jeudi 1 novembre 2012

Chahuté au Palais du Peuple : André FLAHAUT, une visite de honte au Congo

(KongoTimes 31/10/2012)
Les députés de l'Opposition en République Démocratique du Congo (RDC) ont exprimé leur déception après avoir suivi le discours d'André FLAHAUT, président de la Chambre des représentants du Royaume de Belgique au Palais du Peuple. Ce mécontentement a été d'abord manifesté par des chahuts au moment même où le parlementaire belge tenait prononçait son discours. Le député national Jean-Lucien BUSSA a indiqué qu'André Flahaut est très coupé des réalités congolaises, et loin de savoir ce qui se passe dans le fin fond du Congo. Dans son discours devant l'Assemblée nationale de la RDC, André FLAHAUT a reconnu la validité des élections du 28 novembre 2011, les avancées économiques (...). Mais, il n'a pas fait allusion à la démocratie, comme si tout était rose en RDC. Pourtant, il y a des grands déficits démocratiques à relever, notamment en ce qui concerne la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI. C'est dommage pour un partenaire privilégié de la RDC.

Les députés membres de l'Opposition politique de la République Démocratique du Congo ont exprimé, hier mardi 30 octobre, leur déception après avoir suivi le discours du président de la Chambre des représentants du Royaume de Belgique dans la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du Parlement congolais. Ce mécontentement a été d'abord manifesté par des chahuts au moment même où le parlementaite belge tenait prononçait son discours, si bien que ce dernier s'est senti obligé de rappeler l'assemblée à l'ordre.

Pendant la pause, le député national Jean Lucien Bussa Tongba a indiqué qu'André Flahaut est très coupé des réalités congolaises, et loin de savoir ce qui se passe dans le fin fond du Congo. Selon cet élu du peuple congolais, le président de la Chambre des représentants de la Belgique n'a pas qualifié la situation de l'Est d'agression, préférant parler d'une mutinerie.

Or, tout le monde sait que le pays est agressé par le Gouvernement rwandais et que le Rwanda occupe une partie du territoire congolais.

Flahaut n'a pas fait allusion à la démocratie, comme si tout était rose en RDC. Pourtant, il y a des grands déficits démocratiques à relever, notamment en ce qui concerne la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI. C'est dommage pour un partenaire privilégié de la RDC.

S'agissant de la bonne gouvernance, Jean Lucien Bussa a soutenu qu'André Flahaut a étonné l'Opposition par le satisfecit qu'il donne au Gouvernement congolais.

Il a véritablement fait le porte-parole de ce Gouvernement. Il aurait dû être en RDC pendant la Francophonie. Peut-être c'est un discours réservé aux pays francophones. Et dans cette contradiction des discours, l'adresse de Flahaut aurait une place marginale.

Cependant, le député congolais a salué la présence d'André Flahaut et de la Belgique en RDC, avant de relever que la RDC souhaiterait que la Belgique comprenne les réalités congolaises. Et lorsque Flahaut s'oppose à l'exportation des expériences et des modèles, il oublie qu'il y a la norme internationale car l'adhésion de la RDC à l'OHADA n'est pas une norme authentiquement congolaise, encore moins le doing business.

Et de poursuivre : " Pourquoi quand il s'agit de la démocratie, c'est une adaptation à plusieurs vitesses et à géométrie variable ? Ceci étonne ! Je comprends qu'il a le réflexe du colonisateur, l'exploitation du Congo dans le seul but de préserver quelques intérêts.

Tout ce que nous demandons aux partenaires de la RDC… c'est d'aider notre pays à pouvoir réaliser son rattrapage par rapport à d'autres pays sur les plans politique, économique et social.

Malheureusement, au moment où le Congo a besoin de l'impulsion de tous pour améliorer l'efficacité de ses institutions, la démocratie et la gouvernance, voilà des gens qui viennent avec des discours totalement mous pour nous dire que ça marche très bien… "

Même son de cloche de la part du député national Clément Kanku qui a qualifié le discours d'André Flahaut d'ambigu et de paternaliste.

De l'avis de ce membre de l'Assemblée nationale, alors que la RDC traverse une situation grave avec la guerre lui imposée par le Gouvernement rwandais, le peuple congolais aurait souhaité que Flahaut vienne condamner clairement le Rwanda pour les violations des droits de l'homme, exactions et tueries que le Rwanda est en train de commettre.

" Malheureusement, nous avons encore eu une langue de bois. Nous voudrions savoir pourquoi la Belgique a voté en faveur de l'admission du Rwanda au Conseil de sécurité comme membre non permanent, parce que si réellement la Belgique était compatissante avec le peuple congolais, elle lui aurait montré sa bonne foi en votant contre la candidature du Rwanda, parce que nous sommes dans un pays mal gouverné, où les droits de l'homme sont constamment violés par ceux qui nous gouvernent, où la mauvaise gouvernance a pignon sur rue, où la gabegie financière bat son plein, où il n'y a rien qui marche… ", s'est exclamé le député.

Clément Kanku a aussi affirmé que Flahaut a voulu amener un discours équilibriste qui n'a pas tenu. Il a compris que dans la salle des Congrès, il y avait une bonne partie des députés qui n'était pas d'accord avec lui.

Laurent Louis, Député fédéral belge : Je condamne avec la plus grande fermeté les propos tenus par André Flahaut devant le pseudo Parlement Congolais. Une fois de plus, je fustige le comportement de la Belgique et de la Communauté internationale. Comment peut-on soutenir un Président fantoche, incompétent et génocidaire comme Kabila ? De par sa démarche, André Flahaut salit une fois de plus l'honneur de tous les Congolais qui souffrent en ce moment. De même il déshonore notre pays qui ne devrait jamais ramper aux pieds d'un criminel comme Kabila, même pour tout l'or du Congo ! Merci aux Députés Congolais qui ont hué André Flahaut ! Je n'aurais pas fait mieux ! Pour moi, il est évident que la Belgique, Flahaut, Reynders, Di Rupo et Louis Michel sont responsables et complices des atrocités commises en ce moment au Kivu ! Honte à ces "hommes d'Etat" ! Selon moi, André Flahaut devrait démissionner de son poste de Président de la Chambre dès son retour en Belgique !

La Majorité présidentielle applaudit
Pendant que l'Opposition rouspétait, la communication d'André Flahaut à été entrecoupée par des applaudissements des députés membres de la Majorité présidentielle.

Pour sa part, le député Joseph Ipakala a soutenu, devant la presse, que ses impressions sont très bonnes dans ce sens que Flahaut a posé, de façon très polie, le diagnostic sur la situation du pays.

Il a soulevé toutes les questions qui préoccupent la RDC, en passant par les problèmes politique, de justice, économique… Il a donné des pistes de solutions et indiqué le rôle que le Parlement doit jouer en faisant de bonnes lois pour arriver à bien gérer toutes ces questions.

Le député François Bokona a défendu ce point de vue, en rappelant que la Belgique entretient des liens séculaires avec la RDC. " En tant que haut responsable de la politique belge, il est tout à fait indiqué que Flahaut puisse faire une visite d'échanges avec notre pays, et nous adresser ce mot d'encouragement et des conseils pour que notre pays puisse aller de l'avant et retrouver sa place dans le concert des Nations… Je ne connais pas le vote émis par la Belgique en faveur du Rwanda comme membre non permanent du Conseil de sécurité ", a conclu François Bokona.

Ci-dessous quelques lignes du discours d'André Flahaut
" …Il est vrai que rien n'est parfait…beaucoup doit encore être fait pour que cette démocratie naissante…se consolide et qu'elle ouvre la voie à un Congo uni et indivisible, libre et prospère, occupant la place qui doit être la sienne en Afrique et dans le monde.

Je m'en voudrais toutefois de donner des leçons dans d'autres pays parfois très fiers de leur passé démocratique et singulièrement intransigeants. Il a fallu un siècle, 12 changements de régimes, 4 révolutions et un coup d'Etat pour en arriver là.

J'ai personnellement suivi ce cheminement… et j'entends apporter ma pierre à l'édifice dans les fonctions que j'occupe actuellement en Belgique… les Parlements ont un rôle importants, un rôle déterminant à jouer dans la recherche de la paix. La diplomatie parlementaire doit être une réalité sur la situation à l'Est par exemple, parce que certains d'entre vous viennent de régions à l'Est.

Vous connaissez le mieux la souffrance de populations. Vous êtes les unes et les autres les mieux informés des ré&alités sur le terrain et exprimez le mieux les jugements et appréhensions les plus justes.

Il convient donc de vous écouter et de vous associer au travail de vos assemblées parlementaires à la recherche des solutions pour une paix durable, en rencontrant des parlementaires d'ici et d'ailleurs, en vue de dégager des solutions pragmatiques et humaines et de retrouver la voie de la raison et de la paix.

La crise à l'Est du Congo n'est pas une première. Elle n'est non plus une surprise. C'est la réapparition d'un problème sitique. Il ne s'agit pas d'un problème frontalier loin de Kinshasa, mais d'une question qui met en danger la substance même du pays.

De plus, les souffrances de la population sont indescriptibles et tous les Congolais devraient être solidaires. La crise demande, bien sûr, une solution à court terme.

Le groupe de mutins qui occupent… veut créer le chaos dans le Kivu, en tentant de nouer des alliances avec différents mouvements armés doit être … réduit. Aucun défi à l'intégrité du territoire ne peut être toléré… "

[Marcel Tshishiku ]
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RDC: le Dr Mukwege et sa famille ont trouvé asile en Belgique

(RTBF 31/10/2012)
Le Dr Denis Mukwege, victime d'une tentative d'attentat jeudi dernier à Bukavu, en République démocratique du Congo (RDC), et sa famille se trouvent depuis lundi en Belgique, où il a trouvé asile.
C'est ce que rapporte mercredi L'Avenir, qui a obtenu confirmation de l'information auprès des Affaires étrangères.

"Il n'a pas demandé d'assistance pour le logement, et il ne bénéficie d'aucune protection particulière", ont indiqué les Affaires étrangères au journal. Ce médecin dirige l'hôpital et la fondation Panzi, créés pour venir en aide aux milliers de femmes violées dans l'est de la RDC par des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par certains soldats de l'armée. Il a échappé jeudi à une tentative d'assassinat à Bukavu, le chef-lieu de la province troublée du Sud-Kivu, à son retour de Bruxelles où il avait participé le 23 octobre dernier à une conférence de la Fondation Roi Baudouin. Un homme, un gardien, a été tué lors de cette attaque, survenue au domicile du médecin.
Belga



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Réunification du territoire national. Le Gouvernement appuie sur l’accélérateur

 (L'Avenir Quotidien 31/10/2012)

Retourné au pays depuis le vendredi dernier, le chef du Gouvernement se devait de mobiliser les troupes afin d’analyser les dossiers restés en suspens, et trouver des voies et moyens pour améliorer les conditions de vie de la population congolaise. C’est dans cette perspective qu’il a présidé le lundi 29 dernier la réunion du Groupe thématique secteur productif.

Au sortir de cette réunion, Célestin Vunabandi, ministre du Plan et du suivi de la révolution de la modernité a indiqué à la presse que la réunion avait un seul point à l’ordre du jour concernant la stratégie de la réunification du territoire national par voie routière, sans oublier la mobilisation des fonds par le FONER, Fonds d’entretien routier.

Mais avant d’en arriver là, le Premier ministre a fait le point de sa tournée européenne qu’il a effectué la semaine passée. Il a fait part d’un certain nombre d’officiels du gouvernement belge et du gouvernement allemand.

Il est apparu qu’à l’issue de cette tournée, d’importantes avancées ont été faites en termes de communication, surtout de compréhension de la part des partenaires européens sur les avancées qui sont faites en matière de gestion économique, de gouvernance, mais également la tournée a servi d’occasion pour faire un plaidoyer sur la situation sécuritaire de la Rd Congo quant à l’agression dont le pays est victime à l’est du pays.

Le seul point qui était inscrit à l’ordre du jour, notamment la situation du FONER, mais également la réunification routière qui est un programme important qui doit être mis en œuvre par le ministre qui a en charge les questions des infrastructures.

A l’issue du débat sur cette question importante, il a été recommandé au ministre des ITPR de procéder au lancement très rapide de ce programme important de réunification routière au niveau de l’ensemble du territoire national, mais également, il été décidé d’une meilleure gouvernance, au mieux, d’une bonne communication de la gestion des ressources du FONER.

Jeux de la Francophonie : cas vers la présélection

Par la suite, le Premier ministre a encore présidé la réunion du Groupe thématique secteur socio-culturel. Envoyé pour faire la restitution devant la presse, Modeste Bahati Lukwebo, ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale a indiqué devant la presse que d’abord, le Premier Ministre a parlé de son déplacement en Europe, un déplacement qui, essentiellement était tourné sur les questions sécuritaires, les questions économiques, mais également les questions liées à la démocratie et aux droits humains.

A l’issue de son exposé, nous avons noté que c’était un voyage fructueux, il a eu tous les contacts au niveau, tant en Belgique, tant en ce qui concerne l’Union Européenne, mais également en Allemagne. C’était le premier point. Le deuxième, nous avons adopté le procès-verbal de la dernière réunion que nous avons tenue. Au cours de ce point précis, il a été relevé les différentes décisions antérieurement prises, qui doivent être exécutées, notamment la décision relative au recrutement des Inspecteurs du Ministère du Travail.

Le dossier va être traité au niveau du ministère avec le concourt de l’Office national de l’emploi (ONM), mais également d’autres structures du Ministère. « Nous avons également passé en revue les autres décisions antérieures, notamment le dossier qui avait été initialement introduit par le Ministre de la Fonction Publique sur la gestion intégrée de la paie », dit-il. Et là également, le dossier est toujours en étude, on attend les données qui proviendront des Banques pour voir comment concrètement matérialiser une gestion modernisée de la paie avec tous les autres services concernés par le processus de paie.

Le Ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts a présenté deux dossiers. Le premier concernait la participation de la Rd Congo aux Jeux de la Francophonie en France, en 2013 et le dossier a été accepté par le gouvernement, soit par le groupe thématique. Il y a juste quelques ajustements budgétaires qui vont être faits. Le Premier Ministre a insisté sur la présélection, de manière à ce que nous puissions aligner les meilleurs de nos athlètes. L’autre dossier présenté par le Ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts concerne les jeux de hasard où il est convenu de mettre sur pieds un comité de surveillance. Le principe a été accepté, et il est question que le texte passe à la commission des lois pour les aspects juridiques.

Le Ministre de l’EPSP a présenté le dossier concernant le fonds pour l’appui au secteur éducatif et le Premier Ministre a accepté que ce dossier-là puisse être adopté rapidement et que le fonds soit opérationnel. Aussi, que le compte soit ouvert le plus rapidement possible pour recevoir déjà la première tranche de la contribution du gouvernement congolais pour permettre aux partenaires d’apporter leurs contributions.

JMNK




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Transformation des entreprises. Les sénateurs ont voté en faveur du projet de loi

(L'Avenir Quotidien 31/10/2012) 
Cependant, les honorables sénateurs ont soulevé des préoccupations quant à ce, notamment sur les entreprises victimes de pillages de triste mémoire. Invitées par le gouvernement à faire leurs états de lieux, les inventaires sur les pertes enregistrées, aucune d’elles n’avait été indemnisées par l’Etat Zaïre de l’époque. Continuité de l’Etat oblige, le gouvernement de la République a initié une loi relative à la transformation des entreprises de l’Etat.

Le Petites et Moyennes Entreprises constituent un palliatif dans la création de petits boulots. Par conséquent, ce secteur est devenu quasi inexistant dans différentes provinces de la République, en raison de leur incapacité d’accéder aux multinationaux pour deux raisons : le problème de caution et de garantie. Cette situation appelle à quantifier l’informel pour la relance de l’économie et de l’industrie. La Fédération des Entreprises Congolaises est appelée à gérer ses affiliés de sorte d’être éligible au programme de sauvetage du gouvernement.

La question qui hante les esprits est celle de savoir d’une part que le gouvernement de la République exonère tous azimut les entreprises, et d’autre part le ministère du Budget presse les entreprises à s’acquitter de leurs obligations douanières, fiscales et parafiscales. Après avoir écouté les interventions des honorables sénateurs, le Ministre de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises Rémy Musungay a souligné que son ministère est un ministère transversal avec ceux de l’Agriculture et de l’Economie. Raison pour laquelle il a sollicité du bureau du Sénat un délai de 48 heures en vue de rencontrer les préoccupations soulevées par les sénateurs.

65 voix en faveur du projet de loi
65 sénateurs qui ont pris part au vote, ont dit tous oui au projet de loi modifiant et complétant la loi n° 08/007 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales relatives à la transformation des Entreprises publiques. Ce vote était consécutif aux amendements apportés aux trois articles 4, 14 et 16 de la présente loi. Il a été amandé comme suit à l’article 4 : « les entreprises du secteur marchant sont transformées en sociétés commerciales soumises au régime de droit commun et aux dispositions dérogatoires de la présente loi. Cette transformation ne donne pas naissance à une personne morale nouvelle ».

Tandis que l’article 14 a été amandé comme suit : « au cours de leur restructuration et de l’assainissement de leurs états financiers et qu’elles n’auront pas établi un bilan d’ouverture, les entreprises publiques transformées en sociétés commerciales, incapables de payer leurs dettes au moment de leur transformation sont soumises, pendant une période ne dépassant pas 36 mois, aux dispositions spéciales définies par un Décret du Premier ministre délibéré en conseil des ministres.

Les entreprises visées à l’alinéa précédent, sont des entreprises en restructuration à statut particulier. Leur transformation en sociétés commerciales ne peut être considérée comme achevée, que lorsque toutes les opérations de leur restructuration sont accomplies. Durant la période de restructuration et jusqu’à leur transformation achevée en société commerciale, elles sont régies par la présente loi, leurs statuts respectifs et le cas échéant, par le Décret susvisé pris en exécution de la présente loi ».

Et enfin, le dernier article amandé est l’article 16 qui stipule : « le Décret du Premier ministre visé à l’article 4 de la présente loi détermine les mesures juridiques, économiques et financières nécessaires à la protection de l’entreprise et à la facilitation du processus de restructuration, de redressement et de désengagement de l’Etat selon le cas, en ce compris l’établissement de plans stratégiques de réforme et de développement ».

Toutefois, il a était question de débattre sur les entreprises organisées par la loi cadre n°78-002 du 06 janvier 1978 qui ont été transformées conformément à la loi n°08/077 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales relatives à la transformation des Entreprises publiques.

Cette dernière loi avait instauré un régime spécial pour les entreprises transformées en sociétés commerciales en ce qu’elle avait prévu en son article 14 que toutes les entreprises incapables de payer leur dettes au moment de leur transformation en société commerciale étaient dispensées pendant une période de 36 mois à compter de sa promulgation, de l’application du décret du 27 juillet 1934 sur les faillites.

Pius Romain Rolland



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Election des gouverneurs : Jacques Mbadu élu au Bas-Congo, Jean Bamanisa en Province Orientale

octobre 31, 2012, | Denière mise à jour le 31 octobre, 2012 à 5:14 |  

(De gauche à droite) Jacques Mbadu élu gouverneur du Bas-Congo et Jean Bamanisa élu gouverneur de la Province Orientale au second tour, le mercredi 31 octobre 2012. Photos Journaldekin.com et Radiookapi.net
(De gauche à droite) Jacques Mbadu élu gouverneur du Bas-Congo et Jean Bamanisa élu gouverneur de la Province Orientale au second tour, le mercredi 31 octobre 2012. Photos Journaldekin.com et Radiookapi.net
Jean Bamanisa a été élu gouverneur de la Province Orientale avec 48 voix contre 45 pour son concurrent Jean Tokole, ce mercredi 31 octobre. Au Bas-Congo, Jacques Mbadu a été élu avec 17 voix contre 11 pour Déo Nkusu qui occupait les fonctions de vice-gouverneur depuis 2003. Les deux personnalités élues au second tour vont remplacer leurs prédécesseurs élus députés nationaux lors des élections législatives de 2011.
A l’assemblée provinciale de la Province Orientale, l’élection s’est déroulée dans un climat serein. Sur les 96 députés provinciaux, 95 étaient présents, un seul s’est absenté pour cause de maladie. Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jean Bamanisa Saidi, candidat indépendant, a été élu gouverneur de la Province Orientale par 48 voix contre 45 pour Jean Elonga Tokole, lui aussi candidat indépendant. Le comptage était serré. Deux bulletins ont été déclarés nuls.
Selon les sources locales, la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale serait en liesse après l’annonce de ces résultats.

Jean Bamanisa devient ainsi le 38è gouverneur de la Province Orientale depuis l’indépendance. Elu député national de la circonscription de Kisangani en 2006, Jean Bamanisa est un homme d’affaires bien connu dans sa province. Son groupe d’entreprises Baje Sprl œuvre dans divers domaines dont l’immobilier, la jardinerie, la promotion des investissements et la restauration. Jean Bamanisa a été administrateur délégué de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) de 1998 à 2004.

Jacques Mbadu élu au Bas-Congo
Avec dix-sept vois, Jacques Mabdu a été proclamé gouverneur de la province du Bas-Congo. Deo Nkusu son challenger a obtenu onze voix. Dans une conférence de presse animée peu après l’élection, le candidat Deo Nkusu a déclaré qu’il rejette les résultats de ce scrutin.
L’élection partielle du second tour s’est déroulée dans un climat apaisé au sein de l’Assemblée nationale en présence des observateurs tant nationaux qu’internationaux précisément de la Monusco, des journalistes et des membres de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), avec à sa tête son vice président Jacques Djoli.

Certains observateurs ont félicité la transparence dans laquelle ces élections se sont déroulées et l’attitude responsable des témoins des candidats. Après l’annonce des résultats par la Ceni, les partisans de Mbadu sont descendus dans la rue pour célébrer la victoire de leur candidat.
Mais qui est Jacques Mbadu Situ?

La cinquantaine révolue, Jacques Mbadu Nsitu, est mariée et père de plusieurs enfants. Il a été élu député national, dans la circonscription électorale de Boma, avec dix-sept mille neuf cents voix aux législatives de 2011.
Ses proches l’ont surnommé « Jacques ba moyens » grâce à ses actions de générosités en faveur de la population. Nommé gouverneur intérimaire en 2006, en remplacement de feu Tsasa Di Ntumba, pour un mandat de 6 mois, il fut élu sénateur, au cour de la même année.
Il est le président du parti politique Accord pour l’alliance avec les Alliés de la Majorité présidentielle. Il est s’est présenté en indépendant aux élections de gouverneur dans la Bas-Congo.

Le premier tour des élections des gouverneurs du Bas-Congo et de la Province Orientale ont eu lieu le dimanche 28 octobre.
La Ceni a organisé cette élection pour remplacer Floribert Mbatshi (Bas-Congo) et Médard Autsai (Province Orientale) élus députés nationaux en novembre 2011. En RDC, les fonctions de gouverneur de province sont incompatibles au mandat de député national.
Lire aussi sur radiookapi.net :

Bas-Congo : Deo Nkusu conteste les résultats de l’élection de gouverneur

publié il y a 14 heures, 47 minutes, | Denière mise à jour le 1 novembre, 2012 à 6:20 |  
Déo Nkusu, le gouverneur intérimaire de la provinve du Bas-Congo.
Déo Nkusu, le gouverneur intérimaire de la provinve du Bas-Congo.
Candidat malheureux au poste de gouverneur du Bas-Congo, Deo Nkusu conteste les résultats provisoires qui donnent gagnant Jacques Mbadu avec 17 voix contre 11 pour lui. Il promet de saisir la justice pour dénoncer les « irrégularités » du scrutin. L’indépendant proche de la Majorité présidentielle Jacques Mbadu a été élu gouverneur du Bas-Congo, mercredi 31 octobre, à l’issue d’un second tour face à Deo Nkusu, candidat désigné de la Majorité présidentielle.

« Je tiens à vous annoncer d’ores et déjà que je conteste l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de notre province le Bas-Congo intervenu ce 31 octobre 2012. Je conteste donc le déroulement de cette élection entachée de fraude et d’irrégularités. Et je vous annonce par conséquent l’ouverture d’une action judiciaire pour le rétablissement de la légalité et de la légitimité dans notre province», a déclaré Deo Nkusu au cours d’une conférence de presse qu’il a tenu après le scrutin.
Au regard de la loi congolaise, le candidat qui conteste le résultat provisoire de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) peut saisir la Cour d’appel de sa juridiction. Celle-ci peut confirmer ou invalider les résultats provisoires.

Les défis de Jacques Mbadu
En attendant la décision de la Cour d’appel, Jacques Mbadu, qui a assuré l’intérim de gouverneur de province en 2006 après le mort de l’ancien gouverneur Tsasa Di Ntumba, devra faire face à plusieurs défis.
La majorité des habitants de la province du Bas-Congo n’ont pas accès à l’eau potable et à l’électricité et aux soins de santé primaire. Les jeunes exigent du nouveau gouverneur, la création d’emplois.
Les habitants sont aussi confrontés aux problèmes d’infrastructures. Ils demandent la réhabilitation des routes de desserte agricole et d’intérêt national tels que les axes:
  • Boma-Muanda
  • Mbata Mbenge-Nsioni
  • Kinzau-Boma
Le Bas-Congo étant la frontière maritime du pays, des habitants de cette province interrogés par Radio Okapi attendent aussi du gouverneur la concrétisation du projet de construction d’un port en eau profonde à Banana.
Ces habitants craignent aussi que la construction projetée d’une route rail qui devra relier Brazzaville à Kinshasa ne menace les intérêts économiques des ports de Matadi et de Boma.
Lire à ce sujet:
RDC – Congo : un pont pour relier Kinshasa et Brazzaville ? – JEUNE AFRIQUE
Atta-Mensah : « Le pont route rail Kinshasa-Brazzaville ne nuirait pas aux recettes de la RDC »
Sur le volet sécuritaire, ils proposent que le nouveau patron de la province se penche sur la question des violences que subissent les Congolais régulièrement expulsés de l’Angola.
Jacques Mbadu devra également chercher à aplanir certains clivages à caractère tribal qu’il a évoqué lors de la présentation de son programme devant les élus provinciaux.

Province Orientale : sécurité et infrastructures routières
En Province Orientale, les députés provinciaux et les membres de la société civile ont résumé les défis qui attendent le nouveau gouverneur élu Jean Bamanisa en deux axes : sécurité et infrastructures routières.
« La province est butée actuellement à beaucoup de problèmes sur le plan sécuritaire dans le Haut Uele avec la LRA. Dans le Bas-Uele il ya le problème des Mbororo. Dans la Tshopo à Bafwasende, il y a encore les miliciens », a déclaré Pierre Kibaka, député provincial du groupe Justice et libération.
« Il y a aussi les problèmes des routes. Les districts sont complètement enclavés. Il faut désenclaver le Bas Uele, le Haut Uele et la Tshopo », a pour sa part ajouté le député provincial Paulin Odiane.
Jean Bamanisa, élu gouverneur de la Province Orientale le mercredi 31 octobre 2012. Photo Facebook Jean/Bamanisa
Jean Bamanisa, élu gouverneur de la Province Orientale le mercredi 31 octobre 2012. Photo Facebook Jean/Bamanisa
Pour le nouveau gouverneur, outre la sécurité et les infrastructures, son programme va premièrement s’atteler sur l’assainissement de l’administration et des finances.
« Mes interventions premières vont aller vers l’organisation de l’administration parce qu’à ce niveau là nous devons savoir que nous allons vers la décentralisation et qu’à ce titre, il faille avoir des structures qui fonctionnent, des personnes compétentes et du matériel qui permettent à ce que l’administration soit fonctionnelle surtout que nous devons préparer les futures élections provinciales et locales », a affirmé Jean Bamanisa Saidi.

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CIRGL : le Rwanda dit participer à la recherche de la paix dans la région

publié il y a 3 heures, 25 minutes, | Denière mise à jour le 1 novembre, 2012 à 8:21 | 
De gauche à droite, la délégation Congolaise dont, Raymond Tshibanda Ntungamulongo, Ministre des Affaires Etrangères, coopération Internationale et Francophonie de la République Démocratique du Congo et Madame Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la République du Rwanda le 19/06/2012 à Kinshasa, lors d’une visite officielle. Radio Okapi/ Ph. Yves Kumwamba
De gauche à droite, la délégation Congolaise dont, Raymond Tshibanda Ntungamulongo, Ministre des Affaires Etrangères, coopération Internationale et Francophonie de la République Démocratique du Congo et Madame Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la République du Rwanda le 19/06/2012 à Kinshasa, lors d’une visite officielle. Radio Okapi/ Ph. Yves Kumwamba
« Le Rwanda est un pays qui cherche la paix et qui participe à la recherche de la paix partout dans le monde. Il n’est pas là pour déranger la paix dans la région », a déclaré jeudi 1er novembre le représentant du parlement de ce pays, à l’occasion de l’ouverture à Kinshasa de la quatrième réunion du comité exécutif du Forum des parlements des pays des Conférence internationale de la région des grands lacs (CIRGL).

La RDC, un des membres de la CIRGL est en proie à une rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) dans sa partie Est depuis le mois de mai. Les rapports des Nations unies et des ONG accusent le Rwanda de soutenir les rebelles. Kigali a toujours rejeté ces accusations.

Au cours de la rencontre de la CIRGL, Jean Pierre Lola Kisanga, vice-président du comité exécutif du Forum et rapporteur adjoint du Sénat de la RDC a affirmé que les pays membres de cette organisation doivent conjuguer leurs efforts pour la paix.

« Nous voulons asseoir une plate forme de la paix au bénéfice de nos populations respectives de nos Etats pour que ces populations puissent contribuer dans la paix au développement de nos pays », a ajouté Jean Pierre Lola.
Mardi 30 octobre, le secrétaire général du Forum des parlementaires de la CIRGL, Higiro Prosper, a indiqué que tous les pays membres sont conscients des problèmes sécuritaires de la RDC proposant des solutions diplomatiques et politiques pour résoudre le différend dans la région.
Pendant deux jours les participants vont préparer l`ordre du jour troisième Assemblée plénière prévue du 18 au 20 décembre 2012.

Paix et sécurité, bonne gouvernance et démocratie, questions humanitaires et sociales, développement économique sont les domaines d`intervention de cette institution interparlementaire qui regroupe aux membres et dont le siège est à Kinshasa.
Sur les onze délégations des pays membres attendus, trois n’ont pas répondu présents. Il s’agit de celles de la Tanzanie, du Congo-Brazzaville et de l`Angola.
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