mercredi 3 avril 2013

La mort de Lumumba, une mission du MI6 Britanique?


(Le Monde 03/04/2013)


Une mission pas si impossible. Un membre de la Chambre des lords britannique a évoqué l'hypothèse d'une implication de son pays dans l'assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, héros de l'indépendance congolaise, assurant se baser sur les confidences d'une ex-agent des services secrets aujourd'hui décédée.

Dans une contribution au magazine London Review of Books d'avril, le lord travailliste David Lea affirme que Daphne Park, une ancienne cadre du MI6, lui a confié en 2010 avoir "organisé" cet assassinat jamais éclairci, pour lequel la Belgique – ancienne puissance coloniale – a admis "une responsabilité morale".

La confidence était reprise mardi 2 avril par plusieurs médias britanniques. Selon le Guardian, Daphne Park, surnommée "la reine des espionnes", était considérée comme l'un des meilleures agents secrets britannique durant ses quatre décennies de service. Elle aurait été envoyée par le MI6 au Congo belge en 1959 sous couverture diplomatique, alors que les Belges étaient sur le point de se faire évincer du pays.

CONFIDENCES AUTOUR D'UNE TASSE DE THÉ

"Je prenais un jour une tasse de thé avec Daphne Park – nous étions collègues, de bords opposés, à la Chambre des lords – quelques mois avant qu'elle ne meure en mars 2010", écrit l'ancien responsable syndical. "Elle avait été consul et première secrétaire à Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa, de 1959 à 1961, ce qui en pratique (cela a été ensuite admis) signifiait qu'elle était chef du MI6 là-bas", poursuit-il.

"J'ai évoqué la controverse autour de l'enlèvement et le meurtre de Lumumba et la théorie selon laquelle le MI6 pouvait avoir joué un rôle. 'En effet', a-t-elle répondu. 'Je l'ai organisé'", affirme David Lea.

Toutefois, des doutes persistent, soulevés par des historiens et d'anciens officiels. Un ancien cadre de l'Agence britannique qui connaissait l'espionne a ainsi confié au Times : "Cela ne ressemble pas à Daphne Park. Elle restait toujours discrète. D'autant que le MI6 n'a jamais eu de permis de tuer."

L'OMBRE DE LA CIA

Premier chef du gouvernement du Congo-Kinshasa, Lumumba fut assassiné, le 17 janvier 1961, après la prise du pouvoir par Joseph-Désiré Mobutu, par des responsables du Katanga, région minière qui fit un temps sécession avec le soutien de la Belgique.

Les forces de sécurité belges ont été accusées d'avoir à tout le moins couvert l'opération, voire de l'avoir commanditée ou coordonnée. En pleine guerre froide, l'ombre de la CIA a aussi plané sur l'opération fatale au dirigeant congolais, jugé trop proche de Moscou.

Une commission d'enquête parlementaire belge de 2001 avait conclu à la "responsabilité morale" de la Belgique. Le gouvernement avait alors présenté les excuses de la Belgique au Congo. En décembre dernier la justice belge a annoncé qu'à la demande de la famille de l'ancien dirigeant congolais elle allait lancer une enquête sur cet assassinat.


Le Monde.fr avec AFP


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mardi 2 avril 2013

La Russie demande à la RDC de ne pas toujours compter sur la communauté internationale

publié il y a 4 heures, 18 minutes, | Denière mise à jour le 2 avril, 2013 à 7:32 |


Bunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, le commandant de la brigade de la Force onusienne au Nord Kivu, Arinder Singh, arrive par hélico après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui ont occasionné la fuite de la population vers l'Ouganda voisin © MONUSCO/Sylvain Liechti
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Bunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, le commandant de la brigade de la Force onusienne au Nord Kivu, Arinder Singh, arrive par hélico après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui ont occasionné la fuite de la population vers l'Ouganda voisin © MONUSCO/Sylvain Liechti
La République démocratique du Congo (RDC), devrait profiter de l’arrivée de la brigade d’intervention de la Monusco pour se doter d’une armée efficace et dissuasive afin de ne pas toujours compter sur la communauté internationale, a déclaré mardi 2 avril l’ambassadeur de la Russie accrédité à Kinshasa, Anatoly Klimento.

« Le gouvernement du Congo de concert avec ses partenaires devra fructifier ce temps [la présence de la Brigade] pour bien renforcer ses forces de sécurité, son armée, afin d’être capable de résoudre ses problèmes, tout seul, sans l’assistance des puissances de la communauté internationale », a affirmé Anatoly Klimento, lors d’un point de presse organisé à Kinshasa.

Le diplomate russe souhaite que la brigade d’intervention de la Monusco qui sera créée réussisse à traquer et à démanteler toutes les forces négatives dans l’est de la RDC.

« Je ne peux pas dire si le déploiement de cette brigade va résoudre tous les problèmes de l’Est. C’est certainement non parce que ça peut soulager, ça peut stabiliser, ça peut préparer le terrain pour le retour des autorités, pour le contrôle de l’Etat sur toute l’étendue du territoire du Congo », a ajouté Anatoly Klimento.

Il estime tout de même que la durée de la mission de cette brigade est courte.

« Je suis complètement d’accord qu’une année est un délai court », a souligné Anatoly Klimento.

La résolution 2098 créant la brigade d’intervention de la Monusco a été votée  à l’unanimité jeudi 28 mars par le Conseil de sécurité de l’ONU. Composée de trois mille soixante-neuf hommes, cette force, dotée des moyens offensifs, devra traquer les groupes armés opérant en RDC.

« Vous pouvez être sûr et certain que les 15[membres du Conseil] qui ont voté cette résolution vont tenir à son application comme j’ai dit au cours de ma conférence de presse. La Monusco a déjà préparé le terrain », a assuré Anatoly Klimento.

La Russie a occupé la présidence tournante au mois de mars dernier. Son ambassadeur auprès des Nations Unies, Vitaly Tchourkine, a cédé sa place au Rwandais, Eugène-Richard Gasana.
Il a indiqué que sa présidence aura pour thème la prévention des conflits, en s’intéressant aux causes profondes de ces derniers.

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RDC : la rébellion M23 contre l’envoi d’une future brigade d’intervention

1er avril 2013

"Les M23 sont des marionnettes du Rwanda et de l'Ouganda. Ces ex. FPR sont en RDC pour piller la richesses, tuer les innocents et balkaniser le Kivu. Le montage de l'affaire NTAGANDA par Kigali ne vous dira rien, croyez vous au régime éternel monoéthnique de Kagame ?? Sachez que Toutes chose a sa fin"

 
 Les chefs des branches militaire et politique des rebelles du M23, Sultan Makenga (g) et Bertrand Bisimwa (d), le 7 mars 2013 à Bunagana, en RDC ©AFP
KINSHASA (AFP) - (AFP)

La rébellion Mouvement du 23 mars (M23), active dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé lundi la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de créer une brigade d’intervention pour combattre les groupes armés opérant dans l’Est congolais.

"Il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever", estime le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, dans un communiqué.

Au lieu "d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala" entre le M23 et Kinshasa, l’ONU choisit "de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix", poursuit-il.

Jeudi, le Conseil de sécurité a adopté une résolution créant une brigade d’intervention chargée de lutter contre les groupes armés de l’Est, M23 en tête.Cette force devrait compter au total plus de 2.500 hommes, selon des responsables de l’ONU.Elle sera formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de "forces spéciales".

Ainsi renforcée, la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), qui a pour mandat la protection des civils, se voit désormais confier la tâche supplémentaire de "mener des opérations offensives et ciblées" - seule ou aux côtés de l’armée congolaise - pour "stopper le développement de tous les groupes armés, (les) neutraliser et les désarmer".

"Désormais, les forces de l’organe de la paix feront la guerre aux groupes des citoyens qui réclament la bonne gouvernance dans notre pays y compris ceux qui sont en pourparlers avec leur gouvernement", souligne Bertrand Bisimwa.

La résolution du Conseil, mise au point par Paris, s’inspire des résultats de l’accord régional d’Addis Abeba du 24 février, censé pacifier l’est de la RDC en proie à des rébellions depuis deux décennies.

L’armée combat depuis mai le M23 dans la province riche en minerais et instable du Nord-Kivu.Des experts de l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir la rébellion, ce qu’ils réfutent.

De laborieux pourparlers de paix ont commencé en décembre à Kampala mais ont été suspendus après que le M23 s’est scindé en deux factions.Les pourparlers devraient reprendre avec la branche encore active en RDC - l’autre, battue par sa rivale, ayant fui au Rwanda.

Madonna au Malawi pour visiter les écoles qu’elle a fait construire

2 avril 2013
 
Madonna pose la première brique d'une école de filles le 6 avril 2010 au Malawi ©AFP
BLANTYRE (Malawi) (AFP) - (AFP)

La chanteuse américaine Madonna va profiter de son nouveau séjour au Malawi, pays où elle a adopté deux enfants, pour inspecter les dix écoles dont elle a financé la construction, a indiqué à l’AFP son manager mardi. 

"Nous venons visiter les dix écoles dont la construction a été récemment achevée avec l’association BuildOn", a précisé Trevor Nielson, qui gère les oeuvres de charité de la pop-star, arrivée dimanche accompagnée de David Banda et Mercy James, ses deux enfants adoptés en 2006, et sa fille biologique Lourdes.

"Ces écoles sont désormais ouvertes et accueillent 3.800 élèves", a-t-il dit, assurant qu’il s’agissait d’établissement aux normes, et non pas de simples salles de classe comme l’avait déploré le ministre malawite de l’Education Eunice Kazembe l’an dernier.

"Il n’y a pas de polémique, les écoles ont été construites dans le respect des normes locales, comme n’importe quelle école du Malawi", a affirmé M. Nielson.

Dans le district de Kasungu, à 145 km au nord de la capitale Lilongwe, Madonna a été accueillie par des villageois au son de chants et danses traditionnels exécutés par des élèves.

Enthousiaste et le sourire aux lèvres, la chanteuse a visité l’école primaire de Mkoko dont sa fondation a financé deux nouveaux bâtiments alors que de nombreux élèves continuent d’avoir classe en plein air sous des arbres, a constaté un photographe de l’AFP.
Elle a causé avec les petits, la plupart pieds nus, et s’est enquis de leur scolarité.David, 7 ans, a demandé à l’un d’eux quelles étaient ses ambitions, surpris de la réponse qui a fusé : "Je veux devenir président", a répondu l’enfant, avant que David n’enchaîne "Je suis le président".

Au départ, Madonna voulait construire une école de filles dans ce pays, très dépendant de l’aide extérieure et où le sida a fait près d’un million d’orphelins.Elle avait acheté un terrain à Chinkhota près de la capitale malawite Lilongwe, puis posé la première pierre en avril 2010 de ce qui devait devenir une école pour 500 filles avant de tout annuler début 2011.

Non seulement l’école n’a jamais été construite, 3,8 millions de dollars ont été engloutis pour rien mais l’affaire avait tourné au fiasco.Sa fondation avait été visée par une enquête du fisc américain tandis que le fisc du Malawi a commencé à s’intéresser aux conditions d’achat du terrain.

BuildOn est une ONG américaine spécialisée dans le soutien scolaire et qui a construit en vingt ans plus de 400 écoles en Afrique (Mali, Sénégal, Malawi), au Nicaragua, au Népal et à Haïti.

Génocide : un Rwandais renvoyé, pour la première fois, devant la justice française

2 avril 2013
 
Photo diffusée par Interpol et non datée de Pascal Simbikangwa, soupçonné de complicité de génocide au Rwanda ©AFP
PARIS (AFP) - (AFP)


L’ancien capitaine de l’armée rwandaise Pascal Simbikangwa a été renvoyé devant la Cour d’assises à Paris pour "complicité de génocide", ce qui pourrait donner lieu au premier procès en France lié au génocide, qui a fait 800.000 morts en 1994.

On ignorait mardi si cet ex-officier qui avait été arrêté à Mayotte (île française de l’océan Indien) en 2008 comptait faire appel de sa mise en accusation, qui a été ordonnée vendredi par deux juges parisiens.Il a dix jours pour le faire.

Contactés par l’AFP, ses avocats n’ont fait aucune déclaration.

Le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), organisation traquant les génocidaires présumés, qui avait déposé la plainte à l’origine de l’affaire, a salué un "moment historique".

"Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision qui, même si elle est tardive, permettra d’organiser en France un procès d’assises contre un présumé génocidaire", a déclaré Alain Gauthier, président du CPCR.

Pascal Simbikangwa, paraplégique depuis un accident de la circulation en 1986, avait été interpellé dans une affaire de faux papiers, puis identifié comme étant recherché par Interpol.

C’est en vertu du principe de compétence universelle -qui permet aux juridictions françaises d’enquêter sur des crimes internationaux dès lors que l’auteur présumé est en France- qu’avaient été engagées les poursuites contre cet homme de 53 ans.

M. Simbikangwa avait été mis en examen en 2009 pour son rôle présumé dans le génocide rwandais qui a fait 800.000 morts en trois mois selon l’ONU, essentiellement au sein de la population tutsi, mais également parmi les Hutu modérés.

Vendredi, les juges Emmanuelle Ducos et David De Pas, du pôle "crime contre l’humanité", ont ordonné sa mise en accusation pour "complicité de génocide" et "complicité de crimes contre l’humanité", suivant les réquisitions du parquet, selon une source judiciaire.

Dossier emblématique

Présenté comme un membre de l’"Akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui, selon ses accusateurs, a planifié et mis en oeuvre le génocide, M. Simbikangwa est notamment accusé d’avoir distribué des armes à des barrières tenues par des miliciens extrémistes hutu Interahamwe et, fort de son influence et de son autorité, de les avoir encouragés à commettre les massacres.

Son implication directe dans des tueries, notamment dans le massacre de plus de 1.600 personnes sur la colline de Kesho, dans la préfecture de Gisenyi (nord), n’a pas pu être établie par les juges qui lui prêtent un rôle d’instigateur du génocide.

M. Simbikangwa a tout au long de sa carrière été très proche du clan du président Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat en 1994 dans des circonstances non encore éclaircies fut l’élément déclencheur du génocide.

Membre de la garde présidentielle à partir de 1982, M. Simbikangwa est affecté de 1988 à 1992 aux renseignements intérieurs, dépendant de la présidence.Après l’arrivée de l’opposition au pouvoir en 1992, Simbikangwa est relevé de ses fonctions mais continue de travailler pour Habyarimana.


Dans un télex du 27 mars 1992 adressé à son ministre, l’ambassadeur de Belgique au Rwanda, Johan Swinnen, avait alors décrit M. Simbikangwa comme membre "d’un état-major secret chargé de l’extermination des Tutsi du Rwanda afin de résoudre définitivement à leur manière, le problème ethnique au Rwanda et d’écraser l’opposition hutu intérieure".


Impliqué selon les enquêteurs dans des publications extrémistes, Pascal Simbikangwa était en outre actionnaire de la Radio télévision libre des Mille-Collines, qui lança de nombreux appels à l’extermination des Tutsi.


Il avait aussi initialement été mis en examen pour "tortures et actes de barbarie" entre 1990 et 1994 mais ne sera pas jugé pour ces faits qui sont désormais prescrits.

Cette affaire est un dossier emblématique du pôle "crime contre l’humanité" créé à Paris en janvier 2012.S’il est traduit aux assises, M. Simbikangwa sera le premier Rwandais jugé en France pour son rôle dans le génocide.Paris a toujours refusé d’extrader vers le Rwanda les génocidaires présumés se trouvant sur son sol.

Alain Bernard Mukuralinda, porte-parole du procureur général du Rwanda, a salué cette mise en accusation.


"C’est un sentiment de satisfaction que les choses commencent à bouger en France", a-t-il dit."Il n’y aura plus ce sentiment d’incompréhension et de suspicion entre la justice rwandaise et la justice française".

lundi 1 avril 2013

RDC : Raymond Tshibanda appelle le M23 à « cesser d’exister »


publié il y a 6 heures, 37 minutes, | Denière mise à jour le 1 avril, 2013 à 8:04 |


Raymond Tshibanda. Radio Okapi/ Ph. John BompengoRaymond Tshibanda. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le ministre des Affaires Etrangères, Raymond Tshibanda, a invité les rebelles du Mouvement 23 mars (M23) à « cesser d’exister comme un mouvement polico-militaire ». 

Au cours d’un point de presse co-organisé lundi 1er avril à Kinshasa avec son homologue des Médias, Lambert Mende, le chef de la diplomatie congolaise a souligné que si ce mouvement persiste, « la Brigade [d’intervention de la Monusco] s’occupera à mettre fin à son existence ».

« Le M23 peut s’agiter autant qu’il veut. Nous étions disposés à arriver à un accord politique avec eux. Il n’est plus question de recycler les spécialistes de la rébellion dans les rangs des Forces armées. Le seul avenir pour le M23 c’est de cesser d’exister comme mouvement politico-militaire. Si tel n’est pas le cas, la brigade [d’intervention de la Monusco] s’occupera à mettre fin à son existence », a affirmé Raymond Tshibanda.

Il a souligné que le gouvernement attend le déploiement de la brigade d’intervention des Nations unies dans l’Est de la RDC d’ici le 30 avril.
Le conseil de sécurité des Nations unies a voté jeudi 28 mars dernier, la résolution 2098 créant la Brigade d’intervention de la Monusco. Composée de trois mille soixante-neuf hommes, elle aura un mandat offensif pour neutraliser les groupes armés opérant en RDC.
Le ministre Raymaond a indiqué que la création de cette Brigade est une grande victoire diplomatique pour la RDC, mais pas une panacée.

« Il faut d’abord attendre palper les résultats des opérations. Notamment le désarmement du mouvement rebelle du M23 qui s’agite appelé à s’auto-dissoudre », a-t-il déclaré.

Le M23, de son côté, a désapprouvé le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco en RDC. Dans un communiqué publié lundi 1er avril dans la matinée, le président politique de ce mouvement, Bertrand Bisimwa, a affirmé « qu’il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever ».
Au lieu « d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala » entre le M23 et Kinshasa, l’Onu choisit « de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix », a-t-il regretté.
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Katanga: une bouchérie et du pire massacre du 23 mars, jamais vu à Lubumbashi

  "Le 23 mars à Lubumbashi, c'était une grande manifestation organisée par des villageois des beau-lieux Lushois, qui ont été massacrés près des locaux de la Monusco.


Ces villageois sont venus s’expliquer, présenter leurs doléances devant les hommes de la MONUSCO. En se confiant à la MONUSCO, croyaient à sa neutralité, et ils pensaient qu'elle était là pour la paix des congolais. La Monusco les ont livrés dans la gueule des loups des tueurs kabistes. Dommage !!! 

http://ts3.mm.bing.net/th?id=V.4737504498548974&pid=15.1
Massacres des femmes et des enfants le 23mars 2013 à Lubumbashi

 Impitoyablement ces villageois en masse composés des femmes et d'enfants étaient réprimés à sang et à mort par les hommes de Kabila. Ensuite, ils les ont surnommés des kata katangais pour couvrir ces massacres. 

Il y avait plus des femmes et des enfants sans armes, massacrés horriblement par les kabilistes. Pourtant ils savent que les kata-katangais sont bien armés, et ils étaient loin de là. Et d'ailleurs les milices katangais ne sont pas composés ni des femmes ni d'enfants. Nul n'ignore que le noyau fort des Katakatangais sont dans l'administration congolaise, sont au parlement et au gouvernement même. 

Donc il est inconcevable que ces enfants et ces femmes soient tués de cette façon-là. Kabila doit demander pardon et indemniser ces familles qui ont perdu les leurs." 

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Lubumbashi : les blessés du 23 mars sont pris en charge par le gouvernement provincial

publié il y a 11 heures, 14 minutes, | Denière mise à jour le 1 avril, 2013 à 2:22 |


Victime de l’explosion du camp militaire le 6/03/2012 à l’Hopital Central des Armées de Brazzaville. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
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Victime de l’explosion du camp militaire le 6/03/2012 à l’Hopital Central des Armées de Brazzaville. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le ministre congolais de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, a indiqué dimanche 31 mars que les médecins et les infirmiers de tous les hôpitaux de Lubumbashi (Katanga) sont mobilisés pour apporter les soins nécessaires à toutes les victimes des événements survenus dans cette ville samedi 23 mars dernier. Ce jour là, des miliciens Maï Maï Bakata Katanga étaient entrés dans la ville.


Les accrochages entre eux et les militaires ont fait une vingtaine de morts et de nombreux blessés. Félix Kabange Numbi affirme que le gouvernement provincial a mis à la disposition des blessés de la nourriture et des médicaments. La facture des soins sera payée par le ministère des Affaires sociales.





«Il faut avouer qu’il y a un cas qui a retenu particulièrement mon attention, c’est celui d’une jeune dame qui a reçu une balle au niveau du crâne, et qui malheureusement a perdu son œil, elle est en train d’être stabilisée au niveau de l‘hôpital d’Egado… dans les prochains jours elle pourra être envoyée à l’étranger, les contacts sont déjà pris pour qu’on puisse procéder à la réparation de son globe oculaire ainsi que des os qui ont éclaté et qu’on puisse également faire de la chirurgie pastique», a déclaré le ministre de la Santé.

La ville de Lubumbashi avait connu samedi 23 mars une matinée agitée notamment par des tirs qui retentissaient dans le centre-ville. Les Maï-Maï dénommés Bakata Katanga (Qu’on découpe le Katanga) y avaient fait leur entrée par la commune de la Rwashi. Selon des témoins, des accrochages ont eu lieu entre ces miliciens, qui tentaient de prendre possession de certains édifices publics dont le siège de l’Assemblée provinciale du Katanga, et les FARDC.
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