mercredi 28 juin 2017

Voici la : -" LETTRE DE NGUZ KARL-I-BOND A MOBUTU."

LE TRAÎTRE CORROMPU DU KATANGA, MUTOTO WA MAMA
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LETTRE DE NGUZ KARL-I-BOND A MOBUTU.
" Il n'était pas un homme digne, un pire traître, il ressemblait à un intellectuel, un nationaliste, pourtant il était un connard, corrompu au point qu'il a fait la honte des Katangais en particulier et des zaïrois en général. Raison pour la quelle il a souffert avant de mourir, une punition de Dieu"

Bruxelles, le 20 novembre 1982

Au Citoyen MOBUTU SESE SEKO...
Président Fondateur du M.P.R et
Président de la République du ZAÏRE
à KINSHASA – Mt NGALIEMA



Citoyen Président,

A l'occasion du dix-septième anniversaire de votre accession à la Magistrature Suprême de notre pays, permettez-moi de vous rappeler que dans ma lettre de démission, j'avais pris la ferme résolution de ne pas m'associer avec cette opposition irresponsable, pour m'embarquer dans un combat stérile contre vous et contre le régime qui m'a comblé de tant de bienfaits.

Dans le fond de mon cœur, je reste convaincu jusqu'à ce jour, tout comme les 27 millions de Zaïrois et de Zaïroises, que notre pays sans MOBUTU à la tête de l’État, et sans le MOBUTISME comme doctrine, est une nation qui sombrera dans les guerres tribales et les sécessions comme en 1960.

En trahissant, et je l'avoue, la confiance que vous m'avez renouvelée, après mes erreurs de 1977 et ma condamnation à mort, j'ai voulu éviter de faire la démonstration publique de mes échecs.
En effet, mon mandat de Premier Ministre comprenait des responsabilités qui étaient au-dessus de mes capacités physiques, morales et intellectuelles. J'avais de plus de lourdes présomptions à croire que mon éviction du gouvernement, dont le remaniement était imminent, entraînerait de graves sanctions à mon égard.
Mais, le choix de Bruxelles, comme lieu d'exil est une erreur politique grave que je regrette profondément, car, je me suis mis sans le savoir, sans le vouloir, à la disposition de ces Belges qui ont juré d'avoir votre tête, même si, pour cela, ils doivent recourir à votre élimination physique.

Mon arrivée dans leur capitale était pour eux une chance inespérée. Ils ont exercé sur moi des pressions inimaginables, au point de me convaincre, qu'avec moi, dans l'opposition, votre chute n'était qu'une question d'heures. Mes ambitions et mon orgueil d'homme ont été fort flattés.

Deux années se sont écoulées. Je constate, hélas, qu'aux yeux des Occidentaux que je croyais, pourtant, être des amis sincères, je ne suis plus qu'un vulgaire traître et comme le principal responsable de l'assassinat de leurs compatriotes au Shaba. Du côté de mes frères zaïrois, ma condamnation est sans appel. Ils ne me pardonneront jamais mes erreurs de 1977, lors de la guerre du Shaba.

Je n'ai donc plus qu'un seul choix : Venir implorer très humblement votre pardon paternel pour la vraie trahison, celle d'avoir abusé votre confiance pour demander une seule chose : « Autorisez-moi à rejoindre tous les miens et à apporter ma modeste contribution à l’œuvre de renouveau national ».

Pour cela, je suis prêt à payer le prix, en acceptant dès à présent, toutes vos conditions.


Veuillez agréer, Citoyen Président, l'assurance de ma très haute considération.

Nguz Karl I Bond

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POURQUOI UNE NOUVELLES AGRESSION EN RDC??... Les militaires rwandais et ougandais sont entrée sur le térritoire de la Rdc la semaine passée via les frontières du Nord Kivu

28 juin 2017

RDC : alerte sur une nouvelle guerre dans le Nord-Kivu,,

"...La patrie est en danger, peuple congolais réveillons nous, prenons notre destin en mains, combattons contre les imposteurs internes et externes; "
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Soldats des Forces armées de la RD Congo à Beni, dans le Nord-Kivu, en mai 2014 ©AFP


Goma (RD Congo) (AFP)
Le gouverneur de la province agitée du Nord-Kivu a alerté l’armée congolaise mercredi sur la multiplication d’attaques des miliciens, qu’il considère comme le prélude d’une nouvelle guerre dans l’est de la République démocratique du Congo.
"Je lance une alerte particulièrement à l’état-major de l’armée pour qu’il focalise désormais ses stratégies face à ces nouvelles incursions.Une nouvelle guerre se profile à l’horizon", a déclaré à la presse à Goma le gouverneur Julien Paluku.
"Ces attaques à répétition à Beni dépassent de loin la capacité des présumés Maï-Maï", a ajouté M. Paluku, indiquant que cette situation devenait "inquiétante" parce qu’elle fait penser à l’existence "d’une autre force" qui soutiendrait ces miliciens non encore identifiés.
Lundi, le poste douanier de Kasindi à la frontière avec l’Ouganda a été attaqué par des Maï-Maï jusque-là inconnus, selon les autorités, causant la mort d’un milicien et blessant un autre qui a été capturé par l’armée, avait déclaré à l’AFP le lieutenant Jules Tshikudi, un des porte-parole de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu.
Mardi, une autre attaque a été signalée sur une position des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la localité de Kalau, sans faire des victimes, avait indiqué à l’AFP l’officier.
Mercredi à 5h30 (03h30 GMT) une position tenue par les FARDC à Nyamitale dans le territoire de Rutshuru a été attaquée par des présumés Maï-Maï, a déclaré à l’AFP le major Guillaume Ndjike, un autre porte-parole de l’armée dans la région.
La première attaque d’envergure de ces présumés Maï-maï remonte aux 17 et 18 juin dans la localité de Kabasha puis à Beni où des combats à l’arme lourde ont fait 16 morts le 22 juin.
La première guerre de l’est de la RDC déclenchée en 1996 avait conduit à la chute de l’ancien dictateur Mobutu Sese Seko et la deuxième guerre débutée en 1998 a pris fin en 2003 grâce à une forte mobilisation de la communauté internationale.
Les Maï-Maï sont des "groupes d’autodéfense" constitués sur une base essentiellement ethnique.Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), nombre de ces groupes ont été armés par le pouvoir pour combattre les envahisseurs ougandais ou rwandais.Certains n’ont jamais désarmé.
Depuis plus de vingt ans, de groupes armés nationaux et étrangers pullulent dans l’Est de la RDC.

vendredi 23 juin 2017

RDC : l’ONU va envoyer des experts pour enquêter sur les violences au Kasai

23 JUIN 2017

Il est très évident que c'est le régime Kabila qui a commandité le massacre des experts de l'ONU au Kasai et massacré les Kasaiens puis les enterrés dans des fosses communes en voulant neutraliser le fief principal du président décédé Tchisekedi avec les planifications stratégiques de Boshab, aussi Kasaien

Des personnes déplacées ayant fui les violences au Kasaï, le 6 juin 2017 à Gungu en République démocratique du Congo ©AFP

Genève (AFP)
Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a adopté vendredi une résolution prévoyant l’envoi d’un groupe d’"experts internationaux" chargés d’enquêter sur les graves violences dans le Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo.
Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, l’Union européenne et les Etats-Unis souhaitaient initialement créer une véritable "mission internationale indépendante".Mais Kinshasa y étant fermement opposé, les pays occidentaux ont préféré trouver un compromis avec les pays africains, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources proches des négociations.
"Mieux vaut une solution d’équilibre avec la participation du pays", a expliqué à l’AFP une source occidentale.
Depuis septembre 2016, le Kasai est secoué par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août dernier au cours d’une opération militaire après s’être révolté contre le pouvoir de Kinshasa.
Le Haut-Commissaire Zeid Ra’ad Al Hussein a de nouveau accusé mardi les autorités congolaises de fortes responsabilités dans ces violences, dénonçant des cas de mutilations d’enfants, de viols et de femmes enceintes éventrées.Selon l’Eglise catholique, plus de 3.000 personnes ont été tuées en huit mois.Et l’ONU parle de 42 fosses communes.
Le texte adopté par consensus par les 47 Etats membres du Conseil "demande au Haut-Commissaire aux droits de l’homme d’envoyer une équipe d’experts internationaux, y compris des experts de la région" pour enquêter.Ils devront ensuite partager leurs conclusions avec l’ONU et les autorités judiciaires congolaises.
La résolution demande à la RDC de coopérer avec les experts, qui devront veiller à ce que "les auteurs des crimes" soient jugés par la justice congolaise.
Dans un communiqué, le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, s’est félicité de "l’ouverture d’une enquête internationale sur les événements au Kasaï". 
"La résolution réitère clairement l’importance d’assurer la protection de toutes les personnes qui collaborent avec l’équipe, ce qui souligne la nécessité que le groupe d’experts opère en totale indépendance.Nous comptons sur la pleine coopération des autorités, en particulier pour nous octroyer un accès illimité à tous les sites, dossiers, individus et lieux concernés", a-t-il souligné.
Deux experts de l’ONU - la Suédo-chilienne Zaida Catalan et l’Américain Michael Sharp - ont été assassinés en mars dans le Kasaï dans des circonstances non élucidées.Ils faisaient partie d’un groupe d’experts qui enquêtaient sur les fosses communes découvertes dans la région.
- "sans aucune entrave" -
S’exprimant devant le Conseil, l’ambassadeur congolais, Zenon Mukongo Ngay, a relevé que son gouvernement "accepte d’accueillir sur son sol une équipe d’enquêteurs dans le but de faire la lumière sur les atrocités du Kasaï, mais que cet appui sera technique ou logistique"."La justice congolaise gardera le leadership de ces enquêtes comme cela a été souligné dans le courrier adressé au Haut-Commissaire le 9 juin dernier".
"A l’issue de ces enquêtes conjointes, la justice congolaise jugera les présumés coupables", a-t-il ajouté, indiquant qu’il était favorable à la résolution bien que "le texte ne convient pas parfaitement". 
L’ambassadrice allemande, Antje Leenderste, s’exprimant au nom de l’UE, a demandé que les experts exercent leur mandat "en toute indépendance et sans aucune entrave".Le représentant américain, Jason Mack, a jugé que la résolution aurait dû être "plus forte" et il a appelé la RDC à protéger les experts.
La nouvelle équipe d’experts constituée vendredi par le Conseil devra présenter un premier rapport oral en septembre, ainsi qu’un rapport écrit en juin 2018.
D’après l’ONU, des témoins ont déclaré qu’une milice, appelée Bana Mura, "était organisée et armée par les autorités locales".
Depuis des mois, l’ONU accuse aussi les Kamwina Nsapu d’enrôler des enfants-soldats et d’avoir commis des atrocités, tout en dénonçant l’usage disproportionné de la force par l’armée congolaise.
La résolution "risque de ne pas suffire à empêcher les massacres", a estimé dans un communiqué le secrétaire général Adjoint à la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), Paul Nsapu."La bonne foi du président (congolais Joseph) Kabila sera toutefois mesurée à l’aune de sa coopération avec la mission d’experts envoyée", a-t-il ajouté.

mardi 20 juin 2017

Assassinat de Patrice Lumumba : Gérard Soete »J’ai découpé Lumumba en 34 morceaux et … »

POUR LIRE ET VOIR LES ASSASSINS DE LUMUMBA CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT=====: http://africa24monde.com/actualite/view/assassinat-de-patrice-lumumba-gerard-soete-j-ai-decoupe-lumumba-en-34-morceaux-et.html POUR VOIR LA VIDEO DES CRIMINELS CLIQUER ICI.... ==== https://www.youtube.com/watch?v=29Gy_oD1jIQ http://africa24monde.com/actualite/view/assassinat-de-patrice-lumumba-gerard-soete-j-ai-decoupe-lumumba-en-34-morceaux-et.html

Voici le général Tusti nommé par Kabila pour tuer les congolais aux KASAI et Kinshasa

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Un général Tusti qui commende les troupes Kabilistes
de la répression criminelle
qui sèment de désolations au Kassai jamais vécu un RDC
LE GÉNÉRAL ERIC RUHORIMBERE, tres dangereux , UN ANCIEN REBELLE , À LA TÊTE DE LA RÉPRESSION...; Cet homme était envoyé en RDC par Kagame et a commandait plusieurs tueries à l'Est de la RDC dépuis le debut de l'envasion rwando-ougandaise en RDC. Il est à la tête d'un projet diabolique de Kabila qui consistera à tuer tous congolais qui s'opposera au glissement Kabiliste et faire le nettoyages ethniques dans les zones à balkaniser au Nord et Sud-Kivu   
Le 29 mai 2017, l’Union Européenne adopte des sanctions contre neuf personnalités congolaises, politiques pour la plupart. Sur le dossier Kasaï, il n’y a qu’un nom d’officier : le Général Eric Ruhorimbere . Chef des opérations, il lui est reproché d’avoir eu un recours excessif à la force et d’être responsable des exécutions sommaires commises par ses militaires dans le Grand Kasaï.
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Le général Eric Ruhorimbere sanctionné par l’Union européenne pour des violences commises dans le Grand Kasaï. © DR


S’il est aujourd’hui basé à Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental, Eric Ruhorimbere a été de toutes les rébellions dans l’est du pays, parmi celles les plus dénoncées par l’ONU  pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Lunettes de soleil vissées sur le nez, posture rigide, Eric Ruhorimbere n’est pas homme à hésiter.    D’abord, durant la première guerre du Congo , il choisit l’AFDL , la rébellion, soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, qui mène une campagne militaire d’une rare violence et renverse en quelques mois le régime vacillant du vieux président Mobutu. Son ethnie, les Banyamulenge , est la cible d’attaques de la part de miliciens ex-FAR / Interahamwe  et par des miliciens d’autres communautés congolaises . Il se retrouve dans une alliance objective avec le Rwanda. Le nouveau régime à Kigali veut chasser les Hutus, ex-FAR comme refugiés, loin de ses frontières. Les Banyamulenge veulent les repousser hors de ce qu’ils considèrent comme leurs terres.

Grand Reportage RFI, 6 octobre 2016

Lemera, 20 ans d’impunité au Congo. L’histoire du premier crime de la première guerre

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Eric Ruhorimbere est encore un combattant rebelle quand il rejoint le RCD  contre le tout jeune régime de Laurent-Désiré Kabila  qui vient se retourner contre ses anciens alliés, Kigali et Kampala. C’est le début de la deuxième guerre du Congo . Eric Ruhorimbere est, notamment, soupçonné de faire partie des commandants banyamulenge ayant participé à l’assassinat de 36 officiers congolais à l’aéroport de Kavumu au Sud-Kivu, le 4 août 1998, et aux massacres de Makobola et Kasika au Sud-Kivu entre 1998 et 1999....., 
En 2004, lors de la prise de Bukavu, on retrouve, sans surprise, Eric Ruhorimbere aux côtés du colonel insurgé Jules Mutebutsi. Comme lui, il sera obligé de fuir un temps au Rwanda. Trois ans plus tard, il rejoint, bien que tardivement, le CNDP , la rébellion de Laurent Nkunda. Après 10 ans d’impunité, ces officiers, redoutés, n’hésitent pas à massacrer, même sous le regard des casques bleus, comme à Kiwanja en 2008....; Le « Mapping report », 20 ans d’impunité au ConAu sortir de la guerre, Eric Ruhorimbere n’a aucunement l’intention de quitter son « royaume » de l’Est. Comme son compagnon d’armes Laurent Nkunda , il refuse en 2003 d’être « brassé », c’est à dire mélangé avec d’autres anciens belligérants et envoyé dans une autre province de la RDC. C’est le cas de bon nombre d’officiers rwandophones . Pour eux, hors de question de laisser leurs ennemis assurer la sécurité de leurs familles et de leurs biens dans le Nord et le Sud Kivu. Et pourtant l’objectif, c’est de créer une nouvelle armée nationale et républicaine. C’est ce que devaient devenir les FARDC, Forces Armées de la République Démocratique du Congo

dimanche 18 juin 2017

Pourquoi le Dr Mukwege reste vulnérable à Bukavu ??



RD Congo: dans son hôpital de Panzi, le Dr Mukwege reste vulnérable


Depuis Panzi- Bukavu (sud-Kivu)
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ans un paysage congolais chaotique, marqué par les incertitudes politiques, le personnage du Dr Mukwege émerge, plus que jamais. Le médecin chef de Panzi, l’« homme qui répare les femmes », est désormais reçu, écouté, dans le monde entier et les plus grands tiennent à s’entretenir avec lui. Mais dans son propre pays, il demeure largement inconnu au-delà du Sud-Kivu et des provinces de l’Est car les médias officiels évitent soigneusement de prononcer son nom ou de l’inviter… Cet homme charismatique, qui a déjà fait l’objet de plusieurs tentatives d’attentat, est-il seulement en sécurité dans son fief, l’hôpital de Panzi, où nous l’avons retrouvé, au retour de l’un de ses périples à travers le monde ?

Gardes somnolents

Jadis banlieue de Bukavu, sinon simple campagne sur la route dite des escarpements qui mène à la ville d’Uvira et à la frontière burundaise, la petite localité de Panzi s’est densifiée, développée. Adossés à la grille, les petits commerces se sont multipliés, souvent tenus par des femmes, qui proposent des légumes, des fruits frais et aussi des plats préparés aux familles qui rendent visite aux malades. En face, il y a désormais des tailleurs, des couturières, des vendeurs de chaussures, un établissement « de luxe » avec des alcôves discrètes réservées aux clients importants et des murs sur lesquels on a peint des éléphants, des antilopes.
Cette densification du tissu urbain de Panzi est due entre autres au fait que de nombreuses femmes venues des campagnes lointaines et soignées à l’hôpital ont préféré s’installer sous l’ombre tutélaire du docteur Mukwege, leur père, leur sauveur. L’hôpital lui-même a diversifié ses services et la « maison Dorcas », dépendant de la Fondation Panzi, propose aux femmes victimes de violences sexuelles un logement mais aussi des formations professionnelles et un suivi psychologique et thérapeutique.
Lorsque le médecin chef revient de ses voyages à l’étranger, la Monusco (Mission des Nations unies au Congo) déploie devant la grille de l’hôpital des Casques bleus pakistanais qui somnolent dans leur 4 × 4, ce qui permet aux porte-parole de l’ONU d’affirmer que la sécurité du docteur est assurée.

Jeunes mobilisés

Voici quelques semaines en effet, une vive polémique avait opposé les porte-parole de Panzi à ceux de la Monusco à Kinshasa. Alors que depuis 2015, le Docteur Mukwege ne bénéficiait plus de la protection d’un détachement permanent de Casques bleus, l’ONU avait prétendu le contraire.
En fait, c’est depuis 2015 que le contingent pakistanais qui était basé non loin de Panzi, sur la rivière Ruzizi, a déménagé pour revenir dans la ville de Bukavu et que les gardes de Casques bleus devant l’hôpital avaient été supprimées. Cependant, à chacun de ses déplacements, le médecin pouvait faire appel à des policiers égyptiens qui assuraient son escorte depuis sa maison dans l’enceinte de l’hôpital jusqu’à l’aéroport de Kavumu, au nord de Bukavu.
Au cours des dernières semaines cependant, la Monusco a été soumise à de fortes pressions internationales tandis que les jeunes du quartier populaire « Essence » manifestaient quotidiennement, jusqu’à ce que la garde quotidienne soit finalement rétablie devant l’hôpital.
C’est que les signes inquiétants se sont multipliés : en 2016 déjà, un jeune homme qui s’était introduit dans l’hôpital avait exigé, presque de force, de serrer la main du médecin. Intercepté, il apparut qu’il était porteur d’une enveloppe contenant une poudre noire, qui pouvait être un poison traditionnel !
Cette année, le Docteur Mukwege a été secoué par l’assassinat de son jeune collègue et ami le Docteur Gildo Byamungu, abattu à bout portant dans son bureau, au cœur même de son hôpital de Kasenga, proche d’Uvira, non loin de la frontière burundaise.
La veille du crime, se sentant menacé, le jeune médecin avait fait part de ses inquiétudes à son aîné. Au lendemain du crime, des mobiles ethniques, des jalousies financières furent avancés, mais pour les proches de Mukwege, il s’agissait avant tout d’un avertissement. Une interprétation renforcée par l’assassinat, voici quelques jours, d’une famille qui vivait en face de l’hôpital : des gens modestes, liquidés de sang-froid par un commando de neuf personnes qui avait envahi le quartier.

Gare au sniper…

Ayant retrouvé sa maison, dans l’enceinte même de l’hôpital, dirigeant la prière du matin qui réunit les membres du personnel et les malades, se préparant à reprendre la tournée des salles, le médecin chef, heureux de retrouver ses patients et ses collaborateurs, refuse de s’inquiéter et assure qu’il est bien protégé, tant par les Casques bleus que par ses proches et ses collègues.

Mais un simple examen des lieux suffit à révéler leur vulnérabilité : en face de l’entrée, de l’autre côté de la rue, une imposante bâtisse de trois étages construite par une personnalité locale domine le modeste quartier. Depuis les nombreuses fenêtres, aucun coin de l’hôpital n’échappe au regard. On tremble à l’idée d’un sniper, d’un tireur fou qui s’installerait là : il aurait le champ libre…
Un appel des députés européens
 PAR BELGA
Le gouvernement congolais doit respecter la Constitution et organiser d’ici la fin de l’année l’élection présidentielle pour trouver un successeur à Joseph Kabila, ont affirmé mercredi les eurodéputés réunis en séance plénière. Ils ont appelé aussi à une enquête internationale sur les violences commises dans la région du Kasaï.
La résolution votée mercredi demande au président congolais Joseph Kabila de respecter les accords de la Saint-Sylvestre, qui prévoient l’organisation d’ici fin 2017 d’élections présidentielle, législatives et communales, destinées notamment à trouver un successeur au président, arrivé au bout des deux mandats qu’autorise la Constitution. « On sent une résistance à se considérer en transition, du côté de la majorité et de l’exécutif », note l’eurodéputée belge Marie Arena (PS), selon laquelle, toutefois, « le dialogue n’est pas fermé » avec la RDC.

samedi 10 juin 2017

RDC s’est imposée 3-1 face au Congo-Brazzaville au stade des Martyrs

Eliminatoires CAN 2019: La RDC s’impose face au Congo-Brazzaville

mediaLe Congolais Cédric Bakambu. (archives)ISSOUF SANOGO / AFP
La RDC s’est imposée 3-1 face au Congo-Brazzaville au stade des Martyrs de Kinshasa samedi 10 juin pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2019
Les hommes de Florent Ibenge ont profité d’un doublé de Cédric Bakambu alors que les Diables rouges avaient égalisé en fin de première période. Chancel Mbemba a inscrit le troisième but de la RDC.






Sortis en quarts de finale de la CAN 2017 par le Ghana (2-1), les Léopards de Florent Ibenge sont repartis en campagne pour décrocher une place pour la CAN 2019 au Cameroun.
Favorite sur le papier, la RDC affrontait le Congo Brazzaville dans ce derby toujours un peu spécial. La dernière grande confrontation entre les deux nations avait eu lieu en Guinée équatoriale lors d’un quart de finale à Bata pendant la CAN 2015. Ce choc qui n’avait pas déçu s’était soldé par une victoire des Léopards (4-2) qui avaient été bousculés en étant menés 2-0 en début de seconde période.
Le doublé de Bakambu
Cette fois, la RDC n’a pas eu à courir après le score puisque Cédric Bakambu a été le premier à dégainer. Le joueur de Villarreal a profité d’une belle passe en profondeur de Ikoko, à la limite du hors-jeu, pour tromper le gardien adverse à la 20e minute. Depuis le début de la rencontre, les Léopards dominaient les Diables rouges. Sauf qu’une erreur de placement et de concentration de la défense de la RDC permet à Thievy Bifouma d’égaliser en toute fin de première période (45e+2).