dimanche 5 novembre 2017

RDC: Réveil à l’arme lourde à Bukavu ce dimanche

Au Sud-Kivu, la gouvernance de Kabila se manifeste par des fraudes, pillages, nomination d'hommes médiocres à la gestion de la province aux postes clés, des gouverneurs voleurs, la mise sous tutelle avec les pro-kagame, ...

Réveil à l’arme lourde à BukavuSelon Esther Nsapu, correspondante à Bukavu

C’est depuis 5h25 du matin que des tirs à l’arme automatique et à l’arme lourde ont commencé à retentir dans la ville de Bukavu. Les quartiers les plus touchés sont ceux des Nguba et Muhumba situés dans la commune d’Ibanda proches de la frontière avec le Rwanda voisin.

Selon nos sources, il s’agit d’une opération visant à arrêter l’ancien coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière en province du Sud Kivu M. Abbas Kayonga (photo). Ce dernier ou des éléments de sa garde opposeraient une résistance acharnée face à l’armée congolaise venue procéder à son arrestation. Cette personne avait été nommée par l’ancien gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo le 26 décembre 2014 pour coordonner la cellule technique chargée des opérations de terrain au sein de commission provinciale de lutte contre la fraude minière.
Le 2 novembre dernier, le nouveau gouverneur Claude Nyamugabo a mis fin à ses fonctions pour « manquements graves dans l’exercice de ses fonctions ».
Cet ancien officier d’un groupe armé d’obédience Banyamulenge (les Forces Républicaines Fédéralistes) disposerait d’une garde rapprochée issue de membres de ce groupe armé ayant intégré les FARDC. C’est cette garde rapprochée qui lui serait restée fidèle et qui s’opposerait avec les armes à son arrestation.
Abbas Kayonga
Le gouverneur du Sud Kivu Claude Nyamugabo a appelé la population de Bukavu au calme et à ne pas paniquer, car selon lui, les forces de l’ordre sont en train de mettre « hors d’état de nuire cet agent du gouvernent qui refuse d’obéïr aux ordres de sa hiérarchie ». Il ajoute que la question de M. Abbas n’engage que lui et lui seul et que la communauté Banyamulenge ne doit pas s’inquiéter.
Sur la radio Maendeleo, un notable Banyamulenge répondant au nom de Enock Sebineza Ruberangabo a d’ailleurs tenu à expliquer que le comportement d’Abbas n’engage que lui et non la communauté Banyamulenge.
En toute fon de matinée, des tirs se faisaient encore entendre. La population de Bukavu reste enfermée chez elle et se réfugie loin des fenêtres.
Toutefois, certaines informations faisaient état d’un début de pillage dans une église fréquentée par les Bayamulenge.
La Monusco est arrivée devant la demeure d’Abbas mais l’homme refuse toujours de se rendre

BUKAVU: Abbas KAYONGA, Un ami de Macellin Chishambo, un Kabiliste agents de fraudes et insécurité


RDC: tentative d’arrestation des gardes du colonel Abbas Kayonga à Bukavu selon RFI

Cet homme ancien colonel du RDC-Goma, nommé en poste par l'ex-gouverneur Chishambo un Kabiliste pour livrer tous les postes clés et de commandement de la province du Sud-Kivu aux pro-kagame, dans le but neutraliser les autochtones Kivutiens et faciliter la balkanisation du Kivu. Mr Chishambo comme son nom l'indique en Mashi: "VOLEUR DE HAUT NIVEAU" a mis en avance les ex-rebelles Banyamulenge pro-kagame et a pillé la province avant que l'assemblé le chasse pour cette cause


Des casques bleus indiens de la Monusco, photographiés en 2013 dans le Nord-Kivu. (Photo d'illustration)
© REUTERS/Kenny Katombe/File Photo

En République démocratique du Congo (RDC), Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, dans l’est du pays, s’est réveillée ce dimanche 5 novembre au son de tirs à l'arme légère et à l'arme lourde. Les forces de sécurité ont tenté de désarmer la garde du colonel Abbas Kayonga. L'ex-patron de la cellule de lutte contre la fraude au Sud-Kivu a été démis de ses fonctions, il y a quelques jours, et refusait de se séparer de sa garde. Le calme est revenu à la mi-journée, après sa reddition à la Monusco.

«  Ces gardes viennent avec une fonction. Personne n'a le droit d'en faire une milice », expliquait, ce dimanche matin, le ministre congolais de la Communication.
Selon Lambert Mendé, le colonel Abbas Kayonga refusait d'assurer la remise et la reprise avec son successeur, c'est-à-dire de rendre son logement de fonction et de laisser ses gardes du corps rejoindre leur caserne. L'ex-patron de l'anti-fraude a été limogé jeudi, accusé de fautes lourdes par le nouveau gouverneur de la province.
Cette version a été démentie par Abbas Kayonga, ce dimanche matin également. Pour lui, sa mise à pied serait liée à deux saisies récentes qu'il aurait opérées au Sud-Kivu, l'une de bières frauduleuses et l'autre de tourmaline, des pierres semi-précieuses. Un trafic qui, selon ses proches, profiterait au nouveau gouverneur et à son entourage.
« C'est faux. C'est Abbas Kayonga, le grand fraudeur qui a toujours servi les intérêts du Rwanda et de l'ancien gouverneur Marcellin Chissambo », explique un partisan du nouveau chef de l'exécutif provincial, Claude Nyamugabo.
Abbas Kayonga, officier munyamulenge, ex-ministre des mines du RCD - la rébellion soutenue, à l'époque, au Rwanda - est une figure bien connue et controversée à Bukavu. Ce dimanche matin, il disait à RFI « craindre pour sa vie et celle de ses hommes », d'où son appel à une intervention de la Monusco et son refus d'obtempérer.
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Près de sa résidence, une église fréquentée par sa communauté a été pillée, ce dimanche matin, par des jeunes en colère. Plusieurs organisations de la société civile ont appelé la population à éviter de tomber dans piège ethnique.

vendredi 3 novembre 2017

Kabila, Utilise NANGAA pour faire souffrir les congolais et maintenir une dictature en RDC

Le Potentiel : « Calendrier électoral : un rendez-vous manqué »

Peuple Congolais, Nous devons conclure que la paix et les élections ne sont pas possible en RDC avec Kabila, ...Utilise cet homme NANGAA pour faire souffrir et maintenir une dictature en RDC.

Sachons que "Les élections est un moyen parmi une centaines d'autres pour arriver à une finalité et objectif voulu par les congolais un changement radicale en RDC" pour prendre notre destin en mains. Cela veut dire que d'autres moyens seront d'applications par le peuple souverain si Kabila s’entête et n'applique pas le volonté de ce peuple souverain
Avec cet homme, un marionnette sans âme humain, terriblement corrompu, déterminé au prix de son intérêt égoïste de garder Kabila au pouvoir, à mener la RDC  vers un chaos dictatoriale à la kabilie,..
 Ne réalise pas les dégâts qu'il inflige au peuple congolais. Il oublie que c'est Dieu qui a puni son prédécesseur.
Nangaa répondra devant le peuple souverain car il a trahi et a du sang sur ses mains.
Corneille Nangaa Yobeluo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) le 06/01/2016 lors d’une rencontre avec des représentants de l’Eglise Kimbaguiste à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Revue de presse du vendredi 3 novembre
«Pour la première fois : l’UA se montre ferme devant Nangaa», titre Le Phare. Quelques jours après le passage de l’émissaire du président Trump à Kinshasa, le président de la CENI Corneille Nangaa s’est envolé pour Addis-Abeba où il a rencontré le Président de la Commission de l’Union Africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat. Ce dernier « a surpris Corneille Nangaa par la fermeté de ses propos », selon le journal.
Il a en effet souligné à l’intention du président de la Commission électorale congolaise «l’importance que revêt la publication rapide d’un calendrier électoral crédible et aussi consensuel que possible, de manière à créer la confiance requise parmi les acteurs politiques congolais et à aider à l’apaisement du climat politique en RDC».
Le quotidien soutient que en effet «la non-organisation des élections jusqu’à ce jour relève uniquement de la mauvaise foi et de l’absence d’une réelle volonté politique».
Longtemps programmée et maintes fois reportée, renchérit Le Potentiel, la publication par la CÉNI du calendrier électoral se fait toujours attendre. A la CENI, des déclarations se succèdent. La toute dernière est celle de son vice-président, Norbert Basengezi, qui a annoncé la publication d’un calendrier électoral au courant de cette semaine.
«La CENI n’est pas à sa première bande-annonce. Au terme de la rencontre, dite tripartite de Kananga, la CENI - toujours la même – avait annoncé l’imminence d’un calendrier électoral », rappelle le quotidien, précisant que rien n’est venu concrétiser l’annonce.
Le journal estime que Corneille Nangaa est « pris en otage par la majorité au pouvoir », qui n’est pas pressée d’aller aux urnes. « Entre la volonté de tout un peuple d’aller aux élections et les exigences de la communauté internationale d’accompagner en 2018 le peuple congolais aux urnes, Corneille Nangaa fait face, plusieurs siècles plus tard, au dilemme cornélien », conclut le tabloïd.
Dans le même registre, l’éditorialiste du Forum des As annonce le «début de la fin d’un tabou », parlant d’une quasi-certitude : «Le halo de mystère qui entourait la question du dauphin du Raïs semble sur le point de céder. Telle une digue sous le coup des torrents. On ose en parler. Ou, plus exactement on ose laisser parler. C’est selon».
Conséquence de ce qui ressemble à un début de requiem sur l’omerta autour de l’après Kabila-fils, poursuit le quotidien, les regards se tournent de plus en plus vers les successeurs potentiels. En somme à ce stade, les candidats virtuels à la candidature à la magistrature suprême.

lundi 30 octobre 2017

RDC: NI LA PAIX, NI LES ELECTIONS NE SONT PAS POSSIBLE AVEC JOSEPH KABILA

Pour avoir la paix, les élections crédibles en RDC, il faut un changemt, que KABILA quitte le pouvoir, le seul blocage..., le 1er combat du peuple congolais qu'il nous faut mener

Pierre Lumbi : «Si d’ici le 31 décembre il n’y a pas des signaux clairs, nous irons aux élections sans Kabila»

Pierre Lumbi, cadre du Mouvement social pour le renouveau(MSR) à Kinshasa, le 05/11/2015 lors de l’ouverture du congrès extraordinaire de ce parti. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Pierre Lumbi, président du conseil des sages du Rassemblement de l’opposition et président du G7 affirme que si les élections ne sont pas organisées cette année, elles le seront sans le Président Joseph Kabila.
«Notre position est claire et nette. Si d’ici le 31 décembre 2017, il n’y a pas d’élections ou s’il n’y a pas des signaux clairs et précis, avec des garanties de la communauté internationale, nous irons aux élections sans le président Joseph Kabila. D’autres précisions viendront. Mais pour le moment, contentez-vous de ce que nous vous disons», lance le président du Rassemblement.
Pour lui, la CENI a eu le temps nécessaire pour que les élections soient organisées au bon moment.
«La CENI a eu six ans pour préparer les élections. Depuis 2012, après les élections de 2011, chaque année, la CENI avait un budget que lui affectait l’Assemblée nationale. Ce budget  variait entre 250 et 500 millions de dollars par an. Pendant six ans, la CENI était incapable d’organiser les élections. Et Nangaa nous demande de lui ajouter 504 jours. Ce n’est pas du tout sérieux [rires] », argumente Pierre Lumbi.
Pour lui, il est important que l’accord du 31 décembre 2016 soit respecté. Parce qu’il constitue, à côté de la constitution, deux instruments qui vont guider le pays dans les jours à venir. Mais il relève le fait que seule l’implication des Congolais apportera des changements en RDC.
«Rien ne nous sera donné si nous-mêmes Congolais, nous ne nous engageons pas à nous libérer nous-mêmes. C’est pour ça que nous lançons un appel au peuple congolais, afin qu’il se prépare à des actions que le Rassemblement va lancer dans les semaines à venir», indique Pierre Lumbi.

RDC: KABILA et ses hommes viennent de tuer les congolais encore à GOMA

Ce 30 octobre, le tyran KABILA et ses tueurs viennent de semer une horreur, tuerie des congolais à Goma, comme si son plan de razzia de BENI, du KASAI,..ne suffisait pas, ... Inacceptable

RDC: affrontements meurtriers à Goma selon la RFI

Vue aérienne du centre-ville de Goma, République démocratique du Congo. (Photo d'illustration)
© RFI/Leonora Baumann

En République démocratique du Congo, plusieurs organisations de la société civile dont le mouvement citoyen La Lutte pour le changement, la Lucha, avaient appelé la population de Goma à observer une journée ville-morte ce lundi 30 octobre depuis le matin pour obliger le président Joseph Kabila à quitter pacifiquement le pouvoir. Mais les choses ont dégénéré et un bilan provisoire fait état d'au moins cinq tués, dont un policier. Retour sur les événements de ce matin.

Il est difficile de dire ce qui s'est passé exactement ce matin dans la ville de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu en RDC, car les versions divergent. Selon les organisateurs de la journée ville-morte, l'appel a été entendu. Commerces, écoles et marchés étaient fermés ce matin et, dans certains quartiers, des jeunes avaient érigé des barricades avant de se mettre à manifester dans les rues.
La police serait alors intervenue en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles pour tenter de disperser les manifestants. Ceux-ci ont réagi en incendiant le bureau de police du quartier populaire de Majengo, dans le nord de la ville.
L'un des organisateurs de la journée ville-morte, Ghislain Muhiwa, de la Lucha, assure que c'est à ce moment-là que quatre civils ont été tués par des balles de la police. Fous de rage, les jeunes se seraient alors jetés sur les policiers à coup de pierre. Bilan : un policier tué et deux autres grièvement blessés.
Calme précaire
Le maire de Goma donne une tout autre version des faits. Dieudonné Malere Mamicho dénonce un mouvement qu'il qualifie d'insurrectionnel. Des jeunes armés de machettes, de couteaux et de pierres auraient attaqué les forces de l'ordre ce matin vers 8 h, heure locale. Il y a eu des morts et des blessés dit le maire qui est en train de faire le tour de sa ville. Il promet de donner un bilan de ces violences plus tard dans l'après-midi.
Pour le moment, un calme précaire règne dans cette ville de l'extrême est de la RDC, mais le bilan de ces violences pourrait être encore plus lourd selon des sources concordantes sur place.

dimanche 29 octobre 2017

RDC: PAS D'ELECTION NI PAIX POSSIBLE AVEC JOSEPH KABILA

RDC : les Etats-Unis appellent la CENI à organiser les élections en 2018,... mais nul n'ignore qu'avec Joseph Kabila les élections sont impossible en RDC

L’arrivée de Nikki Haley à Goma jeudi 26/10/2017
Photo MONUSCO/Myriam Asmani
Tout le monde sait déjà qu'en RDC, avec Kabila et ses acolytes les élections sont impossible. Aussi la restauration de la paix à BENI et aux KASAI, ne pas possible avec le regime actuel de Kabila. Alors C'est incompréhensible, pourquoi les Etats-Unis demandent à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’organiser les élections en 2018. Leur ambassadrice à l’ONU, Nikki Haley, l’a déclaré, vendredi 27 octobre, à l’issue de sa rencontre avec la commission électorale à Kinshasa.
Certe la seule solution de garantir la stabilité dans la région des grand lacs, est de pousser Mr KABILA par force vers la sotie pacifique ou pas. Il ne faut plus continuer à supporter ses stratagèmes que sa faille politique monte du jour au jour pour faire soufrir le peuple congolais...., NIKKI dit que si les élections ne sont pas organisées en 2018, la RDC ne devra plus compter sur l’appui de la communauté internationale et des Etats-Unis d’Amérique. qu'il est donc important que les élections se tiennent en 2018. .."C’est ce que nous avons fait voir à la CENI», a déclaré Nikki Haley."
Ces élections ne seront possibles que si toutes les parties prenantes donnent leur appui au processus électoral, a indiqué l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, citant entre autres les évêques, et les partis politiques.
«Mais le président de la République doit aussi dire que les élections doivent être organisées en 2018 », a ajouté Nikki Haley.
Elle a invité la CENI à publier un calendrier contenant les dates précises pour chacun des scrutins.
«Nous n’appuierons pas du tout, de quelque manière que ce soit, un calendrier électoral s’il ne spécifie pas clairement que les élections se tiendront pas plus tard que 2018», a souligné Nikki Haley.
Ce n’est qu’à ce prix que la situation politique sera apaisée et que le pays évitera l’enrôlement des enfants dans les groupes armés et les viols des femmes.
Avant sa rencontre avec le président de la CENI, Nikki Haley s’est entretenue avec un groupe d’opposants, notamment Felix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Eve Bazaiba et Pierre Lumbi.

dimanche 2 juillet 2017

VOICI LE PSEUDO-PROGRAMME POLITIQUE DE JOSEPH KABILA DE 2006.. QU'IL N'A EXÉCUTE QUE LE CONTRAIRE, LARGEMENT TROP NÉGATIF

Voici Le programme politique démagogique de Joseph Kabila dans sa « Vision pour un Congo soit disant nouveau »... 

KABILA n'a fait que le contraire de son pseudo-programme ci-bas, il était champion d'antivaleurs en corruptions, viols, vols, détournements, mépris du peuple, mensonges, crimes d'état, tyrannies, arrestations arbitraires, ... UN BILAN ROUGE ET TROP NEGATIF

KABILA... QU'IL DÉGAGE,  DÉGAGE, DÉGAGE, MARRE, MARRE DE LUI
Kinshasa, 26/06/2006 / Politique
La sortie officielle samedi dernier de la plate-forme Alliance de la majorité présidentielle Amp a été mise à profit pour le lancement d’un esquisse de programme politique du chef de l’Etat dans un livret titré « Joseph Kabila : Ma vision pour un Congo nouveau ». 

INTRODUCTION

2006 est pour notre cher pays, la République Démocratique du Congo, l’année de tous les enjeux, celle qui consacre le point de rupture ultime entre une très longue transition et la prise en mains par le peuple congolais de son destin par l’organisation des élections générales.

Le 20 avril dernier, en âme et conscience et donnant suite aux appels de plusieurs compatriotes qui ont sollicité ma disponibilité pour continuer à servir la Nation pendant la première législature de la Troisième République, j’ai posé ma candidature aux charges de Président de la République.

Près de trois ans ont passé depuis que la dernière en date des transitions qui se sont succédés en République Démocratique du Congo, a été inaugurée. Le 18 février 2006, j’ai promulgué la Constitution de la Troisième République conformément à la volonté du peuple souverain qui l’avait approuvé à 84 % des suffrages exprimés lors du référendum de décembre 2005. Ce résultat juxtaposé au franc succès des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs quelques mois auparavant exprime la ferme volonté du peuple congolais d’aller aux élections et de tirer un trait sur le passé.

I. LE CONTEXTE HISTORIQUE

Le 16 janvier 2001, alors que la guerre d’agression contre notre pays battait son plein, le Président de la République, Mzee Laurent-Désiré Kabila, avait été lâchement assassiné à Kinshasa. C’est dans ces circonstances tragiques que j’ai été appelé à prendre en mains la haute direction de l’Etat que je servais déjà en qualité d’officier général des Forces armées.

J’ai accepté la proposition des corps constitués de la République d’exercer la magistrature suprême malgré les menaces ambiantes. Agir autrement aurait abouti à créer un vide politique donnant l’avantage à l’agression contre le peuple congolais.

Hommage doit être rendu à l’esprit de résistance patriotique de notre peuple qui a réussi à faire échec aux plans de déstabilisation de notre pays par les assassins de Mzee Kabila et leurs commanditaires.

Lors de mon investiture le 26 janvier 2001, j’avais pris les engagements suivants :

1.1.- mettre un terme à la guerre pour réunifier, pacifier le pays et réaffirmer notre souveraineté ;
1.2.- relancer le dialogue politique interne dans le but de réconcilier les Congolais avec eux-mêmes ;
1.3.- ouvrir le Congo à son environnement africain et au monde par une redynamisation de notre diplomatie ;
1.4.- restaurer les grands équilibres macroéconomiques et créer les conditions de la croissance par la libéralisation de l’économie ;
1.5.- consolider la démocratie et garantir les Droits de l’Homme ;
1.6.- reconstruire le pays dévasté par la guerre ;
1.7.- conduire le peuple congolais à des élections libres, crédibles, démocratiques et transparentes.

Il y a lieu de rappeler que des décennies de mégestion avaient alors profondément déstructuré la Nation. A cause de la guerre d’agression de 1998, notre pays s’était davantage enlisé dans un cycle infernal de séditions, sévices, pillages, spoliations et massacres.

Cannibalisée du fait de la guerre, l’économie nationale subissait une sévère régression ; les infrastructures et autres moyens de production avaient été détruits et la coopération extérieure rompue. La République Démocratique du Congo vivait dans un isolement total.

II. QUELQUES PROGRESACCOMPLIS

Grâce aux sacrifices consentis par tous nos compatriotes, des progrès importants ont été réalisés dans les domaines politique, diplomatique, économique, social et culturel au cours des cinq dernières années. Je mettrai une mention particulière à la période allant de 2001 à 2003 au cours de laquelle j’ai eu notamment à : 
2.1.- rouvrir le Dialogue entre Congolais ;
2.2.- faciliter la réconciliation nationale, notamment en accordant l’amnistie pour faits de guerre, infractions politiques et d’opinion aux membres des anciens mouvements rebelles et en favorisant le retour des compatriotes exilés au lendemain de la révolution du 17 mai 1997 ainsi que la restitution de leurs biens confisqués ; 2.3.- initier la réunification administrative, économique, monétaire et fiscale du pays ;
2.4.- libéraliser l’économie notamment par l’abandon du taux de change fixe et l’adoption du taux de change flottant, améliorant ainsi le taux de croissance et garantissant la stabilité des prix et la régularité des approvisionnements, particulièrement en produits pétroliers ;
2.5.- assainir le cadre macro économique national dès les premiers jours de mon avènement en 2001, ce qui a permis de faire passer le taux d’inflation de 511 % pour l’année 2000 à 100 % pour 2001, puis à 4,4 % pour 2003 ; 
2.6.- tripler l’enveloppe du budget de l’Etat qui est passé de 300 millions de dollars en 2001 à 800 millions de dollars en 2003 ;
2.7.- relancer le programme entre notre pays et les Institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale) dix mois après mon avènement à la tête de l’Etat 2.8.- consolider les liens d’amitié et de solidarité avec les pays africains par des axes de coopération politique et diplomatique, particulièrement avec nos voisins ;
2.9.- insérer la République Démocratique du Congo dans la toile communicationnelle mondiale grâce à une large couverture du pays par les réseaux de télécommunications et les autoroutes de l’information ;
2.10.- favoriser l’éclosion des entreprises privées de médias et des Organisations de défense des Droits de l’Homme qui, depuis lors, exercent leurs activités en toute liberté ; 
2.11.- faire fermer tous les lieux de détention ne relevant pas des Cours et Tribunaux ;
2.12.- lancer les premiers grands travaux d’infrastructures ;
2.13.- améliorer l’environnement des affaires grâce à la promulgation du Code des Investissements, du Code Forestier, du Code Minier, du Code du Travail et l’institution des Tribunaux du Commerce ;
2.14.- rétablir le principe longtemps oublié des élections démocratiques comme unique voie d’accès au pouvoir dans notre pays.

III. 2003–2006 : UNE TRANSITION INCONTOURNABLE

Par la volonté des Parties signataires de l’Accord Global et Inclusif, notre pays a été gouverné au cours de ces trois dernières années par une architecture institutionnelle ‘sui generis’ baptisé 1+4 par référence au fait que le Président de la République y partage le leadership avec quatre Vice-présidents. Cette situation a été à la base d’un certain nombre de défis à l’autorité de l’Etat, brisant ainsi l’élan engagé entre 2001 et 2003.

Tout en regrettant les avatars qui ne furent rien moins que le prix à payer pour le retour de la paix en République Démocratique du Congo, il faut noter que dans le cadre des institutions de la transition, les objectifs essentiels étaient la pacification, la réunification, la réconciliation nationale et l’organisation des élections pour l’avènement de dirigeants légitimes. Il n’était pas toujours possible de maintenir le cap sur le programme des années 2001-2003 avec l’efficacité voulue.

Une chose est certaine : sur l’ensemble des cinq années, nous aurions pu mieux faire. A considérer notamment la pauvreté persistante de la grande partie de la population, la pénible situation des enfants de la rue, l’état désastreux du réseau routier à l’intérieur du pays et les graves déficits d’accès des Congolais à l’énergie électrique et à l’eau potable, d’aucuns en viennent à stigmatiser lourdement une sorte d’interruption du processus de reconstruction nationale initié dès 2001. Mais force est de reconnaître qu’en dépit d’indéniables dysfonctionnements, les institutions de la transition sont parvenues à apprêter le pays pour des élections générales qui vont avoir lieu. Des grands travaux de réhabilitation des équipements collectifs ont été en outre d’ores et déjà lancés. C’est le cas entre autres du lancement de la réhabilitation de quatre routes nationales sur six et de la réfection des ports de Kinshasa et de Mbandaka.

IV. MON COMBAT AUJOURD’HUI

Je suis convaincu qu’avec un pouvoir légitime et démocratiquement acquis, nous nous donnerons le moyen le plus sûr de parachever les initiatives de sauvegarde des intérêts Nationaux entreprises des 2001 mais mises sous le boisseau par la force des choses avec le régime 1+4. C’est pourquoi, après mûre réflexion, j’ai acquiescé aussi bien à l’appel de ma conscience qu’à la demande de celles et ceux qui, des quatre coins de notre pays, ont exprimé le souhait de me voir participer à la compétition pour la conquête démocratique du pouvoir.

A l’aube de la Troisième République, notre pays se doit de renouer avec une ambition à la dimension de sa grandeur et du rôle subséquent qui lui revient dans la stabilisation, l’intégration et le développement harmonieux du continent africain et du monde.

Nous devons pour cela consolider la Nation qui a résisté aux épreuves de toutes sortes, reconstruire un Etat dont les  socles traditionnels ont été ébranlés par une conflictualité récurrente, développer une économie pleine de potentialités inexploitées et lutter contre la pauvreté.

Ma vision pour un Congo nouveau repose sur l’optimisme raisonnable qui m’habite au regard de la qualité des hommes et des femmes de notre pays qui constituent notre première richesse. C’est pourquoi j’entends consacrer toute mon énergie à créer les conditions optimales pour nous remettre au travail afin de conjurer le paradoxe infamant de ce pays potentiellement très riche mais éternellement assisté de l’extérieur. En effet, le bien-être auquel nous avons droit ne s’obtiendra sûrement qu’au prix de notre propre sueur. Mes priorités à cet égard sont les suivantes :

- La consolidation de la Nation grâce à la pacification et la réconciliation des Congolais avec eux-mêmes.
- La restauration de l’Etat en revalorisant l’ensemble des services publics et particulièrement la Justice et l’administration, les forces armées et de sécurité.
- Le développement économique par la relance de l’agriculture, gage de l’indépendance du ventre ainsi que la construction et la réhabilitation des infrastructures pour donner aux Congolais les moyens de rentabiliser leurs potentialités.
- La lutte contre la pauvreté grâce notamment à l’éducation qui forme, et qualifie le génie créateur au service des individus et de la communauté, des soins de santé performants et abordables pour tous, un habitat salubre et aussi confortable que possible et l’accès à ce besoin élémentaire qu’est l’eau potable.

J’entends, grâce aux moyens institutionnels que les suffrages me donneront avec le concours actif de mes partenaires regroupés au sein de l’Alliance de la Majorité Présidentielle et de tous les hommes et femmes de bonne volonté, me consacrer à ces priorités pour parachever mon projet en faveur de l’émancipation du peuple congolais. Elles s’articulent de la manière suivante :

A.- CONSOLIDATION DE LA NATION

4.1.- La consolidation de la paix, de l’unité nationale, de l’identité plurielle du peuple congolais et la réconciliation entre générations, groupes socioprofessionnels, politiques et ethniques.
4.2.- Le renforcement des mécanismes de défense de l’intégrité territoriale de notre pays qui a connu la partition et frôlé la disparition.
4.3.- Le rassemblement et la mobilisation des Congolaises et des Congolais pour entretenir la flamme du patriotisme. 4.4.- L’instauration de la bonne gouvernance comme une exigence de vie et de gestion publique : primauté de l’intérêt général, transparence, sanction positive ou négative de la gestion publique, promotion d’un leadership responsable.
4.5.- La promotion des Droits et des Libertés, la solidarité nationale et l’égalité des chances entre tous les citoyens.

B.- RESTAURATION DE L’ETAT

4.6.- L’éradication du fléau de la corruption grâce à une action décisive contre l’impunité par la réhabilitation de l’appareil judiciaire. Je veillerai à ce que le pouvoir judiciaire et ses services connexes reçoivent les moyens nécessaires pour que la sanction des criminels soit certaine, prompte, juste et rigoureuse.
4.7.- La mise en œuvre d’une véritable révolution démocratique par un soutien constant aux grands chantiers de la décentralisation territoriale ainsi que le bannissement de la dictature et des méthodes unilatérales surannées d’acquisition du pouvoir.
4.8.- La mise sur pied de forces armées et d’une police motivées, dissuasives, mobiles et rassurantes qui ne soient plus perçues comme une menace par la population. Disciplinées, dotées d’une logistique appropriée et d’un commandement qui réprime sévèrement les gaspillages, vols et détournements des moyens qui leur sont alloués, elles pourront mieux défendre nos frontières et assurer la sécurité des citoyens.
4.9.- L’ouverture du Congo à l’Afrique et au monde : La coopération, entendue comme un enrichissement mutuel des peuples, sera privilégiée avec nos frères des pays voisins de la région, sans préjudice des Intérêts Nationaux de notre peuple. Pacifié, réconcilié avec lui-même, engagé dans une relation confiante de bon voisinage dans la région, notre pays renouera avec la stabilité et le progrès. Il retrouvera sa place naturelle dans le concert des Nations libres.
4.10.- La lutte contre la grande criminalité et le terrorisme international qui ne doivent pas trouver dans nos désordres institutionnels et l’immensité de notre territoire un terreau fertile pour leur développement ;

C.- DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

En matière économique, conscient de la déstructuration du tissu économique national due à la guerre et à la mégestion et de son impact catastrophique sur le vécu quotidien du Congolais, j’entends, reconstruire notre pays sur base des principes de l’économie sociale de marché. Il s’agit de mettre l’homme congolais au centre de nos programmes d’amélioration du cadre macro-économique, en matières d’infrastructures, de production agricole, forestière, minière, et énergétique. Je m’attellerai également à la diversification de nos débouchés par une promotion effective de l’industrie, des services et de l’intermédiation bancaire. Les mesures suivantes permettront d’atteindre ces objectifs :
4.11.- L’amélioration du cadre macro économique pour en finir avec l’instabilité des paramètres économiques à laquelle je m’étais attaque dès juin 2001. La réforme de la fiscalité couplée à la réorganisation des régies financières, l’intégration harmonieuse et progressive du secteur informel dans le circuit économique formel et l’assainissement de l’environnement des affaires grâce à une sécurité juridique et judiciaire garantie à tous sont indispensables pour rétablir durablement la confiance des opérateurs et favoriser l’investissement.

4.12.- La redéfinition de la politique budgétaire pour en faire un instrument du développement en faveur des couches défavorisées de la population (budget pro pauvre). 4.13.- La consolidation de la stabilité du Franc congolais et de son usage dans les transactions nationales de préférence à d’autres devises ainsi que la promotion d’un système bancaire performant et actif capable de soutenir le financement de l’activité économique en général et du secteur privé en particulier.
4.14.- La mise en place des infrastructures portuaires, aéroportuaires, ferroviaires et routières pour une mobilité fluide des personnes et des biens. Aussi bien sur fonds publics qu’à la faveur d’un partenariat public-privé, je projette, entre autres actions pendant les cinq prochaines années, de :
- doubler la capacité utile du fret du Port de Matadi ;
- asphalter un cinquième de l’ensemble des routes nationales ;
- assurer l’entretien des routes de desserte agricole grâce au cantonnage manuel ;
- fiabiliser le barrage hydro-électrique d’Inga et garantir une fourniture régulière en électricité à la clientèle tant domestique qu’industrielle ;
- moderniser l’Aéroport International de N’DJili et les aéroports de Lubumbashi, Kisangani, Mbuji Mayi et Goma ;
- réhabiliter l’outil de travail de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCC) qui dessert quatre de nos provinces actuelles.

4 15 - La redynamisation de l’agriculture qui doit redevenir la base du développement national par l’introduction progressive de la mécanisation, le renforcement de la capacité de recherche agronomique de notre pays, la garantie des prix rémunérateurs aux agriculteurs et l’instauration des coopératives agricoles. Il s’agit d’assurer la sécurité alimentaire à tous les Congolais et de réhabiliter nos capacités de production et d’exportation des produits agricoles de base.
4.16.- La stricte application des dispositions du Code Minier en vue de garantir l’appropriation par l’Etat des moyens financiers générés par l’exploitation minière et leur affectation au développement économique du pays et la radicalisation de la lutte contre les fraudes et le pillage de nos ressources minières.
4.17.- La fourniture de l’énergie électrique, facteur du développement économique et droit fondamental inscrit dans la constitution au plus grand nombre de Congolais.
4.18.- La prise en compte dans l’exploitation de nos eaux et forêts de nos besoins de développement communautaire et de protection de l’environnement ainsi que des intérêts des générations à venir et de l’humanité toute entière.
4.19.- La promotion des grands chantiers d’industrialisation de la République Démocratique du Congo en vue de favoriser la transformation locale de nos matières premières et augmenter subséquemment la valeur de notre production. 4.20.- La mise en œuvre rigoureuse par l’ANAPI du Code des Investissements pour réduire les coûts excessifs de la bureaucratie qui écrasent le secteur des services et notamment celui des banques en faveur desquels des mesures anti-tracasseries et anti-corruption seront initiées.
4.21.- La relance du tourisme par un appui institutionnel au secteur de l’hôtellerie et des grands travaux de réhabilitation et de sécurisation des parcs nationaux, réserves et autres sites protégés.

D.- LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

Ma volonté est de redonner au secteur social, parent pauvre de la longue transition congolaise, des moyens à la hauteur de son incontournable utilité. Je veillerai particulièrement à :

4.22.- L’éradication de la pauvreté qui étouffe les Congolais grâce notamment à la création de nouveaux emplois et la garantie d’un meilleur accès à un habitat décent tant en ville que dans les zones rurales ;
4.23.- La promotion de la santé par une intervention structurelle de l’Etat contre l’insalubrité ambiante des établissements humains et l’amélioration de la prise en charge médicale des Congolais où qu’ils se trouvent ; 
4.24.- L’amélioration progressive de l’accès des Congolais à l’énergie électrique et à l’eau potable ainsi que la définition d’une politique responsable de gestion de l’eau douce pour l’intérêt de tous ;
4.25.-    L’application du principe constitutionnel de la gratuité de l’enseignement primaire qui constitue une arme efficace de tulle contre l’ignorance et la pauvreté.
4.26- Le plein engagement de l’Etat et de toutes ses technostructures dans la lutte contre la pandémie du VIHSIDA et le paludisme qui sont devenus des véritables menaces contre la survie de notre peuple ;

E.- CULTURE, SPORTS ET LOISIRS

4.27- La refondation de l’enseignement grâce à des programmes qui épousent harmonieusement les besoins et réalités de la société congolaise. La valorisation de l’enseignement professionnel et la généralisation des nouvelles technologies sont à cet égard une priorité dans le primaire et le secondaire. Au niveau supérieur, un partenariat actif entre l’Université, les institutions publiques, les administrations et les entreprises pourvoyeuses d’emplois permettra à notre ‘alma mater’ de sortir de sa coquille pour partager le destin de la société.
4.28- La restauration de la dimension morale et civique de l’enseignement, afin de donner aux jeunes Congolais les moyens de l’excellence. Les procédures de collation des grades, d’équivalence des diplômes et d’agrément des établissements d’enseignement privés doivent devenir plus rigoureuses pour mettre le pays à l’abri de faux spécialistes dans tous les domaines.
4.29- La promotion de la production culturelle en favorisant la créativité et la rentabilité des œuvres de l’esprit particulièrement dans le domaine artistique où les Congolais ont toujours fait preuve de talents inégalés comme la musique.
4.30.- La réhabilitation et la création des infrastructures sportives et récréatives pour promouvoir la santé pour tous et permettre aux jeunes de développer leur corps et leur esprit et les mettre à l’abri du désœuvrement qui est l’antichambre de la délinquance.

Je m’engage à mettre en œuvre les Droits de l’Homme et les Libertés Fondamentales garanties par la constitution de la Troisième République, particulièrement le caractère sacré de la personne humaine, le droit à la vie et à l’intégrité physique, la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les institutions publiques, et la protection des enfants. C’est le lieu d’en appeler à la conscience de chacun pour combattre les abominations comme l’abandon des enfants au motif qu’ils seraient sorciers ou le dépouillement des veuves et orphelins au mépris du Code de la famille.

J’invite tous les Congolais à cultiver avec moi, en eux et autour d’eux, le respect des valeurs républicaines et d’excellence que sont :
- le respect des lois,
- le respect du bien public et privé,
- le dialogue et la tolérance comme voie de règlement des contentieux et conflits,
- la lutte contre la corruption et toute autre forme d’anti-valeurs,
- le travail acharné,
- le respect du temps,
- la culture de l’ordre et de la discipline,
- le respect de l’autorité,
- le respect des aînés,
- la propreté.


Pour ce faire, je prendrai des mesures en vue de consolider l’institution familiale et soutenir les confessions religieuses dans leurs efforts de promotion des valeurs morales. De la même manière, je m’emploierai à rehausser le prestige des Ordres nationaux qui récompensent les vertus républicaines.

Je vous demande vos suffrages qui constituent un moyen efficace pour faire de notre République Démocratique du Congo un pays où il fait bon vivre grâce à l’effort de chaque citoyen et des échanges mutuellement avantageux avec l’extérieur.

Envers et contre divers groupes d’intérêts particuliers, je prends l’engagement de parachever l’œuvre de pacification et de reconstruction nationale débutée entre 2001 et 2003 et de ne servir sous mon mandat que les Intérêts Nationaux de la République Démocratique du Congo.

A l’issue de l’élection présidentielle, je me soumettrai à la volonté du peuple souverain.

CONCLUSION

Fort de cette Vision, j’invite mes compatriotes à se joindre à moi, à quelque chapelle qu’ils appartiennent, pour qu’ensemble, dans un cadre dépouillé des dysfonctionnements incapacitants observés au cours des trois dernières années de la transition, nous puissions réhabiliter notre peuple dans son statut de faiseur de sa propre Histoire.

L’Alliance de la Majorité Présidentielle qui s’est constituée autour de moi est ouverte à tous car je suis persuadé que nous ne serons jamais de trop pour combattre efficacement les maux qui terrassent notre pays depuis ces quarante dernières années.

Je réitère ma conviction que seul le travail bien fait nous libérera de l’emprise du sous-développement et de la marginalisation. Rien ne nous sera offert que nous n’aurons mérité par notre labeur. Les apôtres des raccourcis et de la loi du moindre effort sont à cet égard nuisibles à nos Intérêts Nationaux.

Nos Héros Nationaux Patrice Emery Lumumba et Mzee Laurent Désiré Kabila et bien d’autres Congolais, illustres ou méconnus, qui ont eu aussi à écrire des pages glorieuses de notre histoire dans divers domaines nous ont légué en héritage l’amour de la patrie, la quête de l’excellence, le sens de l’abnégation et de l’altruisme sans lesquels il n’est point de développement ni de bien-être collectif.

Puisse leur exemple guider nos pas !

Que vive la République Démocratique du Congo !

Joseph KABILA KABANGE 

Last edited: 26/06/2006 18:25:30