dimanche 2 juillet 2017

VOICI LE PSEUDO-PROGRAMME POLITIQUE DE JOSEPH KABILA DE 2006.. QU'IL N'A EXÉCUTE QUE LE CONTRAIRE, LARGEMENT TROP NÉGATIF

Voici Le programme politique démagogique de Joseph Kabila dans sa « Vision pour un Congo soit disant nouveau »... 

KABILA n'a fait que le contraire de son pseudo-programme ci-bas, il était champion d'antivaleurs en corruptions, viols, vols, détournements, mépris du peuple, mensonges, crimes d'état, tyrannies, arrestations arbitraires, ... UN BILAN ROUGE ET TROP NEGATIF

KABILA... QU'IL DÉGAGE,  DÉGAGE, DÉGAGE, MARRE, MARRE DE LUI
Kinshasa, 26/06/2006 / Politique
La sortie officielle samedi dernier de la plate-forme Alliance de la majorité présidentielle Amp a été mise à profit pour le lancement d’un esquisse de programme politique du chef de l’Etat dans un livret titré « Joseph Kabila : Ma vision pour un Congo nouveau ». 

INTRODUCTION

2006 est pour notre cher pays, la République Démocratique du Congo, l’année de tous les enjeux, celle qui consacre le point de rupture ultime entre une très longue transition et la prise en mains par le peuple congolais de son destin par l’organisation des élections générales.

Le 20 avril dernier, en âme et conscience et donnant suite aux appels de plusieurs compatriotes qui ont sollicité ma disponibilité pour continuer à servir la Nation pendant la première législature de la Troisième République, j’ai posé ma candidature aux charges de Président de la République.

Près de trois ans ont passé depuis que la dernière en date des transitions qui se sont succédés en République Démocratique du Congo, a été inaugurée. Le 18 février 2006, j’ai promulgué la Constitution de la Troisième République conformément à la volonté du peuple souverain qui l’avait approuvé à 84 % des suffrages exprimés lors du référendum de décembre 2005. Ce résultat juxtaposé au franc succès des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs quelques mois auparavant exprime la ferme volonté du peuple congolais d’aller aux élections et de tirer un trait sur le passé.

I. LE CONTEXTE HISTORIQUE

Le 16 janvier 2001, alors que la guerre d’agression contre notre pays battait son plein, le Président de la République, Mzee Laurent-Désiré Kabila, avait été lâchement assassiné à Kinshasa. C’est dans ces circonstances tragiques que j’ai été appelé à prendre en mains la haute direction de l’Etat que je servais déjà en qualité d’officier général des Forces armées.

J’ai accepté la proposition des corps constitués de la République d’exercer la magistrature suprême malgré les menaces ambiantes. Agir autrement aurait abouti à créer un vide politique donnant l’avantage à l’agression contre le peuple congolais.

Hommage doit être rendu à l’esprit de résistance patriotique de notre peuple qui a réussi à faire échec aux plans de déstabilisation de notre pays par les assassins de Mzee Kabila et leurs commanditaires.

Lors de mon investiture le 26 janvier 2001, j’avais pris les engagements suivants :

1.1.- mettre un terme à la guerre pour réunifier, pacifier le pays et réaffirmer notre souveraineté ;
1.2.- relancer le dialogue politique interne dans le but de réconcilier les Congolais avec eux-mêmes ;
1.3.- ouvrir le Congo à son environnement africain et au monde par une redynamisation de notre diplomatie ;
1.4.- restaurer les grands équilibres macroéconomiques et créer les conditions de la croissance par la libéralisation de l’économie ;
1.5.- consolider la démocratie et garantir les Droits de l’Homme ;
1.6.- reconstruire le pays dévasté par la guerre ;
1.7.- conduire le peuple congolais à des élections libres, crédibles, démocratiques et transparentes.

Il y a lieu de rappeler que des décennies de mégestion avaient alors profondément déstructuré la Nation. A cause de la guerre d’agression de 1998, notre pays s’était davantage enlisé dans un cycle infernal de séditions, sévices, pillages, spoliations et massacres.

Cannibalisée du fait de la guerre, l’économie nationale subissait une sévère régression ; les infrastructures et autres moyens de production avaient été détruits et la coopération extérieure rompue. La République Démocratique du Congo vivait dans un isolement total.

II. QUELQUES PROGRESACCOMPLIS

Grâce aux sacrifices consentis par tous nos compatriotes, des progrès importants ont été réalisés dans les domaines politique, diplomatique, économique, social et culturel au cours des cinq dernières années. Je mettrai une mention particulière à la période allant de 2001 à 2003 au cours de laquelle j’ai eu notamment à : 
2.1.- rouvrir le Dialogue entre Congolais ;
2.2.- faciliter la réconciliation nationale, notamment en accordant l’amnistie pour faits de guerre, infractions politiques et d’opinion aux membres des anciens mouvements rebelles et en favorisant le retour des compatriotes exilés au lendemain de la révolution du 17 mai 1997 ainsi que la restitution de leurs biens confisqués ; 2.3.- initier la réunification administrative, économique, monétaire et fiscale du pays ;
2.4.- libéraliser l’économie notamment par l’abandon du taux de change fixe et l’adoption du taux de change flottant, améliorant ainsi le taux de croissance et garantissant la stabilité des prix et la régularité des approvisionnements, particulièrement en produits pétroliers ;
2.5.- assainir le cadre macro économique national dès les premiers jours de mon avènement en 2001, ce qui a permis de faire passer le taux d’inflation de 511 % pour l’année 2000 à 100 % pour 2001, puis à 4,4 % pour 2003 ; 
2.6.- tripler l’enveloppe du budget de l’Etat qui est passé de 300 millions de dollars en 2001 à 800 millions de dollars en 2003 ;
2.7.- relancer le programme entre notre pays et les Institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale) dix mois après mon avènement à la tête de l’Etat 2.8.- consolider les liens d’amitié et de solidarité avec les pays africains par des axes de coopération politique et diplomatique, particulièrement avec nos voisins ;
2.9.- insérer la République Démocratique du Congo dans la toile communicationnelle mondiale grâce à une large couverture du pays par les réseaux de télécommunications et les autoroutes de l’information ;
2.10.- favoriser l’éclosion des entreprises privées de médias et des Organisations de défense des Droits de l’Homme qui, depuis lors, exercent leurs activités en toute liberté ; 
2.11.- faire fermer tous les lieux de détention ne relevant pas des Cours et Tribunaux ;
2.12.- lancer les premiers grands travaux d’infrastructures ;
2.13.- améliorer l’environnement des affaires grâce à la promulgation du Code des Investissements, du Code Forestier, du Code Minier, du Code du Travail et l’institution des Tribunaux du Commerce ;
2.14.- rétablir le principe longtemps oublié des élections démocratiques comme unique voie d’accès au pouvoir dans notre pays.

III. 2003–2006 : UNE TRANSITION INCONTOURNABLE

Par la volonté des Parties signataires de l’Accord Global et Inclusif, notre pays a été gouverné au cours de ces trois dernières années par une architecture institutionnelle ‘sui generis’ baptisé 1+4 par référence au fait que le Président de la République y partage le leadership avec quatre Vice-présidents. Cette situation a été à la base d’un certain nombre de défis à l’autorité de l’Etat, brisant ainsi l’élan engagé entre 2001 et 2003.

Tout en regrettant les avatars qui ne furent rien moins que le prix à payer pour le retour de la paix en République Démocratique du Congo, il faut noter que dans le cadre des institutions de la transition, les objectifs essentiels étaient la pacification, la réunification, la réconciliation nationale et l’organisation des élections pour l’avènement de dirigeants légitimes. Il n’était pas toujours possible de maintenir le cap sur le programme des années 2001-2003 avec l’efficacité voulue.

Une chose est certaine : sur l’ensemble des cinq années, nous aurions pu mieux faire. A considérer notamment la pauvreté persistante de la grande partie de la population, la pénible situation des enfants de la rue, l’état désastreux du réseau routier à l’intérieur du pays et les graves déficits d’accès des Congolais à l’énergie électrique et à l’eau potable, d’aucuns en viennent à stigmatiser lourdement une sorte d’interruption du processus de reconstruction nationale initié dès 2001. Mais force est de reconnaître qu’en dépit d’indéniables dysfonctionnements, les institutions de la transition sont parvenues à apprêter le pays pour des élections générales qui vont avoir lieu. Des grands travaux de réhabilitation des équipements collectifs ont été en outre d’ores et déjà lancés. C’est le cas entre autres du lancement de la réhabilitation de quatre routes nationales sur six et de la réfection des ports de Kinshasa et de Mbandaka.

IV. MON COMBAT AUJOURD’HUI

Je suis convaincu qu’avec un pouvoir légitime et démocratiquement acquis, nous nous donnerons le moyen le plus sûr de parachever les initiatives de sauvegarde des intérêts Nationaux entreprises des 2001 mais mises sous le boisseau par la force des choses avec le régime 1+4. C’est pourquoi, après mûre réflexion, j’ai acquiescé aussi bien à l’appel de ma conscience qu’à la demande de celles et ceux qui, des quatre coins de notre pays, ont exprimé le souhait de me voir participer à la compétition pour la conquête démocratique du pouvoir.

A l’aube de la Troisième République, notre pays se doit de renouer avec une ambition à la dimension de sa grandeur et du rôle subséquent qui lui revient dans la stabilisation, l’intégration et le développement harmonieux du continent africain et du monde.

Nous devons pour cela consolider la Nation qui a résisté aux épreuves de toutes sortes, reconstruire un Etat dont les  socles traditionnels ont été ébranlés par une conflictualité récurrente, développer une économie pleine de potentialités inexploitées et lutter contre la pauvreté.

Ma vision pour un Congo nouveau repose sur l’optimisme raisonnable qui m’habite au regard de la qualité des hommes et des femmes de notre pays qui constituent notre première richesse. C’est pourquoi j’entends consacrer toute mon énergie à créer les conditions optimales pour nous remettre au travail afin de conjurer le paradoxe infamant de ce pays potentiellement très riche mais éternellement assisté de l’extérieur. En effet, le bien-être auquel nous avons droit ne s’obtiendra sûrement qu’au prix de notre propre sueur. Mes priorités à cet égard sont les suivantes :

- La consolidation de la Nation grâce à la pacification et la réconciliation des Congolais avec eux-mêmes.
- La restauration de l’Etat en revalorisant l’ensemble des services publics et particulièrement la Justice et l’administration, les forces armées et de sécurité.
- Le développement économique par la relance de l’agriculture, gage de l’indépendance du ventre ainsi que la construction et la réhabilitation des infrastructures pour donner aux Congolais les moyens de rentabiliser leurs potentialités.
- La lutte contre la pauvreté grâce notamment à l’éducation qui forme, et qualifie le génie créateur au service des individus et de la communauté, des soins de santé performants et abordables pour tous, un habitat salubre et aussi confortable que possible et l’accès à ce besoin élémentaire qu’est l’eau potable.

J’entends, grâce aux moyens institutionnels que les suffrages me donneront avec le concours actif de mes partenaires regroupés au sein de l’Alliance de la Majorité Présidentielle et de tous les hommes et femmes de bonne volonté, me consacrer à ces priorités pour parachever mon projet en faveur de l’émancipation du peuple congolais. Elles s’articulent de la manière suivante :

A.- CONSOLIDATION DE LA NATION

4.1.- La consolidation de la paix, de l’unité nationale, de l’identité plurielle du peuple congolais et la réconciliation entre générations, groupes socioprofessionnels, politiques et ethniques.
4.2.- Le renforcement des mécanismes de défense de l’intégrité territoriale de notre pays qui a connu la partition et frôlé la disparition.
4.3.- Le rassemblement et la mobilisation des Congolaises et des Congolais pour entretenir la flamme du patriotisme. 4.4.- L’instauration de la bonne gouvernance comme une exigence de vie et de gestion publique : primauté de l’intérêt général, transparence, sanction positive ou négative de la gestion publique, promotion d’un leadership responsable.
4.5.- La promotion des Droits et des Libertés, la solidarité nationale et l’égalité des chances entre tous les citoyens.

B.- RESTAURATION DE L’ETAT

4.6.- L’éradication du fléau de la corruption grâce à une action décisive contre l’impunité par la réhabilitation de l’appareil judiciaire. Je veillerai à ce que le pouvoir judiciaire et ses services connexes reçoivent les moyens nécessaires pour que la sanction des criminels soit certaine, prompte, juste et rigoureuse.
4.7.- La mise en œuvre d’une véritable révolution démocratique par un soutien constant aux grands chantiers de la décentralisation territoriale ainsi que le bannissement de la dictature et des méthodes unilatérales surannées d’acquisition du pouvoir.
4.8.- La mise sur pied de forces armées et d’une police motivées, dissuasives, mobiles et rassurantes qui ne soient plus perçues comme une menace par la population. Disciplinées, dotées d’une logistique appropriée et d’un commandement qui réprime sévèrement les gaspillages, vols et détournements des moyens qui leur sont alloués, elles pourront mieux défendre nos frontières et assurer la sécurité des citoyens.
4.9.- L’ouverture du Congo à l’Afrique et au monde : La coopération, entendue comme un enrichissement mutuel des peuples, sera privilégiée avec nos frères des pays voisins de la région, sans préjudice des Intérêts Nationaux de notre peuple. Pacifié, réconcilié avec lui-même, engagé dans une relation confiante de bon voisinage dans la région, notre pays renouera avec la stabilité et le progrès. Il retrouvera sa place naturelle dans le concert des Nations libres.
4.10.- La lutte contre la grande criminalité et le terrorisme international qui ne doivent pas trouver dans nos désordres institutionnels et l’immensité de notre territoire un terreau fertile pour leur développement ;

C.- DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

En matière économique, conscient de la déstructuration du tissu économique national due à la guerre et à la mégestion et de son impact catastrophique sur le vécu quotidien du Congolais, j’entends, reconstruire notre pays sur base des principes de l’économie sociale de marché. Il s’agit de mettre l’homme congolais au centre de nos programmes d’amélioration du cadre macro-économique, en matières d’infrastructures, de production agricole, forestière, minière, et énergétique. Je m’attellerai également à la diversification de nos débouchés par une promotion effective de l’industrie, des services et de l’intermédiation bancaire. Les mesures suivantes permettront d’atteindre ces objectifs :
4.11.- L’amélioration du cadre macro économique pour en finir avec l’instabilité des paramètres économiques à laquelle je m’étais attaque dès juin 2001. La réforme de la fiscalité couplée à la réorganisation des régies financières, l’intégration harmonieuse et progressive du secteur informel dans le circuit économique formel et l’assainissement de l’environnement des affaires grâce à une sécurité juridique et judiciaire garantie à tous sont indispensables pour rétablir durablement la confiance des opérateurs et favoriser l’investissement.

4.12.- La redéfinition de la politique budgétaire pour en faire un instrument du développement en faveur des couches défavorisées de la population (budget pro pauvre). 4.13.- La consolidation de la stabilité du Franc congolais et de son usage dans les transactions nationales de préférence à d’autres devises ainsi que la promotion d’un système bancaire performant et actif capable de soutenir le financement de l’activité économique en général et du secteur privé en particulier.
4.14.- La mise en place des infrastructures portuaires, aéroportuaires, ferroviaires et routières pour une mobilité fluide des personnes et des biens. Aussi bien sur fonds publics qu’à la faveur d’un partenariat public-privé, je projette, entre autres actions pendant les cinq prochaines années, de :
- doubler la capacité utile du fret du Port de Matadi ;
- asphalter un cinquième de l’ensemble des routes nationales ;
- assurer l’entretien des routes de desserte agricole grâce au cantonnage manuel ;
- fiabiliser le barrage hydro-électrique d’Inga et garantir une fourniture régulière en électricité à la clientèle tant domestique qu’industrielle ;
- moderniser l’Aéroport International de N’DJili et les aéroports de Lubumbashi, Kisangani, Mbuji Mayi et Goma ;
- réhabiliter l’outil de travail de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCC) qui dessert quatre de nos provinces actuelles.

4 15 - La redynamisation de l’agriculture qui doit redevenir la base du développement national par l’introduction progressive de la mécanisation, le renforcement de la capacité de recherche agronomique de notre pays, la garantie des prix rémunérateurs aux agriculteurs et l’instauration des coopératives agricoles. Il s’agit d’assurer la sécurité alimentaire à tous les Congolais et de réhabiliter nos capacités de production et d’exportation des produits agricoles de base.
4.16.- La stricte application des dispositions du Code Minier en vue de garantir l’appropriation par l’Etat des moyens financiers générés par l’exploitation minière et leur affectation au développement économique du pays et la radicalisation de la lutte contre les fraudes et le pillage de nos ressources minières.
4.17.- La fourniture de l’énergie électrique, facteur du développement économique et droit fondamental inscrit dans la constitution au plus grand nombre de Congolais.
4.18.- La prise en compte dans l’exploitation de nos eaux et forêts de nos besoins de développement communautaire et de protection de l’environnement ainsi que des intérêts des générations à venir et de l’humanité toute entière.
4.19.- La promotion des grands chantiers d’industrialisation de la République Démocratique du Congo en vue de favoriser la transformation locale de nos matières premières et augmenter subséquemment la valeur de notre production. 4.20.- La mise en œuvre rigoureuse par l’ANAPI du Code des Investissements pour réduire les coûts excessifs de la bureaucratie qui écrasent le secteur des services et notamment celui des banques en faveur desquels des mesures anti-tracasseries et anti-corruption seront initiées.
4.21.- La relance du tourisme par un appui institutionnel au secteur de l’hôtellerie et des grands travaux de réhabilitation et de sécurisation des parcs nationaux, réserves et autres sites protégés.

D.- LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

Ma volonté est de redonner au secteur social, parent pauvre de la longue transition congolaise, des moyens à la hauteur de son incontournable utilité. Je veillerai particulièrement à :

4.22.- L’éradication de la pauvreté qui étouffe les Congolais grâce notamment à la création de nouveaux emplois et la garantie d’un meilleur accès à un habitat décent tant en ville que dans les zones rurales ;
4.23.- La promotion de la santé par une intervention structurelle de l’Etat contre l’insalubrité ambiante des établissements humains et l’amélioration de la prise en charge médicale des Congolais où qu’ils se trouvent ; 
4.24.- L’amélioration progressive de l’accès des Congolais à l’énergie électrique et à l’eau potable ainsi que la définition d’une politique responsable de gestion de l’eau douce pour l’intérêt de tous ;
4.25.-    L’application du principe constitutionnel de la gratuité de l’enseignement primaire qui constitue une arme efficace de tulle contre l’ignorance et la pauvreté.
4.26- Le plein engagement de l’Etat et de toutes ses technostructures dans la lutte contre la pandémie du VIHSIDA et le paludisme qui sont devenus des véritables menaces contre la survie de notre peuple ;

E.- CULTURE, SPORTS ET LOISIRS

4.27- La refondation de l’enseignement grâce à des programmes qui épousent harmonieusement les besoins et réalités de la société congolaise. La valorisation de l’enseignement professionnel et la généralisation des nouvelles technologies sont à cet égard une priorité dans le primaire et le secondaire. Au niveau supérieur, un partenariat actif entre l’Université, les institutions publiques, les administrations et les entreprises pourvoyeuses d’emplois permettra à notre ‘alma mater’ de sortir de sa coquille pour partager le destin de la société.
4.28- La restauration de la dimension morale et civique de l’enseignement, afin de donner aux jeunes Congolais les moyens de l’excellence. Les procédures de collation des grades, d’équivalence des diplômes et d’agrément des établissements d’enseignement privés doivent devenir plus rigoureuses pour mettre le pays à l’abri de faux spécialistes dans tous les domaines.
4.29- La promotion de la production culturelle en favorisant la créativité et la rentabilité des œuvres de l’esprit particulièrement dans le domaine artistique où les Congolais ont toujours fait preuve de talents inégalés comme la musique.
4.30.- La réhabilitation et la création des infrastructures sportives et récréatives pour promouvoir la santé pour tous et permettre aux jeunes de développer leur corps et leur esprit et les mettre à l’abri du désœuvrement qui est l’antichambre de la délinquance.

Je m’engage à mettre en œuvre les Droits de l’Homme et les Libertés Fondamentales garanties par la constitution de la Troisième République, particulièrement le caractère sacré de la personne humaine, le droit à la vie et à l’intégrité physique, la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les institutions publiques, et la protection des enfants. C’est le lieu d’en appeler à la conscience de chacun pour combattre les abominations comme l’abandon des enfants au motif qu’ils seraient sorciers ou le dépouillement des veuves et orphelins au mépris du Code de la famille.

J’invite tous les Congolais à cultiver avec moi, en eux et autour d’eux, le respect des valeurs républicaines et d’excellence que sont :
- le respect des lois,
- le respect du bien public et privé,
- le dialogue et la tolérance comme voie de règlement des contentieux et conflits,
- la lutte contre la corruption et toute autre forme d’anti-valeurs,
- le travail acharné,
- le respect du temps,
- la culture de l’ordre et de la discipline,
- le respect de l’autorité,
- le respect des aînés,
- la propreté.


Pour ce faire, je prendrai des mesures en vue de consolider l’institution familiale et soutenir les confessions religieuses dans leurs efforts de promotion des valeurs morales. De la même manière, je m’emploierai à rehausser le prestige des Ordres nationaux qui récompensent les vertus républicaines.

Je vous demande vos suffrages qui constituent un moyen efficace pour faire de notre République Démocratique du Congo un pays où il fait bon vivre grâce à l’effort de chaque citoyen et des échanges mutuellement avantageux avec l’extérieur.

Envers et contre divers groupes d’intérêts particuliers, je prends l’engagement de parachever l’œuvre de pacification et de reconstruction nationale débutée entre 2001 et 2003 et de ne servir sous mon mandat que les Intérêts Nationaux de la République Démocratique du Congo.

A l’issue de l’élection présidentielle, je me soumettrai à la volonté du peuple souverain.

CONCLUSION

Fort de cette Vision, j’invite mes compatriotes à se joindre à moi, à quelque chapelle qu’ils appartiennent, pour qu’ensemble, dans un cadre dépouillé des dysfonctionnements incapacitants observés au cours des trois dernières années de la transition, nous puissions réhabiliter notre peuple dans son statut de faiseur de sa propre Histoire.

L’Alliance de la Majorité Présidentielle qui s’est constituée autour de moi est ouverte à tous car je suis persuadé que nous ne serons jamais de trop pour combattre efficacement les maux qui terrassent notre pays depuis ces quarante dernières années.

Je réitère ma conviction que seul le travail bien fait nous libérera de l’emprise du sous-développement et de la marginalisation. Rien ne nous sera offert que nous n’aurons mérité par notre labeur. Les apôtres des raccourcis et de la loi du moindre effort sont à cet égard nuisibles à nos Intérêts Nationaux.

Nos Héros Nationaux Patrice Emery Lumumba et Mzee Laurent Désiré Kabila et bien d’autres Congolais, illustres ou méconnus, qui ont eu aussi à écrire des pages glorieuses de notre histoire dans divers domaines nous ont légué en héritage l’amour de la patrie, la quête de l’excellence, le sens de l’abnégation et de l’altruisme sans lesquels il n’est point de développement ni de bien-être collectif.

Puisse leur exemple guider nos pas !

Que vive la République Démocratique du Congo !

Joseph KABILA KABANGE 

Last edited: 26/06/2006 18:25:30

vendredi 30 juin 2017

Kabila arrete les militants de la société civile le jour de l’indépendance, le 30 juin

RDC: au moins 7 militants de la société civile arrêtés à Kinshasa




Trafic sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Au moins sept militants de la société civile congolaise ont été 
arrêtés vendredi à Kinshasa alors qu'ils se préparaient à participer 
à une conférence interdite sur le "retour à l'ordre constitutionnel" 
en République démocratique du Congo, a-t-on appris des 
organisateurs.

"La conférence était interdite. Nous avons arrêté sept personnes, 
on va les relâcher", a déclaré à l'AFP le colonel 
Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police.

"Neuf militants sont aux arrêts", a pour sa part assuré à l'AFP 
Bienvenu Matumo, militant du mouvement congolais Lutte pour 
le changement (Lucha).

La conférence, organisée par le collectif d'actions de la société 
civile (CASC), portait sur "la mobilisation citoyenne pour le retour 
de l'ordre constitutionnel en 2017".

Ces arrestations interviennent le jour de la commémoration du 
57e anniversaire de l'indépendance de la RDC. La veille, dans 
un court communiqué, le président Joseph Kabila avait invité 
la population congolaise à célébrer cet anniversaire "dans le calme 
et la méditation".

"Je regrette que pour raisons de santé, je ne puis, cette année, 
vous adresser mon message de manière traditionnelle", ajoutait 
le texte.

"C'est le 30 juin, date de l'indépendance et on refuse aux gens 
de réfléchir sur l'état d'avancement de leur pays. En quoi 
sommes-nous indépendants? C'est la preuve que une minorités 
des gens nous colonise encore", a commenté M. Matumo.

Le CASC regroupe une dizaine d'organisations dont Lucha, 
la Voix des sans voix et le Chemin de la paix, un mouvement 
lancé par le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui faisait 
partie des intervenants prévus à cette conférence où un représentant 
de l'épiscopat devait également intervenir.

La RDC traverse une crise politique, aggravée par le maintien au 
pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a échu depuis 
décembre.

M. Kabila, 46 ans, se maintient à la tête du pays en vertu d'une 
décision controversée de la Cour constitutionnelle, entérinée par 
un accord signé le 31 décembre dernier entre la majorité et 
l'opposition.

La RDC n'a connu aucune transition démocratique du pouvoir 
depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Le 23 juin, les évêques catholiques ont invité les Congolais à 
se mobiliser et à se mettre "debout" pour demander l'application 
intégrale de cet accord.

Avec AFP
Lire aussi sur radiookapi.net: 


RDC: Voici les hommes de Kabila qui entretiennent le chaos et du catastrophe politique et un état dictatorial à la Kabilisme

Lire aussi sur:

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/30/kalev-le-maitre-espion-de-kinshasa_5153550_3212.html

RDC : Kalev Mutond, le maître espion de Kinshasa

Accusé de répression brutale et visé par les sanctions de l’Union européenne et des Etats-Unis, Kalev Mutond reste l’incontournable pilier du régime de Joseph Kabila.


L’une des rares images (capture d’écran) du Congolais Kalev Mutond,  directeur de la redoutée Agence nationale de renseigement (ANR) de Kinshasa.
L’une des rares images (capture d’écran) du Congolais Kalev Mutond,  directeur de la redoutée Agence nationale de renseigement (ANR) de Kinshasa. Crédits : DR

« Je me fous des sanctions. » Impassible, Kalev Mutond veut donner l’impression qu’il snobe la communauté internationale. L’administrateur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR) figure sur la dernière liste de sanctions de l’Union européenne rendue publique en mai. Cette fois, il n’y a pas échappé. Nul n’est plus dupe sur le rôle central du maître espion de Kinshasa dans les répressions par les forces de sécurité des manifestants, dans les emprisonnements de militants et d’opposants politiques critiques à l’égard du président Joseph Kabila qui s’accroche au pouvoir.


« Je n’ai pas une aiguille aux Etats-Unis et aucun projet de voyage en Amérique du Nord ou en Europe », dit-il de sa voix froide et maîtrisée. En décembre 2016, les Etats-Unis avaient déjà décrété des sanctions à son encontre. Les Européens ont tardé, louvoyé même à la demande des Français qui ont souhaité épargner leur interlocuteur, leur source, leur partenaire pour les affaires délicates. Puis ils ont cédé. « Je continue à discuter avec tout le monde, c’est mon travail. Même au plus fort de la crise avec le Rwanda, je continuais à appeler mes homologues à Kigali », précise le chef des services secrets congolais. Et de préciser en habile provocateur : « Je m’entends toujours bien avec les services sécuritaires français. »

« Bourreau du régime Kabila »

La ligne française en République démocratique du Congo (RDC) était encore claire en juin 2016. « Accompagner le pouvoir de Kabila jusqu’au 19 décembre [2016, date de la fin du dernier mandat du chef d’Etat] puis récupérer ses éléments les plus importants pour favoriser la transition et des élections », résumait un diplomate sur place. Quid du traitement réservé à Kalev Mutond, « le bourreau du régime Kabila », selon des militants congolais ? « Il fait partie de ceux avec qui il faudra négocier l’alternance », rétorquait le diplomate. Un statut à part pour un homme craint tant par les opposants à Joseph Kabila que par les pontes de son régime. Tous savent qu’il ne rend de comptes qu’au chef de l’Etat.



Le 12 décembre 2016, Washington a interdit toute transaction avec cet homme, ont ordonné le gel de ses comptes aux Etats-Unis pour son « rôle dans l’empêchement du processus démocratique », « la surveillance, l’arrestation et la torture d’opposants » et d’éventuelles « exportations illégales de minerais ». Est-ce la ligne française qui est parvenue à éviter à Kalev Mutond de figurer sur la liste des personnalités congolaises sanctionnées par l’Union européenne publiée le même jour ? Des diplomates occidentaux en poste à Kinshasa en sont persuadés, comme des hauts fonctionnaires congolais. « Il faudra un jour qu’ils s’expliquent là-dessus », assure un négociateur international en poste à Kinshasa.
L’assertion, devenue religion dans la capitale congolaise, a hérissé durant des mois le Quai d’Orsay. « Kalev Mutond ne bénéficie d’aucune protection de notre part », martèle, agacé, un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, conspuant les rumeurs qui entourent le personnage et brouillent la politique française en RDC. « Que Kalev arrête de laisser croire qu’il est protégé, s’agace encore un diplomate français. Un jour, il pourrait avoir à répondre de ses actes. » En attendant, à la tête de plusieurs milliers d’hommes, « Kalev » continue de terroriser « les ennemis de l’Etat ». Au sens très large du terme.



Pour lui, les jeunes militants de mouvements citoyens comme Lucha ou Filimbi, ne sont rien d’autres que des « terroristes ». Ses services les harcèlent, les traquent, les emprisonnent. Kalev Mutond se dit convaincu qu’ils sont soutenus financièrement par des puissances étrangères, comme les Etats-Unis, pour créer les conditions qui permettraient à une foule citoyenne de renverser le régime. Il assure avoir des preuves qu’il accumule pour ensuite les utiliser comme des atouts dans les négociations diplomatiques. Il compte bien tenir tête à ces Britanniques et à ces Américains qui ont soutenu le président rwandais, Paul Kagamé, couvert ses crimes et espionné les télécommunications de tout l’appareil d’Etat congolais, y compris Joseph Kabila. Et ce durant les complexes négociations, qu’il aime tant raconter, pour la reddition des troupes rebelles à l’est de la RDC en 2009 ou en 2013.

De Goma à Matadi, tout le monde craint, méprise ou respecte Kalev Mutond et ses redoutables agents qui quadrillent le plus grand pays d’Afrique francophone. « L’ANR est la seule agence d’Etat qui fonctionne en RDC », dit une blague populaire. Pourtant, des diplomates occidentaux ne prédisaient pas un grand avenir à son patron. « Ce n’est pas la peine de perdre du temps avec lui, car il n’est pas aimé de Kabila et il sera éliminé disaient les Européens il y a une dizaine d’années, rapporte un fin connaisseur de l’Afrique centrale pour moquer les erreurs d’analyses des diplomates occidentaux. 

Je l’ai vu à l’œuvre dans des négociations régionales sensibles. Il est au côté de Kabila depuis au moins 1998 et désormais il est sans doute l’un des plus forts du premier cercle du président. »

Des coffres forts devenus des cellules

Kalev Mutond reçoit dans sa forteresse aux murs rosés érigée en plein centre de Kinshasa. Un bâtiment austère qui fut l’ancien siège de la Banque centrale. Certains des coffres forts sont devenus des cellules. Son vaste bureau est un petit condensé du système Kabila dont il est l’un des piliers. On distingue sur une étagère deux portraits de lui avec le richissime homme d’affaires israélien controversé, Dan Gertler, suspecté de piller les ressources de la RDC et de partager les dividendes avec le clan présidentiel. Derrière ces cadres, on aperçoit des dossiers brûlants : « Kasaï », « Katumbi »…



« Moïse Katumbi est un ami. La dernière fois qu’il est venu à Kinshasa, je lui avais conseillé de rester loyal au président. Mais les amis n’écoutent pas toujours les conseils », sourit l’espiègle fonctionnaire. Passé à l’opposition, l’ancien gouverneur du Katanga, autrefois intime de Joseph Kabila et de Dan Gertler, est désormais traqué par la justice congolaise, probablement influencée par « Kalev ». Après avoir fui le pays, Moïse Katumbi, qui s’était déclaré candidat à la présidentielle, a d’abord été condamné à trois ans de prison en juin 2016, dans une affaire de spoliation immobilière après avoir été accusé d’« atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat » en ayant recours à des prétendus mercenaires américains.

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Joseph Kabila à Kinshasa le 5 avril 2017.
Joseph Kabila à Kinshasa le 5 avril 2017. Crédits : JUNIOR D. KANNAH/AFP
Comme pour appuyer son propos, « Kalev » montre un rapport d’enquête avec, en page de garde, la photo de l’Américain Darryl Lewis, un ancien soldat des forces spéciales qui fut le conseiller en sécurité de Moïse Katumbi, « un tireur d’élite », insiste Kalev Mutond, entré en RDC avec un visa de travailleur agricole. « Nous l’avons arrêté et nous l’avons bien traité, il nous a presque remerciés », jure l’homme, qui dit avoir mené lui-même les interrogatoires en présence de diplomates américains. Une version contredite par Darryl Lewis qui a porté plainte contre Kalev Mutond aux Etats-Unis. Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont qualifié ce traitement judiciaire de « mascarade », évoquant un « règlement de comptes politique ».



La politique, Kalev Mutond la suit et l’influence. On l’a aperçu au siège de la Cenco interférer discrètement dans le fastidieux dialogue politique organisé sous l’égide de l’Eglise catholique congolaise. « Je les avais prévenus qu’il ne fallait pas s’énerver. Mais les politiques, quand ils parlent de leurs pieds, leurs problèmes sont aux cheveux, se moque-t-il sans cacher son mépris. Ils n’ont pas pris deux minutes pour la Constitution, pas cinq minutes pour le calendrier électoral, ce qu’ils veulent, c’est des postes. »

Un an plus tôt, il était en mission en Europe pour convaincre l’opposition d’accepter de dialoguer avec la majorité présidentielle. Alors fragilisé par la maladie, il a refusé le traitement présidentiel médical en Belgique pour se faire opérer à Kinshasa. Puis il a repris les négociations secrètes avec l’opposition.

« Sécuriser les institutions »

Le Katangais de Kolwezi, volontiers hâbleur aime à se draper dans l’uniforme du grand commis de l’Etat. Il s’amuse de la sombre réputation de l’ANR, que l’opposition comme la communauté internationale accusent de s’être mué en police politique. « Toutes ces critiques venues de l’extérieur, cela me motive pour continuer à défendre mon pays. L’ANR est un obstacle à ceux qui veulent abattre la RDC et je vais travailler avec autant plus d’ardeur à sécuriser les institutions. »
Depuis, la guerre en cours au Kasaï s’est révélée au monde : plus de 3 000 personnes y ont été tuées, selon l’Eglise catholique congolaise, et 2 millions déplacées, selon les Nations unies. Ce conflit politico-ethnique s’est embrasé et, là encore, Kalev Mutond est soupçonné d’en tirer les ficelles meurtrières. Le régime de Joseph Kabila a tout fait pour entraver les enquêtes indépendantes censées démêler l’écheveau des exactions commises par les milices Kamwina Nsapu... et par les forces armées du pays. Avec succès.
Lors de la 35e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui s’est tenue à Genève, Kinshasa, soutenu par le groupe des pays africains, a fait plier les Occidentaux. Il n’y aura pas d’enquête indépendante. Les autorités congolaises ont obtenu de garder la main sur une enquête conjointe avec l’ONU. Joseph Kabila, son homme lige et les autres caciques du régime restent maîtres de la situation. Kalev Mutond coopérera-t-il pleinement avec l’ONU pour faire la lumière sur les crimes perpétrés au Kasaï par les soldats et les miliciens ?
Il sourit. un rire brutal, carnassier et en même temps distingué toujours sous contrôle. Kalev Mutond est de cette race d’homme qui a appris à ne rien laisser transparaître. Pas d’émotions. Pas de regrets. En soldat loyal de Kabila. Pour lui, les violences qui ravagent le centre du pays mais aussi l’est ne sont le fait que d’une ingérence de puissances étrangères qui veulent déstabiliser le pays. « Regardez, les Bantous et les Pygmées ne s’étaient jamais affrontés. Mais des ONG anglo-saxonnes attisent les braises du conflit en montant la tête des Pygmées, leur disant qu’ils sont mal traités et cela dégénère. »
Etonnant criminel de guerre présumé que ce Kalev Mutond. Accusé par l’Union européenne d’avoir « planifié ou dirigé des actes qui constituent de graves violations des droits humains en RDC », le fonctionnaire demeure droit dans ses bottes, et prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, à la tête d’une sorte d’Etat parallèle au service du régime de Kabila. « Ma mission est de protéger les institutions de la République, dont fait partie le chef de l’Etat. » Maître espion et maître du jeu.

En savoir plus sur 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/30/kalev-le-maitre-espion-de-kinshasa_5153550_3212.html#FLqcKz3xVedr5It6.99

L’une des rares images (capture d’écran) du Congolais Kalev Mutond,  directeur de la redoutée Agence nationale de renseigement (ANR) de Kinshasa.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/29/rdc-sanctions-de-l-union-europeenne-contre-neuf-responsables-congolais_5135684_3212.html

RDC: Indépendance le 30 juin 1960, ... VOICI LES TRAÎTRES ET ENNEMIS DU PEUPLE CONGOLAIS QUI ONT TRAHIS NOTRE SOUVERAINETÉ COMME LE FAIT KABILA A CE JOUR

Vie et mort de Lumumba: quand la France encensait le dirigeant nationaliste

Patrice Lumumba (d) en décembre 1960. Il était alors Premier ministre du Congo-Kinshasa. A ses côtés, le vice président du Sénat Joseph Okito (g). Patrice Lumumba sera assassiné avec 2 de ses proches, Joseph Okito et Maurice Mpolo, le 17 janvier 1961

C’est l’indépendance, enfin. A Léopoldville, les cérémonies sont empreintes de solennité. En ce 30 juin 1960, Baudoin, roi des Belges, et Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo, prononcent des discours historiques. Deux hommes, deux mondes, s’affrontent. Des documents récemment déclassifiés par le ministère français des Affaires étrangères décrivent l’escalade qui débouchera sur une crise internationale et l’assassinat de Lumumba.+

Après le pape, dont on a lu un message, la parole est au roi. Au Palais de la Nation, ancienne résidence du gouverneur général, le jeune Baudoin vante le « génie du roi Léopold II », l’ex-propriétaire du Congo. 

Puis, c’est au tour de Patrice Lumumba, dirigeant charismatique qui incarne, au Congo et bien au-delà, l’anticolonialisme qui gagne l’Afrique et l’Asie. Le Premier ministre élu s’adresse aux Congolais – et non au roi --, charge la Belgique et dénonce « l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force ».

Le corps diplomatique, réuni pour l’occasion, est sidéré. La puissance coloniale devait remettre le pouvoir en grande pompe aux nouveaux maîtres de Léopoldville. En lieu et place, c’est le choc de deux hommes, de deux mondes.

Pour tenir Paris au courant, l’ambassadeur de France, Pierre-Albert Charpentier, rédige un télégramme sur les discours prononcés. Celui de Baudoin, flatteur pour la Belgique, était « à l’extrême opposé de l’autocritique », raille l’ambassadeur.

Celui de Lumumba, rapporte le diplomate, se résumait quant à lui à « une violente diatribe contre le régime d’exploiteurs, de fusilleurs et de colonialistes dont le Congo était enfin débarrassé ». Les propos du Premier ministre embarrassent visiblement Baudoin qui, relève cet observateur attentif, « parlait avec ses voisins ».

« L’étoffe d’un homme d’État »
L’ambassadeur reconnaît des qualités au Premier ministre. Malgré sa jeunesse – il n’a que 35 ans --, il personnifie la nation congolaise face à de « frustes chefs de clans » empêtrés dans « leurs intérêts (et) leurs haines traditionnelles », estime-t-il.

Dans les télégrammes qu’il envoie par télex au Quai d’Orsay (siège du ministère des Affaires étrangères à Paris), Charpentier ne dissimule pas son admiration pour « l’habile, l’agressif, le courageux M. Lumumba ». A ses yeux, sa personnalité « se détache nettement des hommes politiques falots qui l’entourent ». Dans un autre câble, cet observateur va encore plus loin, déplorant l’absence d’hommes politiques au Congo -- « en dehors du Premier ministre ».

Cela n’empêche pas Charpentier de craindre que le chef du gouvernement ne se transforme vite en chef tout court. « Il est probable que (…) Lumumba sera, dans quelques mois, l’homme fort du Congo, écrit-il, le 7 juillet 1960. Ce qui est rassurant car il a, d’après ceux qui le connaissent, l’étoffe d’un homme d’État, mais préoccupant quand on sait son admiration pour Nkrumah et pour Nasser. »
Les présidents du Ghana et de l’Égypte n’inspirent aucune confiance aux puissances occidentales en ces temps de Guerre froide. Le premier, héraut du panafricanisme, a volé à l’aide de la Guinée du marxiste Sékou Touré. Le second, un des « pères » du mouvement des non-alignés, a nationalisé le canal de Suez, en 1956, provoquant un conflit armé avec la France, le Royaume-Uni et Israël.
Les ambassadeurs occidentaux à « Léo » n’ont pas tous un regard aussi bienveillant sur Lumumba. Charpentier le sait bien : « Les uns le considèrent comme l’homme fort du régime, souligne-t-il, d’autres, dont mon collègue américain [Clare Timberlake], estiment qu’il est fou. »

Tout oppose Lumumba à la Belgique
Au Quai d’Orsay, on voit moins ce dirigeant nationaliste basculer dans le bloc soviétique que dans le camp des non-alignés. La fiche que lui consacre le ministère insiste sur sa personnalité, laquelle suscite l’inquiétude. « M. Lumumba n’a cessé de passer d’un extrême à l’autre », assure ce document, faisant tantôt appel au maintien de la présence belge en Afrique, tenant tantôt des propos « d’un nationalisme outrancier ».

Tout oppose Lumumba à la Belgique. Le Premier ministre ne veut pas du drapeau qu’elle propose pour le Congo ; il le considère d’inspiration coloniale (parce que son étoile représenterait les lumières de la civilisation occidentale). Il ne veut plus de ses missionnaires ; Lumumba écrit au Vatican pour demander leur remplacement par des religieux français. Surtout, il réclame l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct. Pour la Belgique, qui y voit une simple manœuvre lui permettant de cumuler les postes de Premier ministre et de président, c’est le comble !
A Bruxelles, l’ambassadeur de France, Raymond Bousquet, ne cache pas l’inquiétude que lui inspire Lumumba. Dans les jours qui précèdent l’indépendance du Congo, le diplomate cherche à mettre Paris en garde contre ce fondateur du Mouvement national congolais (MNC).

Le Premier ministre joue, certes, un rôle important à Léopoldville. « Pour le meilleur et pour le pire, assure Bousquet, M. Patrice Lumumba tient à l’heure actuelle dans ses mains l’essentiel du destin du nouvel État congolais »

Mais ce diplomate craint que Lumumba ne se transforme en tyran s’il venait à cumuler les fonctions de chef de l’État et du gouvernement. Avec « une équipe à sa dévotion (sa) tendance à l’autoritarisme pourrait aller croissant, craint-il, le chef du MNC n’ayant jamais caché sa préférence pour les méthodes totalitaires. »
En tant que ministre de la Défense, Lumumba aura autorité sur la Force publique (en voie de devenir l’Armée nationale congolaise). Cela pourrait lui faciliter la tâche s’il décidait la « liquidation autoritaire des oppositions », soutient l’ambassadeur Bousquet, dont les télex reflètent le point de vue de ses interlocuteurs belges.

« Lumumba pouvait et devait réussir »
Le rôle de la Belgique au Congo est loin de faire l’unanimité, y compris en Occident. La décolonisation « à la belge » est parfois décriée par l’autre puissance coloniale de l’Afrique centrale…
« La politique des Belges est décevante, écrit l’ambassadeur Charpentier depuis Léopoldville. Ils ne sont pas aimés et les Flamands sont détestés. Or, ils agissent comme s’ils conservaient leur responsabilité. » Surtout dans la Force publique, que tant de nationalistes considèrent comme une force d’occupation, d’autant plus qu’elle continue d’être dirigée par un général… belge.
11 juillet 1960 : Moïse Tshombe, que soutient l’Union minière du Haut-Katanga, le groupe belge, proclame l’indépendance du Katanga, province du cuivre. Lumumba, qui craint l’éclatement du pays, se précipite à Élisabethville. Mais son avion est empêché d’atterrir à « É’ville » par des militaires belges. L’impuissance du Premier ministre est plus criante que jamais.

Au fil des mois, sa position continuera de s’effriter, surtout après le coup d’État du colonel Joseph Mobutu, chef d’état-major de l’armée, le 14 septembre 1960. Ambitionnant de « neutraliser » le président, Joseph Kasa Vubu, et son Premier ministre, l’officier confiera le pouvoir à une junte composée de jeunes Commissaires.
Alors que s’installe « l’anarchie » -- terme qui revient constamment dans la correspondance diplomatique --, la position de Lumumba devient intenable, d’autant plus que les militaires et policiers se mutinent. « Avec une armée disciplinée et une police bien en main, écrit Charpentier, Lumumba pouvait et devait réussir. Mais l’armée et la police étaient et restent indisciplinées. » Le non-versement de la solde y est sûrement pour quelque chose...

Le Premier ministre a, malgré tout, certains atouts en main. « [Lumumba] dispose de l’appui des soldats de sa tribu qui sont littéralement à sa solde, poursuit Charpentier dans ce télégramme daté du 25 septembre 1960. En revanche, le restant de l’armée est contre lui et il a fort à faire pour assurer sa sécurité personnelle et celle de ses collaborateurs, qui passent la nuit hors de leur domicile pour échapper aux "commandos" du colonel Mobutu. »
Le président Kasa Vubu, qui cherche à l’affaiblir finira par révoquer son Premier ministre, provoquant une crise constitutionnelle. Alors que les cadres européens partent, que les usines, mines et magasins ferment, que le nombre de chômeurs augmente, la grogne monte presque partout.

« C’est ce qu’attendait patiemment le président de la République pour démolir, puis anéantir, son adversaire, analyse Charpentier. Avec une apparence d’impassibilité mais un talent extraordinaire de manœuvrier, il l’a petit à petit diminué, privé de ses appuis extérieurs et intérieurs, l’a usé, lui a fait perdre la face. » Avant que Lumumba ne perde la vie.

Pour comprendre les secrets et vérités au tour de la mort de LUMUMBA, lire Michel Arseneault sur Twitter

Samedi 1er juillet [2e partie] Vie et mort de Lumumba: Washington, Bruxelles et sa «marionnette»
Dimanche 2 juillet [3e partie] Vie et mort de Lumumba: l’anticolonialisme assassiné

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