dimanche 10 février 2013

CAN : la consécration de "Big Boss" Keshi

10 février 2013

 

Le sélectionneur nigérian Stephen Keshi lors de la finale de la CAN face au Burkina, le 10 février 2013 au Soccer City de Johannesburg. ©AFP
JOHANNESBURG (AFP) - (AFP)
Le 3e sacre du Nigeria à la Coupe d’Afrique des nations est d’abord l’oeuvre du charismatique sélectionneur Stephen "Big Boss" Keshi qui a su transformer en un peu plus d’un an une équipe inexpérimentée et sans repères en une formidable machine à gagner.
Le patron des Super Eagles aura été le personnage central d’une CAN-2013 en manque de stars sur le terrain.En permettant à son pays de remporter pour la 3e fois la Coupe d’Afrique, Keshi, membre de la glorieuse équipe nigériane de 1994, a rejoint dans les annales du football continental l’Egyptien Mahmoud El Gohary, jusqu’ici le seul à avoir soulevé le trophée en tant que joueur et entraîneur.
Mais au-delà de cette ligne statistique, c’est surtout son talent de meneur d’hommes qu’il a réussi à faire apprécier en Afrique du Sud en propulsant au sommet un groupe sans réel vécu et guère cité comme un futur lauréat au début de l’épreuve.
Avec sa casquette à l’envers, son inséparable survêtement, son chewing-gum dans la bouche, son air "cool" et son franc-parler, le massif technicien nigérian a plus le profil d’un rappeur que celui d’un sélectionneur.Mais derrière les apparences se cache un redoutable bâtisseur, droit dans ses bottes et qui n’a pas hésité à trancher dans le vif contre vents et marées depuis sa nomination à la tête des Super Eagles en novembre 2011.
Brocardé dans son pays pour avoir laissé sur le carreau des piliers tels qu’Odemwingie ou Martins, Keshi a tenu bon jusqu’au bout, finissant par imposer le respect à une presse nigériane sceptique.Au final, ses choix se sont avérés payants au-delà des espérances.
En attaque, les jeunes Emenike (25 ans) et Victor Moses (22 ans) ont crevé l’écran à la CAN, le premier terminant en tête du classement des buteurs à égalité avec le Ghanéen Wakaso (4 buts), tandis que le second s’est montré décisif lors de deux rencontres cruciales, face à l’Ethiopie au 1er tour (2-0) et contre le Mali en demi-finale (4-1).
Il fallait aussi avoir du cran pour reléguer sur le banc le vétéran capitaine Joseph Yobo (32 ans), qui aura passé la quasi-totalité de la Coupe d’Afrique, sa 6e, parmi les remplaçants avant d’avoir l’honneur suprême de brandir la coupe tant convoitée.Et que dire de cette charnière centrale classe-biberon Omeruo (19 ans)-Oboabona (22 ans), qui lui aura donné quelques sueurs froides mais tellement prometteuse.
Keshi doit intérieurement savourer sa revanche après deux expériences mitigées avec le Togo et surtout le Mali, qui l’avait évincé sans ménagement après une élimination au 1er tour de la CAN-2010.
Est-ce pour cette raison qu’il s’est élevé durant le tournoi contre le manque de considération des entraîneurs africains sur leur propre continent ?
"Je ne suis pas contre les entraîneurs blancs.Les entraîneurs blancs sont formidables mais il ne faut pas un entraîneur médiocre, quelqu’un qui ne peut pas aider les Africains.Moi je ne pourrai jamais entraîner en Europe parce qu’ils considèrent que je ne suis pas assez qualifié pour le faire", avait-il ensuite expliqué.Sa victoire à la CAN-2013 a peut-être changé la donne.

CAN : NIGERIA REMPORTE LA COUPE D'AFRIQUE: 1-0

10 février 201

Les Nigérians brandissent le trophée de la CAN remportée face au Burkina Faso, le 10 février 2013 au Soccer City de Johannesburg. ©AFP
JOHANNESBURG (AFP) - (AFP)
Et de trois ! Le Nigeria de Stephen Keshi a décroché son troisième titre de champion d’Afrique et retrouvé son rang du début des années 1990 en battant en finale de la CAN-2013 le Burkina Faso, équipe surprise du tournoi, dimanche à Johannesburg.
Les Nigérians, qui succèdent à la Zambie et disputeront leur première Coupe des Confédérations (15-30 juin au Brésil), renouent avec une histoire glorieuse, celle des titres de 1980 et surtout 1994, lorsque les Eagles étaient devenus les Super Eagles à la faveur du titre continental et d’une première participation à une Coupe du monde.
C’était alors la génération en or des Okocha, Amokachi, Yekini, et...Stephen Keshi, actuel sélectionneur et qui a donc remporté la CAN comme joueur et entraîneur, le seul dans ce cas avec l’Egyptien Mahmoud El Gohary.
Une beau come-back pour le "Big Boss" à l’aura écornée par des expériences mitigées au Togo et au Mali, et d’autant plus savoureux qu’en dépit de son pedigree et de son record de population en Afrique (162 millions d’habitants), le Nigeria avait abordé cette CAN-2013, pour une fois, en outsider, après avoir été absent de l’édition précédente.
L’équipe, délestée de monstres sacrés (Odemwingie, Martins), se présentait comme un amalgame entre joueurs du cru (Oboabona, Mba), jeunes qui montent en Europe (Moses, Emenike) et expatriés chevronnés (Obi Mikel, Enyeama).
Et comme un symbole de la patte Keshi, c’est le milieu inconnu, Mba, déjà auteur du but décisif contre la Côte d’Ivoire en quart (2-1), qui a matérialisé la victoire finale d’un superbe enchaînement : coup du sombrero pied droit sur Koffi et reprise lobée pied gauche venant se déposer dans le petit filet opposé, sous les yeux d’un Diakité statufié dans la cage burkinabè (40e, 1-0).
Le Nigeria a confirmé dimanche la puissance souveraine qu’il dégageait au fil des matches à élimination directe.Il n’avait guère brillé au premier tour, avec des nuls contre le Burkina et la Zambie (1-1) et une victoire sur l’Ethiopie arrachée in extremis sur deux penalties (2-0).Puis était singulièrement monté en régime en battant le favori ivoirien (2-1) avant de souffleter le Mali en demi-finale (4-1).
Le Burkina, qui avait joué deux prolongations en quart (1-0 a.p.contre le Togo) et en demi-finale (1-1 a.p., 3-2 t.a.b.face au Ghana), n’avait plus vraiment de jus.Vendredi à l’entraînement, "c’est vrai que tout le monde avait les jambes lourdes", avait relevé son sélectionneur Paul Put, en pestant contre la dizaine d’heures passées la veille à l’aéroport de Nelspruit.
Et le Nigeria, au gré d’un rythme assez lent et dans une partie peu spectaculaire, n’a donc pas eu à forcer, tant il a étouffé les Etalons, qui ne se sont révoltés que dans la dernière demi-heure seulement, à l’image de ce tir de Sanou rasant le montant (74e).
De bien inoffensifs Etalons : Pitroipa était sur le terrain, autorisé à jouer après la levée de son carton rouge injustement reçu en demi-finale, mais il n’était pas vraiment là, transparent et producteur d’un rare déchet technique.Et les tentatives de Bancé n’ont jamais inquiété Enyeama (25e, 28e, 59e).
Et tant pis pour le Nigeria s’il fallait faire sans Emenike (touché à une cuisse en demi-finale et forfait dimanche), le meilleur buteur du tournoi à égalité avec le Ghanéen Wakaso (4 buts), et que son remplaçant Uche n’a rien fait, lui-même remplacé dès la 48e minute.
Peu importe le caractère chiche des situations nigérianes, avec cette frappe excentrée d’Ideye et détournée par Diakité comme seule occasion nette (48e).Moses s’est démené, mais sans précision dans le dernier geste, là où Obi Mikel au milieu était précieux.Ideye et Musa n’ont pas davantage été tranchants.Mais le milieu et la défense nigérians étaient supérieurs.
Les Super Eagles avaient pris le match dans leurs serres.Et ainsi le trophée, direction Lagos.
Tableau d’honneur de la CAN-2013 disputée en Afrique du Sud et achevée dimanche par la victoire du Nigeria :
Vainqueur : Nigeria
Deuxième : Burkina Faso
Troisième : Mali
Meilleurs buteurs (4 buts) : Emmanuel Emenike (NGR) et Mubarak Wakaso (GHA)
Récompenses attribuées par la CAF :
Meilleur joueur du tournoi : Jonathan Pitroipa (BUR)
Joueur le plus fair-play du tournoi : Victor Moses (NGR)
Plus beau but du tournoi : Youssef El Msakni (Tunisie)

RDC: un leader d’une nouvelle coalition rebelle arrêté à Uvira

publié il y a 1 heure, 31 minutes, | Denière mise à jour le 10 février, 2013 à 6:13 |  
Une vue aérienne de la cité d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu (RDC).
Une vue aérienne de la cité d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu (RDC).
Les services de sécurité ont arrêté, ce dimanche 10 février matin à Uvira au Sud-Kivu, Gustave Bagayamukwe, le leader de l’Union des forces révolutionnaires du Congo (UFRC), un mouvement rebelle créé à la mi-janvier dans l’Est de la RDC.
 
 
 
 
 
L’UFRC est une coalition des douze groupes armés rebelles qui veut renverser le président Joseph Kabila, selon Gustave Bagayamukwe.

Gustave Bagayamukwe a été arrêté vers 5 heures (heures d’Uvira) et directement acheminé à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, ont indiqué des sources concordantes à Uvira.
 
Des sources politiques contactées à Bukavu ont affirmé que le leader de l’UFRC a été acheminé par la suite de Bukavu à Kinshasa, ce dimanche même.
 
Il provenait de Bujumbura et a tenu une séance d’échanges à Uvira, samedi, avec certains leaders locaux d’opinion. Il projetait surtout de rencontrer, ce dimanche à Katobo, les représentants des groupes armés de la région Sud de la province du Sud-Kivu.
 
Candidat malheureux aux élections législatives 2011 pour la ville de Bukavu, Gustave Bagayamukwe est l’initiateur de l’Association pour la défense des intérêts de Bukavu (Adib).
 
Dimanche 3 février, il a annoncé création l’Union des forces révolutionnaires du Congo, dont il est le président du comité de coordination. Selon l’AFP, l’UFRC demande des « poursuites judiciaires (…) pour haute trahison » contre Joseph Kabila », écrit Gustave Bagayamukwe Tadji, dans cette note datée du 25 janvier et envoyée au secrétaire général de l’Onu, Ban ki-Moon. Ce mouvement « politico-militaire » reproche notamment au président Kabila d’avoir été mal réélu lors des élections du 28 novembre 2011.
 
Lors d’une conférence de presse, vendredi à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a, pour sa part, minimisé l’annonce de la création de l’UFRC :
 
« On parle d’une rébellion. En tous cas, jusque ce matin [vendredi 8 février], le gouverneur du Sud-Kivu et d’autres représentants de la province ne sont pas au courant. Il y a une personne qui dit qu’elle est à la tête de ce mouvement, mais il n’a pris un seul mètre carré du territoire congolais.»
 
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samedi 9 février 2013

CAN : match pour la 3e place Ghana-Mali ou la revanche de 2012


9 février 2013
Des supporteurs du Ghana avant le match pour la 3e place de la CAN contre le Mali, le 9 février 2013 à Port-Elizabeth. ©AFP
PORT ELIZABETH (Afrique du Sud) (AFP) - (AFP)
Le match pour la 3e place de la CAN-2013 sera samedi l’exacte réplique de celle de 2012 entre le Mali, soucieux de boucler la tête haute son parcours effectué sur fond de guerre, et le Ghana, qui a une revanche à prendre sur sa défaite de l’an dernier face aux Aigles.

Il y a 12 mois à Malabo, le Mali dirigé à l’époque par Alain Giresse, l’avait facilement emporté 2-0 sur un doublé du géant Diabaté face au Ghana, sans doute démoralisé après son échec cruel en demi-finale contre le futur vainqueur zambien (1-0).

Difficile cette fois de faire le moindre pronostic pour un choc qui s’annonce très ouvert.Le succès du Ghana au 1er tour sur un penalty de Wakaso (1-0) ne peut pas être considéré comme une réelle référence, le contexte étant cette fois bien différent.

Après la déculottée subie en demi-finale face au Nigeria (4-1), les Maliens auront à coeur de porter haut une dernière fois les couleurs de leur pays, plongé dans une guerre contre les groupes islamistes.Seydou Keita, capitaine et véritable guide des Aigles, n’avait pas caché son abattement après la sévère défaite qui a privé son équipe d’une 2e finale après celle de 1972.
De son côté, les Ghanéens, privés de leurs vedettes européennes (Essien, Kevin-Prince Boateng, Muntari, les frères Ayew), affichent une formidable permanence au plus haut niveau africain (4 fois vainqueurs de la CAN, finalistes en 2010, demi-finalistes en 2008 et 2012) mais n’ont guère enchanté les foules cette année, se faisant surtout remarquer par l’indulgence des arbitres à leur égard.

Leur qualification pour les quarts de finale aux dépens du Cap Vert (2-0) avait grandement été facilitée par un penalty très douteux avant une demi-finale polémique contre le Burkina Faso, lésé sur plusieurs phases de jeu cruciales avant que justice ne lui soit rendue au terme de la séance des tirs au but (1-1 a.p., 3 t.a.b.à 2).A eux de mettre définitivement fin à toute controverse.

Cameroun : Eto’o dénonce la corruption de la Fédération, se dit victime de "menaces de mort"

9 février 2013

 

La star camerounaise Samuel Eto'o lors d'un match amical contre le Cameroun, le 14 novembre 2012 à Genève. ©AFP

LIBREVILLE (AFP) - (AFP)
La star camerounaise de football Samuel Eto’o a accusé les dirigeants de la Fédération camerounaise d’incompétence et de corruption, se disant victime de "menaces de mort", lors d’un échange vidéo avec des internautes publié mercredi sur le site internet camerounais Je Wanda.
"Il y a certains Messieurs qui veulent continuer à gérer l’argent que nous autres (joueurs) nous générons pour voyager en première classe, construire de très belles maisons, rouler dans de belles voitures à la sueur de nos fronts", a déclaré le footballeur.
"La réalité c’est que ces gens se remplissent les poches (...) chaque personne à la Fécafoot (Fédération camerounaise de football) se disent +moi je veux m’enrichir+", a répondu Samuel Eto’o aux internautes qui lui demandaient ce qui n’allait pas aujourd’hui dans le football camerounais.
Pour Eto’o, il faut "chasser ces gens parce qu’ils ont montré leur incompétence (...) Les tontons, c’est bon là, vous avez assez mangé, laissez nous !"
"Pour dénoncer tout ce que je dénonce là (...) j’ai été plusieurs fois menacé de mort", a également affirmé Eto’o.
L’international camerounais affirme être "gardé par des gendarmes" lorsqu’il se rend au Cameroun pour jouer avec les Lions indomptables (nom de l’équipe nationale).
"Quelqu’un est devant ma porte jour et nuit, a-il assuré.Je ne peux même pas porter le maillot de l’équipe nationale du Cameroun, je suis obligé de venir avec mes maillots directement pris de l’usine de Puma parce qu’il faut me faire taire coûte que vale..."
D’après Eto’o, "il y a beaucoup de personnes qui sont mêlées à ça, vous ne savez pas d’où ils viendront pour essayer de m’assassiner".
"Nous écouter et réécouter Eto’o (dans la vidéo).Il n’y a rien de concret dans ce qu’il a dit.Il n’a pas avancé un seul chiffre, un seul lieu, et encore moins un nom (concernant les menaces de mort)", a réagi Junior Bynyam, chargé de communication de la Fécafoot, joint par l’AFP samedi.
Après huit mois de suspension de l’équipe nationale pour le boycott d’un match amical contre l’Algérie, Eto’o avait été convoqué le 25 août, mais il avait fait savoir qu’il n’était pas disposé à revenir tant que certains problèmes n’étaient pas résolus, notamment "l’amateurisme et la mauvaise organisation" au sein de l’équipe.
En septembre, il avait finalement annoncé son retour au sein de la sélection nationale, affirmant avoir été sollicité par le président Paul Biya.
"Je suis revenu en équipe nationale parce que on me l’a demandé, parce que j’aime ce pays et parce que j’ai une cause à défendre (...) il est inadmissible qu’on gère notre football comme ça", a assuré le joueur.

CAN : le Mali encore 3e en battant le Ghana: 3-1

9 février 2013

PORT ELIZABETH (Afrique du Sud) (AFP) - (AFP)
Le Mali, comme lors de l’édition 2012, a pris la troisième place de la Coupe d’Afrique des Nations 2013 en dominant le Ghana 3 à 1 samedi à Port-Elizabeth.

Au terme d’un parcours difficile mené sur fond de guerre au pays, le Mali prend une deuxième fois d’affilée la 3e place du Championnat continental des nations.L’an dernier les Aigles s’étaient imposés 2-0 dans la petite finale aux dépens du même adversaire, alors qu’ils étaient dirigés par le Français Alain Giresse.
En première période, sous une pluie battante et un public clairsemé au stade Nelson Mandela, les Maliens ont eu la maîtrise du jeu dans l’ensemble.
La première occasion du match était à mettre à l’actif des joueurs du Français Patrice Carteron : Mamadou Samassa, joueur de Chievo Vérone et ancien de l’OM, se présentait seul devant le gardien ghanéen Dauda qui détournait le tir.
Mais à la 21e minute le Mali confirmait sa domination en ouvrant le score par le même Samassa d’une tête plongeante dans la surface de réparation à la réception d’un centre de la gauche de Diabaté.
A deux minutes de la pause, Samassa était bien près de doubler la mise en devançant la sortie de Dauda mais son tir piqué échouait sur la base du montant gauche du but ghanéen.
A la reprise, les choses s’accéléraient, le Mali doublant la mise à la 48e minute par le capitaine Seydou Keita qui reprenait victorieusement un centre de la droite adressé par Ousmane Coulibaly.
L’affaire se compliquait pour les joueurs de Kwesi Appiah.Pourtant une occasion inespérée se présentait à eux à la 57e minute de revenir au score lorsque l’arbitre gabonais Otogo Castane accordait un penalty aux Black Stars pour une faute bien peu évidente de main de Soumaila Coulibaly.Mais le préposé aux tirs au but Mubara Wakaso expédiait son tir au-dessus du but.
A la veille de la grande finale entre le Nigeria et le Burkina Faso, le Ghana sauvait finalement l’honneur à la 82e minute sur une belle frappe du gauche d’Asamoah dont la trajectoire flottante trompait le gardien malien Diakité, avant que le Mali ne corse l’addition dans le temps additionnel par Sigamary Diarra (90+3).

vendredi 8 février 2013

Les investissements du Groupe Fleurette en RDC: La vérité cachée

 (Le Potentiel 08/02/2013)

La vérité sur l’homme d’affaires israélien Dan Gertler en RDC est souvent dissimulée par des individus, du fait de leur agenda personnel, politique ou économique. Ils organisent des attaques au pays et à l’étranger dans le but de le dénigrer, gratuitement et, par ricochet, occulter d’importants investissements faits dans l’industrie extractive de même que des réalisations à nulle autre pareilles dans les domaines social, sanitaire et environnemental. En dépit de cela, M. Gertler reste engagé envers le peuple congolais pour les années à venir. A l’analyse, il s’avère que cette tactique intéressée poursuit, entre autres objectifs, l’affaiblissement de la RDC en ce moment précis où des mesures relatives au renforcement de sa gouvernance et à l’amélioration du climat des affaires s’avèrent nécessaires.

Lors de son discours d’ouverture du Forum de Lubumbashi sur les mines tenu du 30 au 31 janvier 2013, le président de la République Joseph Kabila a prôné la gouvernance et la transparence dans le secteur minier. Il a recommandé la communication des informations exactes sur l’identité des investisseurs, les conditions de l’investissement et son coût réel, les engagements contractuels, sans omettre le respect des normes fiscales et de l’environnement. Le président de la République a estimé qu’ « en cette matière, la République démocratique du Congo est en parfait accord avec les exigences de l’ITIE ».

Mais, il convient de rappeler aux personnes qui s’intéressent au secteur minier que la RDC, par son adhésion au traité de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique, en sigle OHADA, et par son adhésion aux exigences de l’ITIE, a franchi un pas important dans la sécurisation des investisseurs et dans l’amélioration significative du climat des affaires et des investissements.

Il en est de même de l’engagement de la RDC au processus de Kimberley qui a permis de renforcer la traçabilité du diamant congolais destiné à l’exportation. Voilà autant de garde-fous qui permettent d’espérer que la RDC est sur la voie de la transparence et de la bonne gouvernance dans le secteur minier.

Il va sans dire que cette nouvelle configuration d’affaires en RDC non seulement confortera la position des investisseurs existants mais elle a vocation à encourager bien d’autres à emboîter le pas à l’instar de :

• Randgold Group - avec ses 10 millions d’onces (prouvés), il a créé 6 000 emplois directs sans compter ceux créés par les 12 sous-traitants congolais. Dans le social, il a construit et/ou réhabilité des milliers de kilomètres de route tout en délocalisant l 800 familles dans des logements modernes. Investissement à ce jour: 1,5 milliard USD en deux phases.

• Minmetal – 1,3 milliard USD dans le rachat d’Anvil Mining dont les projets les plus connus sont Kinsevere à Lubumbashi et Mutoshi à Kolwezi.
• Jinchuan – 1,32 milliard USD dans le rachat de Metorex dont les projets les plus connus sont Ruashi, Kinsenda, Musonoi Est et Lubembe
• ENRC – 1,35 milliard USD dans le rachat des activités de First Quantum dont la mine de Frontier.

Ne demeurant pas en reste, le Groupe Fleurette, à travers les conseils de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, s’inscrit aussi dans cette série de gros investissements dans une RDC aux contours juridiques plus clairs et rassurants pour la communauté d’investisseurs de taille et de réputation mondiale.

Dan Gertler est bien connu pour son implication dans les industries extractives en RDC. Parmi les entreprises très médiatisées ayant alimenté l’intérêt autour de M. Gertler, peu d’attention a été portée sur les investissements massifs et divers qu’il continue à apporter au pays.

Au cours des 10 dernières années, M. Gertler, principalement en apportant ses conseils au Groupe Fleurette, a facilité ainsi l’investissement d’une somme d’environ 7 milliards USD dans le développement des mines, des infrastructures, de l’agriculture et d’autres activités en RDC. D’après les analystes, ces investissements continuent à assurer le développement d’activités courantes et nouvelles dans le cadre d’un programme sur le long terme.

Les milliers d’emplois que ces investissements ont créés, les infrastructures qu’ils ont permis de construire et de réparer à partir de rien, la revitalisation de différents secteurs industriels ainsi que les centaines de millions USD de revenus d’impôts générés annuellement pour l’Etat, restent sans précédent. Il est un fait avéré que les avoirs et les sociétés associées au Groupe Fleurette, constituent l’un des plus grands contributeurs fiscaux de la RDC au cours des dernières années.

En dépit de cela, des journalistes, des bloggeurs, des groupes de surveillance, des critiques, des concurrents et d’innombrables personnes ayant dépeint une image négative de M. Gertler, ignorent manifestement le fait que collectivement, les investissements promus par le Groupe Fleurette ont aussi bien aidé à reconstruire la RDC que restaurer la stabilité à travers le pays depuis plus d’une décennie.

Malgré les difficultés du secteur minier causées par des années de négligence et de décadence, le groupe Fleurette a investi des milliards USD dans la Société Kamoto Cooper (KCC), Mutanda Mining (MUMI) et Kansuki. Cet investissement a été crucial dans la rénovation des infrastructures et la reprise des opérations dans les deux plus importantes mines de la RDC. Actuellement, plus de 8 000 employés, presque tous congolais, travaillent chez KCC, MUMl et Kansuki. KCC et MUMI ont publié des résultats record pour l’année 2012.

Une étude de la Banque mondiale établie en 2012 a démontré que les Congolais payaient sur leurs revenus une part plus élevée que nulle part ailleurs dans le monde pour obtenir de l’électricité à des fins professionnelles. En 2012, le Groupe Fleurette a joué un rôle de facilitateur pour l’octroi d’un prêt syndiqué à long terme de 330 millions USD afin de permettre à la compagnie d’électricité du pays, la Société nationale d’électricité (SNEL), de lutter contre ce problème. Fleurette est aussi un partenaire majeur dans ce consortium.

Au mois de juillet 2012, le rapport d’International Crisis Group a établi le fait que si des mesures adaptées étaient prises, la RDC pourrait transformer ses importantes réserves de pétrole et de gaz (sur terre comme en mer) «en une opportunité de développement». Le Groupe Fleurette se situe en première ligne dans l’apport d’aide au développement des infrastructures de pétrole et de gaz de la RDC, mises en valeur par un investissement de 150 millions USD réalisé en 2012.

En plus de son soutien dans l’infrastructure de pétrole et de gaz du pays, il y a de nombreux avantages et souvent commodément ignorés que les investissements des entreprises du Groupe Fleurette ont apportés à la RDC. Il y a, par exemple, les taxes payées par le Groupe Fleurette dans les caisses du Trésor public de la RDC de l’ordre de 256 millions USD en 2011, et 370 millions USD en 2012.

Le Groupe Fleurette a aussi investi plus de 20 millions USD pour la construction de plusieurs Safari Lodges afin d’aider à restaurer le tourisme en RDC. Un Lodge, au niveau des chutes de Kiubo, alimenté à 100 % par l’hydroélectricité, est situé à proximité du Parc national d’Upemba, foyer du dernier troupeau de zèbres connu en RDC, et où les éléphants ont récemment été redécouverts.

Les investissements facilités en RDC par le rôle de conseiller de M. Gertler se sont étendus au-delà du secteur minier. Il est tout autant impliqué dans la promotion d’investissements massifs pour le peuple congolais. En 2007, la famille de M. Gertler a créé la Gertler Family Foundation (GFF), afin de venir en aide aux Congolais les plus défavorisés.

Depuis son début, la GFF a fondé des projets dans le domaine de la santé, l’éducation, les infrastructures, la culture, l’aide d’urgence et autres projets sociaux ayant permis de changer la vie de milliers de Congolais dans le besoin. Les investissements de la GFF qui s’élèvent à plusieurs dizaines de millions USD depuis son commencement, restent sans précédent pour une fondation en RDC.

En 2013, la GFF financera la construction de deux fermes modernes de grande ampleur produisant des légumes frais de qualité, à des prix encore jamais vus en RDC et destinés aux marchés locaux. Les fermes de Kinshasa et Lubumbashi où des millions ont été investis, ne produiront pas uniquement des produits innovants, elles introduiront aussi des techniques agricoles modernes, comme la gestion d’exploitation agricole pour des centaines d’étudiants congolais qui utiliseront les connaissances acquises afin de participer au développement et à la gestion de fermes modernes à travers le pays.

La GFF, en collaboration avec Operation Smile en 2012, a organisé et garanti le financement de 45 volontaires médicaux et non médicaux venant du monde entier, afin d’assurer des opérations gratuites de chirurgie reconstructive faciale à plus de 100 Congolais à Lubumbashi. En 2014, le budget approximatif de la GFF s’élevant à environ 5 millions USD annuels financera 10 nouveaux projets sociaux, voire plus, et continuera à porter assistance à 10 (ou plus) projets en cours ou pluriannuels à travers la RDC.

Les projets en cours comprennent des hôpitaux pour lesquels GFF a apporté sa contribution dans la construction, la rénovation et l’équipement au niveau des capitales provinciales de Kisangani et Kindu au cours de l’année 2012, avec la remise en activité des services médicaux pour des dizaines de milliers de Congolais. La GFF ne s’est pas arrêtée là, elle s’est engagée dans la gestion de l’Hôpital du Cinquantenaire à Kisangani pour 2013 et 2014, tout en apportant une aide continue similaire au nouvel hôpital de Kindu.

Grâce à la GFF et à son rôle apporté dans les conseils donnés au Groupe Fleurette, M. Gertler a fait preuve d’une exemplarité sans pareil depuis plus d’une décennie en RDC. Les plans du Groupe Fleurette pour 2013 et au-delà, comprennent de grands projets de développement d’infrastructures et d’autres entreprises minières, ainsi qu’un engagement ferme pour des investissements financiers futurs dans d’autres secteurs d’activités.

Le Groupe Fleurette continue à travailler afin d’assurer l’augmentation des investissements étrangers dans le pays et relancer la création d’emplois dans la région. De plus, les revenus importants issus des taxes relatives aux investissements que M. Gertler a facilités en conseillant le Groupe Fleurette, continuent à apporter leur contribution au pays, ils ont permis la relance de l’économie et aident à améliorer le bien-être du peuple congolais pour les années à venir.

Voici donc la vérité cachée en RDC. Une vérité que certains individus, du fait de leur agenda personnel, politique ou économique contre Dan Gertler, tentent opportunément de dissimuler en l’attaquant, que ce soit en RDC ou à l’étranger. Cette tactique intéressée ne fait qu’affaiblir la RDC durant cette période de son histoire alors que toutes les mesures pour la renforcer s’avèrent nécessaires.

En dépit de cela, M. Gertler reste engagé envers le peuple congolais pour les années à venir. De même que le sont sûrement plusieurs autres opérateurs miniers sérieux et de bonne réputation dans l’industrie minière congolaise, dans l’esprit des assises de Lubumbashi, conformément à la volonté politique exprimée par le président Kabila ainsi que le gouvernement du Premier ministre Matata.

C’est cette volonté politique d’attirer des investisseurs qui connaissent l’Afrique en général et le Congo en particulier, des investisseurs dédiés, professionnels et ayant une conscience sociale élevée que toute l’industrie minière congolaise s’est fait le porte-parole aux assises d’lndaba tenues du 3 au 6 février 2013 à Cape Town (RSA).



Écrit par LE POTENTIEL 07/02/2013



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