vendredi 20 mai 2016

Meurtre de deux Congolais à Lyon en France: 25 ans requis et un mystère qui s’épaissit

20 MAI 2016

Meurtre de deux Congolais à Lyon en France: 25 ans requis et un mystère qui s’épaissit

Vingt-cinq ans de réclusion criminelle ont été requis vendredi à l'encontre de l'Italien Domenico Cocco ©AFP

Grenoble (AFP)
Vingt-cinq ans de réclusion ont été requis vendredi à l’encontre de l’Italien Domenico Cocco pour le meurtre de deux dignitaires congolais en 2000, au terme d’un procès qui n’a pas permis d’éclaircir le mystère de ce dossier, aux relents de trafics et de barbouzes.
Dernier des trois accusés à être jugé dans cette affaire, Domenico Cocco, 63 ans, a nié toute implication dans le meurtre de Philémon Naluhwindja, chef Maï Maï d’une tribu de la province du Kivu en République démocratique du Congo (RDC), et d’Aimé-Noël Atembina, conseiller militaire du gouvernement congolais à l’époque de Mobutu.
Les corps des deux victimes avaient été découverts carbonisés le 29 décembre 2000 dans un Renault Scenic en flammes stationné dans un champ de maïs fauché à Chasse-sur-Rhône.Ils avaient été tués de deux balles dans la tête et le cou.
Lors de sa dernière audition en garde à vue, en mai 2001, M. Cocco avait pourtant fait des aveux circonstanciés.Il avait reconnu avoir recruté deux tueurs, deux "Maghrébins", des "racailles de Vénissieux", pour "exécuter un contrat" moyennant 200.000 francs (30.500 euros). 
Puis être allé à la gare de Lyon Part-Dieu où les deux victimes, venues de Bruxelles, l’attendaient pour récupérer une importante somme d’argent afin de financer un coup d’État contre Laurent-Désiré Kabila (finalement tué deux semaines après les faits à Kinshasa).
- "On les a charclés" -
Il aurait alors livré les victimes aux tueurs, qui lui déclareront une fois leur forfait accompli : "On les a charclés" (assassinés - ndlr).M. Cocco avait affirmé avoir agi à la demande de l’homme d’affaires belge Benoît Chatel, condamné, en son absence, à 20 ans de réclusion criminelle dans ce dossier en février 2015.
Un autre accusé, ancien associé de Benoit Chatel, l’architecte d’intérieur monégasque Alain Deverini, avait lui été acquitté.
Selon la thèse retenue par l’accusation, Chatel, Deverini et Cocco auraient voulu éliminer les deux victimes, des "putschistes" supposés, afin de protéger leurs affaires en RDC.Les trois hommes avaient en effet des projets dans le négoce du bois, les machines à sous ou la loterie nationale dans l’ex-Zaïre.
Mais à l’audience M. Cocco, cheveux blancs et paupière basse, est revenu sur ces aveux, avec des propos souvent confus ou inaudibles.En garde à vue, "il a fallu que j’invente au fur et à mesure que je parle.Je me suis perdu dans mes explications et j’ai dit des choses qui sont fausses", a-t-il dit d’une voix implorante."C’est sûr que ça va être très difficile de me croire", a-t-il reconnu.
- "Parodie de procès" -
L’avocate générale Thérèse Brunisso a appelé les jurés à "faire le tri entre l’accessoire et l’essentiel" dans cette affaire où ont été évoqués l’implication des services secrets français, congolais, voire américains.
Selon elle, l’implication de Cocco ne fait pas de doute et c’est d’ailleurs à cause de lui que le rendez-vous avait été fixé à Lyon.Car l’ancien proxénète connaissait dans cette ville où il a grandi "des gens capables d’organiser un assassinat". 
Parmi ceux-ci, elle a évoqué l’implication probable de Michel Zaragoza, "indic" du commissaire Michel Neyret, l’ancien n°2 de la PJ lyonnaise.M. Zaragoza avait été entendu en février 2002 puis relâché faute de preuve.
"Ce procès est une parodie de procès.C’est un simulacre parce qu’il faut un coupable", s’est insurgée l’avocate de l’accusé, Me Solène Royon, en énumérant les multiples pistes explorées par les enquêteurs : trafic d’uranium, trafic d’or, barbouzerie.Et même l’implication de la franc-maçonnerie, a-t-elle pointé.
L’avocate a aussi rappelé que les tueurs n’avaient jamais été retrouvés après plus de dix ans d’enquête."On vous demande de prendre 25 ans de la vie de cet homme alors que vous ne savez même pas qui a tenu cette arme", a-t-elle pointé, en plaidant l’acquittement au bénéfice du doute.
Le verdict est attendu vendredi soir. 

RDC: WAKONGO, TUTAPIGANA HADI MWISHO, ILA HATUTA RUDI NYUMA... Waharibu inchi wote na wezi na waporaji ya mali ya Congo ni sherti waondoke mwishoni wa mwakaa huu... Kabila na wajanja wake na wezi wake wataondoshwa

DRC: Moïse Katumbi ashtakiwa kwa kosa la "kuajiri mamluki "

Mwanasiasa wa upinzani Moise Katumbi akiasindikizwa na wafuasi wake mahakamani, Lubumbashi, Mei 11, 2016.
Mwanasiasa wa upinzani Moise Katumbi akiasindikizwa na wafuasi wake mahakamani, Lubumbashi, Mei 11, 2016.
© REUTERS/Kenny Katombe

Na RFI
Mwanasiasa wa upinzani Moïse Katumbi, mgombea aliyejitangaza kuwania kiti cha urais nchini Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, ameshtakiwa Alhamisi hii Mei 19 kwa kosa la "kuhatarisha usalama wa ndani na nje ya nchi", Mwendesha mashtaka mkuu wa Jamhuri mjini Kinshasa amesema.

Nchini Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, mashtaka yanakwenda sambamba na mwisho wa hatua ya uchunguzi na mkuu wa zamani wa zamani wa mkoa wa Katanga sasa anasubiri rasmi kesi kuanza.

Moïse Katumbi anashtumiwa na serikali ya Congo kuajiri mamluki kwa lengo la kuhatarisha usalama wa taifa, wiki kadhaa baada ya kuchukua uamuzi wa kurasimisha kugombea kwake katika kiti cha urais katika uchaguzi uliopangwa kufanyika mwaka huu.

Jumatano Mei 4 Waziri wa sheria wa Jamhuri ya Kidemokrasia ya congo, Alexis Thambwe Mwamba alisema kwamba aliamuru uchunguzi kuhusu madai ya "kuajiriwa kwa mamluki" wa kigeni yanayohusishwa mkuu wa zamani wa mkoa wa Katanga (kusini), Moïse Katumbi.

"Ninatoa amri kwa PGR (Mwendesha mashitaka mkuu wa Jamhuri) kuanzisha uchunguzi katika mkoa wa zamani wa Katanga (...) Tuna nyaraka za ushahidi kuwa askari kadhaa wa zamani wa Marekani ambao kwa sasa wako Katanga wanafanya kazi kwa maslahi ya Bw. Katumbi , " Waziri wa Sheria wa Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, Alexis Thambwe Mwamba, alisema katika mkutano na waandishi wa habari.

"Mtego wa ujanja tena hatari"
"Utawala unataka kunidhuru na mambo yote yako sawa. Nina imani na raia na waangalizi wa kimataifa ambao hawaanguka katika mtego huu wa ujanja na hatari ", Moïse Katumbi alitangaza wiki mbili zilizopita.

Katumbi mwenye umri wa miaka 51 alijiunga na upinzani mwezi Septemba, baada ya kujiuzulu kama mkuu wa mkoa wa Katanga (kusini)na aliondoka katika chama cha urais. Bw Katumbi ni mmoja wawatu maarufu nchini Congo, mfanyabiashara tajiri pia ni kiongozi wa kifahari wa klabu ya soka ya Tout-Puissant Mazembe ya Lubumbashi, mshindi mara tatu wa Ligi ya Mabingwa barani Afrika.

Hali ya kisiasa imeendelea kuwa tete kwa sababu ya kutokuwa na uhakika wa uwezekano mkubwa wa kuahirishwa kwa uchaguzi wa urais ambao umepangwa kufanyika mwishoni mwa mwezi Novemba. Upinzani anamtuhumu Kabila, madarakani tangu mwaka 2001 na ambaye Katiba inampiga marufuku ya kuwania katika uchaguzi huo.
Wafuasi wa Moïse Katumbi mbele ya mahakama Mei 11, 2016.

mercredi 18 mai 2016

BEMBA est victime du Néocolonialisme en Afrique et de la complicité du régime Kabila

18 MAI 2016

Crimes en Centrafrique : "minimum 25 ans" de prison requis contre l’ex-vice président congolais Bemba

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L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à la Cour pénale internationale à la Haye, le 21 mars 2016 ©AFP

La Haye (AFP)
La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a requis mercredi "au minimum 25 ans" de prison contre l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba pour les meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003.
"Une telle condamnation serait proportionnelle à la gravité des crimes commis par M. Bemba et à son degré de culpabilité", a affirmé Fatou Bensouda au terme de trois jours d’audience sur le sujet.
Si les juges écoutent le procureur, il s’agira de la peine la plus importante jamais décidée par la CPI. 
La défense, elle, estime que M. Bemba "a depuis longtemps dépassé le point où sa détention aurait dû se terminer".Ce qui, selon l’accusation, se traduit par une peine de 12 à 14 ans de détention.Selon les textes de la CPI, les détenus peuvent demander une libération anticipée au deux-tiers de leur détention.Jean-Pierre Bemba a déjà passé huit ans en prison.
Une décision sera prise à une date ultérieure.
Le 21 mars, au terme d’un procès ouvert en novembre 2010, la CPI avait reconnu l’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en vertu du principe de la "responsabilité du commandant".
Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.
Selon l’accusation, il existe deux grandes circonstances aggravantes qui doivent être prises en considération : les crimes ont été commis contre des "victimes particulièrement vulnérables" et avec "une cruauté toute particulière", a affirmé Jean-Jacques Badibanga, un représentant du bureau du procureur.
En octobre 2002, quelque 1.500 hommes de la milice de M. Bemba, le Mouvement de libération congolais (MLC), s’étaient rendus en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.
Jusqu’en mars 2003, les troupes du MLC y avaient tué, pillé et violé.
- "A des milliers de kilomètres" -
"M.Bemba n’a pas participé à ces crimes, il n’était même pas dans le même pays", a affirmé l’avocat de la défense, Peter Haynes."Sa culpabilité vient du fait qu’il n’a pas réussi à contrôler une petite partie de ses troupes à des milliers de kilomètres". 
Lors du procès, M. Haynes avait argué que M. Bemba n’avait émis aucun ordre envers ses troupes en Centrafrique mais les juges ont estimé que l’ancien vice-président, alors en brousse dans le nord-ouest de la RDC, était bel et bien "en contact constant" par téléphone, radio ou téléphone satellite. 
La défense a présenté mercredi M. Bemba comme un homme de paix, devenu pour beaucoup un "croque-mitaine" : "cette image est aussi éloignée de la réalité que l’était l’homme des événements pour lesquels nous sommes ici aujourd’hui".
Minimisant la possibilité d’un retour en politique de M. Bemba, Peter Haynes a demandé aux juges de prendre en compte différentes circonstances atténuantes, comme le fait que son client ait déjà passé huit ans en détention ou que ses enfants aient grandi sans leur père. 
Jean-Pierre Bemba, dont le procès a été entaché d’accusations de subornation de témoins, a écouté les arguments des uns et des autres de manière impassible, avachi sur sa chaise.
Devenu depuis lors le deuxième plus gros parti d’opposition à l’Assemblée nationale congolaise, le MLC a affirmé que la justice de la CPI était "sélective et discriminatoire"."Il ne s’agit que du réquisitoire du procureur", a réagi la secrétaire du MLC, Eve Bazaïba.
Depuis sa fondation, la CPI a condamné deux personnes, à 14 et 12 ans de détention pour enrôlement d’enfants soldats et complicité dans l’attaque d’un village, respectivement.
Riche homme d’affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a été de juillet 2003 à décembre 2006 l’un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition de Joseph Kabila en RDC.En 2006, il avait perdu au second tour de l’élection présidentielle contre ce dernier, puis s’était installé en Europe.

RDC: UN CHANGEMENT RADICAL RESTE LA SEULE SOLUTION, = Signifie que chaque congolais doit participer au combat patriotique pour saisir notre destin national une fois pour toute, Un engagement au combat et un sacrifice de tout un chacun est imperatif en RDC

17 MAI 2016

RDC : le chirurgien qui "répare les femmes" appelle à un "changement radical"

Dr MUKWEGE
Denis Mukwege à New York le 26 avril 2016 ©AFP

Kinshasa (AFP)
Le célèbre chirurgien congolais Denis Mukwege a appelé mardi à "un changement radical" en République démocratique du Congo le jour de la célébration de la prise de pouvoir par Laurent Désiré Kabila, le père de l’actuel chef de l’Etat Joseph Kabila, en référence aux massacres à répétition dans l’est du pays.
Pour le chirurgien, il faut "un changement radical de l’actuel système" parce que "les crimes et barbaries qui sévissent dans l’est de la RDC depuis 20 ans renaissent avec une nouvelle intensité.Les populations ont le sentiment d’être "abandonnées et livrées à elle-mêmes", écrit le médecin dans un message transmis à l’AFP.
"Depuis octobre 2014, le bilan s’élève à plus de 600 morts !Les images de ces atrocités de masse sont insupportables : des femmes enceintes éventrées, des bébés mutilés, des êtres humains ligotés et égorgés à l’arme blanche", poursuit le chirurgien, en espérant que les Congolais "se mobilisent pour parvenir au changement tant attendu".
Mi-mars, le dr Mukwege avait accusé les autorités de multiplier les manoeuvres en vue de retarder les élections au delà des délais prévus dans la Constitution.
La région de Beni au Nord-Kivu (est) jusqu’aux confins de l’Ituri voisine est confronté à des massacres récurrents que les autorités et la mission de l’ONU en RDC attribuent aux rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliés (ADF), présents depuis 1995 dans l’est du pays.
Le dr Mukwege, directeur de hôpital de Panzi, à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) a reçu en 2014 le Prix Sakharov des droits de l’Homme décerné par le Parlement européen pour son engagement en faveur des femmes violées.
Dans cette institution qu’il a créée en 1999, le médecin aide à la reconstruction physique et psychologique des femmes victimes de viols accompagnés de violences sauvages, commis à grande échelle dans l’est de la RDC depuis une quinzaine d’années, pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), puis au cours des différents conflits armés qui se poursuivent dans la région.
Le pays traverse une crise politique depuis la reconduction au pouvoir du président Joseph Kabila à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.
L’opposition accuse le chef de l’État, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat s’achève en décembre, de manœuvrer pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

mardi 17 mai 2016

VOICI COMMENT JOSEPH KABANGE AVAIT TRAHI LA REVOLUTION DU 17 MAI, MENEE PAR JD.KABILA SOIT DISANT SON PERE

Le 17 mai 1997, l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila prenait le pouvoir à Kinshasa

Laurent Désiré Kabila, ancien président de la RDC assassiné en 2001
Dix-neuf ans sont passés depuis que l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) prenait le pouvoir à Kinshasa. Laurent-Désiré Kabila qui en était le porte-parole prenait les rênes du pouvoir depuis Lubumbashi, ville qui était tombée entre les mains de la rébellion plusieurs mois plus tôt.  Le 17 mai 1997, les soldats de l’AFDL entraient triomphalement dans la capitale du Zaïre qui sera rapidement rebaptisée République démocratique du Congo.

L’entrée de l’AFDL à Kinshasa mettait fin à 32 ans d’un régime dictatorial. Les soldats de l’Alliance sont entrés à Kinshasa à pied dans sa partie Est. L’affrontement tant redouté dans la capitale entre les rebelles et les forces loyales à l’ancien régime n’eut pas lieu. Samedi 17 mai 1997 au matin, les habitants des communes de Masina et Kimbanseke s’étaient massés le long du Boulevard pour voir de plus près ces petits soldats chaussés des bottes en caoutchouc qui avaient réussi à chasser du pouvoir le président Mobutu.

A l’époque, on se demandait comment on pouvait se débarrasser de Mobutu et son système dictatorial, qui nous a dirigés pendant 32 ans», se rappelle-t-il.


 
Dix-neuf ans après la chute du Maréchal Mobutu, Raphaël Ghenda, ancien porte-parole du comité exécutif de l’AFDL, ministre de l’information, presse, culture et art et secrétaire général du comité de pouvoir populaire, structures de gestion de la communauté à la base, se souvient des idéaux de ce mouvement révolutionnaire.

«L’objectif de ce mouvement révolutionnaire était de retrouver l’indépendance politique, économique, retrouver le nom original du pays, son drapeau, son hymne. Nous voulions aussi installer un programme de démocratisation et de développement qui devrait impliquer des populations, instaurer l’auto prise en charge, bâtir un état du peuple, organiser des entités administratives de base et parvenir à une autosuffisance alimentaire et occuper la jeunesse à travers des programmes comme le service national. 


Nous avions aussi  voulu mener une campagne d’éveil patriotique, éveiller au Congolais son sens de responsabilité sociale», révèle Raphaël Ghenda.

D’après lui, cette vision a été perturbée par la guerre d’agression et l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila.

«Après la révolution, il y a eu  une guerre d’agression concoctée par les étrangers. On était obligé d’aller à Sun City. En sortant de Sun City, il y a eu une nouvelle donne, une nouvelle dynamique qui est née de là. Notre vision politique ne pouvait plus être appliquée comme nous l’avons voulu ; il fallait faire des concessions énormes


Et cela a donné un coup à la vision politique que nous avons voulu installer, c’est-à-dire la philosophie politique d’auto prise en charge. Nous n’avons pas pu encadrer et occuper notre jeunesse, changer la mentalité des Congolais parce que les antivaleurs que nous avons combattues quand nous sommes arrivés, sont revenues de la plus belle manière », observe-t-il.


Le goût d’inachevé

  Augustin Kikukama, membre du parti politique Mouvement du 17 mai ( M17), et l’un des «compagnons de la révolution» déplorait récemment le retour des dévoiements décriés sous la présidence de Mobutu.

«La RDC a de nouveau sombré dans les antivaleurs. J’invite les Congolais à se réorganiser pour sauvegarder les acquis de la démocratie obtenus lors de cette journée du 17 mai. Après la mort de M’zee (LD Kabila), il y a eu ce retour des antivaleurs que nous avons combattues sous Mobutu notamment la corruption, les détournements des deniers publics, la misère de la population… L’espoir que suscitait la révolution du 17 mai s’est éteint», regrette-t-il.


A lire: Augustin Kikukama: «L’espoir que suscitait la révolution du 17 mai s’est éteint»

Modérateur de la plateforme Dynamique de l’opposition, Fabrice Puela, estime également que les valeurs défendues par Laurent Désiré Kabila ont disparu. Il dénonce notamment la corruption devenue « un sport national ».

« Avec Mzee, il y avait la fin de l’impunité, la fin de la recréation. On a vu Mzee sanctionner l’un de ses ministres. Mais aujourd’hui, la corruption est devenue un sort national. Toutes les valeurs que Mzee a défendues ont disparu », déplore l’opposant.

Fabrice Puela s’interroge également sur ce qui a été fait des projets lancés par l’ancien président.

« Mzee est venu révolutionner le travail avec le service national. Mais qu’est-ce qu’on en a fait ? », se demande-t-il.

lundi 16 mai 2016

Un plan diabolique en cour au Nord Kivu, mené par le régime Kabila

Massacres au Nord-Kivu: la société civile écrit à Joseph Kabila...

" KABILA SACRIFIE LES NORD KIVUTIENS POUR ASSEOIR SON RÉGIME.., AU PROFIT D'UN EMPIRE HIMA  DONT IL EST SIGNATEUR"
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Les coordinations de la société civile de Beni, Butembo et Lubero au Nord-Kivu ont adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat Joseph Kabila sur les massacres des civils dans cette province de l’Est de la RDC.
Selon le président de la société civile de Beni, Teddy Kataliko, plus de 1 000 personnes ont été tuées dans ces trois territoires depuis le mois d’octobre 2014.  
« Après analyse, notre constat a été que le contexte est vraiment précaire : plus de 1116 personnes tuées en espace d’une année et demi, à partir du 2 octobre. Plus de 1470 personnes kidnappées, plus de 1000 maisons incendiées et beaucoup de déplacés de guerre de Miriki à Eringeti », détaille-t-il.
La société civile de Beni, Butembo et Lubero demande au président de la République « d’assumer son pouvoir régalien comme Commandant suprême des forces armées de la République ».
Elle plaide pour l’évaluation de l’opération Sokoka 1 ainsi que des opérations conjointes menées par l’armée congolaise et la Monusco. 
« Est-ce qu’il y a moyen qu’on évalue les opérations militaires en cours, mais aussi la force d’intervention de la Monusco pour savoir où en est-on, qu’est ce qui a été fait et qu’est ce qui n’a pas été fait », s’interroge Teddy Kataliko.
La partie du Nord de la province du Nord-Kivu a connu plusieurs massacres des civils depuis plus d’une année. Des massacres attribués généralement aux rebelles ougandais des ADF.
Les massacres recensés ces derniers jours ont soulevé des mouvements de protestation sur le web.
Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter, les hashtag ‪#‎JesuisBeni et #‎JusticeforBeni ont été créés pour dénoncer la mollesse des autorités congolaises face à ce que certains internautes qualifient de «massacre en silence de la population à Beni».
Les Forces armées de la RDC ont quant à elles lancé samedi 14 mai dans la matinée une nouvelle opération militaire dénommée « Usalama » contre les rebelles ougandais des ADF dans le territoire de Beni.
Lire aussi sur radiookapi.net: 

dimanche 1 mai 2016

RDC: La Patrie est en danger de disparition

Rubrique : Actualité
La Patrie est en danger de disparition suite aux imposteurs au pouvoir
RDC-Ouganda : la frontière de Berlin de nouveau remise en cause !
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Demain, Aru, Bunagana, Kasumbalesa, Luozi, Tshela, Kahemba, Zongo et bien d’autres localités congolaises situées près des frontières avec nos neuf voisins pourraient échapper au contrôle de notre pays par la magie des commissions mixtes des experts chargés de revisiter les frontières héritées de la colonisation, conformément à la Charte de l’Union Africaine.
Selon une dépêche de la Radio Okapi captée à Kinshasa, une commission mixte RDC-Ouganda est à l’œuvre depuis hier pour procéder à la délimitation des frontières communes entre les deux Etats. Ces travaux partiront de la localité d’Aru, dans la nouvelle province du Haut-Uélé, jusqu’au poste de Bunagana, dans le Nord Kivu, aux frontières entre les trois Etats, à savoir la RDC, l’Ouganda et le Rwanda.
Tout irait pour le mieux si ces travaux devraient démarrer à l’issue d’un débat au niveau du parlement afin de permettre aux représentants du peuple congolais de vérifier d’abord les identités de ces experts et ensuite de vérifier les données géographiques, scientifiques, socioculturelles traditionnelles tant au pays que dans les archives logées dans les musées des anciennes puissances coloniales. Ce sont d’ailleurs les députés et sénateurs qui sont les mieux placés et suffisamment avertis sur ces questions des frontières car censés effectuer régulièrement des missions parlementaires durant les vacances parlementaires dans leurs différentes circonscriptions électorales.
Un chat échaudé a peur de l’eau froide
Tout au début de la première législature de la troisième République, des éléments de l’armée régulière angolaise avaient occupé militairement des localités du territoire de Kahemba, dans la province du Bandundu. Des débats houleux et dotés d’une forte dose  de révolte avaient animé le parlement, qui avait fini par lever l’option d’y envoyer une commission parlementaire mixte. Le rapport qui sanctionna cette mission exhorta tout d’abord le gouvernement à renforcer le système sécuritaire tant à travers toute la province que particulièrement dans les différentes localités situées le long de la frontière commune avec l’Angola. Une autre mission mixte, diplomatique et scientifique, fut envoyée auprès des anciennes puissances coloniales pour vérifier les cartes géographiques telles que nous léguées par les experts de la Conférence de Berlin en 1885.
Sur le plan politique, des parlementaires furent chargés de multiplier des missions à travers les différentes localités pour des opérations de réarmement moral des populations. Mais hélas ! Le mal avait été fait car des exactions violentes perpétrées par les éléments de l’armée régulière angolaise sur des populations locales non armées étaient difficiles à comptabiliser !
Il y a trois ans, l’opinion a appris par la voix des ondes qu’une commission mixte RDC-Rwanda avait démarré des travaux de pose de nouvelles bornes frontalières entre les deux Etats sans pour autant avoir au préalable obtenu l’aval du parlement. Alors que l’on n’a pas encore séché les larmes des actes de violence perpétrés par les éléments de l’armée régulière angolaise, voilà qu’intervient un autre Etat voisin de l’Est pour procéder à la révisitation des frontières communes. Ce, alors que l’Ouganda est fortement impliqué dans des guerres d’agression depuis 1996 sous divers prétextes.
Le parlement ignoré !
La question qui revient toujours est celle du silence observé par les parlementaires chaque fois que des « experts » venus d’on ne sait où démarrent des travaux de la révisitation des frontières communes avec des Etats voisins belliqueux.  Et cela, sans y associer les experts de renommée internationale dans le domaine des frontières, notamment ceux des anciennes puissances coloniales qui disposent des cartes tracées lors de la conférence géographique de Berlin en 1885. Pourquoi avoir aussi évité des notabilités coutumières locales et des textes provenant des travaux réalisés par des géographes, historiens, sociologues, géologues de grande renommée internationale?
La souveraineté et l’intégrité non négociables
Le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la décolonisation est inscrit en lettres d’or dans la Charte de l’Union Africaine. En plus, le 3ème point du troisième alinéa de l’article 74 de la Constitution stipule que lors de sa prestation de serment « le président de la République est tenu de maintenir l’indépendance et l’intégrité du territoire national ».
De ce fait, la souveraineté et l’intégrité territoriale ne peuvent jamais faire l’objet d’une quelconque négociation de quelque nature que ce soit. Ainsi, il appartient au parlement d’examiner cette question qui touche à la souveraineté et à l’intégrité du territoire national. Pourquoi alors évite-t-on la représentation nationale
 lorsqu’il s’agit de rediscuter du tracé des frontières communes avec les Etats voisins, surtout ceux fortement impliqués dans cette tragédie aux couleurs d’un génocide d’une grande ampleur.
A cette allure, demain, d’autres Etats voisins, notamment La Zambie, le Congo-Brazzaville, l’Angola, la République Centrafricaine, le Soudan du Sud, pourraient aussi lancer des missions mixtes pour revisiter à leurs goûts les frontières communes. Cela arrive toujours au moment où la Nation est plongée dans une distraction politicienne, comme en ces moments où l’opinion semble braquée sur cette affaire de dialogue.
 
F.M.

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