.
Le refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts lors des violences post-électorales de 2010-2011.
Soupçonné de crimes contre l’humanité, M. Gbagbo, 67 ans, est dans l’attente d’un éventuel procès devant la CPI.

Vers 14H10 (13H10 GMT), une voiture aux vitres teintées qui semble être un véhicule de police banalisé passe devant la CPI : la foule se rue vers la chaussée."C’était lui ?", demandent certains alors que les chants redoublent de puissance, "Libérez Gbagbo !".La police interpellera deux personnes.
—"Il doit être en train de se reposer"—

Lorsque débute l’audience, une audience technique destinée à entendre les arguments des parties au sujet d’une éventuelle libération provisoire, réclamée par la défense et déjà refusée une première fois le 13 juillet, l’ancien président n’est pas là.
L’accusation s’oppose à la libération provisoire du suspect, arguant qu’il pourrait s’enfuir, entraver l’enquête et la procédure, voire tenter de reprendre le pouvoir en Côte d’Ivoire.

"Son état de santé conforte son incapacité à s’enfuir", rétorque Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo."C’est le président Gbagbo !Il va s’enfuir où ?Et comment ?Essayons de réfléchir !", ajoute-t-il, lors de l’audience, qui durera 90 minutes environ avant de passer à huis-clos.
A l’extérieur de la CPI, les Ivoiriens n’ont pas pu suivre les débats qui viennent d’avoir lieu et des rumeurs circulent toujours sur la présence ou non de M. Gbagbo dans la salle d’audience.
Lorsque certains apprennent, vers 16H15 (15H15 GMT), que M. Gbagbo n’était pas à l’audience et n’a donc pas pu entendre leurs chants en arrivant à la Cour, ils soupirent, mais gardent le sourire.

"Il doit être en train de se reposer" dans sa cellule, assure Blandine tout en réchauffant une soupe de poisson sur une plaque de cuisson reliée à un groupe électrogène, histoire de braver le froid et une pluie de plus en plus intense.
"On va encore rester un moment ici à chanter", poursuit-elle, alors que la nuit tombe sur La Haye.

Les soeurs Williams au Nigeria, avant de se rendre en Afrique du Sud

31 octobre 2012
Venus (d) et Serena (g) Williams, le 31 octobre 2012 à Lagos ©AFP
LAGOS (AFP) - (AFP)
La championne américaine de tennis Serena Williams a déclaré mercredi au début d’une visite au Nigeria avec sa soeur ainée Venus, qu’elle espérait que cette visite encourage les athlètes africains à se battre pour atteindre l’excellence dans leur sport.
Les soeurs Williams, qui se partagent pas moins de 22 titres individuels en tournois du Grand Chelem, se trouvent au Nigeria avant de se rendre en Afrique du Sud vendredi dans une tournée destinée à promouvoir les droits des femmes.

"Nous aimerions infiniment voir plus d’athlètes venus d’Afrique", a déclaré Serena aux journalistes.
"Nous avons été capable de rompre avec la tradition dans un sport qui étaient vraiment dominé par les blancs et le fait qu’une personne de couleur puisse arriver et dominer (les tournois) montre que cela n’a pas d’importance, le milieu dont vous êtes issu et l’endroit d’où vous venez," a encore affirmé Serena, elle qui venait d’un quartier défavorisé de Los Angeles.
Serena, 31 ans, s’était déjà rendue dans d’autres pays africains auparavant, tandis que Vénus, 32 ans, découvrait le continent mardi.
"J’avais toujours voulu venir", a déclaré l’aînée des soeurs Williams, ajoutant qu’elle s’attendait à poursuivre des voyages dans les pays où la compétition en athlétisme n’est pas le principal centre d’intérêt.
"Quand vous vieillissez un peu, vous commencer à vous rendre compte que vous voulez aider d’autres gens et que c’est plus important que les autres rêves que vous pouviez avoir", a-t-elle assuré.

Les deux soeurs ont commencé la journée par une rencontre avec le gouverneur de l’Etat de Lagos Babatunde Fashola et se sont rendues dans un centre médical spécialisé pour le tennis du sélect Ikoyi Club, où elles ont enseigné à un groupe d’élèves quelques bases du tennis.
Un jeune se tenait immoblile les jambes écartés pendant que Venus donnait des indications sur le maintien de la raquette, tandis qu’un autre disait qu’il se sentait plus sûr au fur et à mesure de la leçon.
"Quand j’ai joué avec elles je me suis senti d’abord nerveux de jouer avec l’une des meilleures (joueuse) du monde", a confié Akinola Ogunleye, 8 ans."Puis je me suis habitué (...) Si elles peuvent faire ça, pourquoi pas moi ?", a-t-il ajouté.

Serena et Venus se rendront jeudi dans un cours donné à des jeunes filles sur la puberté et joueront vendredi un match en public l’une contre l’autre avant de partir pour l’Afrique du Sud.
Venus espère aussi que ce voyage pour aider les femmes et les filles africaines l’aidera elle aussi.
"Nous avons hâte d’être stimulées par les jeunes femmes du Nigeria et de les stimuler en retour.C’est un échange.Nous pouvons tant apprendre les uns des autres", a-t-elle dit au gouverneur.
Les quelque 80 millions de femmes du pays le plus peuplé d’Afrique affrontent les inégalités les plus fortes au monde, surtout dans le Nord à majorité musulmane.

Le Nigeria est classé au 118e rang sur 134 pays référencés dans l’indice d’inégalité entre hommes et femmes, notamment du fait de la situation dans le Nord, selon une étude britannique publiée en mai.
Le match de vendredi devait être juste un gala de charité, mais Venus a voulu jouer devant un public africain.

"Nous sommes enthousiasmées de jouer au tennis ici", a-t-elle dit, "je ne sais pas qui va gagner, mais je sais que ce sera un grand match".
Depuis 1970, environ un million de Nigérians ont émigré aux Etats-Unis où ils sont la plus grande communauté africaine.

La Congolaise des voies maritimes (CVM) sauvée de justesse d’être avalée par la société belge Dredging International NV


(Digitalcongo.net 31/10/2012)



Découverte d’une sordide combine tramée autour et dans le lot des dossiers glissés dans la mallette du Premier ministre Matata Ponyo à l’étape de Bruxelles de son récent périple européen : une sombre convention a failli être conclue sous sa signature pour faire avaler la CVM par la société belge Dredging International HV.

Coup de chapeau au Premier ministre Augustin Matata Ponyo qui vient de démontrer son haut degré de veille scrupuleuse comme sur la prunelle de ses yeux et de vigilance très avisée sur les intérêts de l’Etat congolais, en évitant de tomber dans un très glissant piège lui tendu à l’étape de Bruxelles de son récent périple européen.

Les connaisseurs des méandres des affaires publiques savent que de grosses affaires sous-tendent souvent les tractations qui motivent la coopération que les hommes d’Etat ont généralement la charge d’organiser entre les pays qu’ils dirigent. Il arrive ainsi que des intérêts d’Etats se retrouvent bradés dans les marchés qui y sont boutiqués. On parle des contrats léonins par lesquels des dirigeants irresponsables et cupides acceptent d’être corrompus au détriment des intérêts de leur pays.


Il faut être un dur à cuire et aimer réellement la terre de ses ancêtres pour refuser les appâts des vautours parmi lesquels se recrutent aussi des soi-disant compatriotes. De quoi s’agit-il ?

Le Premier ministre Matata ne savait peut-être pas que sa suite dans son périple était truffée de prédateurs à la solde d’une entreprise de droit belge dénommée Dredging International NV. Il y avait dans cette équipée des comploteurs mijotant un abominable projet de faire signer à l’autorité congolaise une drôle de convention au terme de laquelle il est question dans un proche avenir de faire bénéficier à la société belge concernée d’un juteux fonds envisagé d’être créé par le gouvernement congolais pour assurer le dragage sur le bief maritime congolais, activité dévolue comme on le sait à la Congolaise des voies maritimes, CVM.

Pour la toute petite histoire qui se bruite dans les milieux de la CVM- sa représentation de Kinshasa où les langues se délient, le 17 octobre 2012, un dossier sulfureux avait brusquement atterri dans les instances dirigeantes de la congolaise de Voies Maritimes pour être soumis à la sanction du Conseil d’Administration avant de faire partie de la série de documents que le Premier Ministre était attendu devoir signer avec les partenaires lors de son voyage en Belgique.

Une Conseil d’Administration extraordinaire a dû être tenue à la sauvette sous la direction de son Président, Mme Marie-Madeleine MIENZE KAIKU pour statuer sur le dit dossier. L’empressement et la hâte avec lesquels les membres du Conseil étaient conviés à se prononcer étaient déjà considérés de suspects par les concernés que la direction n’a jamais consultés de cette manière.


Ne prenant conscience du document du dossier leur soumis que juste pour le parcourir à m’expéditive réunion pour s’y prononcer directement, les membres du Conseil avec évidemment à la tête leur présidente émettent des réserves pour finalement déboucher par un refus de donner caution à ce qu’on peut qualifier de contrat léonin à conclure entre la CVM et Dredging International.

Il sautait aux yeux à la lecture des termes du contrat que des dégâts à long terme pour la RDC émaillaient les deux dossiers soumis à l’examens, à savoir :

1.Il y était question de création d’une entreprise de dragage complémentaire qui englobe la totalité de l’objet social de la CVM et dans laquelle la RDC détiendrait 49% des parts tandis qu’il reviendrait à la Belgique la majorité des 51%.


2.Le protocole d’accord ou la convention à conclure donne à Dredging International NV la gestion totale du Fonds d’entretien maritime du bief maritime du fleuve Congo que le gouvernement se propose de créer, à l’instar du Fonds national d’entretien routier (FONER).
En dépit du refus du Conseil d’Administration de donner un feu vert à ce projet qui a tout l’air d’hypothéquer les intérêts de la CVM, cette Gécamines du Bas-Congo, l’ADG a.i. de la CVM, ci-devant Mme RUGEMANINZI parvient tout de même à convaincre Mme Mienze, le Président du Conseil d »administration de faire partir de la suite du Premier Ministre en Belgique.

Intolérables persiflages de la hiérarchie !

C’est au cours de cette visite que le complot contre la RDC et la CVM va être déjo. En effet, Mme MIENZE refuse de signer les documents compromettants que l’ADG a.i RUGUMANINZI, présente à sa signature sous prétexte que son Conseiller juridique avait procédé au toilettage du dossier en lice en lieu et place du Conseil d’ Administration.
Comme si pareil toilettage pouvait se concevoir en aval d’un examen et prononcé du Conseil d’administration habileté à assumer toute la responsabilité qui lui incombe.

Déçue par le refus de Madame MIENZE de signer, Mme RUGE piquera une sainte sinon diabolique colère pour vociférer sans le moindre ménagement contre la présidente du Conseil d’administration des indélicatesses qui font frissonner les bonnes consciences. Se confiant ,sans retenue devant Mr ROUSSEAUX, le patron de BRETTON GOODS, la gestionnaire n° 1 de la CVM tancera vertement Mme MIENZE en allant jusqu’à déclarer à l’endroit de sa patronne que « Cette femme qui se dit SG Adjointe du PPRD la formation politique présidentielle tournée à la circonstance en dérision comme suit « Petit à petit le Rwanda dirige (pprd)le Congo), va me sentir. Dès mon retour à Kinshasa, je vais la virer de la présidence du Conseil comme je l’ai fait pour le précédent ADG a.i. YENGO. Elle croit qu’elle est plus forte que moi qui ai été proposée ministre mais j’ai refusé pour préférer la CVM ! Tous les ministres sont en poche, à commencer par le Ministre du Portefeuille.

Le Représentant de la CVM à Bruxelles, je vais le remplacer par mon Conseil Mr CHALUPOSHI, tandis que le Directeur du Chantier NAVAL sera remplacé par mon frère TSHIMANGA. Je vais désigner le Directeur MAPOKO et CAHLUPOSHI pour infiltrer la Mission du Premier Ministre en Chine dans le but de s’opposer systématiquement à l’acquisition de la drague que le Chef du gouvernement propose d’acheter pour la CVM en Chine. On ne me fera rien. La ministre Louise MUNGAZ est ma sœur !… »

Toutes ces scandaleuses esclandres débitées auprès des partenaires extérieurs parce que -comme on le voit - il y a un exemplaire sursaut de vigilance de protection des intérêts du pays par ses dirigeants responsables dont le Premier ministre Matata démontrent qu’il y a encore des tenaces sapeurs de ce intérêts, puisqu’ils ne désarment pas à persiffler la hiérarchie, mais, pire, à persévérer à contrer le patriotisme des dirigeants en quête des meilleurs marchés pour sortir le pays du cycle de prédation qu’il a trop subi jusqu’ici.

D. Nz./MMC

(DN/Yes)

Last edited: 31/10/2012 16:34:26

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